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 Love is blindness

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MessageSujet: Love is blindness    
Jeu 8 Aoû - 22:52


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Adonis S. Harlington
    À peine avait-il ouvert les yeux qu’il avait ressenti un profond malaise. Ce sentiment venait du fait que cette chambre ne lui disait rien. Le lit ne lui rappelait rien dans ses souvenirs. Il éliminait les options qu’il connaissait. Il n’était décidément pas chez son oncle ; il lui était déjà arrivé de s’être assoupi sur l’un des confortables canapés de la meilleure partie de son enfance. Il aurait bien aimé se retrouver chez son vieil oncle afin de ne pas ressentir la montée d’angoisse. Où était-il ? Il ne reconnaissait en rien cette chambre ? Peut-être avait-il été encore une fois assommée par Aelys ? Adonis tâta sa tête. Rien. Bien, il se leva s’assoyant sur le rebord du lit. Par merlin, quel genre d’animal vivait ici ? Les commodes lui étaient inconnues. L’architecture ne lui rappelait en rien de ce qu’il avait pu voir lors de ses voyages pour le ministère. Des tonnes de questionnement défilaient dans la tête d’Adonis qui cherchait dans les tiroirs de sa mémoire. Un miroir rejetait son expression d’énergumène totalement perdu dans une chambre qui n’était pas imprégnée dans son esprit. Il tourna la tête vers l’autre côté du lit pour apercevoir… Par les chaussettes trouées du vieux barbu, il y avait une femme à ses côtés. L’horreur se lisait dans les yeux de l’homme ! Qui était-elle ? Il se pencha au-dessus d’elle. Non, non, impossible, se répétait-il dans sa pauvre tête malmenée à son réveil. Elle l’avait certainement droguée. Saloperie ! Elle avait fait ses grands yeux naïfs et innocents, mais elle cachait un être tout autant démoniaque que les autres femmes qui peuplaient ce monde. Au bucher, la celte ! C’était une place mérité puisqu’elle avait osé s’attaquer à lui. Il était le seul à pouvoir lui faire des mauvais coups pour récolter de l’argent. La mettre en avant-scène pour la présenter comme une horrible mangeuse d’homme afin de susciter de la peur devant ses grands yeux de biche. Merde, comment il avait pu se faire avoir à son propre jeu ?

    Quitté la pièce, quitté à la course pour rentrer à la maison. Ce n’était pas chez lui ; il en était maintenant plus que certain. Il fallait prendre la fuite. Cours, cours, Adonis. Ne cesses de courir. Pourtant, sa presque nudité l’alarma. Aucun vêtement à la vue. Elle avait prévu le coup ! Elle avait caché ses vêtements. « Aelys ! Espèce de conne, sors de ta cachette pour que je te fasse passer un sale quart d’heure » hurlait-il dans la demeure. Il était persuadé qu’Aelys se cachait ici. Oona était incapable d’être seule dans le monde sorcier. Les coutumes étaient trop différentes pour qu’elle puisse braver ce monde. Pourtant, il n’y avait aucune réponse de la part de l’autre celte. « Je vais te le faire payer, si je te retrouve !!! » continuait-il à hurler dans la demeure en descendant des escaliers pour se diriger au plus rapidement à l’extérieur à moitié nu. Il ouvrit la porte. Prêt à quitter la demeure où il aurait transplané sans tracas, sauf que le paysage auquel il faisait face n’était encore moins familier. Ramassant le journal au sol pour le dérouler, il vit la date. « NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON. » il referma la porte dans un claquement devant quelques visages ahuris du voisinage. C’était impossible. Hier, il était en 1888. Il ne pouvait être encore vivant. Il ne pouvait avoir passé autant d’âge sans avoir vu la vie défilée. Il avait vu son reflet, il était toujours aussi jeune. C’était tout à fait impossible d’être aussi jeune 117 ans plus tard. Il avait besoin d’explication.

    Il remonta jusqu’à la chambre qu’il avait quitté précipitamment pour se jeter sur le lit. « C’est quoi cette histoire ?! » hurla-t-il sur la pauvre Oona qui avait été réveillée par des cris de l’agent du ministère. L’était-il encore aujourd’hui ? Perdu et affolé, il l’était. Il était atterri dans cette chambre ayant un trou de mémoire de plus d’une centaine d’année. C’était assez pour affoler le plus stoïque des hommes. Il était sur le lit ayant qu’une envie d’étrangler la jeune femme pour faire passer ses nerfs, mais son petit doigt lui disait que ce n’était pas la meilleure façon de s’adresser à cette femme. Quelques choses en lui calmaient ses ardeurs comme s’il la connaissait, mais il n’y avait aucune raison de la connaître. Elle avait surement usé de sa magie – inconnue pour le mystère – pour détruire sa vie. Argh ! C’était bien une femme qui s’était joué de lui ! « Tu disais ne rien comprendre à ma langue ! Qu’est-ce que tu m’as fait suppôt de Satan ? Ne me touche pas ! Tu risques d’y perdre ta main. QU’EST-CE QUE TU M’AS FAIT ? ON EST OÙ ? QU’EST-CE QUI SE PASSE ? OÙ EST AELYS QUE JE PUISSE BATTRE CRUZ ?! » Il lança un oreiller à travers la pièce. Il était complètement désemparé, perdu et effrayé. LA colère se muait en violence telle un animal prisonnier d’un mon qu’il ne connaissait pas. Un petit chaton effrayé qui montrait ses petites griffes au premier insolent qui tenterait de l’attraper. Pourtant, il était un adulte qui devait garder son calme. Il était maître de sa vie bien qu’il soit persuadé qu’il a été manipulé par une main habile : Oona.

 
MessageSujet: Re: Love is blindness    
Mar 13 Aoû - 13:22


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Oona
Oona était une jeune femme d'une exceptionnelle douceur. Cela se lisait dans ses grands yeux noisettes et dans les traits ronds de son visage. A Sainte-Mangouste, elle était le seul médicomage qui ne faisait fuir personne. Elle avait même réussi à dompter le fauve qu'était Adonis Harlington. Ou du moins ils s'étaient dompter l'un l'autre. Lui, lui avait appris à vivre "en société" et elle l'avait adouci, au moins pour elle, si bien qu'elle dormait paisiblement ce matin-là, tout à côté de lui après une soirée en amoureux très agréable.

Ils avaient laissé Oan, le fils d'Oona chez l'oncle d'Adonis pour l'occasion et Adonis l'avait emmenée dîner pour fêter sa récente promotion à Ste Mangouste en tant que chef de service. Elle ne s'était pas franchement attendue à être réveillée de cette manière :

« Aelys ! Espèce de conne, sors de ta cachette pour que je te fasse passer un sale quart d’heure »

Oona ouvrit de grands yeux ronds. Aelys n'était-elle pas censée être à Grenade en Espagne avec son Cruz ? Elle suivit Adonis du regard, perplexe autant qu'inquiète. Un regard circulaire à la pièce. Elle ne voyait rien de spécial. Tout semblait être à sa place en dehors des vêtements qu'ils avaient essaimés un peu partout en rentrant de leur restaurant la veille. Elle sourit, repensant à ce dont ils avaient parlé avant de s'endormir puis, réalisant qu'il n'avait pas retrouvé ses esprits, Oona bondit du lit, attrapant la chemise d'Adonis au passage (il n'avait jamais franchement aimé qu'elle se balade toute nue dans la maison).

Juste au moment où elle allait le rejoindre il revint sur ses pas, se jetant sur le lit. C'était à n'y rien comprendre.

« C’est quoi cette histoire ?! »

Oona fronça les sourcils. Elle était d'une patience d'ange mais il ne fallait pas non plus lui chercher des noises. Prenant sur elle, elle vint s'asseoir près de lui, vêtue simplement de sa chemise à lui qui ne la couvrait que jusqu'à mi-cuisses. Glissant sa main sur sa nuque pour le détendre, elle lui sourit :

« Mais qu'est-ce que tu as ce matin Adonis... »

Les deux seules explications plausibles qu'elle trouvait été une crise de somnambulisme pathologique foudroyant ou une blague. Dans les deux cas, ce n'était pas du meilleur effet à huit heure du matin, surtout après une nuit comme celle qu'ils avaient passée. D'ailleurs Adonis n'avait jamais été un bon acteur...

« Tu disais ne rien comprendre à ma langue ! »
« Mais... »
« Qu’est-ce que tu m’as fait suppôt de Satan ? »
« Adonis !»
«  Ne me touche pas ! Tu risques d’y perdre ta main. QU’EST-CE QUE TU M’AS FAIT ? ON EST OÙ ? QU’EST-CE QUI SE PASSE ? OÙ EST AELYS QUE JE PUISSE BATTRE CRUZ ?! »
« ADONIS!! », gronda-t-elle soudain.

Elle lui jeta à la figure le contenu du vase qui se trouvait sur leur table de nuit n'ayant rien de mieux à portée de mais pour provoquer un choc. Elle posa doucement le vase, détaillant un Adonis dégoulinant d'eau parfumé à la rose pour voir s'il reprenait ses esprits...



« Dressez vous sans relâche,
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MessageSujet: Re: Love is blindness    
Mer 14 Aoû - 21:41


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Adonis S. Harlington
    C’était la panique générale. Comment était-il arrivé ici sans reconnaître la moindre chose ?  Il était complètement amnésique. La recherche dans sa mémoire lui donna un mal de tête énorme – la prochaine étape, c’était le saignement de nez assuré -.  Il n’y comprenait décidément rien. Comment ? Pourquoi ?  Adonis était effrayé.  Cet homme qui passait sa vie à tout contrôler venait d’être lancé dans l’arène des fauves à son réveil.  Ce soi-disant félin n’était nul autre qu’Oona qui se rapprochait plutôt d’un mignon petit chaton à grand yeux bleus.   Elle avait un aspect si dangereux en ce moment.  Elle était la source de se désordre qui habitait dans la tête du pauvre Adonis effrayé.   Il avait déplacé de l’air en cherchant le moyen de s’enfuir de cette maison qu’il ne reconnaissait pas, mais pourtant  elle était bel et bien la sienne.  Pourtant, l’homme du ministère – s’il l’était encore – ne se souvenait aucunement de cette vie. Il avait fait un saut dans le temps dans une amnésie totale. Comment était-il arrivé en 2005 ? Évidemment, il n’était incapable de l’expliquer, mais il arrivait à expliquer les raisons de son amnésie. Il accusait évidemment l’être le plus cruel de cette terre soit la femme de l’avoir drogué. Ce petit félin à ses côtés avait bien joué de ses charmes.  Saleté de femme !

    Il était revenu dans la chambre après avoir fait sa crise à l’étage d’en dessous. La fuite à moitié nu dans un époque qu’il ne connaissait pas n’était pas la meilleure des idées en fait. Il retrouva Oona debout avec une chemise d’homme.  Il savait que c’était la sienne. Il était en état de crise avancé. « ADONIS!! » Il vint pour lui crier dessus, mais cette dernière rappliqua en lui lançant le contenu d’un vase. Bouillonnant de rage, il la regardait. Dément, il était dément. Fou de rage, il prit le vase des mains d’Oona pour le lancer à travers la pièce. « C’est quoi TON problème ?  Tu me drogues et c’est moi qui doit me calmer ? C’est une blague, Oona ! Je suis certain que c’est un coup monté d’Aelys et toi.  Peut-être même de cet enfoiré de Cruz ?  J’aurais dû l’écraser dès que j’en ai la chance » Il parlait à lui-même vers la fin de sa phrase. Ce n’était qu’un commentaire de plus après tout vis-à-vis le pauvre Cruz qui n’avait décidément rien à voir avec cette histoire complètement tordue et loufoque. « Depuis le début que tu sais parler notre langue ! En plus d’être une femme hypocrite, t’es menteuse.  Va te faire foutre, espèce de celte ! »  Il se déplaça s’éloignant le plus possible de cette étrangère. « La dernière fois, je t’exposais à une fête d’halloween en échange d’argent ! »  Il se recroquevilla dans le coin de la pièce. « C’est impossible. Je n’étais pas supposé me retrouver ici.  Je  ne sais même pas où je suis. » Il releva la tête regardant Oona. Il la pointa. « Toi ! c’est de ta faute ! » Comme l’envie de lui foutre une claque était forte. Il accusait Oona pour tout ce qu'il lui arrivait. Contrôles, contrôles-toi Adonis, disait sa conscience comme si cette dernière en savait beaucoup plus qu’elle n’en laissait paraître.
 
MessageSujet: Re: Love is blindness    
Dim 18 Aoû - 19:07


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Oona
Adonis ne tarda pas à répliquer. Il n'avait bien entendu pas apprécié qu'Oona lui jette le contenu du vase à la figure. Elle s'y était plus ou moins attendue mais elle n'avait rien trouvé de mieux sur le moment pour lui faire un choc et le sortir de son délire paranoïaque, sûrement hérité d'un rêve qui s'attardait outre mesure après le réveil. Le vase voltigea avant d'aller se fracasser sur le mur du fond. Une autre femme aurait probablement crié mais Oona était d'une autre trempe. Malgré son petit gabarit, son éducation à la dure faisait qu'il lui en fallait beaucoup plus que ça pour se mettre à gémir ou se laisser intimider.

« C’est quoi TON problème ?  Tu me drogues et c’est moi qui doit me calmer ? C’est une blague, Oona ! Je suis certain que c’est un coup monté d’Aelys et toi.  Peut-être même de cet enfoiré de Cruz ?  J’aurais dû l’écraser dès que j’en ai la chance »

Oona le regardait toujours aussi incrédule. S'il persistait dans son délire, elle n'aurait d'autre choix que lui coller sous le nez un peu du cérat qu'elle utilisait pour endormir les patients à Ste Mangouste. Un puissant mélange de musc de kelpie et d'herbes dont l'odeur était si forte qu'elle vous mettait K.O à la première inspiration.

« Te droguer ? Mais pour quoi faire ? Et Aelys et Cruz sont à Grenade. Laisses les donc où ils sont je ne vois pas ce qu'ils viennent faire là. », intima-t-elle assez fermement en posant sa main sur son front pour vérifier s'il avait de la fièvre. Pas de fièvre. La jeune médicomage était de plus en plus perplexe.
« Depuis le début que tu sais parler notre langue !  »
« Hein?! Mais c'est toi qui me l'a apprise! Ça en devient grotesque là... »
« En plus d’être une femme hypocrite, t’es menteuse.  Va te faire foutre, espèce de celte ! »
« HAN! Celle-là tu ne l'auras pas volée! », annonça-t-elle en lui colla une baffe. A la seconde où le coup parti, Oona n'était plus vraiment sûre que c'était ce qu'elle voulait vraiment faire. Elle le regardait avec un petit air de ne te mets pas en colère mais en même temps : il l'avait vraiment méritée.

« La dernière fois, je t’exposais à une fête d’halloween en échange d’argent ! »

Voilà qu'il allait bouder dans son coin en autiste. Oona le suivit du regard complètement abasourdie. Ce dont il parlait s'était passé il y avait plus de cinq ans, peu après leur rencontre quand Aelys et Cruz avaient commencé à se fréquenter...

« C’est impossible. Je n’étais pas supposé me retrouver ici. Je ne sais même pas où je suis. Toi ! c’est de ta faute ! »

Cette fois-ci Oona ne rigolait plus. Elle ne voyait pas pourquoi, ni comment mais Adonis souffrait d'une étrange amnésie. Elle retraça rapidement leur soirée d'hier pour voir ce qui aurait pu provoquer cela. Ils n'avaient pas bu assez de vin. Rien manger d'inhabituel. Quant à leurs petits jeux sous la couette il était plus qu'improbable qu'ils soient responsables de quoi que ce soit.

Elle approcha doucement, comme si elle avait eu à faire à un animal sauvage, ce qui était un peu le cas en fait.

« Tu es à la maison Adonis. Chez toi, à vingt-cinq minutes de Londres en voiture... Tu ne te rappelles pas de ce qu'on a fait hier ? », demanda-t-elle plus douce, « Bon, ne paniquons pas. Dis moi tout ce dont tu te rappelles. Tu sais qui je suis au moins ? Et ce que tu es ? » , poursuivit-elle en s'asseyant par terre près de lui.


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MessageSujet: Re: Love is blindness    
Lun 19 Aoû - 2:23


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Adonis S. Harlington
    La panique était au rendez-vous.  Adonis ne savait décidément plus se calmer vis-à-vis la celte qui lui avait balancé le contenu du pot de fleur.  Il avait pris  ce dernier pour le balancer à bout de bras. Il se fracassa en mille morceaux. Qui était assez débile pour acheter des fleurs ? S’il avait su qu’il était le débile de l’histoire, il n’aurait pensé de cette manière de sa propre personne. Enfin, il était un brin perdu ayant oublié ce qu’il avait mené de cette femme. Elle était jolie, mais la panique lui faisait perdre la raison complètement bien que parfois elle lui faisait défaut.  Sa mémoire aussi d’ailleurs.  Pourquoi ne se souvenait-il pas à l’instant présent comment il était arrivé ici ? Persuadé de vivre dans le passé, il se retrouvait jeter dans un monde totalement différent du sien. Une vie parallèle ? Il n’en savait décidément rien. Pourtant, il n’était pas certain de vouloir rester ici. À vrai dire, perdre le contrôle de sa vie n’était décidément pas dans son plan de match !  Il s’était déplacé dans un coin de la pièce pour se recueillir malgré le regard ahuri de la celte.  C’était illogique de se retrouver dans cette histoire sans queue ni tête. Bon sang, c’était quoi ce bordel ? Pourquoi était-il ici en 2005 ? Qu’était-il advenu de lui depuis 1888 ?   Ce sentiment d’avoir perdu le contrôle de tout ce qu’il avait bâti l’affectait énormément. Sa réaction n’était pas malsaine après tout.  Peu importe, l’individu la panique aurait laissé  sa marque en se métamorphosant de façon extrêmement violente.  Pourtant, il devait retrouver son calme avant de faire exploser la maison.

    Il se ressassait les souvenirs qu’il avait dans le passé cherchant la raison. Il n’y comprenait décidément rien à cette histoire. Il savait qu’il serait facile de l’interner. Il avait toute sa tête, mais ce qu’il vivait ne pouvait arriver. C’était impossible et inconcevable. Comment se pouvait-il qu’un homme se retrouve dans le futur en compagnie de gens qu’il avait connu autrefois à la même époque qui ne se souvenait que de l’instant présent ? Il devenait complètement fou ! FOU !  S’il ne l’était pas maintenant, il le serait prochainement. « Tu es à la maison Adonis. Chez toi, à vingt-cinq minutes de Londres en voiture... Tu ne te rappelles pas de ce qu'on a fait hier ? » Il la regardait comme si elle était une extra-terrestre.  C’était quoi une voiture ? Ce n’était pas son manoir ? En fait, il en doutait du coup puisqu’il habitait autrefois dans une région peu peuplé tout près de Londres.  En fin, rien en  était sûr. Peut-être avait-il perdu beaucoup en vendant son grand terrain d’antan ?   Peu importe, il avait haussé les sourcils en la regardant de son coin. Elle s’approchait. Il grognait un  peu… C’était l’œuvre d’un animal sauvage. « Bon, ne paniquons pas. Dis moi tout ce dont tu te rappelles. Tu sais qui je suis au moins ? Et ce que tu es ? » Il se recula afin de fuir sa présence. Il était incapable de la frapper ne sachant pour quelle raison. Il avait bien été en mesure de se battre contre Aelys sans tracas.  Pourquoi était-il incapable de se défendre face à cette femme ? Elle était comme les autres après tout. Une sombre créature venue pour le détruire. D’ailleurs, elle avait très bien réussi jusqu’à maintenant.  Son sang-froid s’était envolé. Il était recroquevillé dans un coin à chercher désespérément des explications à cette situation complètement folles.   « Ne t’approches pas, Oona, ne t’approches pas. Je vais mettre mon poing dans ta gueule d’ange. Tu cachais bien ton jeu, diablesse ! Où caches-tu les fioles de potion ? Hum ? HAN ? »  dit-il en cherchant une raison du pourquoi il s’était réveillé à moitié nu à ses côtés.  Il ne se sentait pas amoureux du tout en ce moment. « Chez moi ? Voiture ? » Qu’est-ce qu’elle racontait ? « BORDEL ! J’étais en 1888, c’est quoi les voitures ?  Tu ne comprends pas, tu ne comprendras jamais, espèce de créature démoniaque !  Je ne me souviens pas du comment je me suis rendue ici. Tu me prends pour un fou ! JE SUIS PAS FOU » hurla-t-il pour les derniers mots.   « JE SUIS PANIQUÉ !!!!! »  Il la regardait avec de grands yeux. « Comment est-ce possible… ? »
 
MessageSujet: Re: Love is blindness    
Lun 19 Aoû - 18:27


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Oona
« Ne t’approches pas, Oona, ne t’approches pas. Je vais mettre mon poing dans ta gueule d’ange. Tu cachais bien ton jeu, diablesse ! Où caches-tu les fioles de potion ? Hum ? HAN ? »

Oona ferma patiemment les yeux. Au moins il se rappelait son prénom c'était déjà quelque chose. Quant aux fioles et aux potions qu'elle "cachait", espérons qu'il n'aille pas faire un tour dans la salle de bain. Déjà d'ordinaire il trouvait toujours à redire. Et si quelqu'un tombait sur ta réserve de potion, le petit par exemple ? On n'a pas idée de garder tout ça là, il ne va pas y avoir la guerre Oona... Là il y avait fort à parier que s'il allait se mettre un peu d'eau sur le visage, il verrait la pharmacie de la salle de bain comme une attaque personnelle.

Elle se rappelait d'Adonis au tout début qu'elle l'avait connu. Un homme taciturne, qui ne décrochait un mot que s'il y était obligé. Mais à vu qu'à l'époque elle-même était assez méfiante envers les étrangers, ça ne l'avait pas dérangée outre mesure. Ça les avait même rapprochés. Là en revanche, après plusieurs années de vie commune, ça plaisait beaucoup moins à la jeune celte de s'entendre traiter de tous les noms d'oiseau et de le voir se tenir à distance d'elle comme s'il avait eu à faire à une pestiférée.

« BORDEL ! J’étais en 1888, c’est quoi les voitures ?  Tu ne comprends pas, tu ne comprendras jamais, espèce de créature démoniaque !  Je ne me souviens pas du comment je me suis rendue ici. Tu me prends pour un fou ! JE SUIS PAS FOU!JE SUIS PANIQUÉ !!!!! Comment est-ce possible… ? »

Oona l'écoutait déblatérer à un débit impressionnant une impressionnante quantité d'absurdités mais elle ne l'interrompit pas une minute. Il y avait dans les yeux exorbités d'Adonis une vérité inquiétante : il croyait réellement à tout ce qu'il racontait. Elle ne pouvait que le constater. Alors de deux choses l'une. Soit il était en proie à un délire grave et elle le faisait tout de suite interner à Ste Mangouste. Soit il croyait à ce qu'il disait parce que c'était la vérité, à ceci près qu'il était le seul à se souvenir avoir vécu en 1888.

« Je ne vois qu'un grand rituel mais même les anciens de nos anciens ne l'ont jamais vu pratiquer alors... tu te rappelles de quoi en 1888. La dernière chose que tu aies faite? »

Il fallait bien commencer par quelque part. Si déjà elle arrivait à capter son attention plus de dix secondes et à le faire se prêter au jeu de question-réponse...



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MessageSujet: Re: Love is blindness    
Lun 19 Aoû - 21:58


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Adonis S. Harlington

    Adonis grognait comme un animal terrifié qui tentait de repousser ses asseyant.  Pourtant, le bourreau n’était nulle autre qu’un petit minet qui tentait de faire ses pattes de velours sur l’homme terrifié. Un petit chaton tout ce qu’il y a de plus mignon après tout. Rien de bien dramatique, sauf qu’elle était une femme. Une femme, bon sang ! La pire vermine sur cette planète.  Eh merde ! C’était le bordel de se retrouver aussi terrifier vis-à-vis une gueule d’ange. Le temps lui avait joué un sacré mauvais tour. Effectivement, il était laissé à lui-même dans un monde qu’il ne connaissait pas. Quel genre de découverte avait-il fait depuis le temps ? Comment la vie était ? Il n’avait aucune idée.  Déjà, il apprenait qu’il était possiblement en couple avec une folle de celte.  Ah non, c’était impossible. Il faisait des recherches autrefois sur eux, il ne pouvait en être amoureux.  En fait, il ne l’était pas à l’instant. Il était pétrifié devant cette nouvelle qui avait l’effet d’une bombe.  Il devait trouver un moyen de repartir vers les temps qu’il connaissait.  Au moins, il risquait d’avoir la moindre maîtrise sur sa vie. Parfois, il lui arrivait des malheurs, mais jamais de cette ampleur.  

    Il était assis sur le sol à déblatérer rapidement sur ce qu’il tentait de lui dire bien que ce soit totalement fou et complètement étrange. « Je ne vois qu'un grand rituel mais même les anciens de nos anciens ne l'ont jamais vu pratiquer alors... tu te rappelles de quoi en 1888. La dernière chose que tu aies faite? » Il fronça les sourcils la dévisageant encore comme si elle était le monstre le plus étrange qu’il soit.  C’était une drôle de femme après tout.  Elle restait à ses côtés, même s’il agissait comme un être des plus repoussants. Ça y est, elle était aussi débile qu’il le pensait. « Ce que je faisais… ce que je faisais… » il ricana en laissant la trace d’un sourire mauvais sur ses lèvres. «   1888, nous étions à une fête d’halloween. J’étais avec toi sac-à-merde en train de t’utiliser pour retirer l’argent aux pauvres tâches qui pensaient que tu étais une mangeuse de cerveau. T’étais un zombie souriant et faisant des petits saluts à tout le monde. Une vraie cruche ! »  Il sourit de toutes ses dents. Il avait été fier de son mauvais coup. C’était le meilleur des mauvais coups qu’il avait fait. Adonis avait envie d’être un sale idiot pour toujours. « C’est comme ça que je te traitais et t’aurais traité si tu ne m’avais pas … empoisonné avec tes potions de celte à la con. Bande d’ingrat petit rongeur, petit peuple ! »
 
MessageSujet: Re: Love is blindness    
Sam 24 Aoû - 20:11


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Oona
Oona avait peu de référence d'Adonis réellement méchant, du moins envers elle. Et pour cause, à l'époque où il s'était montré sous son jour le plus minable, elle avait bien d'autres choses à découvrir du monde des sorciers pour réellement prêter attention à ce genre de comportement voire pire, elle l'avait, dans la plupart des cas considéré comme la normalité. Seulement le temps avait largement passé depuis, et elle n'était plus la petite ingénue qui découvrait le monde...

« 1888, nous étions à une fête d’Halloween. J’étais avec toi sac-à-merde en train de t’utiliser pour retirer l’argent aux pauvres tâches qui pensaient que tu étais une mangeuse de cerveau. T’étais un zombie souriant et faisant des petits saluts à tout le monde. Une vraie cruche ! »

La celte serra les dents mais elle se dit qu'elle allait prendre sur elle et faire abstraction du flot de saloperies qu'il venait de lui jeter à la gueule pour la gloire...

Elle se rappelait de cette nuit d'Halloween à ceci près que dans sa tête ça s'était déroulé seulement quelques années plus tôt. Elle se rappelait de l'accoutrement ridicule qu'il lui avait fait porté mais à l'époque, elle n'avait pas bien vu de différence avec les vêtements que la plupart des gens portaient au quotidien dans cette société qui lui paraissait complètement dingue. Ne comprenant pas la langue, elle avait penser que les autres faisaient la charité à Adonis qui devait probablement -dans sa tête de celte - faire partie des castes les plus misérables. Par pure méchanceté, elle aurait pu le lui avouer là maintenant mais elle valait quand même un peu mieux que ça...

« C’est comme ça que je te traitais et t’aurais traité si tu ne m’avais pas … empoisonné avec tes potions de celte à la con. Bande d’ingrat petit rongeur, petit peuple ! »

Oona ne s'était jamais sentie aussi insultée (ou presque), surtout venant de la part d'un homme qui s'était fait un temple de son corps. Vive comme la sauvageonne qu'elle avait été et qu'elle restait toujours au fond d'elle, elle leva la main et cette fois la gifle fut si monumentale qu'elle renversa l'infecte Adonis qu'elle avait face à elle.


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MessageSujet: Re: Love is blindness    
Dim 25 Aoû - 6:42


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Adonis S. Harlington
    Oona était une femme très énervante en ce moment. Adonis ne trouvait le mot juste pour la décrire. Elle était le petit chaton en surface qui provoquait d’énorme poussée de colère chez l’homme du ministère, mais il était physiquement incapable de lever la main sur elle. Pourtant, il l’avait fait dans le passé avec Aelys. Il n’avait pas hésité à la rouer de coup bien qu’il se soit retrouvé en position de faiblesse se faisant donner la correction qu’il méritait, même un homme n’avait réussi à la lui administrer. Oona avait un petit je-ne-sais-quoi qui empêchait la violence se muée en acte physique. Il sortait sa méchanceté avec des insultes parfois totalement tirés par les cheveux. Au tréfonds de lui-même, il sentait une pointe de malaise. Il se sentait salaud. Il avait ce côté ambigu comme si sa mémoire savait quelques choses sans lui dévoiler les moindres secrets. Bon sang, cette situation était tellement étrange. Comment se faisait-il qu’il avait perdu la main pour torturer quelques connasses dans le genre de mademoiselle yeux de chaton ? Hum ? Il n’y comprenait rien à sa nouvelle vie justement parce qu’elle n’était pas la sienne. Comment pouvait-il vivre dans une vie qu’il ne connaissait pas ? Il reconnaissait bien sûr la jeune femme, mais c’était sans plu ! Comment pouvait-il se calmer un instant ? Par merlin, il était complètement perdu en ce moment. Insulte sur insulte, il envenimait la situation déjà précaire. Oona avait de la patience, Aelys l’aurait déjà battu à ses souvenirs.

    Malgré tout, la patience légendaire de la celte avait une limite. Il venait de la franchir en insultant son peuple et sa propre personne dévoilant ce qu’il avait eu comme idée à l’époque. N’allez jamais croire qu’Adonis faisait les choses sans avoir des signes d’argent derrière la tête. C’était un séraphin pur et dur qui avait bossé dur pour accumuler une somme importante pour se payer ce qu’il avait toujours rêvé jeune. Il lui semblait avoir tout perdu en 2005, même s’il ne connaissait pas son état financier. Il s’en inquiétait déjà un peu. Il reçut la claque tant mérité de la part de la celte. Il tomba à la renverse mettant par réflexe sa main sur sa joue. Bon sang, elle l’avait frappé. Adonis leva la main en l’air pour lui remettre, mais il la descendit en ressentant cet élan de malaise violent. « C’est quoi ce BORDEL ? Je suis incapable de te faire du mal ! Sale conne ! T’as fait en sorte de bien me manipuler. C’est quoi ton problème ? » Il était incapable de lui dire qu’il ne l’aimait pas. Quelques choses le lui en empêchaient, mais il ne saurait dire quoi. Comment avait-elle autant d’emprise sur lui ? Pourquoi était-il incapable d’extérioriser le malaise en la frappant pour bon ? Il empoigna son poignet en le serrant. « Que m’as-tu fait Oona ? QUE M’AS-TU FAIT ? J’ai toujours dit que les femmes, je n’en aurais pas auprès de moi. QUE M’AS-TU FAIT ? Je m’étais promis. À QUOI BON DE M’AVOIR ENTRAÎNÉ DANS TOUT ÇA ? REGARDES-MOI ! REGARDES, ÇA N’A RIEN CHANGÉ ! JE SUIS TOUJOURS LE MÊME ENFOIRÉ QUI T’AS MIS CE COSTUME DÉBILE POUR FAIRE DE L’ARGENT SUR TON DOS, TOUJOURS L’HOMME VIOLENT QUI DÉTESTE LA FEMME, TOUJOURS CELUI QUI N’AIME PAS PERDRE LE CONTRÔLE DE SA PROPRE VIE. » Il avait resserré son emprise. « Qu’est-ce que ça t’as servi de m’empoisonner ? »
 
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Mer 28 Aoû - 20:55


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Oona
Quand elle le vit lever la main pour la frapper, même si ça n'était qu'un juste retour des choses, la petite celte plissa les yeux et se sentit comme propulsée en arrière, vers un passé qu'elle s'était employée à enfouir pour laisser une chance à sa relation avec Adonis.

Une seule personne avait levé la main sur elle. Une seule fois. Et c'était le genre de fois qu'on ne veut plus jamais revivre. Adonis baissa la main et aussitôt, l'air de petit animal apeuré quitta le visage d'Oona pour céder la place au regard noir et vindicatif :

« C’est quoi ce BORDEL ? Je suis incapable de te faire du mal ! Sale conne ! T’as fait en sorte de bien me manipuler. C’est quoi ton problème ? »

Elle lui cracha au visage. C'était tout ce qu'il méritait! Il répliqua derechef, attrapant son poignet qu'il serrait avec vigueur de sorte qu'elle ne pouvait pas lui échapper. A nouveau elle se sentit submergée par la peur panique de se retrouver à nouveau soumise par un homme et à partir de là, plus rien de ce qu'il disait ne l’intéressait. Sa peur faisait d'elle une tout autre personne. Incapable d'écoute ou d'empathie. A la force de ses petits bras, sans pour autant arriver à s'extirper des griffes d'Adonis, elle le traîna jusqu'à la table de nuit où il gardait toujours un canif. S'en saisissant vivement, elle lui entailla légèrement le visage et quand enfin il lâcha sous l'effet de la surprise, elle fuit jusqu'au portoloin qu'elle utilisait pour se rendre à son travail et disparut.




« Dressez vous sans relâche,
Jusqu'à ce que les agneaux
deviennent des lions »


 
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