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 Singh vs Kaur.

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MessageSujet: Singh vs Kaur.   
Ven 1 Nov - 0:38


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Muadhnait McGill Fhaolain



Singh vs Kaur.



Une semaine s'était écoulée depuis que le Sadrazam Misra avait quitté l'infirmerie contre l'avis de ses infirmiers. Une semaine dont chaque jour avait dû s'enfuir en courant à travers les couloirs en dépit du sacro-saint protocole de Rohan.

Anita eut une petit sourire en posant ses lèvres sur la chorba de sa mère. Le fumet épicée lui mettait l'eau à la bouche et, tandis que son père, le conseiller Amshula, animé le repas en discutant politique, sa fille se rêvait dans la chambre de son amant à déguster cette délicieuse soupe avec lui. Sûr qu'elle aurait trouvé mille manières de la lui rendre encore plus délicieuse. Elle repensait avec amusement à la façon dont elle l'avait éconduit à son sortir de l'infirmerie, lui qui n'avait qu'une idée en tête après la sulfureuse visite à laquelle il avait eu droit ce fameux soir. Il lui avait suffit de dire qu'elle était indisposée et ce pour trois jours encore - trois jours car c'était tout simplement ce que Rohan avait amputé à sa convalescence. Pour une fois, la décision d'Anita n'avait en rien été un caprice mais plutôt la décision logique d'une djinn plus mature qu'ils ne l'étaient tous les deux. Lorsqu'il avait promis qu'il s'en allait vérifier de lui-même, elle lui défendit de le faire en lui demandant s'il ferait jamais quoique ce soit qui puisse l'humilier. Là dessus, la discussion s'était conclue et s'était quittés un peu fâchés mais pas vraiment. Il ne l'avouerait jamais mais il aimait qu'elle le défie et elle, se plaisait à ce jeu-là tout autant que lui.

Anita avait toujours aimé les rapports de force et Rohan pouvait lui en donner en veux-tu en voilà sans qu'elle s'en lasse jamais, d'autant que cela finissait de la plus délicieuse façon.

« N'est-ce pas Anita ? »
« Hein ?! », la jeune djinn sursauta, esquissant un sourire d'excuse pour son père qui était probablement trop vieux jeu pour comprendre qu'elle puisse préférer refaire dans sa tête ses nuits d'amour avec le Sadrazam que de l'écoutait lorsqu'il parlait de politique. Quoique...
« Il occupe si bien ses pensées que nous l'avons perdue. Tu comptes bien nous le présenter un jour. »
« Un jour. »
« Quand cela sera-t-il ? », insista son père un peu plus fermement.
« Tu n'es pas encore prêt. », répondit la fille en posant ses yeux sur sa chorba pour ne pas croiser le regard du père.

Le conseiller Amshula soupira, implorant Dieu.

« Je te préviens Anita, si c'est encore un de ces djinns que tu ramènes de la ville ! ... ces jeunes ont l'esprit bien mal tourné et trop peu de respect de nos traditions... »

Anita tapota gentiment l'épaule de son père, lui faisant signe de se calmer. Il n'y était pas du tout.

« Je ne laisserai pas ma fille unique se marier n'importe comment... »
« Qui a parlé de - », le conseiller la foudroya du regard, « J'ai rien dit. », se rattrapa Anita qui cherchait absolument à éviter le conflit.
« C'est un djinn avec une situation qu'il te faut. Et la maturité suffisante surtout. »
« Le prince Sahil... »
« Le prince Sahil a le coeur d'un enfant Pria! Il n'aurait pas les épaules pour un caractère aussi difficile que celui de ta fille. Non. Ce qu'il faudrait c'est un djinn solide, avec la tête bien sur les épaules qui ne cèderait pas à tous ses caprices. »

Anita eut un petit sourire, trouvant que c'était une assez bonne description de Rohan mis à part la partie sur les caprices. Père et mère en avaient d'ailleurs presque oublié qu'elle avait sous entendu avoir trouvé sa Lumière.

« Quelle pitié que tu n'es pas d'avantage considéré mon idée de te rapprocher d'Imran Misra. C'est un garçon droit, respectueux des traditions et qui a le sens de l'honneur. »
« Imran a aussi ses défauts, n'en fait pas un saint papa. Tu te plains toujours que je grandisse trop vite mais Imran me bas à plate couture pour ce qui est d'être... précoce. »

La sexualité débridé d'Anita n'était pas un secret chez les Amshula mais cela restait un tabou. C'était probablement le seul aspect de sa fille auquel le conseiller ne pourrait jamais se faire.

« Ça n'est un secret pour personne Anita, mais je sais que celui-ci ne se serait pas laissé rendre chèvre. Enfin, n'en parlons plus... », soupira Abu Amshula comme s'il cherchait lui-même à se convaincre de se faire une raison. Mais c'était plus fort que lui... « Au lieu de ça, il est sorti de Byzance chercher sa Lumière parmi les éphémères. Cela ne lui apportera rien de bon, pauvre garçon. J'espère qu'il en prendra conscience assez tôt. Si tu avais épousé le frère du Sadrazam Misra, tu aurais eu une situation. C'est important. »
« J'aurais aussi une situation si j'épouse le Sadrazam. », risqua Anita qui essayait d'amener les choses tout en donnant à son père l'impression qu'elle abondait dans son sens. A en juger par le regard de tueur dont elle fut gratifiée, elle en revint à sa première considération : il n'était pas prêt ! du tout... « Tu as "mature"... d'accord, d'accord : c'était une blague... papa. »

C'est le moment qu'un serviteur choisit pour justement annoncer le Sadrazam Misra. Anita serra les dents dans le dos de son père, ne sachant pas ce que sa Lumière avait à l'esprit.

La famille Amshula se leva pour accueillir le Sadrazam, le conseiller le premier, femme et fille dans son dos, s'inclinant avec politesse. Anita faisait les gros yeux dans le dos de son père, secouant discrètement la tête pour faire comprendre à Rohan que ce n'était SURTOUT PAS le moment. Mais allez savoir pourquoi, elle sentait que c'était le moment où il allait se venger de ces fameux trois jours... Elle le sentait...


 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Ven 1 Nov - 1:36


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Imran Misra
Anita avait ce petit sourire qui le faisait fondre. Il ne savait pas pourquoi, mais dès qu'elle lui faisait son petit sourire, il n'avait qu'une envie, c'était de lui détacher la Lune pour qu'elle la mette dans ses appartements. Elle savait jouer de son sourire. Parfois, elle ne passait uniquement dans certaines parties du château où elle n'avait rien à y faire, juste pour lui faire un sourire alors qu'il parlait avec un conseiller, ou des ambassadeurs faeries venus le voir pour diverses raisons liés aux affaires de l'état : Que ce soit pour du commerce, ou autres. Mais ce n'était pas tout. Encore, si elle n'avait que son sourire pour se jouer de lui, il ne dirait trop rien. Le truc, avec Anita, c'était qu'elle représentait exactement tout ce qu'il aimait chez une femme, au point d'en perdre les mots. Son sourire, son parfum, ses œillades, sa façon de marcher, sa façon de se vêtir, sa façon de lui parler, de le toucher, ... Tout. Il n'avait que ses yeux pour pleurer sa faiblesse d'être avant tout un homme. Néanmoins, cela ne l'empêchait pas de s'opposer à elle lorsqu'il le voulait. Créer des petites tensions tout à fait anodine, afin de prouver que c'était lui le plus fort malgré ce qu'elle en pensait, avait ce petit truc addictif dont il ne pouvait se passer. C'était parfois très frustrant, et il en avait fait les frais, il y a peu. Vouloir sortir plutôt de l'infirmerie pour aller la retrouver et lui faire sauvagement l'amour, arriver à ses appartements pour la retrouver, et la voir vous dire non, parce que soit disant elle était indisposée, alors qu'il était sûr que non, ça l'avait énervé. Elle le frustrait, elle aimait ça. Mais elle ne perdait rien pour attendre, car il était parfois très bon dans ce jeu-là.

Très bon, oui. Mais pas sur ce coup-là.

Rohan avait vêtu son traditionnel sherwani bleu nuit. Il avait enfin laissé tomber ses tenues de convalescences qu'on lui avait forcé à porter pour éviter que cela n'accroche de trop son pansement. Mais sa convalescence était finie, alors tout se devait de rentrer dans l'ordre. Y compris sa place d'homme dans son couple naissant. Il s'était fait particulièrement beau, malgré une tenue qui ne changeait rien de l'ordinaire. Il avait taillé sa barbe par le barbier du Palais, avait prit un bain dans les hammams, puis s'était subtilement parfumé de cet odeur si particulière qu'elle appréciait. Boisé, masculin, plein de chaleur mais pas trop fort non plus. Il ne fallait pas qu'un parfum vous prenne la tête, sinon, c'était un mauvais parfum. Il avait ensuite prié, fait brûler deux, trois encens, dans l'espoir de se porter un peu de chance contre cette femme qui semblait ne faire que ce qu'elle voulait, et il avait prit la direction des appartements de la famille Amshula, avec le pas sûr, l'air serein, et le regard mutin. Il était en forme, il souriait, et les gardes se détendirent sur son passage. C'était tellement rare. Habituellement, il avait toujours une remarque : Droit, le dos. La lance doit à peine toucher le sol, et rester droite. Parlez plus doucement, on vous entend à l'autre bout du couloir. Remets ta tunique en place, on dirait un débraillé. Bref, du Rohan Misra dans ses mauvais jours.

Mains derrière le dos, il s'arrêta quelques instants devant la porte, posant son regard sur ses pieds, avant de sourire doucement. Finalement, il leva une de ses mains, et tapa à la porte. Deux coups bref. Rohan se retourna, observant les jardins de là où il était, avant d'entendre la porte s'ouvrir derrière-lui. Le Sadrazam se retourna alors, apercevant un de leurs serviteurs. Aussitôt qu'il le vit, il alla l'annoncer, et rapidement, Rohan vit la petite famille Amshula se dessinait dans leur entrée. Il eut un sourire, s'inclinant poliment après que le conseiller l'ait fait. Il croisa le regard d'Anita auquel il répondit par un large sourire. C'est à ce moment-là qu'il décida qu'il allait mettre fin au petit secret qui le liait à sa fille. « Excusez-moi de vous déranger. Je me devais de m'entretenir avec vous au sujet d'une histoire qui me lie à votre fille, Abu. » Il se râcla la gorge, avant de demander : « Puis-je entrer ? » Dans quelques instants, Rohan allait se mordre les doigts de ce qu'il venait de faire. Remarque, il était toujours temps d'inventer une histoire de toute pièce... Mais en avait-il seulement envie ? Pour tout vous dire, il ne pensait même pas aux conséquences qu'ils risquaient d'y avoir.


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Ven 1 Nov - 22:58


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Muadhnait McGill Fhaolain
« Excusez-moi de vous déranger. Je me devais de m'entretenir avec vous au sujet d'une histoire qui me lie à votre fille, Abu. »

Le visage du conseiller Amshula se décomposa. Qu'est-ce que le Sadrazam Misra et sa fille ...

« Puis-je entrer ? »
« Mais très certainement Sadrazam Misra. Vous êtes ici chez vous. », répondit le père d'Anita avec une défiance qu'il essayait au mieux de dissimuler. « Vous parliez d'une affaire avec ma fille... je ne vous cache pas ma surprise. Anita est très jeune, je ne soupçonnais pas qu'elle puisse interférer de quelque manière que ... ce ... soit - »

Dans son dos, sa fille continuait d'essayer d'arrêter Rohan dans sa si belle lancée sans vraiment prendre garde à sa mère qui, tout à côté d'elle était au première loge de ce drôle de spectacle.

Il ne lui fallut pas plus de cinq minutes pour comprendre la supercherie et, spontanée comme elle l'était, Pria Amshula ne put retenir un hoquet de surprise. Dans le même temps, Abu Amshula, qui était loin d'être un imbécile, en arrivait à la même conclusion trouvant dans ses souvenirs des dernières semaines des preuves accablantes. Les roses d'un bleu profond qu'on avait fait porter à Anita en début de semaine. Sa visite à l'infirmerie. La fermeture du harem du Sadrazam et tout ce qui s'en était suivi. Et ce bien audacieux trait d'humour que sa fille avait osé seulement quelques minutes avant.

Abu Amshula se retourna brusquement vers Anita qui se figea sur place foudroyée par ce regard terrible, mais le père réservait ses tempêtes pour plus tard. Il se retourna vers le Sadrazam Misra sans rien perdre de sa dureté.

Il était inutile de dire que si l'idée d'une union avec Imran Misra lui laissait envisager les meilleures perspectives pour sa fille, il n'en pensait pas autant d'une union avec le Sadrazam, bien qu'il fût le deuxième djinn le plus important de Byzance politiquement parlant. Le Sadrazam payait là les fruits de ses amours peu sérieuses et peu respectables. N'eût été de ce menu détail, Abu Amshula aurait probablement embrassé son futur gendre et commencer derechef à parler du mariage. Mais Anita était son unique enfant. Comment diable aurait-il pu se réjouir de la laisser aux mains d'un djinn si peu concerné par l'honneur de ses femmes et même, leur bonheur -personne ne ferait croire à Abu Amshula que sa précieuse Anita aurait pu se plaire enfermée à longueur de temps dans une chambre pour le seul plaisir de son mari. Elle avait probablement le caractère le plus épouvantable de Byzance pour un père, mais il l'aimait aussi tendrement qu'on peut l'imaginer.


 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Ven 1 Nov - 23:47


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Imran Misra
Le Sadrazam referma la porte derrière lui, jugeant que le caractère de sa visite était beaucoup trop intime pour qu'il ne laisse un serviteur le faire. Il ne souhaitait que rien ne sorte de ces appartements tant que l'affaire n'était pas réglé, et bien qu'il soit toujours aussi sûr de lui quant à la marche à suivre, il se rendit compte tout à coup, que c'était peut-être pas la meilleure façon de le faire, et qu'il aurait du probablement attendre un peu que les choses se tassent, et que leur relation, à Anita et lui, avance un peu. Mais Rohan voulait tout, tout de suite. C'était son plus grand défaut, et même si de par le passé, il en ressortit quelques problèmes, là, il savait que ce ne serait pas le cas. La lumière s'en était mêlée, et lui, qui n'y croyait plus, avait directement su, qu'au plus profond de son être, de son âme, elle était celle qui lui ferait chavirer le cœur pour des années, des siècles, et peut-être même des millénaire si Dieu le voulait. Rohan observa le comportement du conseiller Amshula avec curiosité. L'homme semblait dans une colère noire, et quelque part, il savait pourquoi. Il baissa le regard, se disant alors qu'il allait bien finir par payer toutes ses conneries qu'il avait pu faire, auparavant. Ceci étant, il n'hésiterait pas à serrer les poings s'il en venait à l'insulter verbalement. En d'autres lieux, rien que son regard lui aurait valu diverses représailles de sa part. C'était lui le chef, ici, quand le Sultan n'était pas là. On lui devait le respect, quand bien même il était le pire salaud du Palais.

L'humour ne résoudrait rien, ni même la colère. Il se gratta la tempe, relevant le regard pour plonger ses yeux dans ceux du père d'Anita. Rohan ne savait pas ce qu'il allait dire, et n'avait pas prévu de devoir monter un dossier pour sa défense. Tout ce qu'il savait, c'était qu'ils s'en sortiraient. De toute manière, la Lumière les avait bénie, alors même si son père serait réticent, il ne pourrait réellement avoir le choix. C'était sûrement cela qui lui avait donné autant d'assurance sur un sujet aussi épineux que l'amour, et la volonté de s'engager pour l'éternité. Il n'avait pas jamais comprit tout ce charabia que l'on faisait tout autours de cette lumière qui s'élevait de l'amour entre deux Djinns, et il voulait le savoir. Il voulait connaître, à son tour, ce que c'était qu'être un Djinn comme les autres. Il serait égal aux autres, face à la lumière, il s'en était rendu compte, lorsqu'elle avait piétiné son cœur pour obtenir ce qu'elle voulait de lui. Et il l'avait fait. Il ne savait pas pourquoi, mais il l'avait fait prenant un risque qu'il n'avait, jusqu'alors, jamais prit. Enfin, elle était venue, elle l'avait embrassé, et de la lumière s'était échappée du frottement de leurs lèvres, puis de leurs caresses, et enfin de ses caresses à elle. Il posa son regard sur Anita, sérieux. Il ne reculerait pas, et il affronterait la colère d'Abu Bakr, peut importe les armes qui lui faudrait brandir pour calmer ses ardeurs.

« Écoutez. Je veux bien que vous me ressortiez le couplet sur mes antécédents, sur le fait que je ne suis pas quelqu'un de sérieux sur ce sujet-là, mais cette fois, ça l'est. » Rohan se passa une main dans les cheveux, montrant son stress. Chose qu'il ne faisait probablement jamais, pas même devant le Sultan. Il se racla la gorge, reprenant : « Ce personnage-là n'existe plus. Votre fille a bien joué son rôle là-dedans, et elle a toujours su se refuser à cet homme. » Il croisa le regard d'Anita, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres. À chaque fois qu'il croisait son regard, c'était comme une bouffée de courage qui s'élevait de ses entrailles pour parcourir son corps, lui donnant l'aplomb nécessaire pour continuer son geste. « Au final, je ne l'ai jamais touché, si c'est que vous croyez. Votre fille est respectable, et elle l'est à mes yeux. C'est pourquoi, même si je pense que nous aurions du attendre que notre relation devienne plus intense, je me devais de vous en faire part. »

Rohan posa son regard sur la mère d'Anita, puis sur Abu. « Avec la Lumière de notre côté, avec sa bénédiction, je suis prêt à tout pour avoir votre fille, Abu. » Il se mâchouilla la langue. Finalement, il s'en était pas si mal sorti, pensa-t-il. Il sentit sa jambe trembler, et dû faire un effort pour la contracter pour qu'elle cesse de montrer réellement ce qu'il ressentait. Il se devait de rester inébranlable, et c'était quelque chose qu'il souhaitait honorer peu importe la situation. Rohan était très ottoman dans sa manière d'être. Il aurait probablement fait un excellent chef d'armées si son destin avait été conçu autrement. Rohan reposa son regard sur le Conseiller, le défiant pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient : « Mais je vous demande de pas lui en vouloir. Votre fille est jeune, mais elle vous a fait honneur. C'est une femme, c'est ma femme. » Sa main se mit à trembler, sentant beaucoup plus intensément les regards des trois personnes sur lui. Il la fourra dans la poche de son pantalon blanc, sous son sherwani. Une goutte de sueur coula le long de sa colonne vertébrale.


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Dernière édition par Imran Misra le Dim 3 Nov - 22:47, édité 1 fois
 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Sam 2 Nov - 1:09


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Muadhnait McGill Fhaolain
Anita ne quittait pas Rohan du regard. Elle avait bien vu qu'il s'était rendu compte rapidement de son erreur mais il était trop tard pour reculer. Ça n'était plus leurs petits jeux de pouvoir habituels, il fallait faire front ensemble. Pourtant Anita ne broncha pas au début ce qui aurait largement pu laisser croire qu'elle le laisser mouiller sa chemise pour elle avec l'intention de rester passive.

« Mais ce personnage-là n'existe plus. Votre fille a bien joué son rôle là-dedans, et elle a toujours su se refuser à cet homme. »

Le conseiller Amshul ne disait rien, gardant son visage fermé. C'était pourtant bien la première fois qu'on lui parlait de sa fille en terme élogieux sinon pour saluer sa beauté et sa superbe ce qui n'était pas toujours du goût du père, bien las d'avoir sans cesse à surveiller cette précieuse fille qui lui donnait tant de soucis.

Il n'interrompit pas le Sadrazam mais le laissa poursuivre sans jamais le quitter du regard ce qui ne faisait probablement rien pour le mettre à l'aise.

« Au final, je ne l'ai jamais touchée, si c'est que vous croyez. Votre fille est respectable, et elle l'est à mes yeux. C'est pourquoi, même si je pense que nous aurions dû attendre que notre relation devienne plus intense, je me devais de vous en faire part. »
« Vous vous le deviez en effet. », trancha la voix du conseiller sans encore accuser.

Il semblait peser le pour et le contre, détaillant le moindre petit cillement chez le Sadrazam. Jamais auparavant Rohan Misra n'avait montrer tant de signe d'agitation. Tout le monde l'avait bien remarqué d'ailleurs. Pria Amshula eut même un petit sourire d'encouragement dans le dos de son mari. Elle était très certainement plus sensible qu'Abu Bakr aux premiers émois de l'amour même chez quelqu'un d'aussi important que le Sadrazam Misra.

« Avec la Lumière de notre côté, avec sa bénédiction, je suis prêt à tout pour avoir votre fille, Abu. »

Anita lui sourit largement. Elle le trouvait beau dans cette attitude plus mesurée que d'habitude, prudent et avisé. Et elle était également séduite par ce qu'il disait. C'était aussi doux qu'un "je t'aime" même s'il s'adresser à son père et non à elle. Cette étape était importante pour eux. Non pas qu'Anita souhaitait voir les choses aller à l'affrontement, mais s'il n'avait pas eu le cran de s'opposer à son père, la lumière ne les aurait pas réunis.

Elle voyait bien qu'il n'était pas à l'aise mais ça ne faisait rien. Rohan n'était pas un homme qui s'ouvrait facilement et moins encore sur ses sentiments. Ça faisait son charme. Anita jeta un regard à sa mère puis alla rejoindre son Sadrazam en toute humilité pour ne pas le laisser faire front seul même s'il avait fait en sorte de la laisser en dehors de tout cela.

« Mais je vous demande de pas lui en vouloir. Votre fille est jeune, mais elle vous a fait honneur. C'est une femme, c'est ma femme. »

A ce moment, Anita glissa sa main dans celle de Rohan, les yeux rivés sur le visage de son père sans aucune forme de provocation. Tout au contraire, elle faisait profil bas bien qu'elle ne baissait pas les yeux.

Ensuite la lumière parla pour eux, frappant le conseiller Amshula de plein fouet même s'il était déjà averti. Pria Amshula posa les mains sur son visage, trop heureuse de ce qu'elle voyait mais trop bien consciente de sa place pour parler la première. Il y eut un long silence puis, Abu Bakr Amshula finit par soupirer profondément :

« Eh bien... vous me semblez l'un et l'autre sincères et, même s'il est vrai que ce n'était pas ce que j'avais imaginé pour Anita, je ne m'opposerai pas à la Lumière. Puisse-t-elle vous faire grandir ensemble, amine. »

Anita semblait toute excitée mais son père leva la main pour lui intimer de se calmer :

« Cependant, j'ai quelques conditions. Il n'est pas question que vous poursuiviez indéfiniment hors mariage. Bien sûr Sadrazam, je ne vous mentirai pas, si vous prenez ma fille pour épouse je sais qu'elle vous sera fidèle malgré ses caprices mais, je ne vous apprends rien, elle a connu d'autres hommes, tout comme vous avez connu d'autres femmes. Ainsi, il ne serait ni juste ni avisé de vous demander plus que de respecter l'un et l'autre une semaine de purification avant le mariage... »

Anita regardait Rohan, plutôt mitigée. Elle n'était pas sûre que Rohan soit prêt pour le mariage. C'était beaucoup trop demandé même s'il l'avait dit : elle était sa femme, avec ou sans mariage.

« Quant à toi Anita, j'attends de toi que tu ajustes ton attitude. Tu ne peux pas être une enfant et l'épouse d'un Sadrazam. Cela implique aussi des responsabilités et, puisque tu sembles si proche de notre future reine, j'espère qu'elle pourra t'enseigner la juste attitude. »



 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Sam 2 Nov - 12:54


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Imran Misra
Anita était venue à côté de lui, faisant à son tour front devant le conseiller Amshula, comme pour faire pression. Elle l'avait regardé avec amour, avant de glisser sa main dans la sienne. Il eut un sourire, avant de poser son regard sur leurs mains. Avec son pouce, il caressa doucement le dos de sa main, et aussitôt une petite brume lumineuse s'élevait de chacune de ses caresses, bénissant chacun de ses gestes. Il eut un sourire, relevant le regard vers Abu Bakr, qui s'avoua vaincu sans avoir tenté de se défendre. « Eh bien... vous me semblez l'un et l'autre sincères et, même s'il est vrai que ce n'était pas ce que j'avais imaginé pour Anita, je ne m'opposerai pas à la Lumière. Puisse-t-elle vous faire grandir ensemble, amine. » Rohan sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il aurait bien voulu lui répondre quelque chose de simple, comme Si Dieu le veut, mais il n'y parvint pas. Visiblement, il s'y était bien prit, et il s'en félicitait intérieurement. Il avait gagné Anita, auprès de son père, elle ne pourrait plus rien faire pour se cacher de lui, ou se jouer de lui. Elle était à sa merci, même si quelque part, lorsqu'il posa son regard sur Anita, il sut que c'était lui qui était à sa merci. C'était quelque chose d'assez drôle, pensa-t-il. Lui, l'homme, celui que l'on craignait de par sa simple présence, se faire ainsi mener par le bout du nez par une si jolie jeune femme. Elle ne semblait pourtant pas de taille à le mettre à genoux, mais il savait qu'elle en était capable. Il ferait tout pour elle, et il l'avait récemment commencé à le prouver.

Rohan esquissa un sourire lorsqu'Abu leva la main pour imposer le calme chez sa fille, qui s'excitait de joie à côté de lui. Rohan sentait son coeur battre à tout rompre. Il ne disait rien, laissant le conseiller dire ce qu'il avait à dire, comme il lui avait laissé faire précédemment.
« Cependant, j'ai quelques conditions. Il n'est pas question que vous poursuiviez indéfiniment hors mariage. Bien sûr Sadrazam, je ne vous mentirai pas, si vous prenez ma fille pour épouse je sais qu'elle vous sera fidèle malgré ses caprices mais, je ne vous apprends rien, elle a connu d'autres hommes, tout comme vous avez connu d'autres femmes. Ainsi, il ne serait ni juste ni avisé de vous demander plus que de respecter l'un et l'autre une semaine de purification avant le mariage... » Rohan déglutit difficilement. Il posa son regard sur Anita, lui serra un peu plus intensément la main. Il finit par sourire, avant de reposer son regard sur Abu, pour lui dire dans un murmure : « Si tel est votre désir, Abu. » Cela lui coûta beaucoup. Il venait d'un temps ancien, d'un temps où rien n'était fait avant le mariage, mais pour Rohan, qui, sur d'autres sujets, pouvait se montrer vieux jeux, était très, trop, ouvert là-dessus. Ce qu'il pensait de son frère, vis-à-vis de sa précocité sur le domaine, pouvait s'appliquer à lui. Mais il était trop fier pour avouer un quelconque besoin comme son frère, Imran, lui avait très bien fait comprendre.

De toute manière, il n'était pas prêt pour se marier. Puis, le mariage du Sultan était pour bientôt. Il ne devait en aucun cas lui faire sa demande maintenant, car toute l'attention ne devait être uniquement tourné vers lui, et lui seul. Rohan n'en dit rien au père d'Anita. Ce qu'il ne savait pas pour le moment n'avait aucune raison de le mettre en colère. Puis... Rohan ne savait pas du tout comment s'y prendre pour son propre mariage. Autant il avait réglé les divers préparatifs administratifs du Sultan sans aucun soucis, s'arrangeant avec les divers royaumes féériques conviés aux festivités, autant pour les siens, il se sentait quelque peu perdu. Ce n'était jamais facile quand c'était pour sois-même. Puis, même avant ça, il lui faudrait faire sa demande... Anita voudrait sûrement quelque chose d'exceptionnelle, et lui... Rohan eut un sourire rêveur. Il avait bien trop à faire pour le moment, puis il comptait bien profiter d'Anita, avant d'avoir quelques responsabilités à honorer. Il était là pour ça, d'ailleurs. Passer du temps avec elle, avec cette étrange besoin de rattraper les mille années où il fut seul, se rendant compte, alors qu'il avait beaucoup trop longtemps séjourné dans les ténèbres de la solitude malgré le fait d'avoir été aussi bien entouré par sa famille d'abords, puis par le Sultan, et enfin son frère, Imran.

« Quant à toi Anita, j'attends de toi que tu ajustes ton attitude. Tu ne peux pas être une enfant et l'épouse d'un Sadrazam. Cela implique aussi des responsabilités et, puisque tu sembles si proche de notre future reine, j'espère qu'elle pourra t'enseigner la juste attitude. » Rohan esquissa un petit sourire, avant de déposer un baiser sur la joue d'Anita, comme pour lui faire comprendre qu'il était avec elle, et qu'il serait derrière lui pour l'aider dans son rôle. C'était quelque chose qu'elle n'avait probablement pas choisi chez lui, et c'était à lui de l'aider à trouver ses marques. Son père étant déjà conseiller pour le Sultan, elle en avait déjà probablement des tonnes. Puis... Elle s'était elle-même proclamée maîtresse des lieux, appuyée par le Sultan en personne, il n'avait donc aucun soucis à se faire. « Votre fille est tout de même Maîtresse des Lieux, je ne pense pas qu'on est un quelconque soucis à se faire, Abu. »

Le Sadrazam se racla la gorge, avant de plonger son regard dans les yeux d'Anita. Il fallait maintenant qu'ils se retrouvent seuls. Rohan avait besoin d'être seul avec Anita. Il reposa son regard sur Abu, avec la ferme intention de s'en aller avec sa fille, cherchant n'importe quel raison. L'idée de dire que la future Reine, Shanaya, avait besoin d'elle pour une robe lui traversa l'esprit, mais au final, il balaya tous ses mensonges d'un revers de la main, et il demanda : « Peut-on nous retirer, Anita et moi, Abu ? J'ai besoin de lui parler de certaines choses qui nécessitent que l'on ne soit qu'elle et moi. » Il fallait maintenant qu'il lui parle du mariage, et de ce qu'elle voudrait de lui, de ce qu'il attendrait d'elle. Lui, il savait déjà ce qu'elle attendrait de lui, et certaines de ses volontés comme avoir des enfants lui restèrent quelques instants en travers de la gorge. Il ne dit rien, attendant qu'Abu ne réponde.


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Dim 3 Nov - 1:11


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Muadhnait McGill Fhaolain
La semaine d'abstinence allait être un supplice, Rohan et Anita étaient bien d'accord là dessus. Un seul regard avait suffit pour qu'ils se comprennent. Ils n'avaient pour l'instant presque rien goûté l'un de l'autre, par la force des choses, et c'était déjà bien assez frustrant. Tout à coup, Anita n'était plus si pressée qu'on fixe une date de mariage et les petits engrenages vicelards de son cerveau avaient déjà trouvé tout un tas de raisons de ne rien précipiter. Des excuses que son père trouverait bien évidemment très sages.

Son père qui justement profitait du moment pour lui faire la morale et lui enjoindre de se ranger. Bien sûr qu'elle finirait par se ranger. Mais pas encore. Et puis, elle savait qu'elle pouvait compter sur Rohan pour ne jamais lui reprocher ses caprices d'enfant. Il les aimait trop. Il ne manqua pas de faire revenir à la surface son titre de Maîtresse des Lieux, auto-attribué mais confirmé par le sultan lui-même. Ce n'était qu'un titre honorifique a bien des égards mais probablement qu'en épousant Rohan, elle en ferait malgré eux un véritable titre car jusqu'à présent, le Sadrazam n'avait jamais eu d'épouse. Il n'était donc pas la peine de chercher quel pourrait bien être sa fonction.

« Peut-on nous retirer, Anita et moi, Abu ? J'ai besoin de lui parler de certaines choses qui nécessitent que l'on ne soit qu'elle et moi. »
« Cela me paraît légitime. Faites... », répondit le conseiller après une seconde de réflexion.

Sa fille vint lui sauter dans les bras et l'embrasser sur la joue comme seuls font les enfants. Il la serra en retour, l'oeil humide puis se fut le tour de sa mère. Enfin, elle retourna à Rohan comme si elle avait déjà été sa femme, le coeur léger et débordante d'énergie.

Elle ne lui en voulait même pas d'avoir voulu se venger des trois jours d'abstinence qu'elle lui avait imposés. Posant ses lèvres sur les siennes sans plus chercher à se cacher de quiconque, elle avait l'impression d'être le centre du monde.

« Et maintenant ? », demanda-t-elle comme si elle n'en avait jamais assez...


 
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Lun 4 Nov - 0:02


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Imran Misra
Lorsqu'elle posa ses lèvres sur les siennes, Rohan se recula d'un pas, et montra d'un signe de tête le conseiller Amshula, tout en disant : « Pas devant ton père, Anita. » Si Rohan était quelqu'un de très ouvert sur le sujet, de pervers et d'obsédé, il restait quand même très respectueux, surtout lorsqu'un proche parent se trouvait non-loin de là. Abu leur avait très bien fait comprendre ce qu'il n'aimait pas chez Rohan, du moins, dans son passé personnel. Il n'allait donc pas l'embrasser devant le conseiller, surtout après avoir eut cette conversation avec lui, devant toute sa petite famille. Il se rapprocha alors d'elle, passant doucement son bras sur sa taille, déposant un baiser sur sa joue. Il s'excusa d'un regard vers le conseiller Amshula, qui quittait déjà la pièce avec sa femme. Rohan esquissa alors un sourire, plongeant son regard dans celui d'Anita, qui le dévorait du regard. Elle était son centre de son univers à présent, il ne s'en rendait pas compte encore, mais son coeur, lui, s'en était rendu compte. Rohan la serra contre lui, déposant un baiser sur ses lèvres, tandis qu'elle lui disait :  « Et maintenant ? »

Rohan se mordit la lèvre, son regard devenant tout d'un coup coquin. Même son sourire qui se dessinait à présent sur ses lèvres parlait pour lui. Il l'attrapa alors comme une princesse, passant son bras sous ses genoux, la soulevant alors comme si elle ne pesait trois fois rien. Il approcha son visage du sien, lui caressant son nez avec le sien, et il utilisa sa lumière pour disparaître des appartements des Amshula.


(...)

Ils réapparurent dans ses appartements. Il la posa sur son lit (toujours bleu nuit) avant de poser un genou à côté d'elle. Il retira ses chaussures avant de se mettre au dessus-d'elle, ses deux mains lui servant d'appui juste à côté de son visage à elle. Elle ne pouvait s'échapper. Cette fois, c'était lui qui dominait, et elle n'aurait pas son mot à dire. Il approcha son visage du sien, avant de déposer un baiser sur ses lèvres, à plusieurs reprises, avec de plus en plus de fougue et de passions. Rohan eut un petit rire, approchant alors ses lèvres de son oreille pour lui murmurer doucement : « Tu m'as rendu fou de toi, à moi de te rendre folle de moi. » Tandis qu'il la caressait avec ses mains.

Il les approcha de son décolleté, tandis qu'il baissait doucement son visage le long de son cou, lui embrassant chaque parcelle de son corps, se voûtant presque pour conserver ses jambes immobiles entre les siennes. Rohan embrassa le creux entre ses seins alors qu'il amenait doucement ses mains à la hauteur de ses lèvres. Ses jointures blanchirent et d'un coup, il déchira tout bonnement le haut de la tenue d'Anita, avant de retirer les lambeaux qu'il bazarda sur les côtés pour lui embrasser pleinement les seins avec passion.


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Lun 4 Nov - 1:01


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Muadhnait McGill Fhaolain
Rohan refréna ses ardeurs. Ça n'était à ses yeux à elle qu'un malheureux baiser mais il avait raison. Son père prenait tout mal il fallait dire. Ca ne l'empêcha pas d'avoir le baiser qu'elle voulait quelques secondes après une fois qu'ils furent seuls et même mieux, le Sadrazam Misra la souleva dans ses bras comme dans les contes que Moony avait racontés à Roshan le soir où eux, s'étaient échangé leur premier baiser.

Elle ferma les yeux et en un battement de cil il l'avait ramené à ses appartements qu'elle ne connaissait pas mais qui se trouvaient être exactement ce qu'elle avait imaginé. Du Bleu! marine bien sûr. Elle eut un petit sourire moqueur puis il l'allongea sur le lit et elle sentit son ventre se creuser de plaisir par anticipation. Elle le laissait dominer avec un plaisir certain, cette petit étincelle de malice toujours bien allumée dans le regard.

Leurs lèvres ne tardèrent pas à se trouver et si ça n'avait été que d'elle, elles se seraient dévorées sans plus attendre. Mais Rohan se devait de marquer le moment de sa victoire :

« Tu m'as rendu fou de toi, à moi de te rendre folle de moi. »
« Tu crois que je ferais ça si je n'étais pas déjà folle de toi ? », demanda-t-elle tandis que ses mains se glissaient entre sa peau et la ceinture de son pantalon, « Cinq points à la lutte ça non ? », demanda-t-elle taquine.

Soudain, Rohan déchira le haut de sa robe. Anita eut un petit hoquet de surprise :

« Ma robe!!!! Mais tu es fou ! », s'écria-t-elle en rougissant peut-être pour la première fois de sa vie.

Elle suivit du regard les lambeaux de sa défunte robe que Rohan avait jetés sans le moindre intérêt. Elle restait bouche bée à le regarder alors que lui la mangeait de baisers. Que dire là dessus ? Rien du tout, elle succombait déjà. Elle luttait un peu, faisant mine de chercher à se libérer juste parce qu'elle adorait se sentir sa prisonnière (du moment que cela restait un jeu bien évidemment).

Ses doigts glissèrent dans les cheveux de Rohan, ne se lassant plus de les caresser. Au passage elle soulevait cette fine poussière dorée qu'ils estimaient tant. Ses caresses descendirent sur ses épaules puis son torse, se régalant des dessins que sa musculature y faisait.


 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Lun 4 Nov - 12:21


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Imran Misra
« Tu crois que je ferais ça si je n'étais pas déjà folle de toi ? » Ses paroles tintèrent délicatement dans sa tête. Son coeur s'enivrait de ses mots, tandis que la chaleur de son corps augmentait. Il sentit ses mains à la hauteur de sa ceinture, sentant ses doigts se glissaient doucement à l'intérieur. Rohan se stoppa quelques instants, se figeant de plaisir. « Cinq points à la lutte ça non ? » Il eut un petit rire, reprenant alors ses baisers le long de son corps, jusqu'à joindre ses mains à la hauteur du creux de ses seins qu'il embrassa, et murmura, joueur et victorieux :
« Peut-être... Mais j'ai déjà gagné, tu as les épaules au sol. »

Ses jointures blanchirent et d'un coup, il déchira tout bonnement le haut de la tenue d'Anita, avant de retirer les lambeaux qu'il bazarda sur les côtés pour lui embrasser pleinement les seins avec passion. « Ma robe !!!! Mais tu es fou ! » Il éclata de rire, se redressant alors, les yeux fiévreux. Rohan esquissa un sourire lorsqu'il la vit rougir, puis se il se pencha doucement vers ses lèvres pour l'embrasser avec de plus en plus de ferveur. Quelques secondes après, il se redressa tout d'un coup, défaisant son sherwani d'une main, tandis qu'avec l'autre, il commençait déjà à le retirer pour le faire tomber derrière lui. Il replongea sur Anita, continuant alors de l'embrasser, caressant son bas-ventre, de ses mains, jusqu'à saisir sa petite culotte.

Rohan se redressa doucement de toute sa hauteur, avant de se lever du lit, pour la tirer au bord tout en lui enlevant sa culotte. Il se mordit la langue, avant de se mettre à genou, caressant alors sa jambe jusqu'à venir embrasser sa cuisse. Tout doucement, il approcha ses lèvres sur les siennes. Autour d'eux, une petite brume dorée semblait se dessiner à mesure qu'ils se caressaient. Chacune de ses caresses sur son ventre, sur ses cuisses, chacun de ses baisers élevaient une petite brume significative, lui donnant encore plus envie de continuer. C'était une curieuse sensation qui s'élevait en lui à mesure qu'il lui prodiguait ses caresses avec sa langue. Le plaisir charnel, le désir, mêlé à cette sensation qu'il ne ressentait que pour elle semblait décupler ses ardeurs.


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Lun 4 Nov - 19:39


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Anita Amshula
« Peut-être... Mais j'ai déjà gagné, tu as les épaules au sol. »
« Tttt. », contredit-elle en agitant son index sous le nez de Rohan, « Nous sommes au lit là, pas au sol... »

Elle sourit de plus belle. C'était comme si le jeu ne s'arrêtait jamais avec Anita. Du moins pas son jeu avec Rohan. Il lui déchira sa robe et rit aux éclats devant sa réaction puis un sourire en la voyant rougir. Ce n'était pas qu'elle était pudique (ça se saurait). Mais elle n'avait pas l'habitude qu'on ose tout avec elle. Elle était la fille d'un conseiller et malgré tout ce dont ils pouvaient se vanter, les jeunes djinns n'arrivaient jamais à en faire totalement abstraction. C'était quelque chose qui n'arriverait pas avec Rohan. Il faisait ce qu'il fallait pour plaire à son père mais dans l'intimité, il n'y avait qu'eux.

Elle le regarda enlever son sherwani sans bouder son plaisir. Elle se mordit la lèvre, posant ses mains sur ce corps qui lui appartenait désormais. Elle avait l'air aussi heureuse qu'une petite fille qui aurait reçu le cadeau qu'elle voulait pour son anniversaire.

Il la saisit par les hanches pour l'attirer sur le bord du lit et elle se laissa faire, savourant par anticipation les caresses qui s'annonçaient. Ses mains le cherchaient encore mais à peine eut-il posé ses lèvres sur elle qu'elle se sentit progressivement perdre ses moyens, le laissant parfaitement prendre son empire sur elle. Son ventre se creusait de plaisir, sa bouche mettait en soupir la volupté de ce moment jusqu'à ce qu'à ce qu'à un moment, n'y tenant plus, la Maîtresse des Lieux, ne noue ses jambes autour du cou de Rohan. A ce moment-là, elle se félicita que les appartements des Amshula ne se trouvent pas proches de ceux du Sadrazam même si elle savait que tout ceux qui se trouvaient à portée d'oreille ne manquerait pas de discuter de la nouvelle conquête d Sadrazam qui criait son nom avec force passion et enthousiasme. Mais ça lui était bien égal. Elle ne le criait pas pour eux mais pour lui.

Elle finit par le repousser pour s'arracher au délicieux supplice, le défi dans le regard. Féline, elle glissa à califourchon sur lui, les genoux posés au sol, le bassin juste assez relevé pour le faire languir de la posséder sans bouder son plaisir. Elle prit son visage dans ses mains pour capter son regard et croquer sa bouche à nouveau tout en continuant cette petite danse suave avant de laisser leur corps parfaitement s'épouser.

Entre ses mains ses reins ondoyaient délicieusement esquissant les prémices du plaisir parfaitement partagé. Alors elle posa ses mains sur ses épaules, faisant mine de vouloir simplement s'allonger sur son torse mais une petite fossette malicieuse vint loger au coin de ses lèvres au moment où les épaules de Rohan touchèrent le sol. Elle ne dit rien du tout.


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Lun 4 Nov - 21:36


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Sadrazam Misra
Ses jambes autour de son cou, elle demandait grâce, lui donnant encore plus envie de continuer à la torturer avec sa langue. Il essaya quelques instants, mais elle n'en pouvait plus, criant son nom de plaisir. Rohan ne disait rien, se reculant alors qu'elle le repoussait pour qu'il ne cesse ses caresses. Son sourire plein de luxure, il la regarde avec une lueur obscène dans l'oeil. Il n'a qu'une envie, c'est de continuer. Sa virilité qui se tend sans cesse, ne récclamant qu'une chose, il la regarde s'approcher de lui, le pousser au sol. Il se laisse tomber sur les fesses, dépliant ses jambes, pour la regarder s'agenouiller au dessus de son sexe. Elle joue avec, elle le fait languir, il se mord la lèvre, tendant un de ses bras derrière sa tête pour l'attirer à lui, et l'embrasser avec force. Elle ne le dominerait pas cette fois-ci, pas cette fois-là, c'était son moment, le sien, et à personne d'autres. Elle l'avait trop fait languir, et lorsqu'elle joignit son bassin au sien, posant ses mains sur ses reins, il laissa échapper un soupir de plaisir, la fièvre dans le regard.

De sa bouche, il cherche sa nuque, il cherche son épaule, son sein, ses lèvres. Il ne sait plus qui il est, ni où il est, il n'a qu'une envie, et elle le sait. Elle se penche vers lui, il la laisse faire, se laissant tomber à même le sol, posant son dos pour qu'elle ne se pose sur lui, tandis qu'elle continuait sa chevauchée. Rohan se mordit la lèvre, lorsqu'elle lui sourit, au moment même où il posa les épaules au sol. Là, il eut un petit rire, murmurant pour elle : « Saleté... » Elle joue avec lui, il adore ça. Il veut la dominer, mais c'est elle qui le fait. Elle le laisse croire, il y croit, puis elle révèle son jeu. Il perd. Mais il adore ça, ça le rend accro, et elle le sait. Il se redresse, avec un sourire plein de promesses perverses. Il la soulève, retirant sa virilité du palais des plaisirs dans un soupir, et se redresse. Rohan l'attire à lui pour l'embrasser avec fougue. Il n'est, et ne sera jamais l'homme raffiné qu'il ait en public. Avec elle, il serait l'homme, et la bête.

Tout en l'embrassant, il lui tapote doucement la fesse, pour qu'elle s'apprête à joindre ses mouvements au sien lorsqu'il la souleva. Elle entoure de ses jambes sa taille, alors qu'il la pénétrait de nouveau. Il la regarde, avant de l'amener contre un mur, l'embrassant dans le cou, tandis qu'il joignait ses baisers de ses mouvements du bassin. Ses soupirs de plaisir se perdent contre son sein, qu'il mordille, avant de relever son visage vers le sien. Il n'est plus là. Le sexe s'est emparé de lui, et il s'y adonne corps et âme. Rohan la gardant contre lui, se dirigea alors vers une commode dont il balaya tout d'un coup de main alors qu'il la posait dessus. Il continue de l'embrasser, son va et vient est plus pressant, plus intense, jusqu'à ce que finalement, il se retire, et la retourne sans prévenir. Il la caresse, il l'embrasse sur l'épaule, avant de joindre son bassin au sien, donnant deux, trois à-coups comme pour prendre ses marques, avant d'enchaîner ses va-et-viens plus régulièrement, reculant son dos tandis que de ses mains, il cherche à la dominer. Une main son bassin, une autre dans son cou, il n'a plus rien de Djinn. C'est un incube.


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Lun 4 Nov - 22:03


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Anita Amshula
Dans un petit rire il reconnait sa défaite mais ne s'avoue pas vaincu. Ce ne sera jamais fini et c'est justement ce que le jeu a de grisant. Dans leurs baisers, ils se font conquérants. Anita a soif de son Sadrazam et elle pourrait boire jusqu'à son âme sans que ce ne soit vraiment pêché. Le goût de sa peau l'enivre et elle succombe encore et encore mais chaque fois revient dans un nouvel assaut. Ils s'accordent si bien dans cette danse qui n'appartient qu'à eux. Si c'est la première fois qu'Anita vient dans sa chambre, il n'y a pas un détail qu'il ne lui aura pas fait visiter cet après-midi là, du lit à la garde robe en passant par le magnifique tapis brodé et sans oublier les murs, cet endroit s'imprègne de leur couple autant qu'ils s'imprègnent l'un de l'autre, jusqu'à en perdre la raison.

Le dos contre son torse, Anita s'abandonne parfaitement. Elle se laisse couler contre le sol avec la grâce d'une panthère. Elle gémit entre ses mains, se cambre de plaisir, love son visage contre son sherwani fétiche qu'il a négligemment jeté là comme pour qu'elle puisse y retrouver son odeur et se laisser griser encore. Celui-ci il ne le mettra probablement plus mais qu'importe.

Étonnamment ils franchissent ensemble le pas du jardin des délices dans un champs voluptueux qui mêle les suppliques d'Anita au feulement de Rohan doux et rauque. Masculin. Cela aussi elle s'en délecte, presque autant que du va-et-viens qu'il soutient avec force en elle. Ses doigts délicats semblent griffer le marbre puis ils retombent ensemble, apaisés, le corps fiévreux et fébrile. Doucement Anita s'allonge sur le ventre, cherchant la fraîcheur du marbre et la chaleur de Rohan contre ses épaules et son dos. Les yeux clos, elle sourit.

« Je t'aime Rohan Misra. »


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Mar 5 Nov - 1:18


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Sadrazam Misra
Rohan soupira de plaisir, se cambrant légèrement, avant de coller à elle, la serrant de toutes ses forces. Front posé contre son dos, les yeux clos, le souffle saccadé, le corps transpirant, les esprits qui lui reviennent doucement. Son visage se fendit d'un sourire, d'un véritable sourire. Il poussa un dernier soupir, comme pour reprendre contrôle, avant de lever son front pour poser ses lèvres entre ses omoplates. Il déposa un baiser, puis un deuxième, avant de se retirer doucement, ouvrant alors les yeux. Autour de lui, la poussière dorée continuait de virevolter, avant de se laisser tomber au sol avec lenteur, recouvrant le tapis bleu marine. Le Sadrazam remarqua alors la poussière, lui arrachant alors un sourire doux. Il la retourna, la regardant avec un amour profond et sincère. Elle était si belle, là, à le regarder, son corps nue, devant lui. Elle s'était donnée à lui sans broncher, elle n'avait même pas tenté de lui résister, se laissant alors guider par les instincts les plus primaires de son Sadrazam. La lumière les avait béni, sans même qu'il ne s'en rende compte. C'était étrange et beau à la fois. Une chose dont il était sûr, c'était que c'était plein de poésie. L'amour qui les unissait était si fort qu'ils semblaient prendre forme dans cette poussière. Il ignorait si elle était éphémère, ou si elle allait resté là, mais ça l'attendri. De toute façon, Anita avait su, depuis leur échange lors du bal, il y a un mois, le changer au plus profond de son âme.

« Je t'aime Rohan Misra. » Rohan plongea alors son regard dans le sien, souriant tendrement. Ses yeux s'embuèrent sans qu'il ne s'en aperçoive, ému. Elle lui avait volé son coeur, mais elle s'en occupait bien, le mettant au centre de son univers à elle, au point de l'aimer tendrement, lui, peut-être le djinn le moins populaire de tout le palais. Son sourire était plein d'amour, et lorsqu'il s'avança sur elle, couchant son ventre sur le sien, maintenant une bonne partie de son poids sur ses bras et ses genoux pour éviter de l'écraser, il lui murmura alors : « Tes mots apaisent mon âme. » Il appuie son torse contre ses seins, déposant un baiser sur son menton, puis sur ses lèvres, avant d'aller lui chuchoter doucement dans l'oreille :
« Moi aussi, je t'aime, Anita Amshula. » Il donna un coup de nez sous son lobe, avant de se relever, et de sourire. Il se leva, l'aidant à se relever pour l'inviter à se joindre avec lui sur son lit sur lequel il s'allongea.

Lui présentant son torse pour sa tête, il attendit qu'elle la pose pour se caler, mettant les coussins derrière lui pour lui maintenir une espèce de position assise. Voyant ainsi son visage dont il refaisait chacun de ses traits avec son index, il observait la poussière s'élevait comme par enchantement, installant un sourire d'enfant sur ses lèvres. Tournoyant son index dans la brume, il eut un petit rire, avant d'avouer : « Le croire est une chose, le savoir en est une autre, mais alors le voir... » Il n'y croyait toujours pas, pourtant, c'était bien réel. Il passa son index sur son nez, avant d'aller poser sa main sur son épaule, caressant doucement la partie supérieur de son sein, ses yeux posés sur le visage d'Anita. « Je te veux pour femme, Anita. Qu'attends-tu de moi ? Que veux-tu de moi ? » Il ouvrait les hostilités. Enfin, pas les hostilités à proprement parler, mais en parlant mariage, il s'attendait même à parler d'enfants. Il eut un sourire, caressant alors le bout de son sein avec un sourire coquin.


uc.
 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Mar 5 Nov - 19:51


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Anita Amshula
Elle le détaillait du regard, longuement, comme si elle n'allait jamais se lasser de son visage. Et c'était réellement le cas. Elle sourit, sans raison apparente, comme si elle était encore sous l'effet grisant de leurs caresses. Elle n'avait même pas l'air de véritablement attendre une réponse. Pas un nuage menaçant à l'horizon, pas un caprice.

Les yeux de Rohan s'embuèrent. Lui aussi souriait. Elle le suivit du regard comme il s'approchait d'elle pour venir se mettre au dessus d'elle :

« Tes mots apaisent mon âme. »

Anita sourit de plus belles, levant les mains pour caresser son visage amoureusement.

« Moi aussi, je t'aime, Anita Amshula. »

Ces mots étaient doux comme une caresse sur l'âme et elle les garderait précieusement pour elle seule. Anita n'était pas le genre secrète. Il y avait fort à parier que dès qu'elle mettrait un pied hors des appartements du Sadrazam, tout le palais serait au courant de son bonheur et leurs jeux les plus intimes. Mais ce je t'aime ne sortirait pas de cette chambre.

Quittant le sol pour le confort du lit, Anita suivit Rohan et vint se lover contre lui, nue et sans gêne. Elle écoutait son coeur battre et aurait pu continuer ainsi sans rien dire jusqu'à la fin de la journée ou jusqu'à ce qu'une de ses obligations de Sadrazam ne force Rohan à la quitter mais finalement ce fût lui qui rompit le silence. Il jouait sagement de ses doigts sur sa peau, captivé par leur Lumière :

« Le croire est une chose, le savoir en est une autre, mais alors le voir... »
« Je ne pensais le voir que dans les contes. », admit-elle tout aussi charmée que lui.

A ce moment-là, elle eut une pensée pour Jinan et Moony sans qui, probablement, rien de tout ceci ne serait arrivé. Depuis le passage de la fée bleue, tout Byzance semblait fleurir comme après un long hiver blanc, lumineux mais stérile.

« Je te veux pour femme, Anita. Qu'attends-tu de moi ? Que veux-tu de moi ? »

Anita se redressa légèrement, prenant appui sur son coude pour mieux le regarder. Qu'attendait-elle de lui à présent ? Elle n'était pas comme Shanaya qui pouvait se satisfaire éternellement de simplement se savoir aimée et de pouvoir aimer en retour. C'était d'ailleurs quelque chose qu'elle regrettait mais elle était ainsi faite qu'il y aurait toujours quelque chose qu'elle attendrait de lui. Quelque part, ça n'était pas non plus mal de se sentir indispensable et désiré. Pour l'instant, il lui suffisait de savoir qu'il était venu braver son père et officialiser leur relation. Il lui suffisait de savoir qu'il voulait faire d'elle sa femme, l'idée même suffisait à la combler et, si son corps n'avait pas était alangui par leurs ébats et par ce sentiment jouissif de plénitude, elle en aurait probablement sauté de joie.

Mais soyons plus rationnel. Il ne suffisait pas de répondre qu'elle était déjà combler pour un peu plus tard lui dire qu'elle voulait encore plus. Anita se projeta quelque peu dans le futur, imaginant sa vie aux côtés de Rohan, dans l'intimité autant qu'à la cour, ne s'arrêtant que sur ce qui ferait inévitablement irruption dans ses futures aspirations. Les robes elle en aurait toujours que ce soit par lui ou par ses propres moyens, les cadeaux, elle en voudrait toujours de sa part mais ça n'était pas vraiment quelque chose d'important non plus. Des disputes, il y en aurait sûrement autant que des jeux. De l'amour, éternellement. Des enfants... un jour, il était certain qu'elle en voudrait et si elle se projetait suffisamment bien, à force de regarder le visage de Rohan, elle s'imaginait même celui d'une petite fille ou d'un petit garçon qui serait un joli mélange d'eux deux. Mais Anita n'était pas idiote malgré son très jeune âge. Du haut de ses 1 600 ans, Rohan n'avait jamais eu d'enfants. Ce n'était pas par excès de pruderie, elle s'en doutait bien.

Portant son pouce aux lèvres de Rohan dans une caresse, elle finit par répondre :

« Rien que tu ne désires toi aussi... »


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MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Mar 5 Nov - 21:16


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Sadrazam Misra
C'était une question qu'il préférait aborder seul, uniquement en la présence de la principale concernée. Rohan souhaitait passer sa vie avec Anita, et non avec son père. Le Sadrazam n'était pas dupe. Il avait un peu plus de mille six cents ans, et s'il ne s'était jamais mis en couple aussi sérieusement qu'il comptait le faire avec Anita, ce n'était pas sans raison. Se marier exigeait certaines choses. qu'il souhaitait honorer par principe, mais aussi, parce que toutes ses petites choses faisaient partie d'un tout qu'il aimait ardemment. Avoir une femme, être amoureux, avoir une bonne situation, se marier et avoir des enfants faisaient partit de ce tout qu'il affectionnait depuis toujours, sans que chacun de ses faits et gestes ne le crient, bien au contraire. Il avait toujours aimé jouer, et profiter de l'instant présent. Et ça, de tout petit. Combien de fois avait-il énervé son père parce que Rohan préférait aller jouer avec M'hamed, plutôt que de s'entraîner aux arts de la guerre ? Combien de fois avait-il manqué de se mettre en danger juste parce qu'il aimait voir ses limites ? il avait toujours été un peu casse-cou, et lorsque son meilleur ami, son frère, M'hamed, décida de sauver son peuple, ce n'est alors qu'à ce moment-là, qu'il changea pour devenir, petit-à-petit, l'homme qu'il était aujourd'hui.

Sadrazam Misra. C'était un nom, mais pas seulement. Avec ce simple nom, vous étiez respecté et craint dans toute la cité de Byzance. C'était ainsi. Il avait son regard sévère, toujours une petite critique acerbe, une remarque, un reproche, mais surtout, il était le plus fidèle allié et confident du Sultan Al'Farsi. Connu également pour ses frasques et ses désirs de tout ce qu'il y a de plus primaires, bestiales, une passion pour la chair, Rohan ne faisait pas l'unanimité à la cour, comme en ville. Son image était à la hauteur de l'homme qu'il était. De l'homme qu'il voulait être. C'est à la mort de ses parents, qu'il fit l'acquisition de sa première femme, puis de la seconde, en l'espace de quelques mois. Le Sultan ne voyait pas cela d'un bon oeil, et le lui avait dit. Mais c'était en ami qu'il le lui avait dit. Beaucoup de grands hommes avaient eut des Harems, au cours de leur vie, c'était derrière ceux à quoi il s'était rangé, comme excuse. Mais il n'en était rien de tout ça. Rohan cachait une douleur dans son plaisir exacerber pour certains de ses vices, se montrant alors encore plus impitoyable qu'il ne l'avait été auparavant. Une curieuse façon de surmonter sa souffrance que d'avoir été abandonné par ses parents sous prétexte qu'ils étaient las de vivre.

Tous ses rêves les plus intimes avaient alors été enfoui si profondément en lui, qu'on ne voyait plus rien de romantique en lui. On ne voyait plus que l'homme qu'il avait été avant de tomber sous la coupe d'Anita. Celui que l'on fuit dans les couloirs du Palais. Pourtant, au fond de lui, Rohan espérait toujours ses petites choses, et même s'il ne s'en rendait toujours pas compte, alors qu'il était là, étendue, nue, aux côtés de sa tendre Anita, le fait d'en parler, bien qu'il ne se cache derrière différentes excuses, le rendait meilleur, lui permettant alors de caresser l'espoir de voir tous ses rêves et ses aspirations se réalisaient. Anita voulait des enfants. Il l'avait très bien comprit. Mais il avait peur. Peur qu'un jour, à son tour, il ne décide de s'en aller dormir pour ne jamais se réveiller, et rejoindre alors le royaume d'Allah. Elle était là, à le regarder, réfléchissant à ce qu'elle voulait de lui, sans oser lui parler de cela, comme si, à travers son armure de fer, elle avait vue ce qui le terrorisait au plus profond de son âme, au point de s'en mentir à lui-même.

Anita leva alors sa main vers son visage, lui caressant la joue, puis les lèvres de son pouce, dessinant alors un jolie sourire amoureux sur la bouche du Sadrazam pour lui répondre enfin :
« Rien que tu ne désires toi aussi... » Elle était merveilleuse, pensa-t-il. Il leva les yeux vers le ciel, remerciant Allah silencieusement, se jurant alors qu'il le remercierait un plus officiellement tout à l'heure pendant son temps de prière, avant de regarder Anita. Contre lui, sans aucun gêne de leur corps, elle dégageait quelque chose de profondément mâture. Elle ne faisait plus son âge, comme si, après l'avoir épuisé sous ses va-et-viens, elle avait laissé tomber sa part d'enfants pour se rendre compte alors que ce qu'elle voulait de lui, était ce qu'il voulait d'elle. Quelque chose de sérieux, de profondément sérieux, comme la Lumière semblait le vouloir, en les bénissant. Il inspira profondément, et reprit : « Je... Tu veux des enfants, et tu penses que je n'en veux pas. »

Le coin de ses lèvres s'étira légèrement, trahissant un petit sourire touché. « Tu as raison. Je n'en veux pas. » Il lui caressa délicatement le front. « Mais je veux me marier. Je veux être celui qui fera ton bonheur. Je sais que... Je sais ce que tu vas penser, mais... Non. Si tu veux des enfants, nous en aurons, car tel est mon devoir, en tant qu'homme. » Il se redressa, lui soulevant délicatement la tête, pour pouvoir s'allonger à côté d'elle. Se mettant sur le côté, posant alors sa tête sur son coude, il porta sa main libre sur le ventre d'Anita, dessinant quelques formes abstraites, plus pour élever cette mystérieuse lumière qu'autre chose. « Une fois que nous serons marié, que nous aurons construit quelque chose de plus... Qu'on aura bien profité l'un de l'autre, alors je serais ravi d'être le père de tes enfants. » Il se pencha vers elle, l'embrassant rapidement, comme s'il lui volait un baiser. Il sourit, puis lui avoua : « Si j'ai lancé ce sujet-là, comme ça, c'est parce que c'est un sujet très important pour moi, pour nous. Je ne veux pas que tu ais l'impression qu'un jour, je t'ai planté un couteau par derrière. » Il descendit doucement sa main qui lui caressait le ventre au dessus de ses lèvres, avec un sourire coquin. « Par contre... Te prendre par derrière... » Il disait cela juste pour détendre l'atmosphère, qu'il trouvait plus lourde depuis qu'il avait lancé ce sujet, qui, au final, était plus un aveux de sa part, plus qu'une véritable conversation.


uc.
 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Mer 6 Nov - 0:20


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Anita Amshula
Anita voyait bien qu'il fallait que cette discussion ait lieu maintenant. Pour cette raison, elle ne l'interrompit pas au début, préférant le laisser exprimer ce qu'il avait sur le coeur.

« Je veux être celui qui fera ton bonheur. Je sais que... Je sais ce que tu vas penser, mais... Non. Si tu veux des enfants, nous en aurons, car tel est mon devoir, en tant qu'homme. »

Là-dessus, la jolie fille du conseiller Amshula eut un demi rire amusé et répondit :

« Rohan ... je ne veux pas te mentir. Je ne veux d'enfants aujourd'hui mais je sais très bien qu'un jour, quand ce sera mon moment, j'en voudrais. Mais je te le dis tout de suite, je préfèrerai que tu honores ta femme plutôt que tu lui fasses bercer des obligations conjugales en couche-culotte. »

Elle ne le quittait toujours pas des yeux et ne semblait toujours pas prête de faire un caprice ou de se mettre à bouder comme elle savait si bien le faire. Quand elle estimait que c'était le moment, Anita savait se montrer très adulte.

« Une fois que nous serons mariés, que nous aurons construit quelque chose de plus... Qu'on aura bien profité l'un de l'autre, alors je serais ravi d'être le père de tes enfants. »
« En attendant je n'exigerai plus rien. »

Il ne l'avait pas laisser vraiment s'excuser le soir où elle l'avait rejoint à l'infirmerie, mais c'était important pour elle qu'il le sache. Il avait énormément sacrifié pour elle et, si ça n'avait pas vraiment été un caprice de sa part, elle mesurait parfaitement bien tout ce que cela représentait. Il avait assez donné. C'était à son tour.

Elle prit à nouveau son visage dans ses mains et baisa son front avant de l'attirer contre son épaule. Si elle faisait cette concession ce n'était pas seulement parce que tout autant que lui elle n'était pas prête, mais aussi parce qu'elle sentait que pour lui, il y avait une raison plus profonde de ne pas l'être. Avec le temps, elle finirait probablement par savoir quoi.

« Si j'ai lancé ce sujet-là, comme ça, c'est parce que c'est un sujet très important pour moi, pour nous. Je ne veux pas que tu aies l'impression qu'un jour, je t'ai planté un couteau par derrière. », elle sourit en sentant son ventre se creuser au passage de sa main, « Par contre... Te prendre par derrière... »

A ces mots la Anita sérieuse s'envola, laissant place à la jeune djinn joueuse de tout à l'heure :

« C'est une invitation ? »


MAÎTRESSE DES LIEUX

परिचारिका


merci ♥ silver lungs
 
MessageSujet: Re: Singh vs Kaur.   
Mer 6 Nov - 16:55


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Sadrazam Misra
« Rohan ... je ne veux pas te mentir. Je ne veux d'enfants aujourd'hui mais je sais très bien qu'un jour, quand ce sera mon moment, j'en voudrais. Mais je te le dis tout de suite, je préfèrerai que tu honores ta femme plutôt que tu lui fasses bercer des obligations conjugales en couche-culotte. » Le message était plutôt clair. Anita savait ce qu'elle voulait, mais elle le voulait à deux. Rohan n'en dit pas plus, elle venait de le calmer, et visiblement, ils étaient sur la même longueur d'onde, ce qui n'était qu'un plus, malgré tout ce qu'ils allaient traversé au cours des années, puis des siècles à venir. Elle avait un caractère qui promettait de belles disputes avec le Sadrazam, car ils n'étaient pas si complémentaire l'un et l'autre, contrairement au Sultan et Shanaya par exemple. Rohan aimait dominer, il aimait écraser toute opposition, pouvoir faire ce qu'il voulait, quand il le voulait. Elle, elle était exactement pareille, sauf qu'elle voudrait le soumettre, elle finirait par le vouloir. Là, tout était beau, tout était rose. Mais en chacun d'eux, un volcan sommeillait. Et même si pour le moment, ils semblaient vivre quelque chose de fort, Rohan savait déjà que, lorsqu'ils se disputeraient, les murs trembleraient. Rohan était très vieux jeux, en fin de compte, ça serait sûrement ça le point douloureux du couple.

Mais pour le moment, il n'y avait rien de tout cela. Rohan voulait profiter, il voulait vivre libre, et sans attache autre que celle que la Lumière venait de lui faire. En seize siècles, il était parvenu à rester sans enfants, il aurait bien espéré continuer encore au moins quatre cents ans. Mais il savait que ce ne serait possible. Le Sultan serait pressé par l'ensemble de la cour pour donner d'autres enfants, d'asseoir son pouvoir sur la cité, au cas où il arrive quelque chose à Sah'il. Bien entendu, personne ne l'espérait. Mais la venue de la fée bleue en ces lieux était une ouverture sur le monde. Les bonnes choses aveuglent toujours lorsque tout se passe bien. Il soupira. Si Shanaya avait des enfants, elle en voudrait sûrement. Faisant rapidement le tour des copines connues d'Anita, il espérait que Jinan soit du même bord que lui sur ce sujet-là. Avec un peu de chance, Mahsa ne se mettrait pas en couple avant quelques années, donc pas de bébé provenant de sa famille...

« Une fois que nous serons mariés, que nous aurons construit quelque chose de plus... Qu'on aura bien profité l'un de l'autre, alors je serais ravi d'être le père de tes enfants. » « En attendant, je n'exigerai plus rien. » Rohan plongea ses yeux dans les siens, voyant très bien de quoi elle voulait parler. Il baissa automatiquement le regard, sentant son coeur se serrait dans sa poitrine. Machinalement, il posa sa main sur sa cicatrice qui laissait une toute petite trace blanche sur sa peau colorée. Hakuro. Son souvenir le hantait encore, parfois, la nuit. Il se réveillait alors en sueur, le visage terrifié avant de se laver un peu le visage, pour aller prier. Après qu'il soit sortit de l'infirmerie, il était allé lui dire adieu dans les forêts du Jiangnan. Son corps avait été enterré là-bas, enroulé dans un linceul bleu marine, pour qu'elle ne garde à jamais ce pourquoi elle était morte, contre elle. Il n'en avait rien dit à Anita. Et même si il ne l'avait jamais aimé comme il aimait Anita, Hakuro serait toujours présente dans ses souvenirs. Valait mieux éviter de trop penser à cela, ça lui faisait mal, car au final, il l'avait sacrifié pour voir si, ce qu'il ressentait envers Anita, valait vraiment le coup d'être tenté.

« Si j'ai lancé ce sujet-là, comme ça, c'est parce que c'est un sujet très important pour moi, pour nous. Je ne veux pas que tu aies l'impression qu'un jour, je t'ai planté un couteau par derrière. » Il descendit doucement sa main qui lui caressait le ventre au dessus de ses lèvres, avec un sourire coquin. « Par contre... Te prendre par derrière... » Il disait cela juste pour détendre l'atmosphère, qu'il trouvait plus lourde depuis qu'il avait lancé ce sujet, qui, au final, était plus un aveux de sa part, plus qu'une véritable conversation. Elle eut un sourire, retrouvant alors sa petite bouille joueuse avec laquelle elle l'avait séduit. « C'est une invitation ? » Rohan se mordit la lèvre, se mettant alors sur le ventre, déposant un baiser sur son épaule, puis sur son sein. Il ramena ses lèvres sous son oreille, lui murmurant alors : « Je ne t'invite pas, je te prends. »

Le Sadrazam passa une jambe sur elle, puis un bras pour se mettre au dessus d'elle. Il sentit son sexe se tendre doucement, effleurant alors celui d'Anita. Une petite lueur brilla dans ses yeux noirs, puis, avec un sourire, il fondit sur elle, l'embrassant avec la même fougue que tout à l'heure, tandis qu'il se mettait en appuie sur un de ses bras, pour lui caresser l'entrejambe avec l'autre.

(fini).


uc.
 
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