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 Jamais débarrassé de lui ?! [Adonis]

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MessageSujet: Jamais débarrassé de lui ?! [Adonis]   
Mar 10 Sep - 16:22


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Dante Clarence Chester

Londres, 2005.
Est-ce que ces deux mots peuvent exprimer toute la haine, le dégoût et la peur possible et imaginable ? Pour Clarence, c'était le cas; cette époque faisait surgir en lui toute la répulsion qui lui était possible d'éprouver, et même plus. Il n'aurait jamais cru pouvoir ressentir ça de manière aussi violente, mais il y a encore quelques mois il avait cru mourir au XIX ou XX siècles, grand maximum. L'expérience avait prouvé le contraire, à son grand mécontentement. Il détestait tout. De A à Z. Les gens – pressés, sentant de drôles de fragrance au lieu de l'honnête saleté de son époque - , les vêtements – il avait à peine changé de mode vestimentaire, et avait à présent l'air de quelqu'un de très élégant... et qui selon lui, empestait le savon – la ville – comment Londres était-elle devenue … ça ? - le gouvernement – il n'aurait pourtant pas pensé qu'il pouvait encore plus le haïr, à l'époque - La technologie – hostile, terrifiante et incompréhensible : Il n'avait jamais été porté sur les sorts offensifs...mais depuis qu'il était arrivé ici – ou plutôt : maintenant – il s'était mis à apprendre. Toute technologie passant à sa portée se faisant proprement détruire. Il ne supportait rien.

Et surtout, il était terrifié. Te-rri-fi-é. C'était quoi cet endroit ? C'était quoi cette époque ? Comment il était arrivé là ? Comment rentrer dans son univers bien connu – il n'avait aucune intention de s'attarder ou de s'adapter - ? Il avait déjà tendance avant à s'enfermer dans son antre, à se barder de sorts de protection et à ne pas en sortir, mais depuis tout ces... changements, c'était encore pire. Il n'avait pas encore rouvert sa boutique, et doutait de le faire un jour; il ne voulait pas de client, pas voir la lumière du jour, rien ni personne. Juste faire le mort et attendre que ça passe, comme par magie.

Pourtant, présentement, il était dehors. Il essayait de se frayer un chemin parmi la foule de sorciers qui encombrait – encore – les rues. Depuis qu'il s'était retrouvé là, il n'avait pas eu de nouvelles de sa soeur bien-aimée, elle était introuvable, disparue... Ou morte depuis des siècles ? C'était bien la seule raison au monde qui pouvait le motiver à sortir de son trou, et le forcer à se traîner dehors, à contre-coeur. A chaque fois qu'un individu l'effleurer, il faisait un bon de côté, et devait se retenir de dégainer la baguette qu'il serrait entre ses doigts, au fond de sa poche, ou de saisir le vieux pistolet qu'il avait conservé à sa ceinture. Un chapeau de feutre lui cachait la moitié du visage, il s'efforçait de se faire tout petit et de contrôler ses nerfs. Tout en guettant la chevelure de sa soeur du regard, sans perdre un seul détail de son champ de vision. Vous parlez d'une mission impossible.
Imprévu majeur : son regard accrocha une silhouette connue. Dante la suivit aussitôt du regard et accéléra, refusant de la lâcher un seul instant. En-dehors de Shaylee, il n'avait plus vu de personnes connues depuis … vous savez quoi. Il n'était plus qu'entouré d'inconnus, toutes les personnes qu'il avait connu en 1888 étaient introuvables – pour l'instant. Voir quelqu'un à qui il avait parlé en 1888 était un soulagement sans nom, et il rattrapa l'homme:

«-Vous! »

Vous ici, vous maintenant. Dans sa voix, autant de haine (habituel) que de surprise (nouveau). Shaylee et lui n'étaient donc pas le seul à avoir fait un voyage temporel, en tous cas s'il s'agissait bien de celui à qui il pensait. Et si l'homme ne le reconnaissait pas ? Et si c'était quelqu'un d'autre, de différent ?
Dante haïssait Adonis, précisons-le. Et cette époque aurait eu un bon côté si cela avait voulu dire que le monde était débarrassé de ce type. Mais non, pire que la lèpre, on ne pouvait se débarrasser de cette plaie qu'était le sorcier. D'ici trois minutes, Dante regretterait d'avoir revu l'homme.  Mais cela ne lui avait pas empêcher de lui courir après, vous me direz. Tiens, et si tout était de sa faute ?


 
MessageSujet: Re: Jamais débarrassé de lui ?! [Adonis]   
Mar 15 Oct - 20:01


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Adonis S. Harlington
    Il était toujours en état de choc malgré les quelques jours qui étaient passé depuis son réveil brutal à côté d’une femelle celte. Ses derniers souvenirs venaient d’une époque beaucoup plus antérieure à celle dont il faisait partie en ce moment ; il se souvenait de la femelle. Elle était débarquée dans la cabane du garde-chasse durant qu’il soupait avec Aelys – une autre celte -. Jamais, il n’aurait pensé qu’il aurait pu dans un avenir éloigné ou dans une autre vie être en couple avec ces êtres. En fait, il n’avait jamais pensé à avoir une femme à ses côtés ; elles étaient si détestables et hypocrites. Elles étaient une classe d’individu qu’il faudrait mieux dompter pour leur apprendre à vivre. Il avait toujours cette haine profonde contre la femme. C’était après tout à cause d’une femme qu’il n’avait jamais eu de véritable enfance. La femme avait détruit sa vie. Comment avait-il pu se retrouver dans les bras d’une à une époque différente à la sienne ? Qui pourrait dire qu’Adonis n’aurait pas fini dans les bras de cette femme à son époque ? Peut-être qu’ici n’était que la continuité qui devait être auparavant ? Il n’en savait rien, mais il était toujours en état de choc et pseudo-panique. Définitivement, il avait passé quelques étapes pour retrouver un semblant de calme, mais il avait déjà cédé. Il avait passé amplement pour un fou. Il ne pouvait passer pour plus auprès de quelques personnes. Enfin, il devait tout de même trouver les réponses à ses questions, mais personne ne voulait lui venir en aide. Ils le jugeaient en le traitant de timbré. Adonis détestait le monde entier malgré le bon dans le temps qu’il avait fait ; le respect était encore moins présent.

    Il marchait dans la rue quittant les bureaux du ministère. Il rentrait vers la maison, même s’il ne voulait pas revoir décidément la celte. Pourtant, il avait cette impression qu’elle ne rentrerait pas une fois de plus. Il lui avait fait peur décidément. Qu’est-ce qui lui faisait dire ça ? Elle l‘avait poignardé avant de fuir. Enfin, il ne savait plus où il en était. Personne ne pouvait lui venir en aide, même s’il passait par-dessus son orgueil. Le karma, cher Adonis. Ce karma qui te rattrapait depuis le temps que tu fais souffrir autant de gens. Il était maintenant seul au monde dans cette vague d’individu qui ne se souvenait pas. Il était là à tenter de voguer seul depuis si longtemps en se passant de l’aide des autres. Il ne savait vers qui se tourner. La seule qui était susceptible de peut-être le croire était Oona ou Aelys. Aux dernières nouvelles, Aelys était parti avec Cruz en Espagne ; c’était Oona qui le lui avait dit quand il cherchait pour se venger d’elle. Avait-il vraiment envie de demander de l’aide à une femme qui se disait aussi proche de lui? Il devait bien réfléchir. Sa profonde haine pour la femme prenait une grande partie dans ses décisions. N’avait-il pas eu une grande fortune en vivant comme un charlatan, un salopard et solitaire ? Oui. Il avait connu le succès sans elles. Si elles prenaient une place dans sa vie ce sera qu’un grave échec qui ne l’attendait.

    Il marchait parmi cette mer de monde en réfléchissant du comment il pourrait obtenir de l’aide. La réponse lui semblait de plus en plus évidente ; il devait se rabattre sur Oona. Il bifurqua vers st-mangouste prêt à aller la récupérer pour lui passer un interrogatoire. Il n’eut le temps de faire une vingtaine de mètre qu’il fut rattrapé par un homme où un chapeau en feutre couvrait une partie de son visage. Adonis détailla l’homme lorsque ce dernier lui dit : « Vous! » Fronçant les sourcils, il reconnut l’homme : Dante. C’était à l’époque un gitan. Un autre de ses nombreux qui avaient vécu à travers les âges. Il semblait reconnaître le passé autant que lui. Devait-il mettre de côté cette agressivité ? Il serra les poings. Doucement, doucement, pensa-t-il. « Eh bien même la vermine réussit à survivre malgré les âges. Mais mettons nos différents de côté. Agissons intelligemment. Comme je peux le constater, vous vous souvenez de moi et je me souviens de vous. Je peux en déduire que vous avez eu aussi le choc de vous retrouver à un époque qui n’est pas la vôtre… » Adonis regarda l’homme avec son air trop sérieux. Il réfléchissait toujours depuis qu’il était ici. Il arrivait à peine à trouver le sommeil ne se sentant pas à l’aise avec cette amnésie puisqu’il n’avait jamais autant perdu la maîtrise de son présent et son futur. « Je ne sais pas ce qui s’est passé… j’ai tenté de trouver les réponses au ministère, mais je n’ai pas l’impression que quelqu’un nous viendra en aide. J’ai recroisé quelque uns de nos anciens compatriotes… mais certains sont toujours présents, mais n’ont aucun souvenir du passé. » Il prit une pause avant de prendre un air grave. « Le pire, monsieur Chester, c’est que vous connaissez mon profond dégoût pour la vie humaine féminine, je me suis réveillée un beau matin avec mon plus grand ennemi qui disait qu’elle était mienne… et c’est une celte ! »
 
MessageSujet: Re: Jamais débarrassé de lui ?! [Adonis]   
Dim 17 Nov - 19:40


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Dante Clarence Chester
En abordant de manière aussi abrupte Adonis, Dante s'attendait presque à recevoir un coup de poing ou un sort. Les deux hommes n'étaient pas ce qu'on pouvait appeler proches, ou même des amis. Ou même des gens qui pouvaient être dans la même pièce sans se haïr. De l'opinion de Dante, tout cela était totalement la faute de l'autre sorcier, mais peut-être était-ce autant la faute de sa fierté de gitan que du caractère... particulier d'Adonis. Mais ils ne pouvaient se voir en pâture et avaient une bien piètre opinion l'un de l'autre.

Les circonstances poussaient aux rapprochements. Jamais, ô grand jamais Clarence aurait envisagé un seul instant d'être un jour assez désespéré pour demander de l'aide à Adonis. Pour ne serait-ce que lui parler sans avoir envie de le tuer. Mais, il ne faut jamais dire jamais : il n'aurait cru non plus se retrouver en 2005. Survivre assez longtemps pour voir 1900 lui semblait déjà impossible, à une époque.  Aux grands maux, les grands remèdes, Dante avait besoin de savoir que Shaylee et lui n'hallucinaient pas. Que cela était réel.

« Eh bien même la vermine réussit à survivre malgré les âges. Mais mettons nos différents de côté. Agissons intelligemment. Comme je peux le constater, vous vous souvenez de moi et je me souviens de vous. Je peux en déduire que vous avez eu aussi le choc de vous retrouver à un époque qui n’est pas la vôtre… » Peut-être que seule la vermine survivait à travers les âges, seuls les parasistes de leur espèce pouvait s'accrocher suffisamment à la vie pour tenir le coup ? Dante aimait beaucoup Shaylee, mais elle n'appartenait pas à la catégorie des gens biens, en tous cas aux yeux de ceux-ci. C'était ces gens que Dante appréciait et supportait. Quant à Adonis..Eh bien il suffisait de l'écouter parler durant une minute pour se rendre compte du personnage. Et encore, le gitan avait l'impression qu'il était poli.

« - Quelle intelligence. De tous ceux qui auraient pu voyager avec nous, il fallait que... »

Politesse, gentillesse, bonne intelligence, Dante, tu te souviens ? Le gitan repoussa légèrement son chapeau sur son front, dégageant son visage avec un soupir. Coopérer avec Adonis le faisait souffrir le martyr, mais avait-il le choix ? C'était sa meilleure option. Au moins avait-il la satisfaction de penser que le sorcier n'appréciait pas cette situation plus que lui.

« Je ne sais pas ce qui s’est passé… » … Dommage. Un éclair de déception passa dans les yeux de Dante. Merde.  « J’ai tenté de trouver les réponses au ministère, mais je n’ai pas l’impression que quelqu’un nous viendra en aide. J’ai recroisé quelque uns de nos anciens compatriotes… mais certains sont toujours présents, mais n’ont aucun souvenir du passé. » Qui donc cherchait des réponses au ministère ? Etait-il sérieux ? Pour un gitan comme Dante qui ne haïssait rien de plus que l'ordre, l'autorité et le gouvernement, il aurait fallu plus que l'apocalypse pour qu'il pense à aller consulter ces gens là. Mais ils n'appartenaient ni au même monde, ni aux mêmes cercles, il est vrai.
Mais ils n'étaient pas les seuls. Personne ne s'occuperaient d'eux, ne leur tiendrait la main pour les guider vers les réponses et leur temps, mais ils étaient plusieurs à être dans le même bateau. Un bateau perdu et ballotté au milieu de l'océan du temps, certes, mais on ne peut pas tout avoir. Dante n'espérait de l'aide de nulle part, il avait depuis longtemps compris que l'on ne pouvait attendre de personne une quelconque aide...Et surtout pas du gouvernement !

« Le pire, monsieur Chester, c’est que vous connaissez mon profond dégoût pour la vie humaine féminine, je me suis réveillée un beau matin avec mon plus grand ennemi qui disait qu’elle était mienne… et c’est une celte ! » ...Dante éclata de rire. Tant pis si les gens le prenaient pour fou. C'était, contrairement à ce pauvre Adonis, une habitude qui ne le dérangeait plus. Déjà à leur époque, Dante avait l'air d'un fou à lier aux yeux de beaucoup de gens, mais, parce qu'il était fou, il ne s'en souciait aucunement. Alors il riait aux éclats sans pouvoir s'arrêter. Parce que c'était très drôle, pour qui avait un minimum de sens de l'ironie.

Adonis haïssait les femmes. Enfin, il haïssait beaucoup de choses, dont très certainement le monde entier à l'exception de sa petite personne, mais Dante connaissait sa haine particulièrement tenace à l'encontre des membres de la gente féminine – on aurait pu écrire un livre rien que sur les regards que l'homme leur lançait -  et en avait vu les conséquences sur celles-ci, surtout des gitannes. Ce qui expliquait leur antagonisme historique ;

« -Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais quoi que ce soit... Cela a un goût prononcé pour l'ironie. Et sans doute une dent contre vous. J'espère pour elle qu'elle a déjà fuit ? »

Dante porta un regard mi-amusé, mi-sérieux à son vis-à-vis : si une femme s'estimait à Adonis, elle avait de sérieux motifs d'inquiétude et un avenir bien sombre devant elle. Il reprit cependant le fil de leur discussion première – qui était un sérieux motif d'inquiétude pour eux.
« - J'ai cherché partout sauf au ministère, mais tout ce que j'ai récolté ce sont des insultes et l'ordre d'aller me faire soigner. Je me souviens de tout, sauf de ce qui s'est passé. Je me suis réveillé, et...la fin du monde.  Notez que je me suis également réveillé près d'une femme, mais je la logeais la veille au soir, c'est donc plus rassurant que l'opposé ...Elle a elle aussi conservé toute sa tête et ses souvenirs...Et elle n'est pas mienne, »

Dante eut à son tour une expression de dégoût. Il n'était pas misogyne pour un sous, mais pas intéressé par autant. Ni par les hommes non plus, je vous vois venir bande de pervers. Il ne fonctionnait juste pas comme ça . Mais se réveiller aux côtés d'une femme inconnue : il pouvait comprendre le traumatisme. Il aurait sans doute sur le champ tuer l'individu. D'ailleurs :

« -... Vous n'avez pas tué la votre, n'est-ce pas ? »

 
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