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 Tu meri adhoori pyaas pyaas

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MessageSujet: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Jeu 7 Nov - 23:37


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Shanaya Bachchan
Tu Meri Adhoori Pyaas Pyaas



Les femmes étaient réunies dans le jardin de jade. Assemblées autour de Shanaya, ses amies Anita et Mahsa, ses soeurs Lalitha et Abîr, Arohi la jeune natr et Nagaï riaient de bon coeur. C'était bien sûr Anita qui menait la conversation et sa toute récente histoire avec le Sadrazam en était bien évidemment le sujet principal. La fille du conseiller Amshula parlait avec passion et ses yeux brillaient même lorsque les autres la suppliaient de ne pas donner plus de détail qu'elle n'en avait déjà donné.

« Tu n'aurais pas préféré attendre le mariage ? », demanda timidement la natr de la reine.

Shanaya sourit. Elle appréciait le caractère discret et plein de tact de sa natr. Elle ne posait jamais de question et ne commençait jamais la conversation mais elle était toujours attentive et une fois lancée, elle était de très bonne compagnie.

Anita éclata d'un rire clair et sincère. S'il y avait bien une chose dont il n'était pas question entre elle et le Sadrazam, c'était d'attendre le mariage.

« La Lumière nous a déjà uni pourquoi devrions nous attendre ? », demanda Anita en montrant la broche épinglée son churidar. Le bijou n'était autre que la Tuğra du Sadrazam, fondue dans l'or le plus fin, une attention aussi délicate et distinguée de la part d'Anita mais surtout un moyen de se faire sienne aux yeux de tous. « Et bien honnêtement je serais parfaitement IN-CA-PABLE d'attendre... je sais pas comment tu peux Shanaya ! Ce doit être une torture... »

A nouveau elles éclatèrent de rire. Dans ce joli écrin où même l'herbe était d'un beau vert jade (ce qui était assez peu courant à Byzance où l'herbe était bleue), chacune était une fleur précieuse. Anita dans son churidar de pashmina bleu nuit. Les soeurs Bachchan en vert. La discrète Arohi dans une salwar kameez couleur caramel. Mahsa dans son sari fushia. Nagaï en noir et or. Et Shanaya dans les couleurs du sultan. Chacune s'occupait de sa voisine. Arohi coiffait les beaux cheveux noirs de Shanaya qui faisait le mendhi sur les pieds d'Anita, qui peignait patiemment les ongles de Mahsa qui cousait de délicates perles de rosée sur l'écharpe de Nagaï qui maquillait discrètement la belle Lalitha, qui massait les orteils de sa jeune soeur Abîr, qui tressait les boucles magnifiques de la natr de la reine.

Ce petit cercle animé et plein d'amour regardait l'après midi toucher à sa fin.

« Ça n'est pas si difficile que ça. », répondit Shanaya, amusée. A nouveau les filles éclatèrent de rire.
« On dit ça quand on n'a pas encore était tentée... »
« Lalitha ! », Shanaya éclata de rire à son tour.
« Les préparatifs du mariage ne leur laissent guère le temps d'être tentés, je trompe ? », taquina Mahsa.
« En tout cas le sultan ne manque pas de t'accompagner tous les soirs à tes appartements, je l'ai bien vu faire. »
« C'est vrai ?! Nagaï tu DOIS nous raconter!!! »
« Tous les soirs ? »
« Sans faute. »
« On ne s'emballe pas mademoiselle Amshula, le sultan est un homme très correct... »
« Mais le Sadrazam aussi ! Je vous ai raconté comment il s'est présenté à mes parents ?!! »
« Au moins deux cents fois! », se moqua Mahsa.

Juste à ce moment, Shanaya, sans vraiment savoir pourquoi, se releva pour regarder derrière. Son M'hamed était là, tranquille, un sourire accroché aux lèvres. Les trois dernières semaines leur avaient effectivement laissé peu de temps à eux outre le petit jour que M'hamed avait réservé pour elle seule.

Rapidement, le pas et le coeur légers, Shanaya quitta le cercle d'amies pour aller le rejoindre, sachant très bien que tous les regards les suivraient jusqu'à ce qu'ils ne disparaissent :

« Je pensais que ton conseil devait finir tard ? », interrogea la jeune djinn en prenant les mains de son sultan et en tendant le front pour avoir un baiser.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Ven 8 Nov - 0:32


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Sultan M'hamed
Chaque jour était une torture pour le Sultan, qui commençait à sentir le désir naître dans chaque parcelle de sa peau. Et ce n'était très certainement pas les histoires que son meilleur ami, et plus fidèle conseiller, lui racontait pendant les repas qui l'en dégouterait. Il connaissait ce plaisir, mais depuis la mort d'Asin, il ne s'y était plus laissé tenter, oubliant même d'en ressentir le besoin, beaucoup trop occupé à s'occuper de son royaume, de ses sujets, de veilleur au bon fonctionnement du palais, ne prenant alors que très peu de temps pour lui. Au final, il s'était rendu compte qu'il n'avait pas vraiment beaucoup de temps pour lui, lorsqu'il se rendit comme qu'il souhaitait voir Shanaya, un peu plus souvent. Les préparatifs du mariage avançaient, et il fallait s'entretenir avec beaucoup de mondes pour pouvoir réaliser ce qu'il avait promis aux parents de sa future épouse. Cela ne tiendrait que de lui, et après avoir terminé les trois quarts des préparatifs, il laisserait tout tomber pour se marier, s'échanger leurs vœux sous la flamme sans fumée, puis briller devant tous, afin que toute la foule ne soit témoin de la bénédiction de la Lumière.

Ses rêves s'enflammaient sous le nom de Shanaya, et à plusieurs reprises, il s'était levé, prenant la tête entre ses mains, pour aller prendre un bain froid. C'était quelque chose qu'il tenait à réaliser, à rester pur pour elle, comme elle, elle l'était pour lui. Mais plus le temps passé, plus ils étaient proches l'un de l'autre, plus il sentait son désir naître dans le creux de ses reins. Et à chaque fois, ses pensées continuaient ce qu'il se serait passé si jamais il était resté un peu plus tard, en compagnie de Shanaya, devant, ou dans ses appartements. Il ne disait rien, pas même à Rohan qui ne comprendrait pas. Mais des fois, il se surprenait à comprendre l'amour de la chair que ressentait son frère de coeur. C'était un truc qui faisait facilement perdre pieds, ne permettant plus alors d'avoir une pensée plus clair qu'une autre. C'était ce qui se passait assez régulièrement ces derniers temps. Rohan, qui le connaissait par coeur, avait d'abords eut une moue stupéfaite, d'entendre de pareilles pensées dans la tête de M'hamed, lorsqu'il laissait Shanaya, après lui avoir échanger une caresse, un baiser sur le front, entre deux affaires. Puis, maintenant, lorsque M'hamed reposait son regard sur lui, après avoir vu Shanaya, ils échangeaient un sourire amusé. Mais M'hamed avait été clair avec lui : Il fallait qu'il l'aide à tenir sa promesse.

Le conseiller Amshula, tout comme Rohan, n'écoutaient plus trop ce qui se racontaient passé une certaine heure. L'été était là, et il faisait très chaud. Un rien suffisait à les distraire, et depuis que les deux étaient liés par la Maîtresse des Lieux, ils discutaient beaucoup. Et bien que c'était toujours par rapport aux affaires de la cité-état de Byzance, M'hamed soupçonnait Abu d'avoir une idée derrière la tête. Peut-être souhaitait-il à apprendre à le connaître pour se faire sa propre idée, comme pour revenir sur une idée qu'il s'était déjà faites sur son Sadrazam, à cause de ses nombreuses conquêtes et de son harem ? Abu était un fin manipulateur, il l'avait toujours été. Mais Rohan était retord, et les voir ainsi discuter avaient quelque chose d'assez addictif. Abu n'était pas à la table des conseillers pour rien, et il l'avait maintes et maintes fois prouvé. Rohan, aussi, et au final, M'hamed était persuadé que les deux hommes finiraient par s'adorer. Pour cela, faudrait juste que Rohan passe par des voies plus traditionnelles en ce qui concernait sa relation avec Anita.

C'est à ce moment-là qu'il en vint à penser à ce qu'en dirait le père de Shanaya. Fatalement, ses pensées se tournèrent vers sa fille, et rapidement, ses yeux devinrent vides, comme s'il était perdu dans ses pensées. Il voyait les courbes du corps de Shanaya lorsqu'il l'avait vu la première fois dans les bains. Il revoyait alors ses seins dont le tissus qu'elle avait mouillé épousait parfaitement ses formes. Rapidement, il sentit une sensation de chaleur naître dans son bas ventre, puis dans son entre-jambe. Il se racla la gorge, faisant mine de s'intéresser tout à coup à la discussion, mais Rohan, à côté, se cachait le visage, pour ne pas montrer son rire silencieux. Fichu pacte pensa-t-il, en regardant sa main, tandis que Rohan faisait mine d'avoir fait tomber quelque chose en entendant ce qu'il venait de dire. Finalement, le Sadrazam se redressa pour se lever, et annonça : « Bon, il est tard, on finira demain, le Sultan a besoin de faire une pause. » M'hamed le remercia d'un signe de tête, avant de se lever, pour quitter la pièce.

Arun, qui attendait à la sortie, indiqua au Sultan où Shanaya se trouvait. Le remerciant d'une caresse sur la joue comme un père le ferait à son fils, il se dirigea sans attendre vers le jardin de jade où sa future femme et ses amies se trouvaient. M'hamed pressait le pas, désirant la retrouver sans plus attendre. Chaque minute passait avec elle était un trésor pour son cœur, et il en avait besoin. Depuis qu'il avait passé la journée avec elle, il n'avait plus eut le temps de lui consacrer plus de quelques heures par jour, et encore. Mais il ne désespérait pas, car après son mariage, il aurait plus de temps, et il se promettait de trouver beaucoup plus de temps pour elle, que pour ses affaires, quitte à ne plus avoir une minute pour lui. Ses pas le menèrent rapidement devant le Jardin de jade, et là, il l'aperçut, avec ses couleurs, au milieu des femelles. Il eut un sourire, la voyant alors se lever du groupe pour venir à sa rencontre.

« Je pensais que ton conseil devait finir tard ? » M'hamed lui tendit ses mains pour qu'elle y mette les siennes qu'il sera avec douceur lui caressant les dos de ses mains avec ses pouces. Elle lui tendit son front, qu'il embrassa avec amour, laissant une légère brume dorée s'élevait dans l'air, avant de la regarder avec un sourire amusé. Il se pencha vers son oreille, et il lui murmura : « Un coup de Rohan. » Il porta une de ses mains à son coeur, avant de la serrer contre lui. M'hamed lui demanda alors : « Veux-tu me donner le bain ? Nous pourrions discuter un peu... Ou préfères-tu finir ce que tu faisais avec tes amies ? » Il fit un signe de tête polie en leur direction, attendant de savoir ce qu'elle voulait faire. Bien entendu, qu'il aimerait qu'elle ne le suive, et qu'ils ne se retrouvent que tous les deux, mais si elle souhaitait terminer ce qu'elle était entrain de faire, alors il se joindrait à elles, en attendant qu'elles aient fini pour ensuite aller marcher un peu en sa compagnie en attendant l'heure du repas. M'hamed reposa son regard sur son visage, lui caressant délicatement la joue avec son index replié.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Sam 9 Nov - 0:27


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Shanaya Bachchan
Quand ils étaient ensemble, c'était comme si quelque chose émanait d'eux pour baigner tout ce qui se trouvait alentour. Quelque chose de profondément bon. Quelque chose de positif, de rassurant. Le jardin de jade était soudain devenu très calme. Shanaya se blottit dans les bras de M'hamed, le visage irradiant de bonheur. Les yeux clos, la tête posée contre son torse, elle écoutait son coeur battre, incapable de le dissocier du sien.

« Un coup de Rohan. »
« Dieu veille sur lui pour ce cadeau... »
« Veux-tu me donner le bain ? Nous pourrions discuter un peu... Ou préfères-tu finir ce que tu faisais avec tes amies ? »
« Chaque moment passé ensemble est un trésor pour moi. Mes amies le savent mieux que personne. Et puis, demain je partirai pour le temple, profitons encore de ce moment tous les deux. Allons aux bains. », répondit-elle en lui prenant la main.

Lorsque leur peau s'effleurèrent, leur Lumière s'exprima, caressante et fière quelque part. Shanaya était plus enjouée et heureuse chaque jour. Elle entraîna le sultan à sur ses pas légers comme tout jusqu'aux portes des bains dont elle avait toujours la clé quelque part sur elle. Elle ouvrit puis s'effaça pour laisser passer son M'hamed.

« Je n'ai pas vraiment la tenue appropriée... », remarqua-t-elle, mais il était un peu trop tard pour faire toutes les choses dans les règles. Elle lui prit la doucement pour le conduire au vestiaire et le dévêtir.

Elle prit d'abord le soin de faire brûler un peu de kyphi pour les accompagner tout au long de cette promenade qu'elle ferait faire au sultan à travers les bains. Shanaya alluma ensuite quelques bougies qu'elle posa dans des coupelles d'eau puis revint à son sultan.

Posant son front contre son omoplate puis le contourna pour l'aider à retirer sa chemise, en prenant toujours aussi bien garde de ne pas le toucher. S'ils avaient déjà été mariés, elle n'aurait pas continué d'observer cette règle. Mais comme Lalitha l'avait si bien dit tout à l'heure, il ne fallait pas le tenter.

Elle lui sourit pour chasser cette pensée de sa tête, nouant le bas de sa robe pour qu'elle ne traîne pas par terre et demanda :

« Demain midi, Nagaï et Arohi m'accompagneront au temple, tu penses que nous aurons un instant pour nous dire au revoir ? »

Ça n'était que pour une malheureuse semaine mais depuis qu'il l'avait ramenée, elle n'avait plus quitté le palais. Ce n'était pas tant la splendeur des lieux et le confort qui lui manquerait mais la présence de M'hamed qui avait littéralement imprégnait tout ici.

Elle lui tendit la main pour l'aider à entrer dans l'eau et le rejoignit en passant par les pas qui flottaient sur l'eau.

Cette fois-ci la kessa était un peu moins énergique, plus tendre, plus longue sur ses épaules, et les regards de Shanaya peinaient à rester sages mais elle faisait de son mieux et de minute en minute, le conseil moqueur de sa soeur se faisait plus vrai.


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Dim 10 Nov - 16:12


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Sultan M'hamed
« Chaque moment passé ensemble est un trésor pour moi. Mes amies le savent mieux que personne. Et puis, demain je partirai pour le temple, profitons encore de ce moment tous les deux. Allons aux bains. » M'hamed eut un sourire tendre, avant de poser son regard sur ses amies, hochant timidement de la tête, comme pour s'excuser de leur voler Shanaya. Elle était comme une princesse des milles et une nuit, tant à son cœur qu'à ceux des gens de la cour, et très certainement du peuple. Il en était sûr. Son cœur était pur, et elle avait ce petit regard de femme déterminée malgré sa fragile apparence. Sa façon de parler la rendait intemporelle réduisant à néant l'écart d'années qui les séparaient l'un de l'autre. C'était quelque chose qui l'avait quelque peu dérangé en secret, d'avoir tant d'écart avec elle, mais personne ne lui en avait fait cette remarque, et personne n'oserait la lui faire, surtout en sachant que la lumière les a béni devant une centaine de gens dans la cité. Il s'était beaucoup rongé les freins, et il fallait le comprendre. Cela faisait très longtemps qu'il n'avait pas aimé comme il l'aimait, et dans l'histoire du royaume, elle était la première femme à monter en sa compagnie sur le trône. Pour un homme comme M'hamed qui s'inquiétait beaucoup de l'avis de son peuple, c'était une autre source de stress. Il n'en parlait pas beaucoup. De toute manière, ses craintes s'effritaient de jour en jour. Plus il la regardait, plus il débordait d'amour, plus son stress et ses peurs les plus secrètes s'éteignaient.

Shanaya avait un réel effet positif sur le Sultan, et tous les gens du Palais l'avait remarqué. D'ailleurs, son arbre de lumière n'avait jamais été aussi lumineux qu'en ce moment, donnant alors de merveilleux fruits de vies. Alors, lorsqu'elle l'amena vers les bains, qu'il la suivait avec un petit sourire, il ne pouvait s'empêcher de lui prendre la main, laissant la lumière se manifestait comme elle l'entendait. « Je n'ai pas vraiment la tenue appropriée... » Il la regarda quelques instants, une vive lueur coquine dans le regard, mais ne dit rien. Elle avait ouvert les bains, pour le faire entrer en premier, avant de le suivre. Elle referma la porte, tandis qu'il se retournait vers elle, toujours sans rien dire. Il n'avait pas besoin de parler de toute façon pour lui exprimer son amour ou son attention envers elle. Il avait quelque chose dans son regard qui parlait pour lui, quelque chose que même un aveugle aurait pu y lire, tant ses sentiments étaient vivaces, défiant alors la pénombre des lieux. Il la regardait de ses yeux alors incandescent faire son manège, comme elle lui avait fait, avec peut-être un peu plus d'attention maintenant qu'ils étaient ensemble.

Enfin, elle revint vers lui pour le déshabiller dans les règles de l'art. Elle ne le toucha pas. Le Sultan ne dit rien, la regardant faire avec un petit sourire coquin sur ses lèvres. Il se languissait déjà d'être marier avec elle pour refaire ce petit manège qu'ils étaient entrain de faire. Shanaya n'avait besoin de rien faire pour lui faire tourner la tête. Il ne savait pas si c'était la chaleur ambiante qui lui faisait cela, mêlé à son doux parfum ou à sa présence qui lui suffisait, désormais, pour sentir le désir naître en lui. Refrénant ses ardeurs, ne montrant rien alors, voulant tout de même continuer tout en sachant très bien qu'au fond de lui, il finirait par l'attirer à lui pour l'embrasser passionnément, il finit par la suivre alors qu'elle ouvrait la marche pour le guider dans les bains. Elle s'était retournée pour lui sourire. Il ne fit rien d'autres que de lui sourire en retour, gardant ses mains le long de son corps, évitant alors de lui caresser la joue comme il aimait tant le faire. « Demain midi, Nagaï et Arohi m'accompagneront au temple, tu penses que nous aurons un instant pour nous dire au revoir ? » Le visage du Sultan disparut alors qu'il baissait son regard vers le sol. Il n'en avait pas envie. Chaque jour qui avait suivi le rendez-vous qu'ils avaient eut avec ses parents avaient été un supplice pour lui qui ne désirait que vivre de son amour pour elle, de passer chacun de ses instants avec elle comme il l'avait déjà fait avec Asin, bien que son nom à elle, ne lui ait plus traversé l'esprit depuis sa dispute avec son fils. Pouvoir roucouler tranquillement dans son coin, peut-être à la manière de Rohan et d'Anita, mais avec un peu plus de sensualité... Il n'en savait rien, mais chaque jour avait été long, tant il se languissait du soir pour la raccompagner à ses appartements, discutant alors de tout et de rien au cours d'une balade sous le ciel crépusculaire de Byzance.

Elle lui tendit sa main qu'il saisit avec douceur, comme pour lui donner du courage pour la semaine qui venait. Un courage dont il se sentait tout d'un coup dépourvu. Peut-être que si elle restait l'élément le plus fort d'entre les deux, alors les vœux et l'éducation de son père resteraient intactes jusqu'à ce qu'elle devienne sa femme. Puis, elle le guida doucement dans l'eau, retirant alors sa serviette pour qu'elle ne lui frotte le dos et le torse. L'eau le calma un peu. Elle était tiède, mais eut pour première sensation, de le refroidir tant il sentait son corps brûlant. Ils se regardèrent à plusieurs reprises, sentant alors les regards de Shanaya quelque peu fuyant comme si elle aussi semblait lutter contre ses envies les plus primaires. Il eut un léger sourire, lui présentant alors son dos pour qu'elle le frotte en premier, qu'elle puisse se calmer, tout comme il en avait besoin aussi. Mais chacun de ses passages avec le savon semblait être une caresse pour son âme. Il fermait les yeux de plaisir, profitant de cela comme si cela suffirait à le faire tenir une semaine. Il esquissa un petit sourire.

« Je prendrais ce temps, Shanaya. J'aurais toute la semaine après, pour mes affaires. Ils ne me diront rien si je prenais ma matinée juste pour pouvoir te dire au revoir. » Il se retourna alors, ouvrant ses yeux de prisme, qui luisaient d'une petite lumière incandescente. M'hamed leva alors son bras, lui remettant une mèche derrière son oreille, avec le geste tendre. Ils se regardèrent quelques instants. Le Sultan semblait ailleurs, se plongeant alors dans ses yeux sans jamais vouloir en sortir. Finalement, il se racla la gorge, avant de baisser le regard dans un petit sourire mutin. « Ta présence dans mes pensées, Shanaya, est telle que je ne sais plus me concentrer. » Il releva son visage, avec un sourire amusé. « Rohan ne cesse de se moquer de moi. Je suppose qu'Anita a du aussi te parler de leur histoire, n'est-ce pas ? » Il avait, alors, lancé un sujet de discussion, comme pour éviter que ce silence ne perdure entre eux. Il savait que si cela persistait, il l'attirerait alors à lui, pour l'embrasser comme tout deux semblaient le vouloir, le désirer au plus profond de leur âme. Une fois qu'elle eut fini, il sortit de l'eau, attrapant une serviette qu'il se noua à la taille de lui-même, comme pour éviter toute complication, écoutant alors ce qu'elle avait à lui dire.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Lun 11 Nov - 22:27


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Shanaya Bachchan
Il semblait évident que la moindre provocation entre eux allait allumer la flamme que le Sadrazam Misra avait soufflée la première fois en faisant irruption dans les bains. Ni l'un ni l'autre n'était dupe de ce jeu de regards qui tantôt se cherchaient pour mieux se fuir.

« Ta présence dans mes pensées, Shanaya, est telle que je ne sais plus me concentrer. »

La jolie natr rougit mais d'une main douce, le sultan vint cueillir son menton avant qu'elle ne détourne la tête, ramenant son regard droit dans ses yeux de prisme. Shanaya sourit, reconnaissant en silence qu'il lui était difficile de ne pas imaginer quel genre de pensées et pire encore, ne pas s'imaginer l'y rejoindre.

Ils sortirent du premier bain pour se diriger vers le bain tiède où Shanaya attendrait qu'il se délasse tout en lui faisant la conversation.

« Je t'emmène dans mes rêves la nuit. Nagaï dit qu'elle a toujours beaucoup de mal à me réveiller, pourtant j'ai toujours eu le sommeil léger. », confia-t-elle en le suivant du regard tandis qu'il faisait quelques brasses avant de sortir pour le bain suivant.

« Rohan ne cesse de se moquer de moi. Je suppose qu'Anita a dû aussi te parler de leur histoire, n'est-ce pas ? »
« Elle est intarissable. Pour peu, je pourrais te raconter l'histoire comme si j'en avais été le personnage principal. », se moqua Shanaya sans entrer dans les détails de ce que sa jeune amie avait bien pu confier à son oreille, « Elle... », Shanaya s'éclaircit la voix un peu gênée, « Anita dit que si je ne suis pas prête à entendre tous les détails de sa première étreinte avec Rohan, c'est que je ne suis pas prête pour... la tienne. », elle eut un petit rire amusé, son regard espiègle se posant sur M'hamed tout en prenant la direction du sauna. « Tu vois, pour se moquer ils se sont plutôt bien trouvé tous les deux. »

La chaleur du sauna était étouffante. Shanaya passa une main douce sur le visage de M'hamed. Elle était à peine entrée que ses vêtements collaient déjà à son corps. D'ordinaire elle aurait eu la tenue qu'il fallait et ne se serait de toute façon pas attardée là avec lui, mais il fallait bien qu'elle lui donne un dernier sourire, un dernier baiser, une dernière caresse sur la main...


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Mar 12 Nov - 13:05


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Sultan M'hamed
« Elle est intarissable. Pour peu, je pourrais te raconter l'histoire comme si j'en avais été le personnage principal. » Le Sultan éclata de rire, avant de se surprendre à penser qu'elle n'allait pas tarder à l'être. Il baissa le regard, avant de le relever doucement, comme si chacun de ses regards vers elle lui coûtait. Dans ses yeux incandescents, Shanaya n'avait aucun mal à se voir en reflet, comme si elle n'y avait qu'elle au centre de son univers. « Elle... » Tout à coup, elle semblait gênée. M'hamed lui saisit la main avec douceur. Pas de ça entre eux, elle pouvait tout lui dire. « Anita dit que si je ne suis pas prête à entendre tous les détails de sa première étreinte avec Rohan, c'est que je ne suis pas prête pour... la tienne. » Le Sultan balaya ce qu'elle venait de dire d'un revers de la main, avant de lui murmurer : « Baliverne. » Elle eut un petit rire amusé, relevant ses yeux vers les siens, l'air espiègle. M'hamed la regarda quelques instants, se mordant furtivement la lèvre inférieure. « Tu vois, pour se moquer ils se sont plutôt bien trouvé tous les deux. » Le Sultan eut un petit rire, son regard bloqué dans le sien. Il ne le baissa que pour s'arrêter devant le sauna qu'elle lui ouvrit. Il retira alors sa serviette, qu'il posa sur un banc, avant d'entrer dans le sauna.

Aussitôt la chaleur lui sauta dessus. Elle l'oppressait, le faisant alors transpirer à grosses gouttes. Il s'assit sur le bois, observant alors Shanaya qui le suivait. Il ferma doucement les yeux, alors qu'il fixait un point devant lui. Il ne devait pas croiser son regard. C'était peut-être la seule chose qui serait à même de le faire sombrer dans le péché, et bon dieu qu'il en avait envie. La caresse de Shanaya sur son visage lui provoqua un frisson de plaisir. La frustration qui les unissait était forte, et rapidement, il ne sut dire ce qui était le plus oppressant dans la pièce : La Chaleur, ou son désir. Il risqua un regard vers elle, un fin sourire sur ses lèvres. Ses vêtements lui collaient la peau, épousant parfaitement ses formes comme il rêvait de leur premier bain, encore maintenant, surtout maintenant qu'il l'avait demandé en mariage. Il détourna rapidement le regard, avant de poser sa main sur la sienne. Rapidement, il sentit son désir se tendre, ne pouvant alors pas le cacher aux yeux de Shanaya. Il tourna son visage vers elle, la regardant avec des yeux brûlant, lui signalant alors qu'il allait succomber à ses désirs les plus primaires. Il tendit son autre main vers son visage, avançant le sien en même temps qu'il l’attirait vers lui.

Avec son nez, il caressa le sien, posant ensuite sa joue contre la sienne, déposant un baiser sous son oreille, avant de laisser sa main glisser le long de son corps pour lui caresser doucement le bras. Il ferma les yeux, il n'avait qu'une envie, c'était de le faire. Il n'entendait plus rien. Sa raison n'était plus là, ou alors, elle était étouffée par sa passion pour Shanaya. M'hamed recula son visage, délicatement, laissant ses lèvres frôlées sa joue, avant de plonger son regard dans le sien. Aussitôt, il succomba, et l'embrassa avec une passion et une fougue qu'elle ne lui connaissait pas encore. Ses mains sur son visage à elle, il l'attira contre lui alors qu'il se laissait tomber le long du banc, dos contre le bois, tout en cherchant avec ses mains, à caresser sa peau. Sans se défaire de ses baisers, il se mit à lui remonter délicatement sa robe, avec ce besoin de poser sa main sur ses fesses. Un besoin que sa raison ne cessait de lui crier qu'il ne fallait pas y succomber, car ce serait le début de la décadence. Il saisit alors ses fesses avec force, avant de relever ses mains pour inverser les rôles. Il l'installa dos contre le bois, se mettant alors sur elle, caressant avec son index, sa joue. Son regard fiévreux n'était plus incandescent, désormais, il y avait un véritable brasier de couleur. Finalement, il se pencha vers elle pour l'embrasser, caressant avec l'une de ses mains, le haut de sa cuisse, comme si une partie de lui-même se refuser encore à y succomber pleinement.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Ven 15 Nov - 0:10


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Shanaya Bachchan
Tout au fond d'elle elle savait bien qu'il ne fallait pas succomber mais c'était bien plus facile dans la théorie que dans la pratique. Même sans se toucher et en se regardant à peine, la tentation était trop forte. Un regard malencontreux à l'anatomie de son fiancé. Shanaya rougit dans la vapeur dense du sauna. Sa gorge se serra et son coeur se suspendit au regard de M'hamed. Elle ne bougea pas quand il fit un pas vers elle, sage uniquement parce qu'elle gardait tout à l'intérieur. Elle se laissa surprendre malgré tout, ne lui connaissant pas cette fougue. Sous ses lèvres, son sultan scellait le refus que la raison leur imposait. La jolie fille du marchand de raisin n'avait plus de volonté.

Elle cherchait ses baisers et ses caresses sans encore oser grand chose, contrairement à lui. Les mains sur ses fesses, il réveillait des frissons avant même de l'avoir vraiment touchée. Directif, il la captivait autant qu'il l'intimidait. Ses mains hésitaient sur son torse comme elle se penchait, ses cheveux coulant une caresse sur ses épaules perlées de sueur. Ses yeux étaient plus doux que le velours, ses lèvres timidement sucrées...

« M'hamed, il ne faut pas... », souffla-t-elle contre sa gorge sans trop de volonté.

Sans prévenir, il l'enlaça plus encore, inversant les rôles pour la surplomber. Les mains de Shanaya glissèrent de son visage à ses épaules, caressante. Le sentir tout contre elle, ses yeux brûlant littéralement de désir, mais aussi quelque part cette délicieuse sensation de ne rien pouvoir lui opposer... Jamais avant, Shanaya ne s'était senti perdre le contrôle à ce point, pas même sous l'effet du fruit de vie. Et tout comme lui, c'était aussi irrésistible que défendu.

Finalement, elle cessa de lutter. Ses reins allèrent chercher d'instinct une caresse pré-nuptiale dont elle ne savait rien en fait. Les histoires d'Anita étaient loin, et celles de ses soeurs aussi. Il n'y avait plus que lui et elle et la chaleur étouffante qui commençait à leur donner le vertige. Doucement, les mains sur son torse elle le repoussa sans quitter ses lèvres pour le guider vers la première pièce où elle aurait essuyer patiemment sa peau moite, le sécher puis le masser. Mais...


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Ven 15 Nov - 0:50


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Anita Amshula
Au moment où le sultan et Shanaya avaient pris la direction des bains, dans le jardin de jade tous les regards s'étaient tournés vers Anita :

« Ben quoi ? », demanda la fille du conseiller Amshula. Ben quoi... elle avait très bien compris ce qu'il y avait... Mais il n'était absolument pas question qu'elle fasse quoi que ce soit.

Elle était bien consciente de ce qu'il allait se passer dans les bains. Ca avait beau être le Sultan, il restait avant tout un mâle et Shanaya, comme n'importe quelle femelle, ne serait pas difficile à enflammer. Cela, tout le monde l'avait très bien compris. D'autant que ce serait sa première fois, elle ne saurait pas comment le faire languir et encore moins comment modérer son propre plaisir pour le faire venir petit à petit à son paroxysme plutôt que de piétiner sa volonté avec la délicatesse d'un étalon enragé.

« Mais on ne peut pas les laisser... »
« Bien sûr que si. »
« Bien sûr que non ! »
« Bien sûr que si! Ils se sont promis - »
« En tout cas moi je n'irais pas frapper à la porte des bains pour les surprendre... », répliqua malicieusement Anita en pensant qu'elle tenait là le meilleur des arguments.

Presque toutes se raclèrent la gorge, gênées à l'idée de "surprendre" quoi que ce soit, sauf Arohi qui avait ce petit air arrêté et déterminé que Shanaya aurait tant apprécié. Arohi avait beau être réservée - presque trop - c'était un très fort caractère. Il en fallait pour dire"non" à Anita.

« Il faut aller chercher le Sadrazam, si tu n'y vas pas j'irais moi-même Anita. »

Anita la foudroya du regard comme si elle avait décidé de la réduire en cendres mais Arohi ne broncha pas. La petite diva du groupe soupira et évinça la pauvre Arohi d'un geste pompeux de la main.

« C'est bon, c'est bon! J'y vais... »

Sur le chemin des appartements de Rohan, Anita réfléchissait à une excuse pour ne pas vendre le Sultan et Shanaya... Elle avait bien une petite idée. Après tout si Rohan était trop occupé à faire autre chose, ou s'il n'avait "pas envie de discuter"...

Mettant son plan à exécution, notre jolie Anita se coula contre les épaules de son Sadrazam qui était en train de lire. Elle lui mordit doucement le lobe de l'oreille, glissant ses mains par l'ouverture de son légendaire sherwani bleu marine. Il n'en fallut guère plus pour avoir toute l'attention qu'elle voulait et dans le même temps, elle en oubliait presque le pourquoi du comment elle était venu le chercher.

Il fallut qu'un coup de conscience la prenne, juste avant qu'elle ne sente qu'elle allait vraiment regretter d'être obligée de s'interrompre pour qu'elle confesse :

« En fait... j'étais venue pour te dire que le sultan et Shanaya étaient "allés au bain". Si ça n'avait été que moi je n'aurais rien dit du tout mais les filles m'ont "obligé". »


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Jeu 21 Nov - 20:57


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Sadrazam Misra
Lorsque Anita entra dans les appartements du Sadrazam, elle le vit allonger, sur un long divan bleu marine, sur ses balcons, dominant alors une bonne partie de la cité. Rohan lisait, à la lumière du soleil couchant, cherchant alors un moment de quiétude pour se retrouver, et se laver de toute cette journée enfermée à discuter sur tout un tas de truc dont il n'avait probablement rien à faire si cela n'avait pas concerné le Sultan, ou un homme qu'il aimait vraiment. Rohan n'était pas allé trouver Anita, la sachant avec ses copines. Elle monterait probablement le retrouver quand elle en aurait fini, pour qu'ensuite, ils aillent manger ensemble.

La lumière orangée sur sa peau sombre, le regard lumineux, l'obscurité naissant n'amoindrissait en rien sa vision. Plongé dans son livre, il leva à peine la tête lorsqu'il vit Anita s'approchait de lui, un sourire sur ses lèvres, comme pour lui dire bonjour. Ce n'était pas quelqu'un qui laisserait tout tomber pour satisfaire tous ses caprices, et qui ne l'encouragerait probablement pas consciemment dans cette voix, étant lui-même, quelqu'un qui aimait que les choses tournent autours de lui. Rohan la vit se lover contre lui. Aussitôt envahi par son parfum délicat, le Sadrazam sentit sa concentration se dissipait bien plus vite qu'elle n'était venue. Ses baisers en dessous de son oreille avant qu'elle ne lui mordille le lobe de l'oreille eurent rapidement raison de lui, et presque inconsciemment, il enregistra la page où il en était, pour poser le livre près de lui, alors qu'elle laissait glisser sa main dans son sherwani, lui caressant le torse d'une manière on-ne-peut-plus suggestive.

Rapidement, sa main alla se retrouver derrière la tête d'Anita pour l'embrasser avec cette fougue qui naissait en lui, à vitesse grand V. Il lui en fallait peu pour partir au quart de tour, et elle le savait. Elle était comme lui, et ça, c'était quelque chose qui lui plaisait. Il cherchait de ses lèvres chacun de ses baisers, tandis que de ses mains, il essayait de lui caresser certains endroits qui n'étaient qu'à lui. Sa virilité grandissante, il la regarda se reculer de lui, avec un sourire profondément mutin sur ses lèvres. Un de ses sourires qui vous laisse toute chose, au point de fondre comme neige au soleil. Son regard de braise en rajouta une couche sur la pauvre Anita qui s'apprêtait à mettre un terme à ce petit jeu, pourtant si alléchant pour les deux camps.

« En fait... j'étais venue pour te dire que le sultan et Shanaya étaient "allés au bain". Si ça n'avait été que moi je n'aurais rien dit du tout mais les filles m'ont "obligé". » Rohan fronça les sourcils quelques instants, laissant alors un léger silence s'installait entre eux afin d'entendre les fontaines des jardins du Palais. « Bismillah, pourquoi ne m'as-tu donc pas prévenu plutôt, Anita ? » Il quitta ses bras comme l'on tente de tenir un poisson entre ses mains dans l'eau, pour remettre son sherwani en place. Il se passa une main dans les cheveux, puis dans sa petite barbe, avant de rajouter : « M'hamed m'a demandé de l'aider dans cette voie-là. Ils veulent rester pur, ceux sont leur croyance, je me dois y aller. Ils ne leur restent plus qu'un jour à tenir, ils vont pas commencer à me faire chier maintenant. »

Il disparaît alors dans une tornade de poussière d'or.


(...)

Rohan apparut à la sortie des bains. Comme s'il avait marché pour arriver ici, il posa le pieds au sol en s'élançant sans hésiter une seule seconde à ce qu'il allait trouver dans les bains. La chaleur étouffante l'écrasa totalement, lui faisant tourner la tête. Il s'immobilisa quelques instants, reprenant ses esprits, avant de voir une pile de serviettes posée-là. Sans hésiter une seule seconde, il en prit quatre, et continua sa recherche dans les bains du Sultan.

Vint alors la salle des massages. Personne. Il ouvrit alors le sauna, et là, il blêmit. M'hamed était sur Shanaya - qui, Allah soit béni, avait toujours ses vêtements, nu comme un ver, sa virilité tendue comme jamais, lui prodiguant des caresses qui, après la surprise installée sur son visage, laissa place à un sourire amusé. M'hamed n'avait rien oublié de tout cela, visiblement, malgré ces cinq cents d'abstinences - Qu'Allah le garde, cet homme n'en est pas un ! « Momo', oh ! Debout, lève-toi de là, laisse-là tranquille ! »

M'hamed, qui n'avait pas entendu son Sadrazam entré, sursauta comme un perdu en entendant la voix de Rohan dans le sauna. Aussitôt, il se redressa, s'asseyant contre la pierre, les yeux écarquillés, comme un enfant prit en faute. Il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. Il déglutit péniblement, alors que Rohan lui envoyait une serviette avec un petit rire moqueur. « Cache-moi donc ton sexe, tu en as déjà trop fait pour aujourd'hui avec. » M'hamed se leva, et enroula rapidement sa serviette autour de sa taille. Il était rouge comme une pivoine, et même l'excuse de la vapeur ne suffirait pas pour expliquer cette jolie teinte rouge que ses joues arboraient.

Rohan s'approcha de Shanaya sans la regarder, la respectant alors, en lui donnant les serviettes pour qu'elle se cache, s'essuie, fasse ce qu'elle voulait avec. M'hamed baissa le regard lorsque Rohan croisa le sien avec un vilain sourire moqueur. « La réécréation s'arrête-là, les enfants. Shanaya, je te prierais de t'en aller, je vais m'occuper de lui faire retomber toutes ses pulsions, en finissant sa toilette. » Le rouge pivoine de ses joues devint blanc, pâle. Rohan éclata de rire, faisant alors signe de la main à M'hamed pour le suivre dans la pièce d'à côté. M'hamed ferma doucement les yeux, avant de passer devant lui, murmurant un timide : « Merci. » Rohan lui tapa les fesses avec un sourire amusé, faisant sursauté son ami de toujours, qui le fusilla du regard, avant de rire à son tour. Rohan regarda Shanaya avec un sourire, puis il lui dit : « Tu le retrouveras pour le dîner. » Il lui fit un clin d’œil, et disparut derrière M'hamed, qui déjà, se plaignait des gestes brusques de Rohan.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Lun 25 Nov - 22:12


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Anita Amshula
Anita ne devait pas revoir Rohan avant le repas du soir. Elle l'avait simplement laissé voler au secours du Sultan et ce, malgré qu'à ses yeux, personne n'aurait dû intervenir. La petite peste byzantine s'était laissée tombée sur le lit de son Sadrazam, d'humeur boudeuse mais résignée. Ce n'est qu'après coup, en voyant qu'il ne revenait jamais qu'elle se décida à aller faire le tour des jardins pour voir ce qu'il était advenu de Shanaya. Elle espérait bien que Rohan ne l'avait pas traumatisée par dessus le marché. Elle finit par la trouver dans le petit jardin ombragé des bains, probablement le plus petit du palais. Elle était assise sur la petite fontaine, le nez en l'air, un sourire rêveur accroché sur ses lèvres.

« Oh Anita, je ne t'ai pas entendu arriver. »
« Rohan n'a pas été trop dur hein ? », demanda la fille du conseiller Amshula avec un petit air navré.

Elle vint s'asseoir près de sa future reine, sans trop oser car après tout, même si elle n'était pas d'accord avec Rohan, c'était elle qui l'avait prévenu.

« Pas le moins du monde. C'est une chance que M'hamed ait un ami si dévoué... », répondit Shanaya, amusée.
« Je vous comprendrai jamais. Je te préviens, ne me fais pas le coup le jour où Rohan voudra demander ma main! », s'écria la jeune djinn, « Tu seras une d'autant meilleure amie... »

Shanaya lui donna un petit coup d'épaule, taquine. Elle savait bien sa façon de penser, inutile de tirer déjà la sonnette d'alarme. Le reste de l'après midi se passa tranquillement, à l'image de Shanaya. Anita lui posa des questions sur ce bain que Rohan s'était senti obligé d'interrompre. Shanaya répondit sans donner les détails que sa cadette espérait tant et sans non plus se défiler de sorte qu'Anita ne puisse pas lui reprocher de ne rien partager avec elle. Elle était toujours très fine dans sa façon de faire, Anita l'avait remarqué. Difficile de l'emmener là où elle ne voulait pas aller et pourtant, elle avait toujours l'air de ne jamais dire non.

Elles discutèrent de leur mâle, de la nuit de noces qui arrivait, des robes du mariage, de l'horrible semaine d'abstinence, de tout et de rien. Le soleil passa finalement derrière le puits de lumière, il était temps de retrouver tout le monde pour le dîner.

Shanaya prit place à côté du Sultan, posant discrètement sa main sur la sienne en signe d'affection mais sans oser vraiment regarder Rohan. Anita, elle, était toute excitée. Il y avait cette petite étincelle malicieuse dans le regard de Rohan. Ce dîner promettait d'être ... épique.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Ven 29 Nov - 22:15


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Sultan M'hamed
Lorsque Shanaya les eut quitté, M'hamed se retourna vers Rohan avec une expression grave. Le Sadrazam se mit aussitôt à éclater de rire, se tenant l'entre-jambe comme s'il allait se pisser dessus. Le Sultan inclina légèrement sa tête sur le côté, l'air blasé, se demandant encore combien de temps ce cinéma allait durer. Rohan finit par se redresser, s'essuyant le coin des yeux, arrachant un gloussement de temps à autres. Il finit par dire : « Allez, allonge-toi, je vais te masser, mon chou. » M'hamed qui pique un fard de colère, Rohan qui repart à rire, la suite, il ne fallait pas être voyant pour la deviner. C'est un Sultan en colère qui s'essuya le corps, avant de s'habiller sous le regard de son meilleur ami, de son frère, qui continuait de rigoler comme un perdu, ravi d'avoir mis son frère dans l'embarras. En même temps, c'était pour son bien. M'hamed le savait, et lorsqu'il quitta les bains pour le rejoindre à la sortie, il le remercia, les dents serrés, comme si, ça lui coûtait de le faire. Rohan eut un petit rire, avant de passer son bras autour de ses épaules, pour faire le tour du jardin, parlant de tout et de rien, comme ils le faisaient de temps en temps, se rappelant alors un temps qui était depuis longtemps derrière eux, désormais.


(...)

Shanaya vint s'asseoir à ses côtés. M'hamed osa un regard, puis un sourire, avant de voir les autres convives s'asseoir à leur tour. Les serviteurs entrèrent, leur présentèrent les bassines d'eau à la rose pour se laver les mains, avant de se retirer pour leur porter les plats divers et variés, qu'ils disposèrent devant eux. Ce n'est que lorsque M'hamed se servit le premier, que les autres suivirent le rythme, veillant bien à ce que Shanaya est déjà la main dans le plat pour ne pas avoir à doubler la future femme de leur Sultan. Rohan, qui les regardait comme un paparazzi, prêt à bondir à la moindre caresse déplacée tout en sachant très bien qu'elle ne viendrait pas, tout du moins pas à table, tourna son regard vers Anita, les yeux plein de lumières, lui mimant un baiser qu'il pourrait lui déposer sur ses lèvres s'il n'avait pas été à table. Roshan parlait avec Sah'il, discutant de tout et de rien. La table était plutôt silencieuse, ce soir. Tout le monde parlait dans son coin, sauf le Sultan qui n'osait rien dire, les souvenirs d'il y a quelques heures étaient encore beaucoup trop brûlant en lui pour qu'il n'ose encore parler à Shanaya.

Finalement, c'est Rohan qui se lança, regardant le Sultan et sa future femme avec un sourire moqueur. « Qu'est-ce qui vous arrive, les enfants ? On dirait que vous avez honte de quelque chose ? Que sait-il donc passé dans les bains, tout à l'heure ? » Le Sultan stoppa sa main à mi-chemin du plat, ses yeux se levant vers le Sadrazam, et son sourire goguenard. M'hamed se passa la langue entre les lèvres, avant de hausser un sourcil. Rohan venait de confirmer une chose : C'était LE PIRE TÉMOIN, FRÈRE, AMI, CONSEILLER qu'il lui fut donné tout au long de TOUTE sa vie. Et c'était pas rien de le dire, quand on a presque deux mille ans. « Continue donc, Rohan, personne ne voit où tu veux en venir. » C'était un ton doucereux, mais plein de venin qui avait porté ses paroles, attirant alors de nombreux regards curieux sur le visage du Sultan qui n'était plus aussi lumineux que d'habitude.

Rohan l'ignora superbement.

Le Sadrazam tourna son regard vers Shanaya, un fin sourire sur ses lèvres. « Je me devais de vous interrompre, car tel était votre désir. Tu ne m'en veux pas Shanaya ? » Rohan avait un sourire faussement désolé. Toute son expression l'était. Il jubilait comme un cochon, adorant faire ce coup-là à son meilleur ami. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient plus comportés comme des adolescents, que le simple sentiment que lui procurait cette scène, lui donnait envie de continuer un peu plus, d'appuyer là-dessus jusqu'à ce que le Sultan éclate et qu'il dise à tous au combien il avait envie de se taper sa femme dans toutes les positions possibles, voir plus, mettant alors au défi l'imagination indienne et son kamasutra. M'hamed ferma doucement les yeux, continuant de manger comme si de rien était, tandis que Rohan en rajoutait une couche : « Dans mes souvenirs, il s'en tirait plutôt bien. » Sa'hil n'était plus là. Enfin, physiquement si, mais mentalement, il parcourait ses songes aussi vite que possible, balayant les sons de Rohan avec une machette comme pour y couper court dans son esprit qui tournait déjà à plein régime. « La Rome Antique, le Caire, Alexandrie, Constantinople, Babylone... Tant de cité où le Sultan s'est exercé... » Rohan reposa son attention sur Shanaya un sourire espiègle sur ses lèvres. « Mais ne t'inquiète pas, ma soeur. Après on ne peut plus de cinq cent ans d'abstinences, je suis sûr qu'il n'a rien perdu de sa fougue... C'est qu'il aurait inspiré le Kamasutra, dit-on encore dans son dos ! » Roshan ne disait rien, se sentant tout petit d'un coup. C'était un domaine dont il ne connaissait rien. Rohan avait un sourire de conquérant.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Ven 29 Nov - 23:54


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Shanaya Bachchan
Tout n'aurait pu qu'être un repas un peu silencieux, un peu long où elle n'aurait pas ouvert la bouche jusqu'au moment de se retrouver seule avec M'hamed, un peu gênée, mais pas tant que ça au fond. Cette complicité, ils la partageaient depuis le premier instant. Ils s'étaient parlé le plus honnêtement du monde dès ce premier bain où il avait décidé que dans l'intimité, ils pouvaient oublier le protocole. Tout aurait pu glisser aussi simplement que ça, comme une plume poussée par une brise légère à la surface de l'eau mais ç'aurait été sans compter sur ce cher Rohan qui semblait d'humeur taquine ce soir.

Shanaya le sentit venir dès le départ mais quelque chose en elle espérait qu'il aurait pitié d'eux.

« Qu'est-ce qui vous arrive, les enfants ? On dirait que vous avez honte de quelque chose ? Que sait-il donc passé dans les bains, tout à l'heure ? »

Tout à coup, en face de la fille du conseiller Amshula, le sultan se rembrunit et sa jeune fiancée baissa le regard, rougissant jusqu'aux oreilles. Anita sourit. Elle, n'aurait jamais rougi de la sorte et d'ailleurs, elle ne cachait rien d'ailleurs. Mais Shanaya avait cette candeur qui, de l'avis d'Anita allait être un handicap quand elle serait reine.

« Continue donc, Rohan, personne ne voit où tu veux en venir. »

Shanaya ne broncha pas, sage comme une image à côté de son fiancé aux humeurs ombrageuses.

« Je me devais de vous interrompre, car tel était votre désir. Tu ne m'en veux pas Shanaya ? »

Shanaya déglutit doucement puis releva le menton pour se donner une contenance et regarder le Sadrazam Misra dans les yeux malgré les couleurs de ses joues qui n'avaient rien à envier à celles des roses du jardin.

« Tu as fait ce que tu devais mon Sadrazam. », fit-elle, le tutoyant pour la première fois et en public d'ailleurs.

Anita s'en étonna et un joli sourire vint balayer ses lèvres comme elle attendait la réaction de Rohan. Il aurait été hypocrite de continuer de le vouvoyait compte tenu de ce qui s'était passé un peu plus tôt dans l'après midi. Ils n'auraient su être plus intimes qu'à présent...

Quand Rohan commença sa petite épopée narrative, Anita observa attentivement les réactions de chacun. Elle ne disait rien, cachant parfois un sourire derrière sa coupe d'or, mais elle restait absolument irréprochable car il fallait absolument qu'elle ne perde pas une miette de ce piquant repas. Sah'il avait l'air de vouloir être partout sauf ici. Roshan aurait fait un parfait jumeau de Shanaya dans sa petite expression emprunté.

« Mais ne t'inquiète pas, ma soeur. Après on ne peut plus de cinq cent ans d'abstinences, je suis sûr qu'il n'a rien perdu de sa fougue... C'est qu'il aurait inspiré le Kamasutra, dit-on encore dans son dos ! »
« Rohan !»

Shanaya n'avait pas pu s'en empêcher. Elle se mordit la langue à la seconde où elle avait osé s'écrier et ses beaux yeux sombres allèrent se réfugier dans son assiette...


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Dim 1 Déc - 14:49


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Sadrazam Misra
Rohan était ravi de ce qu'il venait de produire au sein de la table du Sultan. M'hamed le regardait avec des pulsions meurtrières, Shanaya était plus rouge que jamais, Sa'hil cherchait désespéramment un endroit où se cacher, tandis que Roshan ne savait pas non plus où se mettre. Il n'y avait qu'Anita qui regardait les principaux intéressés avec cette petite lueur espiègle dans son regard, ce qui ne pouvait qu'encourager Rohan à continuer. Ce n'est que lorsque Shanya parla qu'il cessa tout à coup sa tirade pleine de révélation sur la vie sexuelle de son meilleur ami, et frère, M'hamed.

« Rohan ! » Rohan eut un petit rire, avant de commencer à dire : « Oh, Sha- ... » Mais le Sultan le coupa. « Stop, Rohan. Oui, j'ai aimé te suivre, oui, j'ai adoré ça, oui, je suis pratiquement sûr que toute cette passion s'éveillera de nouveau après mon mariage avec Shanaya, mais ce n'est ni l'endroit, ni le moment pour en parler. » Sah'il remercia Dieu de l'intervention tant espérer de son père pour mettre fin aux histoires de son oncle. Roshan eut un petit sourire timide, avant de dire tout en regardant Rohan : « Le Sadrazam a oublié la fois où le Sultan lui a mit la tête dans la boue après l'avoir énervé de la sorte au cours d'un repas similaire à celui-là, il y a quelques centaines d'années, maintenant. »

Tous les regards se tournèrent vers Roshan, qui, habituellement, était aussi silencieux qu'une tombe lors des repas. M'hamed éclata tout simplement de rire en voyant l'expression blasé sur le visage de Rohan, qui disait entre ses dents : « Rappel-moi de ne jamais plus te sauver la vie Roshan. » Roshan sentit le rouge monter sur ses joues, avant d'éclater de rire. M'hamed riait toujours, tandis que Rohan s'affaissait très clairement dans les plats disposés devant lui. Il n'osait même pas regarder Anita, il était blessé. Roshan baissa à son tour son visage dans les plats, tandis que M'hamed disait : « Et bien, Rohan ? Qu'est-ce qui s'passe ? Pourquoi tu ne parles plus tout d'un coup ? » Rohan releva le regard vers lui, plissant des yeux. Sa'hil éclata tout simplement de rire, rapidement rejoint par M'hamed.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Mar 3 Déc - 23:40


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Shanaya Bachchan
Le Sadrazam Misra se délectait trop de la situation pour s'arrêter en si bon chemin. Et finalement, ce fût au sultan de mettre le holà.

« Stop, Rohan. Oui, j'ai aimé te suivre, oui, j'ai adoré ça, oui, je suis pratiquement sûr que toute cette passion s'éveillera de nouveau après mon mariage avec Shanaya, mais ce n'est ni l'endroit, ni le moment pour en parler. »

Shanaya rougit de plus belle, attrapant dans cette affirmation ce qui lui était plus directement destiné. Ses yeux se posèrent à nouveau sur Rohan tandis que Roshan plaçait le mot de la fin. Pensait-il lui aussi que son inexpérience allait être un handicap pour la nuit de noces ?

« Le Sadrazam a oublié la fois où le Sultan lui a mit la tête dans la boue après l'avoir énervé de la sorte au cours d'un repas similaire à celui-là, il y a quelques centaines d'années, maintenant. »

Ce trait d'humour suffit à inverser les rôles. Voilà que c'était le sultan qui cherchait à taquiner son ami et le Sadrazam qui se renfrognait. Fort heureusement, un petit regard à Anita et tout le monde devinait qu'elle ne manquerait pas de faire bonne usage de cette mauvaise humeur et que personne d'autre qu'elle n'allait en profiter.

Shanaya sourit, amusée de voir le sultan et son Sadrazam se comporter comme des adolescents. Elle parla pas le reste du repas, échangeant quelques œillades complices avec son amie Anita qui était juste en face d'elle. Le repas se prolongea jusque tard, comme toujours, bien que ce fut dans un calme peu habituel.

« M'hamed ? Le soir de notre mariage... », commença-t-elle en se demandant comment elle pourrait tourner ça avec tact alors qu'il la raccompagnait, comme chaque soir à ses appartements. Elle l'arrêta à mi chemin, posant sa main sur son bras pour signifier qu'elle allait dire quelque chose qui méritait toute son attention, « Je ne voudrais pas que ... tu te retiennes à cause de moi. Je... je ferais ce que tu voudras. De bon coeur. »

Ca ne sonnait pas comme elle l'aurait voulu. Elle aurait voulu que ça tombe comme une évidence, qu'ils en rient en se demandant même pourquoi elle avait abordé le sujet mais elle sentait ses joues s'enflammer et son ton de voix la trahir un peu. C'est qu'elle ne voulait ni avoir l'air de trop s'intéresser à la chose ni avoir l'air de ne pas s'y intéresser du tout et encore moins avoir l'air de rechigner à la tâche.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Dim 8 Déc - 13:37


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Sultan M'hamed
Le reste du repas se passa sans encombre, si ce n'est les regards amusés du Sultan sur son Sadrazam qui ne regardait plus personne, si ce n'est les plats qu'on leur proposait devant eux. De temps en temps, il se risquait à un regard vers son ami, mais M'hamed affichait toujours son petit sourire moqueur, provoquant aussitôt sa veine temporale. M'hamed était hilare, et Rohan n'avait plus qu'une seule envie, c'était de quitter la table pour rejoindre ses appartements. Il y avait fort à parier qu'Anita allait devoir jouer des pieds et des mains pour réussir à lui faire sortir un mot de la soirée. Rohan était une vrai tête de con, surtout quand il était blessé. Mais cela ne ferait pas changer d'état d'âme M'hamed qui ne pouvait que jubiler de voir son ami reprendre la manivelle qu'il avait actionné. M'hamed avait jeté un regard plein de remerciement à Roshan, avant de quitter la table à son tour, raccompagnant Shanaya à ses appartements.

« M'hamed ? Le soir de notre mariage... » M'hamed s'arrêta, posant son regard sur Shanaya, attendant qu'elle ne finisse. Visiblement, quelque chose la dérangeait depuis quelques temps déjà, quelque chose dont il semblait que Rohan ait appuyé dessus suffisamment fort pendant le repas pour qu'elle ne se jette à l'eau afin de lui en parler une bonne fois pour toute. Le regard de prisme du Sultan projetait la lumière de la lune. « Je ne voudrais pas que ... tu te retiennes à cause de moi. Je... je ferais ce que tu voudras. De bon cœur. » M'hamed eut un petit sourire, avant de l'attirer contre lui, la serrant doucement contre son sein. Il lui chuchota tout bas : « N'y pense pas, Shanaya. Tu n'as pas à rougir de ne rien savoir de tout cela. » Il recula d'un pas, lui levant le visage avec son index pour lui caresser son nez avec le sien. Il lui murmura : « Si tu veux tout savoir, Shanaya, je suis tout aussi stressé et impatient que toi... Mes rêves n'en finissent pas de me torturer lorsque j'y pense. »

Le Sultan avait un petit sourire timide. Il baissa le regard, avant de lui prendre la main, pour continuer leur petite balade qui les mèneraient inévitablement vers les appartements de Shanaya, où il devrait lui dire au revoir, lui souhaiter la bonne nuit. M'hamed s'immobilisa une seconde fois, à la lumière de la Lune, devant la porte des appartements de Shanaya. Il l'amena devant lui, avant de lui dire : « Plus qu'une semaine, ma Shanaya, et on sera à jamais ensemble. » M'hamed sourit, le regard plein d'étoiles.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Dim 8 Déc - 14:57


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Shanaya Bachchan
Depuis le début, M'hamed l'avait toujours encouragée à lui parler sans détour. C'était sans doute ce qui avait aussi facilité leur rapprochement bien que, pour sa part, Shanaya n'avait jamais aspiré qu'à se rapprocher de lui. Elle s'ouvrit donc de ses appréhensions de future mariée et il les recueillit dans des bras aimants et protecteurs :

« N'y pense pas, Shanaya. Tu n'as pas à rougir de ne rien savoir de tout cela. »
« Je ne sais quand même pas rien du tout. Mes soeurs et Anita y ont largement veillé. », répondit-elle avec un sourire amoureux.

Il ne fallait pas qu'il croit qu'elle allait tomber des nues le soir de la noce sous prétexte qu'elle était vierge. Les femmes parlaient beaucoup entre elle de ce genre de chose et il y avait fort à parier que les amies d'Anita savait mieux que Rohan lui même ce qu'ils allaient faire le soir de leur nuit de noces. Si Shanaya était plus réservée, elle n'était pas non plus la dernière à lancer ses amies sur le sujet même si c'était toujours sans curiosité malsaine.

« Si tu veux tout savoir, Shanaya, je suis tout aussi stressé et impatient que toi... Mes rêves n'en finissent pas de me torturer lorsque j'y pense. »
« Tu m'as largement laissé jugé de ton impatience tout à l'heure. », répondit-elle un brin taquine, cette lumière particulière dans le regard, comme si toutes les étoiles du ciel étaient venues admirer leur reflet dans les yeux sombres de Shanaya Bachchan.

Elle lui serra doucement les mains puis ils reprirent leur marche, tranquilles et silencieux. C'était comme si derrière leur visage timide, leurs sourires savouraient par avance le moment de grâce qu'ils allaient partager. Ils arrivèrent devant ses appartements, tous proches de ceux du sultan. C'était le moment de se quitter et, comme chaque soir, il semblait être venu beaucoup trop vite.

« Plus qu'une semaine, ma Shanaya, et on sera à jamais ensemble. »
« Il me semble déjà que ce sera la semaine la plus longue de toute ma vie. », répondit-elle au bout d'un sourire.

L'idée de ne pas le voir tout une semaine durant, et même si elle essayait de se convaincre qu'une semaine ça n'était rien du tout, lui serrait le coeur. Elle s'était si rapidement habituée à ce moment passé ensemble le soir, à ces regards échangés en toute pudeur...

Tendrement, elle posa sa tête contre son coeur un instant, comme pour en emporter un petit peu avec elle le lendemain quand elle se retirerait au temple. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour poser longuement ses lèvres sur sa joue avant de le laisser partir pour mieux la rejoindre en rêve.


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Lun 9 Déc - 22:57


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Sultan M'hamed
Il avait laissé Shanaya à ses appartements, et s'était dirigé vers les siens. À l'intérieur, Rohan l'attendait le regard honteux, le visage plein d'excuse. M'hamed ne l'avait pas laissé parler, acceptant ses excuses dans le plus grand des silences, sachant très bien qu'il était difficile pour son ami de se répandre en excuse. M'hamed avait beaucoup parlé avec Rohan, cette nuit-là, parlant de Shanaya, de ses craintes, de ses peurs, de ses questions, de sa culpabilité vis-à-vis d'Asin, qui, malgré son amour pour Shanaya, parvenait à franchir ses pensées lorsque la nuit était tombée et qu'il n'avait plus que les bruits du vent dans la végétation du parc, ou les clapotements des fontaines.

M'hamed, tout comme Rohan, n'était pas parvenu à s'expliquer le fait qu'il est une deuxième lumière. Rapidement, Rohan parvint à la conclusion que dans Shanaya, il devait y avoir Asin, et que c'était pour cela qu'elle brillait à son contact. Pourtant, même si l'explication pouvait être vraisemblable, elle ne plaisait pas au Sultan, qui savait tout de même faire une distinction entre les deux femmes, dont l'une avait partagé sa vie, et l'autre partagerait sa vie aussi longtemps qu'Allah le voulait. Asin était Asin. Et Shanaya... Il souriait toujours lorsqu'il pensait à elle, c'était comme son soleil, son rayon, sa lumière. C'était Shanaya. M'hamed avait tenté de l'expliquer à Rohan, mais comme il s'y était attendu, Rohan ne comprenait pas vraiment ce qu'il ressentait. Ce n'était pas faute de vouloir comprendre, ça, on ne pouvait le lui reprocher. Mais Rohan était très... Disons qu'il ne passait pas par quatre chemin, et allait toujours directement au but. Sûrement dû à son caractère très militaire.

Le matin s'était levé, et Rohan l'avait quitté tard dans la nuit pour rejoindre ses appartements. M'hamed s'était levé à l'aube, s'était baigné, avait prié pour pouvoir ensuite passer le plus de temps possible auprès de Shanaya. Il avait refusé l'invitation d'un de ses conseillers à déjeuner avec lui, et s'était directement dirigé vers les cuisines pour faire préparer le petit déjeuner sous l'arbre de lumières afin de savourer ses derniers instants avant cette longue et dernière semaine qui les séparait du mariage.

Tout habillé de blanc, sans bijou, sans rien, le Sultan marchait doucement vers le jardin, où il s'assit à une table que l'on avait dressé spécialement pour lui, et pour elle. La table était à l'ombre de l'arbre, renforçant l'effet lumineux du soleil sur le jardin. L'endroit était baigné de lumière, une de ses lumières qui ne vous agresse pas, mais qui vous entoure de bienveillance. Il est là, le regard lumineux, un sourire sur ses lèvres, se passant la main sur la joue, avant d'appuyer légèrement sa tête sur cette dernière, cachant alors à moitié ses lèvres avec sa main, la tête levée vers les fleurs lumineuses de son arbre, comme plongé dans des pensées heureuses.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Mar 17 Déc - 0:29


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Shanaya Bachchan
Ce matin-là, lorsque Nagaï poussa la porte de la chambre de la reine, elle trouva la jolie Shanaya tendrement lovée contre l'un de ses oreillers de plume. Elle souriait amoureusement à un M'hamed qui lui caressait la joue dans un Eden qui n'appartenait qu'à eux et n'entendait pas s'y laisser dérober. Il fallait dire qu'elle n'avait trouvé le sommeil que très tard après le départ de son sultan. Elle avait tantôt pensé aux confidences du Sadrazam, à toutes ses craintes, à la belle Asin qui l'intimidait tant, au protocole qu'elle avait à peine fini de lire. Et sur l'une ou l'autre de ses pensées, elle avait fermée les yeux et s'était envolé au pays des rêves.

« Je suis navrée de t'arracher à de si jolis rêves ma Reine... »

Shanaya finit par ouvrir les yeux sous la caresse douce et maternelle de sa femme de chambre. Elle eut un petit sourire d'excuse :

« Pas encore ma chère Nagaï. », corrigea Shanaya gentiment tandis que sa suivante défaisait sa chemise de nuit pour lui donner le bain et la préparer.

C'est sur ces entrefaites qu'Anita fit son arrivée dans les appartements de la Reine qui jouxtaient ceux du sultan. La maîtresse des lieux étaient comme à son habitude pimpante et causeuse. Elle prit vite le relai de la gentille Nagaï qui ne souhaitait pas s'immiscer entre les deux amies.

« Tu viendras avec moi rendre une petite visite au tailleur du sultan ? »
« Je dois retrouver M'hamed au jardin d'Asin. »
« Mh. »
« Quoi ? », demanda Shanaya en voyant la mine mi-figue mi-raisin de la jeune maîtresse du Sadrazam. Anita avait parfois des réactions un brin exagérées.
« Rien. C'est que... Si Rohan me confrontait sans cesse à ses ... anciennes maîtresses... »
« Anita ! »
« Je sais mais ... »
« Anita. », la petite maîtresse des lieux baissa le regard devant l'autorité de sa future Reine qui pourtant ne levait même pas la voix. Shanaya posa sa main sur celle d'Anita, « Asin ne sera jamais une vulgaire ancienne maîtresse. Elle était sa lumière... »
« Mais c'est toi - »
« Je le suis aussi c'est vrai, mais son Asin... »
« Oui. Parfois j'ai l'impression qu'Allah t'as faite sans travers, c'est assez perturbant. »

Shanaya eut un sourire tendre, passant sa main sur le visage de la jolie Anita.

« Ça n'est qu'une impression dont tu te déferas bien vite quand nous aurons l'occasion de passer plus de temps ensemble. »

Anita sourit, toujours un peu honteuse de la remarque qu'elle avait faite, mais son sentiment de gêne s'envola à l'instant où elle vit la tenue dans laquelle Shanaya allait entrer au temple :

« ... j'ai rien dit! » fit la fille du conseiller Amshula en levant les mains pour s'innocenter de toute critique qu'elle n'avait pas formulée.

Shanaya éclata de rire, repoussa délicatement le voile sur ses épaules pour le temps du déjeuner. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que la jolie lumière du Sadrazam ne trouve pas à son goût la robe que Nagaï avait prévue pour la fiancée du Sultan. C'était une longue étoffe à peine moirée, noble, mais d'une grande simplicité (pour la garde robe d'une future reine). La couleur, grège, bien loin des nuances éclatantes et vivaces qu'elle portait d'ordinaire, était aussi noble qu'humble. Pas de bijou. Pas même un lacet dans ses cheveux que la douce Nagaï avait laissé lâche mais qui disparaîtrait sous le voile délicat de la robe.

C'est dans cette toilette que Shanaya rejoignit M'hamed dans le jardin d'Asin, aux pieds de cet arbre qu'elle aimait d'un amour si semblable à ce lui qu'elle portait au sultan et à la fois si différent.

Gracieuse comme une aube sur les marbres blancs de Byzance, elle vint s'asseoir près de lui, posant une main sur le pied de M'hamed en témoignage de respect, et son front sur son épaule en gage d'amour. Un sourire vint fleurir sur ses lèvres :

« Tu as l'air heureux mon sultan... »




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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Dim 22 Déc - 23:23


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Sultan M'hamed
Lorsque M'hamed la vit apparaître dans sa magnifique robe, à l'ouverture du couloir vers le jardin d'Asin, son regard s'anima d'une vive lumière. Il détourna son regard de nul part pour les poser sur la silhouette de Shanaya qui venait vers lui, un grand sourire sur ses lèvres. Aussitôt M'hamed se leva de sa chaise, tout aussi enjoué qu'elle, le regard débordant d'affection. Il se rassit alors, suivi de près par Shanaya qui lui toucha le pieds, posant alors son front contre son épaule. M'hamed afficha un sourire plein d'amour, avant de se tourner vers elle pour lui lever le menton afin de lui baiser le front.

« Tu as l'air heureux mon sultan... » M'hamed baissa quelques instants le regard, comme intimidé par la présence de sa Shanaya. Oui, il était heureux. Il ne pouvait que l'être. Dans une semaine, elle et lui seraient mariés devant Dieu, devant la Lumière, devant toute la cité et les plus imminents Faeries du monde, avec qui, la Cité-État de Byzance s'entendait bien.

« Oui, je le suis. Je n'en peux plus d'attendre, je veux être avec toi, m'endormir et me réveiller avec toi. » Il lui caressa la joue, avant de déposer un baiser sur sa joue. Il la serra brièvement contre lui, avant de lui servir du jus de fruits sur la table dressée. « Tu es très belle dans cette robe, ma Shanaya. » M'hamed lui fit un sourire, n'ayant alors plus rien d'un Sultan, étant uniquement le Djinn dont seul Rohan pouvait se targuer encore de se souvenir. Il prit un petit gâteau qu'il émietta devant lui, avant d'en fourrer un morceau dans sa bouche. « Tu te sens prête, Shanaya ? » Dit-il, après avoir terminé sa bouchée.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Mer 25 Déc - 22:56


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Shanaya Bachchan
Elle ne le quittait pas des yeux, ensorcelée par cette douce expression de bonheur sur le visage de son sultan. Il semblait que chaque battement de son coeur à lui effleurait le sien avec tendresse et sans doute, la réciproque était-elle vraie.

« Oui, je le suis. Je n'en peux plus d'attendre, je veux être avec toi, m'endormir et me réveiller avec toi. »

Pour elle aussi ce moment semblait se faire attendre et désirer à n'en plus finir. Etant le sultan de Byzance, ils ne pouvaient pas se permettre tout ce que des jeunes djinns de l'âge de Shanaya auraient fait en attendant le mariage. Il ne s'agissait pas forcément de connaître son lit, mais simplement pouvoir s'embrasser, se prendre la main plus librement.

« Tu es très belle dans cette robe, ma Shanaya. »
« J'ai bien essayé de démontrer à ton tailleur que cette robe était trop pour le temple, il n'a jamais rien voulu savoir. », expliqua-t-elle avec tendresse, « Mais je suis contente que tu gardes de moi une image qui te plaise pour la semaine où nous ne nous verrons pas. », compléta-t-elle en lui offrant une grappe de raisin dans le creux de sa main.

Elle trempa les lèvres dans son verre, savourant le délicieux sucre du nectar que son fiancé lui avait servi. Pour elle, il parvenait à ne plus être que M'hamed et, même si elle n'oubliait pas qu'il était sultan, elle appréciait cette proximité entre eux, fidèle au premier jour.

« Tu te sens prête, Shanaya ? »

Elle releva le regard vers lui, laissant passer un silence.

« J'ai encore du mal à me rendre compte de ce que ça représente d'être ta reine. Mais je me sens prête à être ta femme et quand je le serais, j'embrasserai tout le reste. », promit-elle, plutôt confiante.

L'heure passa bien vite à discuter de ce que l'un et l'autre ferait pour que le temps passe plus vite. Shanaya ne manqua pas de taquiner M'hamed en lui faisant remarquer que lui avait déjà tant à faire qui ne lui resterait que peu d'heures à combler dans la journée. Son joli rire tintait dans le jardin quand sa mère et sa dame de compagnie se montrèrent sur la terrasse signifiant qu'il était temps de se quitter. Shanaya se blottit dans les bras de M'hamed longuement puis s'éloigna rapidement pour ne pas être tenter d'essayer d'implorer quiconque de la laisser auprès de lui.

Sa belle chevelure noire disparut sous le voile et les moines du temple la reçurent avec tous les honneurs, l'enlevant pour sept jours au reste du monde. Tout au début, Shanaya se montra très attentive à tout ce qu'on lui expliquait ce qui l'empêcha de penser à sa réclusion. Mais très vite on la laissa seule pour qu'elle puisse se consacrer pleinement à la prière et là, il fut bien difficile de chasser le nom et le visage de son aimé pour n'adorer que celui d'Allah. Il fallait s'y reprendre sans cesse et quand on vint lui annoncer qu'elle devait venir faire la dernière prière du soir et prendre le repas, il sembla à Shanaya qu'on lui donnait enfin un sujet de distraction. Petit à petit, les mises en garde d'Anita prenait corps mais, plus raisonnable que la jeune maîtresse des lieux, Shanaya ne cessait de se rappeler qu'égrainer les minutes ne lui ferait pas passer le temps plus vite. Au troisième jour, elle avait trouvé un équilibre entre son impatience de retrouver M'hamed et la nécessité de cette semaine de purification. Il n'y avait qu'en retrouvant sa cellule, sous la lumière clémente de la lune qui perlait à travers les arabesques des boiseries, qu'elle se laissait aller à rêver de son sultan. A ce point qu'elle pensait même l'entendre l'appeler à mi-voix là tout de suite. Elle sourit, amusée de voir qu'elle n'arrivait pas à se passer de lui quatre malheureux petits jours.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Dim 12 Jan - 23:45


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Sultan M'hamed
Un serviteur habillé d'une tunique verte tapa à la porte de la sobre chambre de la future reine. Cela faisait quatre jours maintenant que les Djinns du temple allaient et venaient, l'accompagnant lorsqu'elle le souhaitait à la prière, ou tout simplement pour lui apporter de quoi manger, de quoi boire. Tous savait ô combien passer autant de temps au temple pouvait être rude pour une personne habituée à vivre au dehors, sans pour autant négliger son temps de prière pour leur Dieu. De plus, son futur rang dans la hiérarchie byzantine lui valut d'avoir quelques avantages dont elle ignorait très probablement qu'il s'agissait d'un avantage.

C'est ce qui se passa, ce soir-là.

La reine ouvrit, le serviteur s'inclina, lui murmura tout bas qu'on l'attendait quelque part. Qu'il fallait s'avancer discrètement, et surtout se faire le plus petit possible. Il lui demanda alors de se couvrir les cheveux, comme il était coutume au sein du Temple. Enfin, il lui prit délicatement la main, comme pour la presser, avant de lui lâcher une fois qu'elle eut quitter sa chambre. Il ferma la porte de la pièce, avant de lui faire silencieusement signe de la suivre dans les corridors sobrement décorés d'un simple tapis rouge étendu de chaque côté du couloir. Le serviteur lui fit un sourire, avant de la mener dans une petite pièce, à l'extrémité ouest du Temple. Il la fit rentrer en s'inclinant, puis il referma la porte qu'il avait précédemment ouverte pour la laisser passer.

À l'intérieur, il y avait personne.

Tout du moins, à première vue.

La pièce était sobre et ouverte. Au sol, il y avait encore ce même tapis rouge que l'on retrouvait un peu partout dans le temple. Sur le côté de la porte, il y avait une bassine d'eau que l'on avait posé sur un petit guéridon de bois vernis, et la pièce était éclairée par les derniers rayons crépusculaires, qui traversaient le moucharabieh. Au fond de la salle, jusqu'à moitié de la pièce, il y avait tout un tas de cruche en terre-cuite de différentes tailles. Shanaya était magnifique dans cette tenue, à cette luminosité.

C'était ce que c'était dit M'hamed en la voyant rentrée, à travers le moucharabieh. Il eut un léger sourire comme si elle venait d'illuminer sa journée, puis il l'interpella doucement, comme un enfant qui ne doit pas être là, qui sait pertinemment que c'est une bêtise, mais qui ne peut s'empêcher de la commettre. « Ma Shanaya... Hey, ma Shanaya... »

Il la vit lever le regard vers lui, et là, son cœur fut comblé. Ses quatre jours d'attentes le rendaient dingues, il ne cessait de s'occuper pour éviter de laisser son esprit planait autour d'elle, car il ne devait avoir de telles pensées. C'était tout du moins, ce qu'on lui avait dit. M'hamed esquissa un sourire, posant sa main à travers les éléments de bois comme pour l'inviter à faire de même afin qu'il puisse lui toucher le bout des doigts. Son visage était rayonnant, avec la malice d'un enfant qui fait une bêtise.


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MessageSujet: Re: Tu meri adhoori pyaas pyaas   
Mer 15 Jan - 0:24


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Shanaya Bachchan
Shanaya se leva, intriguée. Cela ne faisait que quatre jours qu'elle était entrée au temple mais elle en avait rapidement saisi les principes et interdits. Lorsque la dernière prière du soir était dite, le temple s'endormait jusqu'au lendemain et personne ne devait en troubler la quiétude. Ce silence avait même quelque chose d'intimidant.

Elle ouvrit et un serviteur drapé de vert lui présenta ses respects, comme si elle avait déjà été sa reine. Il lui murmura quelque chose à l'oreille. Elle fronça les sourcils se demandant s'il s'agissait d'une épreuve, mais elle suivit l'homme malgré tout sans qu'un mot ne sorte de sa bouche. Respectueuse, elle se couvrit la tête et pressa le pas comme on l'y enjoignait. Ils laissèrent sur leur gauche l'iwan qui donnait sur le levant et où la première prière du matin avait toujours lieu. Ils traversèrent le temple d'est en ouest puis le serviteur la laissant dans une pièce dénudée. Shanaya posa les yeux sur un de ces tapis qui portaient les couleurs du sultan. La lune perçait à travers les arabesques des moucharabiehs, mystérieuse.

« Ma Shanaya... Hey, ma Shanaya... »

Elle se retourna. Il était là. Son sourire espiègle qu'elle entrapercevait au coin de son oeil rieur, il glissa les doigts dans l'espace de liberté que leur laissait le moucharabieh et sans qu'il n'eut rien à dire, elle y passait aussi les siens qui, plus fins, n'eurent pas de mal à se poser sur les mains du sultan.

« Tu es fou... si l'on te trouve ici... », souffla-t-elle le coeur bondissant de bonheur.

Elle ignorait ce qui se passerait si on les surprenait mais c'était un tel plaisir d'être là, sans pouvoir vraiment se toucher, sans pouvoir vraiment regarder. Mais elle sentait son souffle à travers la dentelle d'argile blanche qui les séparait. Elle posa son front contre la fenêtre, un sourire rayonnant de bonheur sur les lèvres. Un rire léger flotta jusqu'aux oreilles du sultan.

« Je voudrais pouvoir te serrer dans mes bras. Ces trois jours qu'il nous reste... »

Elle posa ses lèvres sur le bout des doigts de son M'hamed, amoureuse mais respectueuse malgré tout. Cette petite bêtise qu'il lui offrait elle la savourait et la partageait jusqu'au bout. S'il l'un et l'autre n'avaient eu que six ou sept ans, ils n'auraient guère fait mieux.


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Ven 24 Jan - 19:12


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Sultan M'hamed
Oui, il était fou. Il était fou d'amour. Il était fou d'elle. Et ça, personne ne pourrait le lui reprocher, surtout à quelques jours de leur mariage. M'hamed n'en pouvait plus d'attendre, et même s'il respectait les rites sacrées du mariage, comme se préserver des idées un peu trop perverses en essayant de penser à autres choses que ses caresses sur le corps lumineux de Shanaya. Elle était devenue rapidement la chose la plus importante de sa vie. La lumière, peut-être... Ou le coup de foudre, il n'en savait rien. Se laisser aller à ses sentiments tout en se refusant à elle, comme elle se refusa à lui, ou à la surveillance un peu trop omniprésente de Rohan, son ami et frère... Tout cela faisait qu'il avait très certainement passé le meilleur mois de ces cinq derniers siècles. Comme un rayon de soleil après une longue semaine de ciel gris, sans qu'il n'y ait une goutte de pluie, ou ne serait-ce que la présence de l'astre solaire par dessus les nuages. Elle illuminait sa vie, et cela se répercutait sur tout le royaume féerique de Byzance.

Shanaya s'approcha alors de lui, passant ses doigts à travers l'espace du moucharabieh, les posant alors sur le bout des doigts du Sultan. Une petite lumière s'éleva alors, après qu'elle eut posée ses lèvres sur sa main. M'hamed sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine. Son visage était rayonnant. Il avait dans son regard cette petite lumière, ce petit éclat d'amour qu'un homme arbore pour la femme de sa vie, lorsqu'il échangeait un moment de parfaite complicité avec cette dernière, comme s'il n'y avait plus qu'eux sur Terre. Il baissa la tête, lui caressant délicatement le bout de ses doigts avec les siens, bien trop gros pour passer au travers des ouvertures.

Il resta là, quelques instants, sans parler, sans émettre le moindre son. M'hamed captait ce moment avec une certaine tendresse, quelque chose d'unique. Elle était dans la maison de Dieu, et même si sa simple présence, là, à ses côtés, était un pêché, il ne pouvait s'empêcher d'être parfaitement bien, avec cette excitation qui faisait battre actuellement son cœur, comme un enfant qui fait sa bêtise, alors que ses parents ont le dos tourné.

Tout à coup, on entendit un bruit. Le Sultan retira aussitôt sa main avec un petit sourire espiègle. Il eut une petite moue vers Shanaya, avant de disparaître dans une petite lumière.

Shanaya ne pouvait le voir encore, mais le pas de deux gardes se fit entendre. Quelques instants après, ils passèrent devant le mousharabieh, sans pour autant s'arrêter, continuant une ronde qu'ils faisaient très certainement depuis le début la création de la cité féerique de Byzance.


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