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 Yumuşak ısırık.

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MessageSujet: Yumuşak ısırık.   
Dim 8 Sep - 14:39


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Emir

Ne pas l'avoir vu pendant deux semaines à cause de son travail de longue haleine avait été quelque chose de particulièrement éprouvant pour Emir, qui n'avait pas su trouver comme s'occuper pendant ces deux semaines. Errant ici et là, se cloîtrant dans l'ombre, pour ne l'observer que passer devant lui l'espace de quelques instants, la regarder manger entre deux temps de travail, avec sa copine Kaprice, juste pour la voir rire, la voir sourire, ou même soupirer de fatigue avant de rejoindre cet espèce de cabine téléphonique où elle disparaissait sans qu'il ne comprenne réellement comment, il n'avait pas pu toucher ses lèvres, entendre sa voix uniquement pour lui, ni même la serrer contre son corps froid. Obsédé, passionné et intense, c'était sûrement les trois mots les plus caractéristiques de son attirance qu'il avait pour elle que l'on pouvait, sans hésiter, ranger dans la catégorie amour qu'il possédait en lui. Sentant comme un vide grandissant en lui, au fur et à mesure que les jours passés, il finit par se rendre au Sangrìa, un bar à vampire où Sashka, son enfant, travaillait.

Lorsque Sashka le vit entrer, elle ne put s'empêcher de traverser la pièce en sautant par dessus le comptoir pour lui sauter dans les bras, comme une petite fille qui n'a pas vu depuis longtemps son père. Emir la serra avec tendresse contre lui, déposant un baiser sur sa joue, tandis qu'elle se reculait pour mieux l'observer. Derrière, Emir vit un vampire d'un autre âge les observait se demandant pourquoi l'une de ses serveurs quittaient son poste, avant de croiser le regard d'Emir. Le vampire semblait plus jeune que lui, car il ne dit rien, l'invitant alors à se présenter. Sashka lui sourit, avant de retourner derrière le comptoir, finissant d'essuyer ses verres pour l'ouverture qui ne saurait tarder. Emir s'inclina courtoisement devant le Vampire. « Je me présente, Emir, je suis le créateur de la petite que vous avez là. » Le regard du Vampire s'éclaira soudainement, comme si Sashka lui en avait parlé pendant des heures. Il eut un sourire, s'inclinant encore plus bas qu'Emir ne l'avait fait vers lui, avant de se présenter à son tour :
« Yvan Jovhanovic. C'est un honneur que de rencontrer un Vampire tel que vous... Sashka m'a énormément parlé de vous. »

Emir détourna la tête du vampire avec un sourire pour Sashka qui observait la scène avec ses grands yeux magnifiques. Elle était toujours très belle, et semblait apprécier ce siècle plus qu'aucun autre au vue de ses attirails vestimentaires qui lui arrachèrent un sourire. Sa petite enfant qui devait avoir près de quatre ou cinq siècles maintenant. Emir reposa son regard sur ledit Yvan. Il était grand, peut-être un mètre quatre-vingt-cinq, le visage rond, rasé, une barbe de quelques jours, le regard sombre, mais plein de chaleur. Il donnait cette impression d'avoir été un guerrier dans son autre vie, car il avait une prestance qu'Emir n'avait vu que chez les Guerriers d'un autre âge. Il devait avoir un peu plus de cinq cents ans. Il était habillé d'un simple swee-shirt noir, avec un jean bleu marine et des bottes avec le bout en argent. Emir discuta une petite heure avec lui, le courant passant bien. C'était très rare qu'il ne perde du temps avec un autre vampire, n'aimant ps trop devoir partager un repas avec un autre si ce n'est son enfant. Disons que là, il se devait de jouer le père responsable en voulant rencontrer le patron de sa fille. Yvan semblait apprécier sa discussion, et ils parlèrent longtemps de tout et de rien, en commençant par Sashka. Au final, lorsqu'il s'excusa pour aller finir son travail, il lui envoya Saska lui donnant une pause exceptionnelle.

Elle sautilla de joie, lui sautant au cou pour l'embrasser sur la joue. Yvan eut un sourire gêné, avant de lui tendre une bouteille de sous le comptoir avec deux verres. Sashka les saisit, le remerciant avec plaisir, puis elle se dirigea rapidement vers Emir, posant les verres, qu'elle remplit d'un liquide vermeil, qui provoqua chez Emir, un mouvement brusque de la tête, lorsque l'odeur parvint à ses narines. Elle se figea avant de poser la bouteille sur la table, et elle lui demanda : « Depuis combien de temps tu ne t'es pas nourri, Emir ? » L'ottoman esquissa un sourire amusé, avant de lui faire un signe de la main. « Quatre jours ? » Emir acquiesça de la tête, et elle lui poussa délicatement le verre vers lui. Il le saisit en la remerciant en turc. Lorsqu'il trempa ses lèvres devant, le regard d'Emir devint sanguin, presque féroce. Il avala une bonne rasade, avant de reposer son verre, attrapant l'écume de sang qui s'était mis au-dessus de sa lèvre supérieur d'un coup de langue. L'expression bestiale de son regard diminua d'un coup, surprenant Sashka, qui lui demanda alors, en s'asseyant. « Tu l'as retrouvé alors ? C'est pour ça que tu te brides, n'est-ce pas ? » Emir acquiesça une seconde fois, plongeant son index dans le sang avec délicatesse. Il le ressortit avant de le mettre entre ses lèvres. « Faudra que tu me la présentes un jour, Emir, parce que je commence à devenir jalouse. » Elle éclata de rire. Emir sentait qu'elle n'était pas jalouse pour un sous, mais elle était curieuse, et ça, il ne pouvait le lui en vouloir. Tout parent se devait de présenter son compagnon ou sa compagne lorsque la relation durait (en l'occurrence, presque deux siècles, même si lui-même ne l'avait pas vu entre-temps). Elle porta ses lèvres à son verre. « Comment tu vas, ma belle ? » Sashka baissa timidement le visage, avant de lui répondre que oui. Que tout ce qu'elle vivait en ce moment était fabuleux, et qu'elle adorait ce travail. Cela faisait près d'un siècle qu'elle n'avait pas versé une larme, si ce n'est celles de joies lorsqu'il avait repoussé le haut de son cercueil pour lui demander de le nourrir. Elle lui raconta tout et rien à la fois, des trucs les plus insignifiants pour elle, jusqu'au truc les plus gros au point qu'elle semblait les vivre encore. Elle était enthousiaste. Il ne put s'empêcher de penser à Siobhán à ce moment-là. Sashka n'avait pas changé lorsqu'il l'avait transformé, elle avait accepté ce don qu'il lui avait fait avec une certaine philosophie. D'ailleurs, elle n'avait jamais tué personne, ne se nourrissant que ce qu'il fallait.

Enfin, elle lui retourna la question, auquel il répondit avec un sourire tendre, en pensant encore une fois à Siobhán. « Bien. Elle... Elle occupe toutes mes pensées, et je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis que je la revois me sourire. » Sashka tendit sa main pour lui caresser sa joue avant de se reculer quelques instants, l'air stupéfaite. Il eut un petit rire, rajoutant : « Elle aime ça... La barbe de quelques jours. Puis... Au moins, on ne me confond pas avec mon petit-fils. » Sashka eut un petit sourire. Elle n'avait jamais rencontré sa famille. Emir lui avait expliqué pourquoi, ses craintes, et ses peurs. Elle savait qu'il ne faisait pas ça pour lui cacher un pan de sa vie, mais pour protéger les gens qu'il aimait. Cela ne lui avait pas empêché de lui parler d'eux. Sashka, qui n'avait jamais vu aucune lueur dans les yeux d'Emir depuis qu'ils s'étaient rencontrés, avant sentit son propre coeur battre de contentement (ce qui lui avait valu de faire quelques recherches à ce sujet d'ailleurs).

Emir continua de lui parler de ça, lorsqu'il sentit un appel de Siobhán. Il se crispa quelques instants, tendant l'oreille, avant de se rendre compte que rien d'effrayant ou de douloureux ne lui était arrivé. Il sut alors qu'elle avait fini, et qu'elle avait droit à un peu de repos bien mérité. Emir se leva, Sashka rebouchant la bouteille pour le lui donner. « Prends-là, tu me fais peur avec le peu de sang qu'il y a dans ton organisme. » Il se pencha vers elle, lui embrassant le front, avant de tirer sa tête contre son torse. Emir la contourna alors, tandis qu'elle le regardait partir. Quelques instants après que la porte ne se soit fermée, elle sentit une larme coulée le long de sa joue. Yvan, qui apparaissait à l'autre bout, à l'encadrement de la porte menant au partie privée du personnel, lui fit un sourire tendre. Elle répondit à son sourire par un sourire quelque peu forcé, avant de s'essuyer la joue. Elle débarrassa les verres, puis retourna derrière le comptoir. Les derniers rayons de Soleil avaient disparu.


(...)
Lorsqu'il atterrit sur le balcon d'un des immeubles de Londres, il tapota aux carreaux, et là, il la vit lui sourire. Emir esquissa un sourire tendre. Elle l'invita à rentrer, la remerciant, et il parcourut l'appartement rapidement, comme pour le visiter afin de lui donner son approbation. Il en profita pour mettre la bouteille dans son frigo, avant de réapparaître près d'elle, avec un sourire. Elle n'avait pas bougé, l'attendant là où elle lui avait ouvert. Emir la prit contre lui, permettant alors à Siobhán de constater aussi qu'il n'était pas comme d'habitude. Plus terne, plus fatigué qu'à son accoutumé. Il l'embrassa avec passion, avant de poser son front contre le sien. Finalement, il l'attira sur le canapé où ils se posèrent. Emir avait sa tête contre la sienne, humant l'odeur de ses cheveux, de son parfum, écoutant les battements de son coeur, avec un sourire amoureux. Il lui prit la main, avant de briser le silence qui s'était installé entre eux, malgré les bruits de la rue. « Alors, comment ça s'est passé, mon amour ? » Il avait levé son regard qui ne brillait plus de cette lueur sanguine. Le regard d'Emir semblait éteint.


Yumuşak ısırık : Tendre Morsure.


uc.
 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Dim 8 Sep - 17:10


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Ce soir-là avait été chaud. Depuis deux semaines, le bureau des aurors été en effervescence. Avec les infos que Rowena leur avait refilées, ils avaient pu remonter jusqu'à Avery et ils étaient vraiment à ça de lui tomber sur le paletot. L'équipe n'en dormait quasiment plus, c'était à la fois très excitant et terriblement crevant. Plus personne n'avait une minute à lui. Ils enchaînaient débriefing, missions sur le terrain et confrontation avec toutes la racaille de Londres

Ce soir justement, ils avaient débarqué à l'Amnesia avant l'ouverture et avait fait la peur de sa vie à Pete Carrew et sa petite bande de joueur de poker. Cela faisait un petit moment que l'équipe de Mustang avait un oeil sur Carrew et ses petits trafics. Mais quand Kaprice avait identifié quatre déplacements identiques à ceux de Logan Avery, mangemort activement recherché, une petite visite de courtoisie s'était imposée. Pas question cependant d'exposer Pete Carrew. C'était du menu fretin. Ce soir-là avait donc été l'une de ces fois où le travail des aurors flirtait dangereusement avec l'illégalité. L'idée venait d'Ansgard.

« Tu bouges une oreille, tu la perds c'est compris ?! »

La blonde n'avait franchement pas l'air de plaisanter. Le talon de sa botte logé sur la carotide de Carrew, elle tenait l'homme en joue au bout de sa baguette pendant qu'Ansgard le soumettait au dernier sortilège de traçage mis au point par les chercheurs du département des mystères. Intraçable. Indétectable. Pendant que Kaprice et Alastor remettaient en place le joyeux bordel qu'ils avaient mis en faisant irruption, Rowena suivait d'un oeil circonspect. Ansgard n'avait accepté qu'elle vienne qu'à la condition qu'il n'y ait aucune caméra, mais après tout, si l'enquête sur Avery avait fait un pas de géant, c'était un grande partie grâce à elle. Impossible de la laisser sur le carreau.

« Vous reprenez votre place, je distribue...  », annonça Kaprice en battant les cartes.

La scène avait quelque chose de plutôt cocasse. Une équipe d'auror qui se mettait à table avec des mafiosos de seconde zone pour frapper un poker dans un bar branché de la capitale... Une fois que tous les joueurs eurent reprit leur place à table, Carrew compris, leur main posée devant eux, à se demander ce qui se passait ensuite, l'équipe de Mustang vida les lieux, sans jamais tourner le dos...

« Oubliettes »
« Oubliettes »
« Oubliettes »
« Oubliettes »

***

Siobhán se passa la main dans les cheveux. Rowena lui avait passé son anti-cernes et son fond de teint magique perfecteur indétectable. Cette fille était le James Bond du maquillage. Généralement Siobhán n'allait pas taper dans les réserve des autres mais là ça faisait deux semaines qu'elle n'avait pas eu cinq minutes pour Emir et elle voulait être au top pour lui. Rowena lui fit un petit sourire en coin et l'écossaise transplana.

Elle avait prit un appartement en ville pour pouvoir avoir un peu plus d'intimité avec Emir. C'était ridicule - et suicidaire d'après Kaprice - puisqu'ils ne sortaient ensemble que depuis trois semaines dont deux passées sur le terrain sans se voir. Généralement, donner les clés de son appart' à un mec ou oublier sa brosse à dent chez lui c'était le meilleur moyen de le faire fuir. Alors prendre carrément un appart avec l'arrière pensée qu'on pourrait vivre ensemble, même si ça Siobhán ne l'avait pas encore formulé... Elle avait juste dit "comme ça on sera tranquilles", après ce que lui en avait déduit... D'après Kaprice, Siobhán jouait un jeu dangereux, mais la blonde n'écoutait rien. Elle était sur son petit nuage, persuadée que ça allait durer pour toujours. Comme d'habitude en fait hormis que cette fois elle semblait vraiment sûre de ce qu'elle disait.

Elle passa sous la douche avant d'appeler Emir, histoire de ne pas avoir sentir le cigare, les relents d'alcools du fond de l'Amnesia et quand il apparut à la fenêtre, presque instantanément, elle se précipita pour ouvrir avec son petit air de femme la plus heureuse du monde. Elle tiqua en voyant la mine de son chéri. Il la serra dans ses bras, le corps particulièrement roide. L'éclat doré de sa peau était terriblement terne. Une autre aurait pensé que c'était normal pour un vampire d'avoir cette tête de déterré mais elle avait passé tellement de temps à le regarder proportionnellement au peu de temps qu'ils avaient passé ensemble ...

Elle fronça les sourcils, installée avec lui sur leur nouveau canapé...

« Alors, comment ça s'est passé, mon amour ? »

Elle eut un sourire radieux en s'entendant appeler mon amour. Elle adorait ça et elle ne s'en cachait pas.

« Plutôt bien même si on est sur les rotules. On a pu mettre la main sur un contact d'Avery et lui poser un traceur. Ca veut dire des heures de surveillance en perspective mais après ça on prend tous deux semaines. » , elle le regarda avec un petit air chafouin. Deux semaines qui n'allaient être rien que pour lui... Elle passa la main sur son visage, caressant sa tempe du pouce,
« Tu as mauvaise mine Emir, qu'est-ce qui se passe ? Tu m'inquiètes... »

Elle fronçait toujours les sourcils, sérieuse. Il n'y avait peut-être qu'elle pour s'inquiéter de l'état de santé d'un vampire.




 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Dim 8 Sep - 20:07


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Emir
Chaque sourire de Siobhán provoquait le même sentiment d'adoration que l'on a à regarder le soleil se levait, à l'est, chaque matin. Emir ne se rappelait plus de son dernier aurore qu'il avait vécu, mais il se souvenait de la sensation qu'il ressentait à chaque fois, assis à côté de sa femme, ou de ses enfants qui lui courraient déjà dans les pattes pour pouvoir passer un peu de temps avec lui avant qu'il ne parte à la guerre. Il baissa la tête sur son torse, s'étalant de tout son long sur le canapé, passant ses jambes entre les pieds de la table basse. Il releva son regard vers elle lorsqu'elle reprit la parole. Chaque son qu'elle émettait semblait être une délicate musique qui résonnait dans ses oreilles, allant jusqu'à lui émoustiller le cœur. « Plutôt bien même si on est sur les rotules. On a pu mettre la main sur un contact d'Avery et lui poser un traceur. Ca veut dire des heures de surveillance en perspective mais après ça on prend tous deux semaines. » Emir eut un léger sourire. Deux semaines ? Il eut un petit rire, pensant à ce qu'ils allaient sûrement faire pendant des semaines, lui provoquant une petite chaleur dans le creux de ses reins. Il ne dit rien, la laissant continuer tout en lui caressant ses cheveux avec un sourire tendre. S'il se voyait, il se demanderait comment il pouvait être aussi mièvre. Pourtant, il finirait par sourire, comprenant pourquoi. Siobhán avait ce don de lui rendre la vie tellement plus simple, plus agréable, plus jolie, plus intense par sa simple présence, comme si elle était une fée venue dont ne sait où.

« Tu as mauvaise mine Emir, qu'est-ce qui se passe ? Tu m'inquiètes... » À nouveau, il eut un sourire, mais il était plus faible que les précédents qu'il lui avait fait. Il ne dit rien, tout du moins, pas tout de suite. Enfonçant sa tête dans le dossier du canapé, il finit par fermer les yeux, avant de lui dire la vérité.
« J'essaie d'être moins sanguinaire pour toi. » Emir redressa sa tête, tournant son visage vers elle, plongeant ses yeux sans couleur dans les yeux bleues océans de Siobhán. « J'arrive à me contrôler, ce qui m'aide à continuer, mais ça me fatigue tellement. » Il esquissa un sourire, lui prenant sa main, qu'il caressa avec son pouce. Emir se laissa glisser contre elle, posant sa tête contre son épaule. Il n'avait pas envie de la voir partir, qu'elle ne le quitte parce qu'il était effrayant. Il ne le supporterait pas, et il irait sûrement s'endormir pour ne jamais se réveiller. Elle était l'ange que Dieu lui avait envoyé pour partager sa vie, bien que sa présence ne soit qu'éphémère face à l'éternité qui se présentait pour Emir. Mais il remerciait chaque jour que Dieu faisait à ses côtés, comme un véritable croyant, renouant avec certaines croyances qu'il avait dans sa vie passée, surprenant son fils, qui le regardait avec un sourire lorsqu'il le surprenait entrain de prier.

Emir s'était surpris à ressentir le besoin de redevenir humain. L'espace de quelques heures, il n'avait pas pu décrocher ses pensées de cette idée, tandis qu'il regardait la télévision à transmission magique, sans vraiment la regarder. Le fait de pouvoir manger avec elle de la glace, de manger des fruits en sa compagnie sous un arbre, éclairer par un soleil de midi, sentir la chaleur de son propre corps s'embrasait au contact du sien sans qu'il n'ait besoin, au préalable de boire du sang d'un pauvre type traversant sa route. Des idées bien sombres pour un vampire, car cela n'était pas possible. Pourtant, elle lui donnait un espoir, qu'il ne pouvait s'empêcher d'avoir. Elle avait un effet étrange sur lui. Elle rendait possible les battements d'un cœur mort, elle savait comment le toucher, lui provoquant des bouffés de chaleur... Puis son souffle sur sa peau... Il se redressa, avec un désir qu'il ne pouvait lui témoigner dans ses yeux, tant ils étaient vides de tout. Il eut un sourire, déposant un petit baiser sur ses lèvres. C'était son soleil, et il ne voulait pas la voir partir, comme le Soleil avait quitté sa vie, il y a presque sept cents ans.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Dim 8 Sep - 21:11


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Plus Siobhán observait Emir, plus elle détectait les signes de son malêtre. Par endroit, de minuscules veines sombres marbraient la peau du vampire. Ses yeux avaient perdu leur couleur. Et même dans l'ensemble, il semblait avoir perdu toute énergie. En témoignait ce pauvre sourire qu'il lui adressait tendrement. Siobhán n'aimait pas le voir comme ça. C'était un vrai crève-coeur pour elle. Pour la première fois depuis qu'elle avait rencontré Emir, elle ne voyait pas comme un homme indestructible que rien ne pourrait lui arracher. Elle pouvait le perdre. Immortel ou non.

« J'essaie d'être moins sanguinaire pour toi. »

Ca ne fit rien pour la rassurer, tout au contraire. Elle comprenait comment l'idée lui était venue et, même si elle savait qu'elle n'aurait pas pu s'empêcher de réagir comme elle l'avait fait l'autre soir après l'entrepôt, elle regrettait amèrement de ne pas pouvoir brider complètement certains instincts humains. Pour ne pas le blesser.

« Pour moi ? »

Les deux grands océans d'yeux de Siobhán s'arrimèrent au rivage sans couleur des yeux d'Emir.

« J'arrive à me contrôler, ce qui m'aide à continuer, mais ça me fatigue tellement. »
« Mais... », elle n'en revenait pas qu'il fasse ça pour elle, « Emir tu n'as pas à te laisser mourir de faim pour moi. Tu ne peux pas. »

Là dessus, elle allait à la cuisine sortir de grands verres, la bouteille qu'il avait emmenée et une autre qu'elle avait prise pour elle pour ne pas le laisser "dîner" seul.
Elle revint s'asseoir près de lui et le servit largement. Elle lui tendit le verre de sang et poursuivit :

« Je... », sur son épaule gauche une miniature diabolique de Kaprice brandissait sa fourche en lui disant que si elle voulait ruiner leur relation c'était typiquement le moment de dire ça, et qu'elle n'avait qu'à continuer de le materne et aller lui chercher un bavoir tant qu'elle y était!!!! Comme s'il n'était pas assez grand pour se servir tout seul !!!! Sur son épaule droite, une miniature angélique de Kaprice secouait la tête en lui faisant de grands gestes désespérés!! Tu ne vas pas dire ce que je crois que tu vas dire !!!! « Je t'aime... », les deux mini Kaprice rendirent leur tablier, l'insultant au passage en lui disant qu'elle n'avait qu'à se démerder toute seule à partir de maintenant, « Je t'aime tel que tu es Emir. Je suis peut-être pas un vampire, mais je peux faire des efforts pour... je m'habituerai à tes trucs de vampire. On inventera des trucs pour pouvoir être comme n'importe quel autre couple... Des trucs aussi crétins que ça... », son regard glissa vers la seconde bouteille.

Elle la déboucha et se servit. Le liquide avait à s'y méprendre la couleur et la texture du sang frais, à ceci près qu'il exhalait une délicieuse odeur de fruits rouges. D'ordinaire, Siobhán détestait ce genre de boissons trop "girly" mais si c'était le seul moyen qu'elle avait de dîner avec son chéri sans qu'il n'ait l'impression de devoir faire semblant avec un couteau et une fourchette alors que... elle s'y mettait volontiers.

« Allez bois. Tu ne peux pas rester comme ça... », reprit-elle en espérant qu'il allait lui pardonner la déclaration d'amour prématurée...





 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Dim 8 Sep - 22:32


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Emir
« Mais... Emir tu n'as pas à te laisser mourir de faim pour moi. Tu ne peux pas. » Emir eut un sourire, lui caressant doucement la joue, avant de lui répondre : « Un Vampire ne peut rêver, mais toi, tu as réussi à me faire rêver. Laisse-moi donc, continuer à rêver tant que je le peux. » Elle le regarda longuement. Il ne cilla pas, puis Siobhán se leva pour aller dans la cuisine. Emir se redressa doucement, s'asseyant correctement. Il se passa une main dans les cheveux avant de se passer les deux mains sur le visage. Elle avait raison dans un sens. Il ne pouvait se laisser mourir de faim, et faire un régime aussi draconien que celui qu'il s'imposait aller finir par avoir raison de lui. Désormais, il savait sa volonté inébranlable. Il savait qu'elle ne vacillerait que pour une seule raison : Siobhán. Se sacrifier pour elle lui apparaissait comme une évidence. Il retira ses mains, la sentant revenir dans la pièce, après avoir entendu la porte du frigo se refermait. Emir eut un nouveau sourire, toucher par son attention. Elle lui servit un verre du sang que Sashka lui avait fait cadeau, avant de poser la bouteille sur la table, tandis qu'il lui prenait le verre des mains. Siobhán se servit alors d'un jus de fruits rouges, arrachant un terrible sourire des lèvres d'Emir qui trouva cela mignon, et attachant. Elle était si belle, et si romantique à sa façon qu'il sentit son coeur se contractait dans sa poitrine. Il baissa de nouveau le regard, comme touché par son attention, tandis qu'elle brisait de nouveau le silence en s'asseyant à côté de lui.

« Je... Je t'aime... » La tête d'Emir bougea si vite vers Siobhá que quiconque de normal aurait fait ça, ce serait brisé les cervicales. Emir ne put s'empêcher de sourire, et ce seul mot produisit dans ses yeux une teinte colorée d'ambre. Il posa son verre sur la table avant de la serrer contre lui. Emir la tenait si fort contre lui, que lorsqu'il sentit que son étreinte allait lui briser un os, il desserra un peu pour se reculer, ses mains restant sur les épaules de Siobhán. Il sentit une larme de sang, perler au bord de ses yeux. Elle finit par couler alors qu'il battait des cils, rependant une trace de sang le long de sa joue terne, pour aller s'écraser sur son tee-shirt blanc. Ses trois mots le rendirent dingues d'elle. Elle scellait quelque chose en lui, quelque chose dont il ne comprenait rien. Elle lui insufflait par ces simples mots l'espoir, le doux rêve qu'eux deux, c'était pour la vie, et ce, bien au delà de leur mort. Il s’essuya la joue, avant de lui répondre en turc : « Seni seviyorum. » dans un murmure à peine audible. Même si elle ne le parlait pas, elle ne pouvait douter de ces mots-là qui était dit avec le cœur. Ces mots étaient pensés, ils étaient dit dans sa langue maternelle pour camoufler ses sentiments qu'il ne pouvait faire physiquement. Son estomac était tout retourné. Mais il l'aimait. Son regard brilla d'un vive éclat, ses lèvres se colorèrent doucement, comme si l'amour avait le pouvoir de lui redonner vie. Il s'approcha d'elle, l'embrassant avec une timidité étrange venant de sa part.

« Je t'aime tel que tu es Emir. Je suis peut-être pas un vampire,  mais je peux faire des efforts pour... je m'habituerai à tes trucs de vampire. On inventera des trucs pour pouvoir être comme n'importe quel autre couple... Des trucs aussi crétins que ça... » Emir sentit une autre larme couler sur sa joue. Putain, pensa-t-il. Être Vampire, cela avait du bon, mais quand les sentiments entraient dans la partie, c'était horriblement frustrant que de tout ressentir puissance mille. Si d'ordinaire, il savait se contenir, avec Siobhán, c'était impossible. Il baissa le regard, avant de poser sa tête contre son épaule. Que pouvait-il dire à ça ? Elle lui faisait une véritable déclaration d'amour, et... Traverser sept cents ans à ne plus ressentir de pareils émotions, ça avait le don de vous émouvoir comme une petite fille de sept ans. Il eut un petit rire, avant de se redresser pour l'embrasser à nouveau. « Allez bois. Tu ne peux pas rester comme ça... » Emir se recula, attrapa son verre, qu'il porta à ses lèvres. Il eut un léger sourire, puis il avala une gorgée, puis deux, puis trois, au final, il vida le verre d'un trait, avant de reposer sur la table. Il se passa la langue sur les lèvres, dévoilant sans le faire exprès ses canines. Déjà, des couleurs apparaissaient sur le visage d'Emir.

Emir lui prit la main, lui caressant le dos de la main avec son pouce, avant de lever son autre main vers sa joue pour l'attirer contre ses lèvres. Il l'embrassa avec un peu plus de fougue que ses baisers précédent, avant de lui dire : « Boire du sang qui n'est pas prit à la source, boire une potion sanguine, ou même manger des sucettes de sang de chez Honeydekus nous nourrit, mais pas comme on le devrait. » Il dégagea sa main de sa joue, pour la glisser le long de son cou, s'arrêtant sur sa veine. Emir baissa le regard, regardant leur main jointe, avant de se lancer. Après la déclaration d'amour qu'elle venait de lui faire, il se sentait suffisamment courageux pour aborder un sujet sensible dans chaque couple Vampire/Humain. « Entrer ses canines dans une veine nous procure diverses sensations que l'on ne ressent pas en buvant du sang autrement. Sentir le sang chaud entre ses lèvres, arrosant la langue avec force... Sentir la chaleur du sang dans son corps, joindre les battements de son cœur à celui de la personne que l'on boit... Tout ça fait de nous ce que nous sommes... C'est... Pour vous, dégueulasse. Mais pour nous, c'est comme manger un sac de loukoums. » Il ne savait pas trop comment l'expliquer. C'était d'une évidence pour lui, mais qu'elle ne pouvait pas partager faute de ne pas être un Vampire. Il ne savait même pas quoi le comparer, étant donné que cela remontait déjà à sept siècles la dernière fois qu'il avait mangé quelque chose de consistant. Il eut un sourire gêné, attendant sa réaction.




Seni seviyorum [Séni Séviilloroum] : Je t'aime.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Dim 8 Sep - 22:58


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Elle ne le lâchait pas du regard, pas parce qu'elle attendait forcément une réponse à son je t'aime (s'il répondait c'était mieux quand même...) mais parce qu'elle ne l'avait pas vu depuis deux semaines et qu'elle ne voulait pas perdre une miette de cette soirée avec lui.

Les yeux se remplirent de sang. Évidemment c'était assez choquant quand on ne savait pas que c'était la façon de pleurer des vampires mais contrairement à la fois où elle l'avait vu arracher la tête d'un type, Siobhán mit à profit sa formation d'auror pour ne rien montrer de sa première réaction et se laissait le temps d'appréhender cette drôle de larme avec tout l'amour qu'elle portait à Emir.

« Seni seviyorum. »

Il lui donna un baiser timide. C'était le premier. Elle n'avait pas besoin de parler le turc pour comprendre. Et c'était très bien comme ça. Ce je t'aime semblait faire d'elle la plus heureuse du monde. C'était un peu toujours l'état d'esprit dans lequel elle se trouvait quand elle était avec lui d'ailleurs. Doucement, elle essuya la trace de sang qu'il avait sur le visage et l'embrassa doucement sur la joue puis sur les lèvres comme pour lui montrer qu'elle n'était pas dégoûtée par ses "trucs de vampire". Et c'était sincère.

Quand elle le servit, il but presque d'une traite et sa peau, au bout de quelques secondes, semblait légèrement moins terne.

« Boire du sang qui n'est pas prit à la source, boire une potion sanguine, ou même manger des sucettes de sang de chez Honeydekus nous nourrit, mais pas comme on le devrait. », expliqua-t-il alors que son doigt s'arrêtait sur le battement calme de sa jugulaire.

Elle savait qu'elle n'avait absolument rien à craindre de lui. C'était une discussion qu'ils avaient déjà eu et elle avait suffisamment de raison d'être en confiance, même après si peu de temps. Une conversation avec Ansgard Mustang entrait également en ligne de compte.
Un petit silence passa, comme pour marquer l'ouverture d'une conversation sérieuse.

« Entrer ses canines dans une veine nous procure diverses sensations que l'on ne ressent pas en buvant du sang autrement. Sentir le sang chaud entre ses lèvres, arrosant la langue avec force... Sentir la chaleur du sang dans son corps, joindre les battements de son cœur à celui de la personne que l'on boit... Tout ça fait de nous ce que nous sommes... C'est... Pour vous, dégueulasse. Mais pour nous, c'est comme manger un sac de loukoums. »

La comparaison la fit sourire. Ça ne l'éclairait guère sur ce qu'il pouvait ressentir à boire du sang mais ça lui laissait largement comprendre que lorsqu'il prenait un verre de sang avec, il faisait encore semblant et c'était probablement comme ça qu'il se retrouvait dans cet état. Pour ne pas qu'elle le regarde comme un monstre.

Siobhán se recala dans le canapé, posant son menton sur ses genoux.

« C'est comme les repas "sains" de Ste Mangouste et les repas "sains" de ma mère... », quel auror n'était pas passé par la cuisine abominable de Ste Mangouste, soit disant que c'était pour votre bien tout ces trucs vapeur insipides, « mais... comment je peux tourner ça... vous n'êtes pas obligés de tuer pour être rassasiés n'est-ce pas ? »

C'était sans doute la question la plus délicate qu'elle aurait pu lui poser parce que bien évidemment, elle ne pouvait qu'attendre qu'il réponde que non. Sa bonne conscience et sa moral l'imposaient. Mais s'il répondait que si... comment gérer ça ?

Elle serra sa main doucement, regardant leurs doigts entrelacés en attendant une réponse.

« et ... de combien tu as besoin pour te sentir bien, par soir ? »

Petit à petit la conversation avec Ansgard faisait son petit bonhomme de chemin. C'était assez personnel là encore mais il fallait bien qu'ils en parlent un jour où l'autre.





 
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Dim 8 Sep - 23:29


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Emir
La situation semblait lui poser quelques soucis. Ce qui était normal. Quelle personne saine d'esprit accepterait ce genre de chose de son plein grès sans en savoir plus sur la chose ? Emir comprenait, et c'était quelque chose qu'il avait expliqué à Sashka, fut un temps, et qui prenait à chaque fois tout son sens, le réconfortant dans son explication de sortes à avoir suffisamment d'assurance pour éviter qu'elle ne parte en courant comme une dératée, criant au Vampire à tout bout de champs. Elle était blonde, en plus, elle était parfaite pour être une victime dans un de ses trucs qu'il avait vu sur la télévision à transmission magique, chez son petit-fils. Il la vit se recroqueviller sur elle-même, ce qui le blessa. Mais il n'en montra rien, retirant juste sa main. Pourtant, il sentait qu'elle allait vers lui, qu'elle finirait par accepter qu'il la morde. C'était là où il voulait en venir. Non pas pour se nourrir, disons que si elle l'acceptait sur elle, elle l'accepterait plus facilement sur les autres. Une fois convaincue, elle le laisserait sûrement boire à la première veine qui se présentait à lui, sans qu'il n'est de scrupule. Il y avait certaines morsures qui étaient trop intime pour qu'il ne le fasse aux gens qu'il croisait. C'était aussi pour cela qu'il espérait qu'elle dise oui. Elle ne s'en rendait probablement pas compte-là, mais quand il pourrait la mordre, elle prendrait tellement son pieds, qu'après, elle lui demanderait de le faire à chaque fois, désirant sentir, en plus de sa virilité, ses crocs en elle. C'était comme ça qu'un Vampire le faisait normalement. Si elle acceptait, cela voulait aussi dire qu'elle n'aurait pas à passer derrière lui pour réparer toutes les murs qu'il briserait de sa paume de main pour contenir sa frustration.

« C'est comme les repas "sains" de Ste Mangouste et les repas "sains" de ma mère... » Si elle voulait. Lui, il n'avait jamais connu d'hôpitaux. Seulement des hospices, et généralement, quand tu y entrais, et que c'était pour une blessure ou une maladie particulièrement grave, tu ressortais pratiquement mort, sans que l'on ne puisse plus rien faire pour toi. Il ne dit rien, hochant de la tête, voyant tout du moins qu'elle savait ce qu'il voulait en dire. Surtout si elle cherchait des exemples pour s'illustrer plus précisément la chose. Il eut un léger sourire. « mais... comment je peux tourner ça... vous n'êtes pas obligés de tuer pour être rassasiés n'est-ce pas ? » Son sourire s'élargit, se voulant réconfortant. Il lui prit de nouveau la main, la joignant à la sienne, tandis qu'elle posait son regard dessus. Emir la serra avec délicatesse, tout en lui répondant : « Techniquement, on ne tue pas lorsque l'on se nourrit, puisqu'il nous ait impératif de nous retirer avant que le coeur ne s'arrête, étant donné que lorsque nos coeurs s'alignent aux mêmes rythmes que celui de notre... » Il faillit dire victime, mais ce n'était pas vraiment le terme le plus approprié. Il leva les yeux au ciel quelques instants, avant de la regarder avec un sourire : « ... De la personne que l'on boit. Nous nous lions en quelques sortes, ce qui a pour effet, si le coeur meurt, de nous tuer pour les plus jeunes. Paraîtrait que pour les Vampires plus ancien ou complètement dégénérés (Dante, si tu nous lis), ça provoquerait juste une violente douleur, nous paralysant quelques instants. »

Ce n'était donc, pas conseillé. D'ailleurs, c'était la première chose qu'un créateur apprenait à son enfant. Les bases, mais qui n'étaient pas si facile à suivre. Surtout lorsque l'on plante pour la première fois ses crocs. Emir eut un rapide souvenir de sa première fois. Il en tressaillit, préférant penser à autre chose. Les ressentis humains encore présents, c'était très certainement son pire souvenir de sa vie de vampire après... Après avoir tué toute sa famille, ou presque. Il se passa une main sur le cou, écoutant les battements du cœur de Siobhán avec amour. C'était unique comme musique. Il n'y avait rien de mieux. Il posa son regard sur elle, l'observant pour voir comment elle réagissait face à cette annonce, lorsqu'elle demanda ensuite : « et ... de combien tu as besoin pour te sentir bien, par soir ? » Emir esquissa un sourire tendre, lui mettant une mèche de ses longs cheveux blonds derrière son épaule. « Un litre devrait suffire, voir deux. Quoiqu'il arrive, je ne prendrais jamais le risque de te tuer. » Il lui caressa la joue, avant de lui déplier les genoux, pour qu'elle lui montre qu'elle n'avait pas peur, qu'elle était forte, et qu'elle lui faisait confiance. Il rajouta : « De toute façon, pour éviter que tu n'es du mal à récupérer, je te donnerais un peu du mien, qui te soignera. Puis bon, on est pas obligé de manger tous les jours. Surtout à mon âge. » Il grimaça, avant de se coller à elle, comme pour qu'elle pense à autre chose et qu'elle arrête de se tenir ainsi, lui faisant peur à lui, comme si elle ne lui faisait tout à coup, plus confiance.


uc.
 
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Dim 8 Sep - 23:56


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Avec cette conversation ils marchaient l'un et l'autre sur des oeufs. Elle, la mortelle, avec ses questions et ses appréhensions de mortelles mais qui voyait parfaitement où allait les mener cette conversation. Lui, le vampire, avec ses attentes et sa sensibilité de vampire, qui redoutait de la voir fuir s'il découvrait seulement ses canines en riant. Ce n'était pas simple.

Il lui expliqua comment il se nourrissait. Ce qu'il devait faire et ne devait pas faire. Cette histoire de battement de coeur lui fit d'abord froid dans le dos puis, quelque chose en elle s'en trouva contrarié par la suite. Elle n'aimait pas savoir que le coeur d'Emir battait à l'unisson d'un autre que le sien. De mille autres. Au vu de la longueur de ses relations jusque là, Siobhán avait eu peu d'occasion de se montrer jalouse. D'ailleurs, elle avait toujours cru qu'elle avoir échapper à ce défaut. Visiblement non. Le monstre aux yeux verts grondait dans le fond de son coeur, rongeant son frein.

De temps à autre, au fil de la conversation, ils relevaient le regard pour voir les réactions de l'autre, savoir comment il prenait telle ou telle remarque. Le malaise était clair et évident mais il fallait en passer par là. Siobhán essayait de se montrait aussi ouverte que possible, se répétant que s'il ne répondait pas comme elle en avait envie, il ne fallait pas pour autant se braquer (ce qui chez elle était une réaction presque devenue réflexe dans certaines situations).

« Un litre devrait suffire, voir deux. Quoiqu'il arrive, je ne prendrais jamais le risque de te tuer. »

Le regard de Siobhán alla se planter dans celui d'Emir. Ça y est. Il abordait le vrai sujet de la discussion. Elle lova son visage dans sa main quand il lui caressa la joue et le laissa même déplier ses jambes sans aucune résistance, profitant pour s'étirer, sans se douter une seconde de ce qu'un vampire pouvait fantasmer sur une paire de jambes gracieusement offertes. Elle les reposa sur lui avec un petit sourire. Il fallait qu'elle réponde à la question qu'il n'avait pas posée.

« De toute façon, pour éviter que tu n'aies du mal à récupérer, je te donnerais un peu du mien, qui te soignera. Puis bon, on est pas obligé de manger tous les jours. Surtout à mon âge. »
« Je n'aurai pas besoin de ça Émir. », répondit-elle sans le quitter des yeux, « Je suis peut-être nullissime en cuisine mais chez les aurors on apprend à faire les potions de régénération sanguine. J'en ai même d'avance dans mon sac. », quand on faisait un métier dangereux, mieux valait être prévoyant...

Elle ne répondait toujours pas. Finalement après une petite hésitation, elle retira ses jambes de sur lui pour se mettre sur ses genoux et se rapprocher de lui. Elle pencha la tête sur le côté, dégageant sa gorge et sa nuque des longs cheveux blonds d'un geste sensuel. Son autre main allait chercher son menton, l'attirant un peu plus près d'elle.

« Maintenant manges, je ne veux plus jamais te voir si mauvaise mine. », fit-elle un peu plus ferme.

Elle lui caressa le menton du pouce, attendant qu'il plante ses crocs avec une certaine appréhension. Ansgard avait beau lui dire que c'était l'extase totale, pour elle ça restait une morsure. Elle ne voyait pas le côté sensuel ou sexuel de la chose, c'était simplement alimentaire pour elle et son geste, était le geste d'amour le plus désintéressé qu'elle aurait pu avoir. De plus, Ansgard avait des délires vraiment space parfois, ça ne faisait pas de lui un exemple à suivre.





 
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Lun 9 Sep - 0:23


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Emir
« Je n'aurai pas besoin de ça Émir. » Siobhán le regardait droit dans les yeux lorsqu'elle prononça ces mots qui arrachèrent un sourire sur les lèvres d'Emir, qui sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. En répondant cela, elle acceptait alors qu'il la morde. Dans sa tête, c'était l'aïd. DU moins, de ce qu'il s'en rappelait de lorsqu'il était humain. Il se mordit les lèvres, gêné. Non, c'était peut-être pour lui le plus beau cadeau qu'elle pouvait lui faire pour lui prouver son amour, mais pour elle, tout du moins pour leur première fois, c'était quelque chose d'effrayant. Donner son sang à quelqu'un pour qu'il le boive devant vous, c'était pas commun, et c'était l'une des principales raisons pour lesquels beaucoup de Vampires évitaient de nouer de trop fortes relations avec les humains.

Se voir refuser cela, alors qu'il n'y a rien de plus sensuel, de sexuel et d'excitant pour un Vampire, c'était quelque chose d'affreux, qui menait directement vers de la rancœur, du dégoût, pour finalement, quitter ladite personne du jour au lendemain. Pour un Vampire, c'était quelque chose de symbolique, de grand. En refusant cela, on se refusait à lui de la manière la plus primitive qui soit. Automatiquement, les relations finissaient mal.  Il s'apprêta alors à lui répondre qu'elle n'avait pas à faire la femme forte et qu'il était normal pour elle d'avoir du mal à récupérer, surtout s'il le faisait assez régulièrement dans la semaine, lorsqu'elle lui expliqua :

« Je suis peut-être nullissime en cuisine mais chez les aurors on apprend à faire les potions de régénération sanguine. J'en ai même d'avance dans mon sac. » Emir eut un sourire qui dévoila toutes ses dents. Il lui murmura : « Si tu manges un peu plus de viandes que d'habitude, ça m'arrangerait. » Emir se détendit presque instantanément après lui avoir défait les jambes. Elle se donnait, enfin, se donnerait à lui. Il n'y avait pas plus beau cadeau pour lui, bien que le fait simple d'être avec elle semblait déjà être une bénédiction de Dieu. Elle s'approcha de lui, alors, se mettant sur les genoux. Siobhán rabattit ses cheveux derrière une seule épaule, lui dévoilant alors son cou. Emir manqua de se sentir mal. Comme un diabétique à qui on lui offre un plateau de loukoums. Il ferma les yeux alors mais son esprit ne bloquait que la dessus, de sortes à ce que tous ses sens soient en éveille. Il entendait presque le trajet de son sang dans sa carotide, résonnant alors sur les virages , il sentait l'odeur de son sang, et avec sa main qui tenait la sienne, il sentait son pouls s'accélérait. Il se mordit la langue.

« Maintenant manges, je ne veux plus jamais te voir si mauvaise mine. » Ses yeux s'ouvrirent d'un coup. Il posa ses yeux sur son cou, puis sur elle. Machinalement, il s'approcha doucement d'elle, passant son nez sur son cou, respirant l'odeur, se délectant presque du goût que son sang allait avoir entre ses lèvres. Il posa ses lèvres, déposant un léger baiser dessus, avant de se reculer. Emir esquissa un léger sourire, se levant alors. Il retira son tee-shirt blanc qu'il balança à travers la pièce, avant de dégrafer les premiers boutons de sa braguette. Il lui tendit la main pour l'aider à se lever, tandis qu'il poussait la table basse du plat du pieds. Il la serra contre lui, l'embrassant encore une fois dans le cou, tandis qu'il descendait doucement ses mains le long de ses hances. Emir lui murmura alors :
« Ce que je vais te faire-là, tu vas adorer. Tu vas tellement aimer, que tu me supplieras de recommencer. » Il disait cela, sûr de lui. Il avait déjà essayé, c'était pour cela qu'il était si sûr que ça. Bon, il n'était pas vraiment fier de toutes ses expériences, surtout en présence de Siobhán, mais à travers cela, il avait énormément appris, de sortes à ce qu'il ne puisse pas se tromper sur ce qu'il avançait.

Il se recula légèrement, se baissant un peu, et d'un coup, il arracha le pantalon de Siobhán, qu'il jeta par terre, dévoilant alors sa petite culotte. Emir se passa lors la langue sur sa lèvre inférieur en même temps qu'il se redressait pour faire face à Siobhán. Il déposa un baiser sur ses lèvres, avec une fougue et une passion comme jamais il ne lui avait donné, lui prenant l'arrière du crâne, tandis que son autre main, il lui caressa délicatement le bas du ventre. Puis, il se recula, la poussant dans le canapé, pour poser un genou à terre. Emir lui tendit la main de sorte à ce qu'elle puisse la lui serrer, lorsqu'elle voudrait arrêter, puis il se pencha sur elle, faisant glisser sa joue et sa barbe de trois jours sur la peau tendue de sa cuisse. Avec sa main libre, il maintient la cuisse, puis, sentant la fièvre s'emparait de lui, il déposa un baiser, avant de sortir timidement les crocs, et il les planta dans l'artère fémorale.

Sa première réaction fut de soupirer de plaisir par le nez, avant de sentir son sang sur sa langue. Il sentit sa virilité se dressait dans son pantalon à tel point qu'Emir lâcha la main de Siobhán pour tout baisser. Au bout de quelques secondes, contrôlant son débit avec une facilité presque déconcertante, il les retira, déposant un baiser, tout en passant un coup de langue sensuel sur ses marques, empêchant au reste du sang de s'en échapper. Il leva ses deux mains, au niveau de ses hanches, lui retirant sa culotte, alors qu'il enlevait avec ses pieds le reste de son pantalon. Il posa un genou sur le canapé, s'approchant d'elle, avec un sourire fiévreux, et un regard plein de séduction. Il retira alors son haut, lui arrachant son soutien-gorge, avant de lui murmurer dans l'oreille qu'il l'aimait tendrement.


uc.
 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Lun 9 Sep - 20:44


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
« Si tu manges un peu plus de viande que d'habitude, ça m'arrangerait. »

Siobhán acquiesça sans rien dire encore. Elle ne se représentait pas encore trop ce que ça impliquait et encore moins ce que ça représentait pour lui qu'elle accepte de se faire mordre. Pour notre écossaise, ça n'était que pour qu'il se sente bien et si ça pouvait lui donner l'air du plus heureux des hommes en prime, alors tant mieux.

Elle haussa un sourcil, le voyant se retenir quand elle lui offrit sa gorge. Il la caressa du bout du nez, posa un baiser mais ne mordit pas. Siobhán l'interrogea, se demandant si quelque chose n'allait pas avec son sang. Elle ouvrit la bouche pour poser la question mais le voir retirer son t-shirt et se déboutonner lui coupa la chique. Il lui en fallait beaucoup moins que ça pour fantasmer des nuits torrides avec Emir mais ajoutez-y le regard qui va bien, éjectez la table basse en toute hâte et serrez là contre vous de cette manière-là et vous avez bel et bien perdu Siobhán.

« Mais qu'est-ce que tu fais ? », demanda-t-elle, amusée par son empressement. Elle se tenait alors debout devant lui, essayant de deviner quelle nouvelle façon de faire il allait encore lui monter.

« Ce que je vais te faire-là, tu vas adorer. Tu vas tellement aimer, que tu me supplieras de recommencer. », elle éclata de rire, essayant de retenir son visage entre ses mains pour le retenir d'embrasser ce petit creux qu'elle avait si chatouilleux quand on approchait de la ceinture.

Siobhán haussa un sourcil comme pour le mettre au défi, un demi-sourire narquois sur les lèvres. Mais ce petit air fier ne devait pas s'attardait. Aussitôt qu'Emir lui arracha - au sens propre - son jean, la jeune femme changea d'expression. Elle n'en revenait pas de l'aisance avec laquelle il venait de faire ça, bouche bée, elle rirait de bon coeur sentant cette forme d'excitation si particulière naître de rien, comme toujours quand elle était avec lui. Lui, se passa la langue sur les lèvres ostensiblement, défaisant du regard le peu de vêtements qu'il lui restait désormais. Elle l'aimait fauve, tel qu'il était. Il aurait pu la croquer, ne faire qu'une bouchée d'elle, la briser en la serrant un peu trop fort et ça aussi, dans le fond ça lui plaisait dans ces moments-là. Elle savait cependant qu'il ne ferait jamais rien de tel.

En une fraction de seconde il était sur ses lèvres, conquérant et fougueux et elle était presque sans volonté tant elle aimait se sentir à ce point désirée.

Elle se laissa allongée sur le canapé, toujours curieuse de ce qu'il mijotait. Elle prit sa main, profitant qu'il la lui offrait pour caresser sa peau encore roide. Quand il effleurait l'intérieur de sa cuisse de sa barbe, elle se cambrait déjà de plaisir, c'est le moment qu'il choisit pour mordre, à l'endroit le plus inattendu. Siobhán se tendit une fraction de seconde lorsqu'elle sentit quatre piqûres féroces mais elle n'eut pas vraiment le temps d'avoir mal que déjà elle ne répondait plus de rien. Serrant un peu plus fort la main d'Emir, elle se laissa aller, la tête reposant sur les coussins du canapé, tandis que sa main cherchait les cheveux noirs d'Emir, autant pour s'y glisser amoureusement que pour qu'il ne s'arrête jamais de faire ce qu'il était en train de faire. Elle sentait sa peau se réchauffait contre la sienne jusqu'à devenir brûlante, alors il se redressa et ce fût à ce moment-là que Siobhán se montra à nouveau l'amante combative qu'il avait connue une fois sous la douche, comme si elle comptait le lui rendre au centuple. Et c'est ce qu'elle s'employa à faire, longuement, sûrement mais certainement pas sagement.

Elle avait comme le diable au corps et ne le libéra que lorsqu'ils s'épuisèrent ensemble dans un même soupir d'extase. Ensuite, elle était là, allongée sur son torse, sentant son coeur battre contre le sien. A l'unisson.

Il avait retrouvé ses couleurs. Il était magnifique. Et elle, ça lui donnait tout simplement le sourire.






 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Lun 9 Sep - 22:23


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Emir
Emir ne pourrait jamais comparer les étreintes amoureuses qu'il avait avec Siobhán, avec aucune autre qu'il avait déjà eut. Elles étaient à la fois sensuelle, passionnée, tendre, mais aussi sauvage, parfois même brutales. Il aimait ça, et elle l'avait deviné. Elle lui rendait chaque mouvement avec la même intensité, le faisant vibrer dans tout son être. Il y avait quelque chose en elle. Quelque chose d'une force qu'il n'avait encore jamais rencontré nul part ailleurs. Elle avait ce corps si fin, mais si robuste. Ce regard si doux, mais si déterminé. Ce sourire si tendre, mais si sauvage. Elle était ce qu'il avait toujours recherché chez une femme, trouvant en elle sa parfaite moitié. Même chez les Vampires qu'il avait fréquenté, jamais aucune d'entre elles n'avaient eut ce même regard lorsqu'ils se regardaient dans ces espèces de micro-pause qu'ils se laissaient lorsqu'ils se touchaient, lorsque leur corps tout entier s'embrasait l'un contre l'autre, dans de remarquables coups de reins. Douce mais sauvage, elle avait cette même hargne qu'il avait. Il en voulait toujours plus, et elle lui en donnait toujours plus, jusqu'à son souffle qui semblait pouvoir être capable de cracher des flammes d'une intensité égale, sinon plus que l'étreinte dans laquelle elle et lui se cherchaient, poussant leur plaisir respectif jusqu'à leur paroxysme.

Ils soupirèrent en même temps, leur corps n'en pouvant plus. Ils se laissèrent tomber sur le canapé l'un contre l'autre, leur corps se calmant peu à peu, leur torse se levant, se creusant d'abords rapidement tant leur souffle était saccadée, avant de se calmer, jusqu'à être normal. Emir reprenait des couleurs. Son corps était brûlant, presque moite. Il se surprit même à voir son torse se levait au grès de respirations qu'il ne contrôlait pas, comme si c'était tout à fait normal, que lui, puisse respirer. Il ne dit rien, prenant la main de Siobhán dans la sienne, avant de plonger sa tête dans le dossier du canapé. Deux semaines. Deux grandes semaines sans se voir, mais Emir ne regrettait en rien ce temps perdu. Cela n'avait que rendu leur ébat plus intense. Il posa son regard sur Siobhán, un doux sourire se dessinant sur ses lèvres alors qu'il se penchait vers elle. Donnant une caresse avec son nez juste en dessous de son oreille, il lui murmura d'un ton plein de chaleur :
« T'en fais pas, cette morsure, surtout à cette endroit, te revient de droit... Mon amour. » Il lui mordilla le lobe de l'oreille, avant de poser son front contre sa tête. Avec sa main, il tourna le visage de Siobhán vers lui, et l'embrassa avec amour.

Lentement, il porta sa main à ses dents, se perçant la peau du pouce, laissant jaillir son sang vermeil, qui coula un peu plus que d'habitude, le faisant s'interroger intérieurement. Emir posa alors son pouce sur sa morsure au dessus de son sein, non loin de son cœur, avant de le passer entre ses jambes. Il esquissa un léger sourire, tandis que son regard devint tout d'un coup plus mutin lorsqu'il passa le reste de sa main sur la porte du plaisir. Mais son regard revint sur sa main, qui saignait toujours. Emir mit son pouce entre ses lèvres, et seulement à ce moment-là, la blessure se calma. Il ressortit son pouce, pour observer sa blessure qui ne se refermait toujours pas. « C'est pas normal, ça. » Son regard vint se poser sur la bouteille de sang que Siobhán lui avait débouché quelques instants plutôt. Il attrapa la bouteille qu'il porta à ses lèvres. Lorsque le sang vint à ses lèvres, qu'il avala la première gorgée, il se mit à tousser, recrachant tout sur la table, et sur lui. Emir observa le sang coulait le long de son torse, l'air interdit. Il releva le regard une fois que les gouttes de sang allèrent se perdre entre ses jambes. « Quelque chose ne se passe pas comme prévu... Je crois que ton sang me fait des trucs bizarres. »

Emir se leva d'un coup, se tapant le genou dans la table basse. Il se maudit, pestant en turc, avant de se masser le genou. Il avait mal. Il se rassit, effrayé. « Tu es sûr que tu n'es qu'une simple sorcière, Siobhán ? J'ai... J'ai l'impression d'être humain. » Lorsqu'il voulut se rendre rapidement dans la cuisine, rien ne se passa. Il ferma les yeux, inspirant profondément pour se calmer. Sa respiration était saccadée, ses yeux étaient affolées, son torse se levait, s'abaissait trop rapidement pour un vampire qui n'était pas censé respirer. Il déglutit péniblement, avant d'aller dans la cuisine. Emir chercha quelque chose à manger, ouvrant les placards, le frigo, faisant couler l'eau du robinet. Il était entrain de paniqué, ne sachant plus quoi faire pour... S'il mangeait, et qu'il était encore dans un état proche du Vampire qu'il était normalement, il ne pourrait pas le digérer, et les douleurs seraient tellement intenses qu'il lui faudrait boire suffisamment de sang pour pouvoir digérer la chose sans qu'il n'en souffre. Il posa son regard sur le robinet d'eau, avant de plonger sa tête dessous.

Emir inspira profondément, puis il ouvrit ses lèvres, sentant l'eau sur ses dents, sur sa langue qui se rétracta comme par instinct. Il avala une petite gorgée, mais rien ne se passa. Aucun dégoût, aucune vilaine douleur dans son ventre. Il se redressa un peu trop vite, se tapant la tête dans la porte de l'armoire laissée ouverte au-dessus de lui. La porte du placard vola en éclat. Sa force semblait toujours présente, mais la douleur qu'il ressentit au sommet de son crâne le fit gémir de douleur, s'agenouillant les deux mains plaqués sur son crâne d'où un liquide chaud jaillissait. Il se releva vers Siobhán. Ses yeux étaient paniqués. Il faisait un effort surhumain pour ne pas se mettre à paniquer ouvertement. Machinalement, il vint trouver ses bras, se blottissant contre elle, la douleur au sommet de son crâne le lançant toujours autant.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Lun 9 Sep - 23:10


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
« T'en fais pas, cette morsure, surtout à cette endroit, te revient de droit... Mon amour. »
« Tu lis dans mes pensées ? », sans être le moins du monde sérieuse.

Elle avait les yeux braqués sur lui, redessinant le contour de son visage  d'un doigt mais son souffle court et sa peau moite disait bien tout ce que son corps était fatigué. Il lui restait cependant la passion et le feu dans le regard. Elle avait encore juste assez de volonté pour l'embrasser tendrement. D'ordinaire elle se retrouvait à regarder la nuit passer à côté de son partenaire (si elle avait eu de la chance et qu'il ne s'était pas barré après avoir fini). Là s'était elle qui aurait pu s'endormir si on ne l'avait pas privée de lui pendant deux semaines. Elle le laissa se mordre le pouce pour refermer les morsures sur son corps à elle tandis qu'elle fermait les yeux.

« C'est pas normal, ça. »
« Quoi donc ? », demanda-t-elle en ouvrant un oeil.

La seconde d'après il se jetait sur la bouteille de sang. Siobhan se redressa, enfilant le t-shirt d'Emir qui trainait par là.

« Tu as encore soif ? », demanda-t-elle un brin sceptique mais lorsqu'elle le vit recracher avec une moue écœurée, elle se demanda ce qui lui prenait. « Emir ? »
« Quelque chose ne se passe pas comme prévu... Je crois que ton sang me fait des trucs bizarres. »

Il paniquait même s'il essayait de ne pas le montrer et Siobhán, chanceuse comme elle était, n'avait besoin d'absolument aucune raison pour se laisser gagner par l'angoisse de le perdre. Qui pouvait rendre un vampire malade à cause de son sang ? Personne. Mais elle oui... évidemment. Elle FORCEMENT!

« Tu es sûr que tu n'es qu'une simple sorcière, Siobhán ? J'ai... J'ai l'impression d'être humain. »

Elle se leva, alarmée, réfléchissant à tout ce qui pourrait le rendre malade chez elle. Lui, ne savait plus quoi faire. Il tournait comme un lion en cage dans la cuisine, ouvrant tous les placards à la recherche d'on ne savait quoi.

« Est-ce que c'est si horrible que ça ?! » , fit-elle totalement paniquée à l'idée de l'avoir "re" tué ou plutôt définitivement tué, « Je... j'ai... je ne suis qu'une simple sorcière, je te le jure. J'ai eu la dragoncelle quand j'étais petite. J'ai encore une dent de lait, une molaire, tout au fond, mais c'est tout! je te jure que c'est tout! FAIS ... » , Emir se releva tout d'un coup, le crâne droit dans le coin de la porte du placard et il n'y était pas allé de main morte, « ... gaffe. »

Il s'était littéralement éclaté et Merlin savait que ça faisait mal quand on était humain... mais pas tant que ça quand on était vampire. Siobhán l'accueillit sur ses genoux, interdite. Elle devint pâle comme un linge quand elle vit à quel point il saignait. Ce n'était pas le sang qui lui faisait impression, en tant qu'auror elle avait largement vu pire qu'un petit bobo de coin de porte.

Elle ne savait pas quoi faire pour ça s'arrête. Par réflexe, elle avait déjà le petit flacon de dictame entre les mains mais... est-ce qu'elle pouvait utiliser ça sur lui ?

« Emir ? J'suis désolée. J'irais faire tous les examens qui existent. Je ferais n'importe quoi. Mais ne meures pas d'un si petit bobo s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait... » , priait-elle en tamponnant un tout petit peu de dictame sur le sommet de son crâne avec le double de larmes.

Le dictame faisant son effet, la plaie se referma proprement.





 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Mar 10 Sep - 17:58


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Emir
« Est-ce que c'est si horrible que ça ?! » Emir leva son regard vers elle, la folie dans les yeux. Il se passa une main sur les yeux. Être Vampire, c'était quelque chose qui lui était devenu si naturel désormais que la simple idée de ne plus en être un l'effrayait. Paradoxalement, il espérait retrouver un jour son humanité, et pourquoi pas vivre et vieillir au côté de Siobhán, d'avoir de nouveau des enfants, de les élever en sa compagnie, puis, un jour, mourir après avoir passé tant de temps à fouler cette terre. Rejoindre les bras de son Dieu, mettre pieds dans son paradis, Siobhán l'accompagnant main dans la main, c'était quelque chose qu'il lui plaisait. Mais d'un autre côté, être Humain dans une époque où chaque vie semble inutile, où tu ne peux rien faire que de rester dans l'anonymat, impuissant face à certaines politiques, là où il y a sept ans cents, il lui avait simplement fallu gravir les échelons dans une armée qui avait dicté ses premiers pas dans la cours du Sultan. Lever une armée, la diriger d'une main forte, l'amener au combat, puis à la victoire, pour revenir triomphant et s'attirer les honneurs de la famille royale, pour enfin rejoindre ses femmes et ses enfants dans ses appartements. Emir ne pouvait plus être tout ça, plus après avoir tant vécu. C'était laisser tomber sa force, laisser tomber ses sens aiguisés, sa jeunesse éternelle, et tout ces petits trucs qui faisaient qu'être un Vampire n'était pas si mal malgré cette soif qu'il fallait assouvir, tout en se cachant le plus possible du Soleil. Oui. Oui, c'était horrible, et impensable pour Emir.

Mais lorsqu'il retira sa main et qu'il vit les yeux bleues océans de Siobhán, il comprit qu'il serait prêt à tout laisser tomber pour elle. Elle était si innocente, si naïve mais à la fois si forte. Elle avait ce petit charme qu'ont certaines femmes une fois qu'elles vous ont émues le cœur. Il ne pourrait rien lui refuser. Puis à bien y réfléchir, il préférait sacrifier son immortalité sur le bûcher de la science magique que devoir la transformer, la dénaturant au risque de la voir totalement changée. « Je... j'ai... je ne suis qu'une simple sorcière, je te le jure. J'ai eu la dragoncelle quand j'étais petite. J'ai encore une dent de lait, une molaire, tout au fond, mais c'est tout! je te jure que c'est tout! FAIS ... » Dragoncelle ? C'était quoi ç... Dragon ? Emir sentait à nouveau ce souffle brûlant qu'elle avait sur sa peau si froide. Il ressentait encore ses mains, son corps se frottaient contre lui. Elle était plus chaude que la normale. Il se rappela alors d'une conversation qu'ils avaient eut, où elle lui disait qu'elle aimait courir après les dragons. Etait-ce ça ? Il s'était relevé d'un coup. Une douleur cuisante au sommet de son crâne l'obligeant à s'agenouiller, de porter ses mains sur sa blessure qui pissait le sang. SON sang. « ... gaffe. »

Siobhán vint vers lui, tandis qu'il se mettait sur ses genoux. La douleur était telle que ses yeux s'étaient embuée. Et il y avait de quoi. Il pesta dans un turc ancien, jurant comme un écossais, avant de sentir qu'elle lui tamponnait quelque chose sur sa blessure. Elle lui disait alors, tout aussi effrayée que lui :
« Emir ? J'suis désolée. J'irais faire tous les examens qui existent. Je ferais n'importe quoi. Mais ne meures pas d'un si petit bobo s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait... » Il releva la tête, un vertige le surprit mais il se rattrapa avec son bras. Emir lui fit un léger sourire, quoiqu'un peu forcé, secouant la tête négativement tandis que la douleur disparaissait. « Arrête tes conneries. C'est juste que ça ébranle tous les fondements du Don Obscure. J'en suis effrayé, mais paradoxalement, si ça peut me faire vieillir à tes côtés et avoir des enfants avec toi, mon amour... Je continuerais à te mordre jusqu'à ce que je ne le puisse plus. » Il se força à lui sourire, tandis qu'il se redressait doucement, la tirant vers lui. Emir la serra contre lui, avant de se reculer pour retourner dans le salon. « Ne pleure plus... C'est pas une porte de placard qui viendra à bout d'un des généraux du foudroyant. »

Il se retourna, lui tendant la main pour l'attirer une fois de plus contre lui, lui embrassant le front dans un sourire. Emir posa sa main sur l'encadrement de la porte, marchant sans aucun gêne en tenu d'Adam pour rejoindre la salle de bain où il se passa un peu d'eau sur le corps pour retirer le sang. Il lui lançait quelques regards furtifs, se rappelant de ce qu'il était prêt à perdre pour elle. Il n'en avait vraiment pas envie. Comment la protéger s'il n'était plus sept fois plus puissant qu'un humain ? Comment pouvait-il prétendre à une distinction particulière dans son monde à elle ? Il ne serait plus qu'un vulgaire homme sans aucun pouvoir particulier. Il se mordit la langue , avant de se redresser, suivant Siobhán dans sa chambre. Emir s'allongea doucement, avant de l'attirer contre lui quoiqu'un peu brutalement avant de la couvrir de baiser, souhaitant passer à autre chose, afin de détendre l'atmosphère qui s'était tendu entre les deux. Ceci étant, il se sentait tout à coup avoir le besoin de parler de lui, d'elle, de leur avenir, de tout. Il l'aimait à en crever, et c'était tout ce qui comptait pour lui. Quoiqu'il faudrait peut-être en parler à Sashka si un jour, il avait la solution miracle pour redevenir un simple mortel. Elle allait sûrement le tuer. Pour l'heure, il se montrait câlin avec Siobhán sous les rayons de Lune.

« Tu commandes aux dragons, n'est-ce-pas ? Est-ce un Don répandu ? Lui demanda-t-il, après quelques minutes passés dans un silence apaisant. Des minutes qui avaient un goût d'éternité. Il se redressa, s'asseyant dans le lit, se retournant vers elle. Il n'en pouvait plus. Trop de questions lui tournaient dans la tête pour qu'il ne s'endorme, tout du moins, se repose avec ça en tête. Emir inclina légèrement sa tête vers la gauche. « Les flammes des Dragons peuvent prendre, mais aussi donner la vie, dit-on. C'est une légende qui remonte si loin, que je ne pensais pas qu'elle soit vraie. Pourtant, tu me donnes vie. Tu arrives à repousser le Don Obscure, l'héritage que nous a donné l'un des fils de Dieu. » Emir lui prit sa main, paume contre paume, observant la main de Siobhán contre la sienne. Il esquissa un sourire, soufflant : « Même ta main me donne des idées perverses. T'es si belle, putain. » Il rompit le contact de sa main contre la sienne, avant de lui monter dessus, ses deux mains de chaque côté de la tête de Siobhán. Emir approcha doucement son visage du sien, avec une petite teinte provocatrice. Il déposa un léger baiser sur ses lèvres, avant de se pousser à côté d'elle, un sourire sur ses lèvres. Dans son torse, il entendait son cœur battre au même rythme que celui de Siobhán.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Mar 10 Sep - 23:15


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
« Arrête tes conneries. C'est juste que ça ébranle tous les fondements du Don Obscure. J'en suis effrayé, mais paradoxalement, si ça peut me faire vieillir à tes côtés et avoir des enfants avec toi, mon amour... Je continuerais à te mordre jusqu'à ce que je ne le puisse plus. »

Elle se laissa docilement serrer. A ce moment-là, elle était aussi fragile qu'un oisillon tombé du nid. Siobhán renifla, enfouissant son visage contre son épaule. Avoir des enfants ? Il avait toujours les mots qui lui allaient droit au coeur et caressaient son côté fleur bleue. Avoir des enfants elle n'y avait jamais pensé jusque-là et précisément à ce moment-là, elle ne savait pas quoi en penser. Avoir un enfant de lui, si ça pouvait le combler, elle ne disait pas non et elle n'en aurait pas avec un autre, c'était certain. Dans le même temps si le prix à payer pour avoir ces enfants c'était de le voir s'affaiblir et mourir : elle ne voulait pas en entendre parler. Elle ne voulait pas de ces enfants-là.

« Ne pleure plus... C'est pas une porte de placard qui viendra à bout d'un des généraux du foudroyant. »

Elle haussa un sourcil et demanda, amusée par ce drôle de titre qu'il venait de jeter dans la conversation.

« Un général du Foudroyant ? Qu'est-ce que c'est ? », à noter qu'elle était suffisamment amoureuse pour avoir eu le tact de ne pas avoir dit "qu'est-ce que c'est que ça ?".

Elle jeta un coup de baguette à la porte du placard, qui se recomposa en un rien de temps. Être sorcier avait tout de même du bon. Emir disparut sous la douche et elle alla l'attendre dans la chambre. Elle l'aurait rejoint si ça n'avait été ce mauvais pressentiment que s'ils se touchaient encore, elle aggraverait son cas.

« Tu commandes aux dragons, n'est-ce-pas ? Est-ce un Don répandu ? »

Elle secoua ses longs cheveux blonds. Les gens avaient bien souvent du mal à comprendre ce qu'elle faisait avec les dragons, ce qu'ils représentaient pour elle. Ce qu'elle ressentait quand elle se trouvait en face d'un dragon.

« Personne ne commande à un dragon. Le terme c'est "charmer" mais je ne suis pas sûre que ce soit exactement le mot pour décrire ce que je fais... Ce n'est pas un talent très répandu. Je sais qu'il y en a d'autres mais moi je n'en connais qu'un seul. Encore qu'il vienne d'une famille de démoniste donc on ne peut pas vraiment dire que son don et le mien soit pareil même s'ils sont très similaires. » Siobhán parlait très rarement, pour ne pas dire jamais, de son don. Elle ne voyait d'ailleurs pas ça comme un don mais comme, une évidence. « Pourquoi tu me demandes ça tout à coup ? Tu penses que ça a un rapport avec ce que je t'ai fait ? »
« Les flammes des Dragons peuvent prendre, mais aussi donner la vie, dit-on. C'est une légende qui remonte si loin, que je ne pensais pas qu'elle soit vraie. Pourtant, tu me donnes vie. Tu arrives à repousser le Don Obscur, l'héritage que nous a donné l'un des fils de Dieu. »

Siobhán eut un sourire amusé mais elle ne dénigra pas ses croyances bien qu'elle était elle-même une piètre chrétienne. Selon elle, si Dieu existait, il serait déjà content de savoir qu'elle faisait de son mieux pour faire le bien ce qui, toujours selon elle, n'était pas le cas de tout le monde. En tant qu'auror, elle avait ses raisons de dire ça.

« Même ta main me donne des idées perverses. T'es si belle, putain. »

A nouveau elle secoua ses cheveux blonds, incrédule. Elle se redressa légèrement pour aller chercher son baiser mais ne fit rien de plus pour répondre au compliment qu'il venait de lui faire. Elle préférait s'abstenir, au moins le temps qu'ils sachent vraiment d'où venait le problème et si les choses allaient rentrer dans l'ordre.

Elle caressait distraitement sa main, son attention tout entière étant portée sur le visage d'Emir et ses yeux noisette si inhabituels.

« A quoi cela ressemble la vie d'un général du Foudroyant, raconte-moi ? », demanda-t-elle toujours pensive





 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Mer 11 Sep - 19:16


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Emir
« A quoi cela ressemble la vie d'un général du Foudroyant, raconte-moi ? » Lorsque Siobhán lui posa cette question, le cœur d'Emir émit une petite série de battements plus intense que les autres. Une série qui semblait lui avoir briser les cotes, tant ils furent retentissant. Il croisa le regard de Siobhán, sachant pertinemment qu'elle l'avait entendu. Parler d'un temps ancien et aujourd'hui révolu rendait Emir profondément nostalgique. Il baissa la tête, toujours assis dans le lit à la regarder respirer, jouant avec un pli du drap. C'était trop de souvenirs pour lui. De bons souvenirs, puis de mauvais souvenirs. Des souvenirs d'une telle intensité qu'il persistait en lui après avoir traversé plus de sept siècles sans que son corps n'en soit altéré. Pourtant, son esprit l'était bel et bien, car un grand trouble put se lire sur son visage. Il n'en avait jamais parlé. À personne. Même pas à Sashka. Il inspira profondément, profitant inconsciemment qu'il puisse le faire, avant de relever le regard vers Siobhán, les yeux embués de larmes d'eau et de sang. Il se couvrit alors les parties intimes, comme par respect pour sa vie passée, et un son jaillit de ses lèvres.

« Je... Euh... » Il leva les yeux au ciel, ne sachant pas par où commencer. Des émotions d'une vive intensité pouvait se lire dans ses iris ambrés. Emir se passa une main dans les cheveux, avant de se relancer : « Faire partie d'une des plus puissantes armées que ce monde ait connu est quelque chose que je n'oublierais probablement jamais. Les sensations que l'on ressent alors qu'on est à la tête d'une des nombreuses armées du Sultan, Yıldırım Bayezıd est à la fois exaltante, mais horriblement stressante. Pourtant... » Emir esquissa un sourire tendre, cherchant alors sa main sous le drap. « ... Pourtant, jamais ô grand jamais, je n'ai autant regretté une époque que celle qui fut la mienne. Le Sultan avait beau être quelqu'un d'assez colérique, s'emportant relativement vite, il savait ce qu'il fallait faire, n'hésitant pas à mettre une pression sur des généraux, dont je fis partit. C'était un grand homme, bien qu'il y ait tant de choses à redire dessus. » Emir perdit son regard quelque part dans l'encadrement de la fenêtre, plongeant ses yeux dans la lumière de la lune. Elle faisait ressortir sa prestance et son fasciés qu'il arborait alors dans les couloirs du Palais, dans les rues d'Edirne, ou d'Ankara dont il était originaire. Il baissa son regard à nouveau, avant de poser son autre main sur les jambes de Siobhán.

« La vie d'un général du Foudroyant était stressante, mais lorsqu'on parvenait à attirer ses faveurs, son intérêt, on était l'un des plus grands hommes de l'empire Ottoman. Ce qui n'était pas rien. Pourtant, je ne me souviens pas tant que ça d'avoir souffert de ses emportements... Tout ce qu'il voulait, comme beaucoup de Sultans, de Rois, d'Empereurs, de ce que tu veux, c'était des résultats. Ce que je suis parvenu à faire tout au long de ma courte vie. » Un sourire d'une fierté impressionnante, qu'il en était presque arrogant. Il reprit : « La seule chose qui me fatiguait beaucoup, c'était les longues campagnes dans le Nord m'empêchant de voir comme je le voulais ma famille. J'avais les deux plus belles femmes du royaume pour femmes. Aucun amour ne me liait à elles, si ce n'est l'accord de mes parents et des leurs. Pourtant, les enfants qu'elles me donnèrent m'enivrer de joies. Je ne vivais que pour eux, voulant à tout prix imposer mon nom dans l'histoire des batailles pour qu'ils en soient fiers. Pour qu'ils se disent que leur père était quelqu'un. » Il eut un sourire ironique. « Personne ne se souvient de moi d'ailleurs. Le temps passe et l'on oublie tous les petits détails, ne limitant les récits qu'aux principaux acteurs des époques passées. »

Lorsqu'il finit sa phrase, il s'allongea près de Siobhán, posant sa tête contre son épaule. Emir sentait sa gorge se serrer. Il voulait lui parler de ses enfants, de ses femmes. Il se doutait qu'elle n'apprécierait probablement pas, mais il fallait qu'il lui en parle. Il ne voulait aucun secret entre eux, et il allait bien commencer par dévoiler des zones d'ombres qu'il n'avait dévoilé pour personne d'autres. Son ton de voix s'enfonça dans la nostalgie, devenant triste, presque douloureux. « L'intégralité de ma famille connut une fin tragique. Lamya, la première, accompagnée de mes deux filles Nuah et Naram furent tués alors qu'elles venaient me rendre visite dans ce qui est aujourd'hui, la Roumanie. Tu aurais du les voir... Nuah et Naram étaient magnifiques. Elles avaient des cheveux d'un noir profond, et un regard plein d'innocences, me questionnant sur tout et n'importe quoi. Elles avaient cette curiosité pour la littérature que je trouvais remarquable, au point d'aller leur lire des passages de mes livres préférées lorsque j'avais leur âge. Je me souviens Naram, la plus jeune, venait toujours se blottir contre mon torse lorsque j'ouvrais un livre. Nuah, elle, elle me tendait des raisins lorsque j'en réclamais à mes gens de maison. » Il semblait perdu dans ses souvenirs. Emir pouvait presque les entendre rire au travers des siècles. Il ferma les yeux, inspirant profondément, avant de reprendre : « Puis, Jameela, me donna trois enfants. Deux garçons, et une fille. L'ainé, c'était Atesh. Peut-être que tu le connais... C'est le père de Jinan. Il avait ce regard impétueux, n'obéissant à personne si ce n'est à sa mère, ou à moi. Il rendait complètement fou les gens de maison, surtout sa nourrice, qui, plusieurs fois, me supplia de venir l'aider à donner le bain à mon fils. Une vraie teigne déterminée, mais si protecteur envers sa fratrie, que je lui passais tous ces caprices. Vint ensuite Israa.... Israa... Pour que tu vois bien la petite, imagine Muadhnait. Je ne devrais pas le dire, mais je crois que c'était ma préférée. Et Dieu seul sait ô combien j'aimais mes filles. Mais Israa... » Il eut un sourire tendre, tandis qu'il la revoyait danser sous le regard protecteur d'Atesh, avec Adad qui tapait dans ses mains, alors qu'il ne devait pas avoir plus d'un ou deux ans. « Si d'Atesh j'en aurais fais un guerrier, d'Adad, j'aurais aimé en faire un homme de lettres. Il était tellement beau dans son petit jabador grenat... Ses yeux, il avait des yeux verts. Je me souviens encore du regard de ma mère lorsqu'elle le vit la première fois. Pour un peu, en attendant quelques années, je lui aurais donné mon fils en mariage. » Il eut un petit rire amusé, avant de se taire tout d'un coup.

Emir resta longtemps contre Siobhán sans rien dire. Ses souvenirs n'étaient pas les seules à remonter à la surface, il y avait ses émotions, ses sentiments, sa douleur du temps qui passe, de ses actions passés, mais surtout, de la perte de ses gens si précieux à son cœur. D'un coup, il se redressa dans le lit, tournant le dos à Siobhán. Il leva ses mains à la hauteur de son visage, tentant d'essuyer les larmes qui coulaient le long de sa peau dorée, en vain. C'était l'une des principales raisons pour lesquels il n'en parlait jamais. Gardant le silence, malgré l'intensité de ses larmes, il ne savait plus quoi faire si ce n'est les laisser sortir. Les images de leur corps réduit à néant par sa frénésie qu'il n'avait pas su contrôler, le sang dans lequel il s'était réveillé, les bruits des armes et de la maille des soldats qui tambourinaient la porte pour entrer, ne lui laissant que quelques instants pour fuir par la fenêtre, les mots de Cyrus... « C'est moi... C'est moi qui les ait tué... C'est moi qui les ait vidé de leur sang... Ils étaient si bons, je n'ai pas su m'arrêter, je ne pouvais pas m'arrêter, ils n'étaient pas humains, je ne le savais pas, je ne savais même pas que mes femmes étaient des fées, je... Putain de merde, j'ai tué ma fierté, ma vie. J'étais jeune... J'étais trop jeune... J'aurais du écouter Cyrus, j'aurais du... Putain, qu'est ce que j'aurais du... »

Il ignorait bien ce que Siobhán pourrait en penser. Tout ce qu'il savait, c'est que ça lui avait fait du bien de lui dire tout ça. Il ne s'en rendait pas compte sur l'instant, tant ses sentiments, ses émotions lui brisaient le cœur, le faisant pleurer comme jamais. Emir se souvint de ce qu'il avait fait, juste après. Se retirer les crocs, se les arracher à la force de ses mains pour s'infliger la pire sentence, la pire honte pour un vampire pour se punir de ce qu'il avait fait. Il ne s'était même pas donné la mort, car cela aurait été trop facile. Il avait essayé de vivre avec, d'affronter ses pensées qui le torturaient chaque jour un peu plus, le faisant devenir pire qu'un moins que rien. Au final, les années passèrent, et il se gorgea tellement de sangs en éteignant toutes parcelles d'humanité en lui, qu'il les avait presque oublié. Cette pensée était affreuse, il se leva pour se diriger de nouveau dans la salle de bain, où il se mouilla le visage. Lorsqu'Emir releva le visage vers le miroir, qu'il vit son visage, il ressentit un profond dégoût. Il souleva ses lèvres, observant ses canines comme s'ils étaient la marque du Diable (ce qu'ils étaient pour beaucoup d'ailleurs). Puis, tout à coup, son reflet sembla prendre vie. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres, avant d'éclater de rire, du sang dégoulinant de la commissure de ses lèvres. Puis, il lui dit : C'est toi, et seulement toi, qui a tué tes enfants. Fais attention à Siobhán, si tu ne veux pas qu'elle y passe aussi. Emir semblait avoir perdu toute notion de la réalité. Il envoya un coup de poing dans le miroir qu'il brisa en mille morceaux, fissurant le mur. Lorsque Siobhán arriva, il était assis dans l'angle, les genoux repliés, les mains dans ses cheveux, essayant de se calmer, d'oublier ce rire affreux qui résonnait encore dans sa tête. Ses doigts étaient tout écorchés.


uc.
 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Mer 11 Sep - 22:59


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
A la seconde où elle posa la question, Siobhán sut qu'elle n'aurait pas dû. Quand elle était avec lui, elle laissait de côté l'auror et parfois ce n'était pas pour le mieux. Malgré tout, Emir consentit à lui faire une réponse et il ne lui épargna rien. A aucun moment, la jeune femme ne l'interrompit, comme si elle mesure le prix de chaque mot. Son coeur lui disait que ce récit n'était jamais sorti de sa bouche.

Elle détailla cette expression lointaine quand il parla de chacun de ses enfants et de ses épouses, comme s'il n'était pas vraiment là, tout entier rendu à cette époque et ces moments qu'il avait tant chéris. Elle se sentait privilégiée à sa façon d'être celle avec qui il partageait cela. Il se tut, restant un long moment contre elle sans plus rien dire puis, Emir s'assit, lui tournant le dos. Il était comme blessé, hanté par des démons qu'elle pouvait à peine toucher du doigt. Elle le suivit du regard, se redressant dans le lit sans encore savoir ce qu'elle allait faire.

« C'est moi... C'est moi qui les ait tué... »

Siobhán cilla mais quelque part, elle s'en était douté. Comment vivait-on avec ce genre de chose sur la conscience, seul dans le noir complet ? Son coeur se serra. Cette confession ne suffirait pas à le changer en monstre à ses yeux. Bien sûr, l'histoire qu'il racontait été monstrueuse. Se l'imaginer pire encore. L'avoir vécu... elle ne pouvait même pas imaginer.

« C'est moi qui les ait vidés de leur sang... Ils étaient si bons, je n'ai pas su m'arrêter, je ne pouvais pas m'arrêter, ils n'étaient pas humains, je ne le savais pas, je ne savais même pas que mes femmes étaient des fées, je... Putain de merde, j'ai tué ma fierté, ma vie. J'étais jeune... J'étais trop jeune... J'aurais du écouter Cyrus, j'aurais du... Putain, qu'est ce que j'aurais du... »

Doucement, Siobhán se rapprocha de lui. Elle tendit la main vers son dos mais il lui échappa, sans doute sans le vouloir, et se rendit à la salle de bain. Il avait besoin d'être un seul un instant, elle pouvait le comprendre. En fait elle l'aurait laissé tranquille si un bruit de fracas ne l'avait pas alertée.

Elle fit irruption à la seconde dans la salle de bain, baguette à la main. Mais ça n'était qu'un miroir brisé et un autre cratère dans le mur. Elle trouva son vampire recroquevillé dans un coin, sur le carrelage, les mains en sang. Elle approcha, tout doucement, comme on approcherait d'un animal sauvage, puis s'agenouilla pour l'attirer contre elle.

« Je te demande pardon Emir. Je n'aurais jamais dû poser la question. », s'excusa-t-elle en le berçant doucement, « C'était... trop personnel. »

Elle posa un baiser dans ses cheveux et lui prit doucement les mains pour les guérir avec un peu de dictame à nouveau.





 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Jeu 12 Sep - 18:09


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Emir
Siobhán entra dans la salle de bain, voyant un Emir que l'on ne voyait pas très souvent. Il était désemparé, profondément triste, le regard lointain, et semblait perturbé. Il y avait de quoi, fallait se le dire. Emir était un homme, un vampire qui ne montrait que très peu ses émotions d'ordinaires, mais Siobhán avait, en arrivant dans sa vie, chamboulait tout ça. Elle s'approcha de lui, posant alors sa main sur son avant-bras. Il releva le visage, lorqu'elle s'agenouilla pour l'attirer contre lui. Comme une caresse sur son cœur, elle venait de le calmer. Elle l'acceptait sans qu'il n'ait besoin de lui expliquer plus que cela les raisons de son meurtre sur sa famille. Bercé par ses battements cardiaques, par sa présence et son parfum, Emir finit par trouver le calme, se détendant peu à peu. « Je te demande pardon Emir. Je n'aurais jamais dû poser la question. » Il l'enlaça de ses bras, la serrant à son tour. S'il avait dit tout ça, c'était parce qu'il se sentait prêt pour tout lui dire, pour qu'elle sache, pour qu'elle connaisse ses démons les plus violents qui risqueraient de surgir lorsque leur relation évoluerait un peu plus. « C'était... trop personnel. »

« Tu es... Tu fais partit de ma vie, maintenant. Et... Et j'voulais que tu saches tout sur moi, que tu n'es pas, un jour, la surprise qui t'éclate au visage pour que tu te rendes compte alors, que tu ne me connaissais pas tant que ça. C'était personnel, c'est vrai... Mais... Mais, je crois que j'en avais besoin aussi, de t'en parler pour notre avenir. » Elle lui embrassa les cheveux, et il se redressa alors. Il s'essuya les yeux, les joues, avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Il ne souriait pas, le visage dévasté par la douleur encore récente. « Je veux vivre avec toi, Siobhán... Si seulement, je pouvais vieillir à tes côtés... » Il lui caressa la joue, avant de se lever du sol comme pour ne pas continuer cette conversation qui s'annonçait glissante. Emir lui tendit la main, se forçant à sourire, avant qu'il ne la relève pour retourner dans la chambre, où il s'allongea, plongeant sa tête dans son coussin.

« Quand j'ai quitté mon créateur, qui m'avait formellement interdit de retrouver ma famille, je ne l'écoutais pas, je ne l'écoutais plus, oubliant les leçons les plus importantes de toute ma vie. Je n'avais qu'une seule chose en tête, c'était de les retrouver, de savourer cette deuxième chance qu'Allah m'avait donné pour être un meilleur père. Seulement, je ne voulais pas qu'ils me voient en tant que monstre. Alors... Alors, j'ai cessé de boire, du moins tenter de ne plus me nourrir de sang. Mais à plusieurs reprises, sur le chemin qui séparait Angora de la Valachie, j'ai échoué, tant la faim me rongeait de l'intérieur. » Il soupira, avant d'avoir un tremblement, comme apaisé après ces pleures qu'il n'avait su retenir. « C'est, sûrement, ce que je regrette le plus. Si je l'avais écouté... Ainsi, lorsque je suis rentré à la maison, qu'Atesh m'a sauté dessus pour me prendre dans ses bras, que j'ai réalisé mon erreur. J'ai voulu m'enfuir. Je te jure, j'ai eu cette idée l'espace de quelques secondes, puis j'ai entendu ses battements de coeur, puis son odeur... Son sang, il avait une odeur si attirante, que lorsque je releva la tête, j'étais déjà à mi-chemin à planter mes crocs dans son cou. J'ai fermé les yeux comme pour penser à autres choses, mais lorsque je les ai réouvert, j'étais là, gisant dans leur sang, saoule. J'ai... Enfin bref. » Il secoua la tête, rajoutant : « Le Sang d'une fée est une chose très prisée chez les Vampires. Il nous permet de marcher en plein soleil, mais surtout, on dirait du miel dans notre bouche. Son odeur, son goût est si addictif, qu'un vampire peine à y résister. Alors quand ce vampire est jeune... Qu'il n'a pas bu pour ne pas paraître comme un monstre auprès des siens... » Ça fait un carnage.

Il resta là, sans savoir quel heure il était, avant de finir par s'endormir, sans qu'il ne s'en rende compte, dans les bras de Siobhán, l'entourant alors pour qu'elle ne puisse plus jamais le quitter.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Jeu 12 Sep - 23:21


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
« Tu es... Tu fais partie de ma vie, maintenant. Et... Et j'voulais que tu saches tout sur moi, que tu n'es pas, un jour, la surprise qui t'éclate au visage pour que tu te rendes compte alors, que tu ne me connaissais pas tant que ça. C'était personnel, c'est vrai... Mais... Mais, je crois que j'en avais besoin aussi, de t'en parler pour notre avenir. »

Elle reposa son regard sur lui, extrêmement sérieuse. Il parlait d'avenir et son coeur à elle se sentait plus léger. Elle qui n'osait jamais et finissait par gaffer. Avec lui, depuis la première seconde, elle avait le sentiment que c'était du solide.

« Je veux vivre avec toi, Siobhán... Si seulement, je pouvais vieillir à tes côtés... »
« Emir... », répondit-elle en lovant son visage dans le creux de sa main.

Elle ne dit rien de plus. Ils avaient probablement la conversation la plus importante qu'ils auraient jamais. Vivre ensemble. S'engager. Elle ne demandait que ça. Elle n'aspirait qu'à cela. Mais dans le même temps, la perspective de le voir devenir mortel... ça lui faisait peur. Elle ne voulait pas partager ce sentiment avec lui. C'était de la pure paranoïa de sa part et ça n'aurait pas été agir au mieux que de la lui communiquer en espérant qu'il ne prenne pas de risque.

Elle posa ses lèvres sur ses doigts comme il poursuivait le récit qu'il avait commencé suite à sa question. Comme elle l'avait pensé, il n'avait tout simplement pas pu se contrôler. C'était l'explication la plus logique, la plus rationnelle et honnêtement, la seule acceptable. Elle avait sincèrement de la peine en écoutant l'histoire d’Émir. Il s'endormit dans ses bras, à peine eut-il terminé. Siobhán mit un peu plus de temps, mais la fatigue lui tomba dessus bien vite et, quand le réveil sonna sur les coups de six heures du matin, elle n'avait pas vu passer sa nuit.

Elle jeta un sortilège à son réveil, grinça doucement des dents en enfonçant sa tête dans son oreiller, comme tous les matins. Après cinq secondes d'inertie pourtant, elle repoussa les couvertures, eut un petit sourire pour Emir et se leva. Elle n'avait pas posé le pied par terre qu'elle sentit une main se refermer sur sa cheville.

« J'tai réveillé mon amour, rendors-toi. Je pars au boulot... », fit-elle en posant un baiser sur ses lèvres.

Elles étaient toujours chaudes et c'était très agréable. Elle le couvrit mais c'était sans compter sur sa corde sensible. Moins de cinq minutes après, elle envoyait un texto à Ansgard...






 
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Ven 13 Sep - 19:01


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Emir
Emir entendit son prénom dans la bouche de Siobhán, mais il n'avait plus la force de lui répondre. Ses yeux s'étaient alourdis, et rapidement, il avait trouvé le chemin vers Morphée, sans même s'en rendre compte. Côte à côte, lui tenant le visage d'abords, puis la main, il finit par passer un bras aussi d'elle, si ce n'était pas sa jambe comme si même son inconscient s'était mis en alerte pour ne pas qu'elle puisse s'en aller. Son corps était toujours chaud, contre le sien qui était brûlant, il était parfaitement bien installé pour son voyage dans un royaume dont il n'avait pas franchi les portes depuis presque sept siècles : Le monde des rêves.


(...)
Emir fit tout un tas de rêves tous aussi puissant les uns que les autres qui devaient rester graver en lui comme s'il avait réellement vécut ses moments. A plusieurs moments, il se demandait où il était, ne comprenant pas vraiment ce qu'il fichait-là, sous ce soleil orangé, au ciel violacé, et aux arbres bleutés. Marchant dans cette étrange forêt pleine de couleurs, de scintillements et de magie, il finit par tomber sur une clairière où une petite brume bleuté s'éleva alors vers les cieux comme une nuée de papillons à son approche. Là, il vit une femme d'une beauté extraordinaire, debout au milieu de la clairière, les mains jointes sur sa poitrine comme si elle priait. Elle avait les cheveux d'un noir de jiais, mais une peau halé et une expression de visage qui lui rappelait quelque chose, quelqu'un. Son visage était d'une beauté sans égale, et il n'avait jamais vu une telle femme orientale lui faire ressentir cet étrange sentiment de fierté lorsqu'il avait posé ses yeux sur elle. Habillé d'un petit chemisier fuschia, et d'une pantalon blanc, elle avait de beaux bijoux dorées au cou, aux doigts, et aux oreilles.

Emir marcha sur une petite branche morte, arrachant un craquement dans cet endroit magnifique. Aussitôt, elle releva son regard vers lui, et son visage sembla s'éclairer de milles feux. Elle se retourna alors, murmurant un : « Papa ? Maman ! » Emir ne comprit pas tout de suite. Machinalement, il tourna son visage vers la droite, puis vers la gauche, et là, il vit Siobhán qui marchait derrière lui avec un sourire tendre. Elle portait une magnifique robe blanche qui mettait toutes ses formes en valeur sans pour autant provocatrice. Elle avait ce regard plein de chaleurs, cette petite lueur qui faisait toute la spécificité de son regard, et ses cheveux blonds virevoltaient derrière elle, à mesure qu'elle avançait, capturant un peu de cette brume qui continuait de s'élever dans les airs. Elle semblait un peu plus âgé qu'elle ne l'était dans ses souvenirs. Peut-être quarante ans. Mais cela ne lui retirait rien de sa beauté. Emir eut un sourire tendre, tandis qu'elle vint se lover contre lui, déposant un baiser léger sur ses lèvres qui lui tordit les entrailles. Il se retourna alors, tandis qu'il sentait quelqu'un lui posait une main sur l'épaule. « Je vous ai cherché partout, je croyais vous avoir perdu. » Elle se serra contre eux, compris à cet instant qu'ils étaient ses parents. Il leva machinalement sa main vers son visage, avant de l'amener contre lui, posant sa joue contre ses cheveux.

« Vous étiez où ? Je vous cherchais depuis deux heures ! » Emir se recula, et l'environnement changea alors. Il était assis sur une chaise en bois, une serviette autour de son cou, tandis que sa fille mettait un miroir devant lui, tandis qu'elle passait derrière lui pour lui préparer de quoi se raser. Lorsqu'il posa son regard dans le miroir, voyant alors son reflet, il sentit son cœur lui sortir de sa poitrine. Ses cheveux noirs étaient tellement parsemés de cheveux blancs, qu'ils en devenaient poivre et sel, et quelques rides avaient fait leur apparition. Il posa alors ses doigts de la main gauche au niveau de sa tempe, et Emir vit une chevalière en or blanc bien différente de celle qu'il portait normalement pour pouvoir marcher en plein jour. Il se mit donc à la contempler, jusqu'à ce que sa fille vint poser ses index sous ses oreilles pour lui redresser la tête, et elle lui dit alors, avec un sourire sincère. « J'aime quand tu regardes ton alliance, tu as cette petite lueur romantique dans ton regard, ça te donnerait presque un petit côté fleur bleue. » Emir leva son regard vers le sien, affichant un sourire plein d'amour.

Encore une fois, le décor changea. Ils étaient dans un espèce de salon oriental de blanc et d'argents. Siobhán était là, le regardant avec un petit sourire sur ses lèvres, lorsqu'elle leva les yeux derrière lui, tout en se levant. « Salut Jinan ! » Le coeur d'Emir manqua un battement lorsqu'il se retourna. Son petit-fils devait avoir aux alentours des quarante ans, le regard sombre, plus affirmé, plus homme. Il avait un sourire, posant sa main sur l'épaule d'Emir, avant de lui poser un baiser sur la joue. Il le contourna pour serrer Siobhán contre lui, avant de dire : « Ton fils arrive, je l'ai laissé avec mes gosses et Moony, j'en avais marre de les entendre parler de bouquins. » Emir afficha une expression sur son visage d'un homme qui aurait raté plusieurs wagons de sa propre vie. Il se leva, curieux, avant de se lever pour voir apparaître un jeune homme basané, le visage rasé, et de profonds yeux bleues. Emir, qui s'apprêtait à serrer son fils, Atesh, dans ses bras, se figea, sans rien comprendre. Le jeune homme esquissa un sourire avant de le prendre contre lui, pour ensuite serrer sa mère qui s'était rapprochée d'eux. Siobhán posa alors sa main sur son poignet, lui murmurant à l'oreille : « Je dois y aller. Le boulot. » Jinan aussi s'était relevé, attendant Siobhán à l'encadrement de la porte. Emir la regarda passer à côté de lui, avant de lui tendre la main pour la stopper.


(...)
Il sursauta dans le lit, voyant Siobhán, habillée, entrain de partir. En quelques instants, il se retrouva devant elle, toujours en tendu d'Adam, lui bloquant la porte d'entrée. Emir eut un sourire, remarquant alors qu'il avait récupéré certains de ses capacités durant son sommeil. Il hocha négativement de la tête, jusqu'à ce qu'elle abdique et qu'elle prévienne alors son boss. Emir en profita pour aller se doucher. Quelques dizaines de minutes plus tard, il revint vers elle, habillé, avec un sourire amusé sur ses lèvres. Il était de bonne humeur, peut-être même plus qu'elle ne l'avait alors vu. Il semblait respirer la joie de vivre, alors qu'il repensait à ses rêves tous plus géniaux les uns que les autres. C'était comme si son subconscient avait pré-choisi ce qu'il avait voulu rêver à cause de la discussion de la veille. Emir s'approcha de Siobhán, qui était assise sur le canapé entrain de regarder la télé. Il posa un genou sur le canapé, puis l'autre entre ses jambes, avant de l'embrasser avec tendresse. Il s'assit alors, posant l'une de ses jambes sur les siennes. Il posa ses yeux sur la télévision à transmission magique. Au bout de quelques minutes, il finit par dire : « De ma vie, je n'ai jamais vu un truc aussi nul à chier, que ça. Comment tu fais pour regarder cette... Ce machin-là. J'ai aucun mot pour la qualifier tant c'est nul. »

Il reposa son regard sur elle, amenant avec sa main, Siobhán à le regarder. « J'ai rêvé cette nuit. Je n'avais plus rêvé depuis que j'ai été transformé. » Emir se passa la langue sur ses lèvres, avant de dire : « Il ne t'a pas rien dit ton boss ? » Non, Ansgard n'avait encore rien dit, ce qui était plutôt inquiétant. Emir avait dit cela avec un sourire, avec une pointe de provocation dans sa voix. Comme s'il défiait son boss de dire quelque chose contre sa volonté à lui. Emir se repassa la langue sur ses lèvres, avant de se pencher pour déposer un baiser sur sa joue. À ce moment-là, on entendit quelqu'un taper à la porte. Emir tendit la main vers Siobhán, l'index relevé, lui intimant de rester là. L'ancien général du Foudroyant se leva alors, et l'instant d'après, il ouvrait la porte. Ansgard était là, l'air à la fois inquiet et en colère. Lorsqu'il vit Emir, il eut un mouvement de recul, tandis qu'Emir le défiait du regard. Non, non, il ne dormait pas, bien que le Soleil est commencé son ascension dans le ciel. Il eut un moment de silence, jusqu'à ce que l'on entende Ansgard dire : « Fiona est là ? » Emir répondit d'un ton langoureux : « Oui, mais elle est pas bien. » Ansgard haussa un sourcil, sachant très bien ce qu'un vampire était capable de faire. Machinalement, il fit un pas en avant pour entrer. Emir se mit au milieu, un sourire sur ses lèvres, tout en hochant négativement de la tête, provocateur jusqu'au bout de ses narines. « Elle est malade, je t'ai dis. » « Qu'est-ce qu'elle a ? » Demanda-t-il, faisant apparaître sa baguette d'un mouvement de main. « Un... Elle a mal à la gorge. » Emir se passa la langue sur sa lèvre inférieur, arborant un vilain sourire moqueur. Ansgard tenta de forcer le passage. Emir l'attrapa par les épaules comme s'il avait s'agit d'un tas de chiffon, l'attirant contre lui, avant de le plaquer contre la porte qu'il avait poussé du pieds. La porte se referma violemment, tandis qu'Emir inclinait légèrement la tête sur le côté. Emir se sentait d'humeur joueuse, et Ansgard restait sur ses gardes. L'Auror ne semblait pas impressionner, comme s'il maîtrisait la situation.


uc.
 
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Ven 13 Sep - 22:26


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
A six heures du matin, la BBMC faisait des rediffusions d'Amour, Gloire et Sorciers, la série préférée de Siobhán. C'était juste après Mages et Pêche et juste avant la matinale de Rita Skeeter (qui passait trop tôt pour qui que ce soit la regarde d'ailleurs).

« De ma vie, je n'ai jamais vu un truc aussi nul à chier, que ça. Comment tu fais pour regarder cette... Ce machin-là. J'ai aucun mot pour la qualifier tant c'est nul. »
« C'est l'épisode où Sugar fait croire à Camden que le bébé est de lui... », répondit Siobhán, passionnée, tout en trempant un des petits sablés de sa mère dans son thé. « C'est addictif comme série. Je veux dire... vraiment. La BBMC ne le reconnaîtra jamais mais je sais qu'il y a un enchantement sur l'image... »

Emir lui prit doucement le visage pour qu'elle le regarde, remplaçant ainsi le charme d'Amour, Gloire et Sorciers par le sien et il n'y avait pas photo entre les deux. Elle eut un petit sourire chou en se répétant pour cent millième fois à quel point elle le trouvait beau. Ce n'était même pas vraiment physique. C'était quelque chose chez lui qui la rendait toute chose dès qu'elle pensait à lui, dès qu'elle le voyait, dès qu'il la touchait.

« J'ai rêvé cette nuit. Je n'avais plus rêvé depuis que j'ai été transformé. »
« T'as rêvé de quoi ? », demanda-t-elle reposant l'arrière de sa tête sur le dossier du canapé sans le lâcher des yeux.

Elle avait cette petite fossette charmeuse au coin des lèvres comme elle imaginait quelque chose de... enfin vous aurez compris.

« Il ne t'a pas rien dit ton boss ? »

Siobhán leva les yeux au ciel avec une moue sceptique.

« Ca va pas tarder. En plus il sait très bien que je suis jamais malade... », à peine eut-elle précisé cela que le tambourinement si caractéristique d'Ansgard se fit entendre à la porte. Siobhán eut son expression de ...« Qu'est-ce que je disais... »

Elle posa sa tasse de thé pour aller s'expliquer avec Ansgard en se demandant encore comment elle allait faire pour se faire pardonner d'avoir menti d'une part, et d'autre part d'être quand même allée au boulot au bout du compte. Mais Emir prit les devant, lui demandant de l'attendre sur le canapé... Qu'allait-il faire ? Siobhán n'attendit pas de le savoir pour aller discrétos dans la salle de bain chercher la boîte de pastille de gerbe qu'elle gardait dans son sac depuis la septième année de Poudlard. Elle considéra longuement la date de péremption, fit une petite prière assaisonnée à sa façon et goba quatre pastilles dans l'espoir qu'au moins une face effet.

Quand elle entendit la porte claquer, elle s'en enfila quatre de plus et rappliqua en quatrième vitesse, rouvrit la porte pour les trouver tous les deux dans le couloir à se regarder en chien de faïence...

« Salut B- ... »

Tout d'un coup Siobhán vira au gris et se précipita à la fenêtre du fond du couloir, passant entre l'auror et le vampire. Ca, c'était pour le pauvre livreur de journaux qui passait juste à ce moment-là. Et avec huit pastilles de gerbe, ça ne pouvait qu'être copieux...








 
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Dim 15 Sep - 14:47


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Emir
L'interruption de Siobhán, qui les sépare en courant pour aller vomir par la fenêtre, mit fin au petit jeu d'Emir, qui lâcha Ansgard pour se retrouver juste à côté d'elle. Il jeta rapidement un coup d'oeil en bas pour voir un pauvre facteur imbibé de vomi. Le vampire éclata tout bonnement de rire, avant de dire : « Putain, que c'est dégueulasse. » Ansgard s'était approché d'eux. Emir posa alors son regard sur Siobhán qui était aussi blanche qu'un linge. Son sourire moqueur se perdit alors dans l'inquiétude qui s'emparait alors de son visage. Qu'est-ce que... Ansgard s'approcha alors, posant sa main sur son front transpirant. Elle était en nage et brûlante. Emir lui retira la main avant de soulever Siobhán, pour aller l'allonger sur le canapé. Il disparut dans un battement de cil d'Ansgard pour aller chercher une couette quelque part dans le linge de maisons de Siobhán. Ansgard s'assit alors sur la table basse, regardant la blonde avec de grands yeux. Il lui prit la main, et il lui chuchota : « Si t'as le moindre soucis, tu sais où m'appeler, hein ? J'ai pas confiance en ton... » « Emir. C'est Emir, mon prénom. » Fit-il, en réapparaissant tout à coup, faisant sursauter pour la première l'Auror. Ansgard le fusilla du regard, tandis qu'Emir esquissait alors un léger sourire amusé.

Emir couvrit Siobhán avec tendresse, avant de déposer un baiser sur son front. Il se redressa alors de toute sa hauteur, et posa son regard sur Ansgard, qui se leva également, comme pour répondre à son défi. Le vampire leva la main vers son épaule, avant de lui tapoter amicalement le crâne. « Les téméraires sont les premiers qui partent. Tu devrais faire un peu plus attention, ce serait dommage que ton pays ne te perde par un acte de bravoure irréfléchi. » Il tendit alors son index vers la porte. Ansgard esquissa un sourire, tout en secouant la tête. « Vous êtes tous les mêmes. Nous prendre avec votre petit air supérieur. Pourtant, vous n'êtes rien d'autres que des créatures qui se lassent bien trop vite des vivants. Le jour où tu briseras ne serait-ce qu'un cheveu de Fiona, je peux t'assurer que je te traquerais. » Emir éclata de rire, levant alors sa main pour le prendre par le tee-shirt, le soulevant comme s'il s'agissait d'un pantin de bois. Il inclina sa tête, avec une moue amusée, et il répondit : « Siobhán n'est, et ne sera jamais mon jouet, demeuré. Par contre, si tu continues de l'ouvrir, j'en connais un qui finira en casse-croûte. Maintenant... »

Il le mena à la porte d'entrée, toujours en conservant son sourire, malgré sa colère froide comme un hiver violent dans les montagnes du Caucase. « ... Que tu as vu qu'elle était malade, je te  montre où se trouve là sortie. C'est très aimable à toi de veiller sur elle. Mais désormais, je suis là. » Ansgard eut un petit sourire arrogant. Siobhán tenait à lui, et s'il n'avait pas encore user de magie, c'était uniquement pour ça. L'Auror remit sa chemise en place, baguette en main. Il lui tendit alors une page sortie dont ne sait où avec une liste d'ingrédients et une recette. Emir la saisit, comprenant qu'il s'agissait d'un remède pour Siobhán. Ansgard se retourna alors. Le Vampire ne lui inspirait pas confiance, mais il ne semblait pas vouloir s'amuser avec Siobhán. Il veillait sur elle, alors le fils Mustang n'avait pas de soucis à se faire. « Ansgard ? » Il se retourna, le regard interrogateur. Emir se mordait alors le poignet, faisant jaillir son sang le long de sa main. Quelques secondes après, il tirait la tête de l'Auror contre son poignet. Au début, Ansgard tentait de conserver ses lèvres closes, tentant alors de se débattre. Mais l'insistance d'Emir eut raison de lui. Il sortit sa langue, la trempant dans le sang du vampire, avant d'avaler les deux, trois gouttes qu'il avait saisi. L'instant d'après, il buvait ça comme s'il n'avait pas bu depuis une semaine. Emir esquissa un sourire, le repoussant d'un coup, avant de regarder sa plaie se fermait.

« Lorsque tu te feras du soucis pour elle, je viendrais. Si jamais tu as un soucis, je viendrais aussi. » Ansgard s'essuya le coin des lèvres, avant de lui demander, avec un ton de colère et de reproche : « Pourquoi tu m'as fait ça ? » Emir eut un sourire amusé, avant de dire : « Parce que Siobhán compte pour moi. Pour éviter que je ne réapparaisse inopinément durant vos travaux, je me référerais d'abords à tes appels plutôt qu'au sien. Comme ça, je t'éviterais d'avoir à la couvrir, et de te mettre en porte-à-faux. » Ansgard ne comprenait rien. Tout à l'heure, il lui sautait dessus, jouant avec lui comme un chat avec une souris, et voilà que maintenant, il s'apprêtait à veiller également sur lui, pour protéger Siobhán. L'Anglo-Prusse ne comprenait rien dans la psychologie d'un Vampire. Il se retourna donc, mais encore une fois, Emir l'interpella : « Au faites, prépare-toi à faire des rêves brûlant de désirs, mon amour. » Il lui fit un clin d’œil avant d'éclater de rire, et il referma la porte sur un Ansgard blasé, se rappelant alors de certaines de ses expériences passés. Il donna un coup du plat de la main contre un compteur électrique, et transplana.

Emir, fier de lui, revint vers Siobhán, observant la recette qu'Ansgard venait de lui donner. Il la posa sur la table, mais déjà, la jolie blonde commençait à se remettre. Emir, qui ne connaissait pas les pastilles de germes, regarda Siobhán d'un air inquiet, s'asseyant alors sur la table basse pour lui prendre sa main. « Est-ce que ça va ? Parce que tu n'avais pas l'air d'aller y a cinq minutes. Le pauvre facteur a prit l'intégralité de ton repas de la veille sur la gueule. » Facteur, livreur de journaux, pour Emir, c'était pareil. Il posa alors un genou à terre, s'approchant de Siobhán. Il eut un sourire, après une rapide expression de dégoût. « Ferme ta bouche, s'il te plaît, ça sent pas la rose. » Il eut un petit rire avant de poser ses lèvres sur les siennes avec une tendresse toute délicate, comme si'l avait peur de lui faire mal rien qu'en déposant un baiser.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Mar 17 Sep - 22:18


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Holy cun'! C'était la dernière fois qu'elle prenait des pastilles de gerbe de toute sa vie. Entre deux haut-le-coeur, l'écossaise jetait un oeil aux deux hommes qui avaient l'air d'être à deux doigts de se battre pour s'imposer dans le rôle du protecteur. Ansgard l'avait toujours été en tant que son chef d'équipe. C'était dans sa nature et dans leurs habitudes bien que Siobhán ait toujours été aussi indépendante et autonome qu'on puisse l'être. Emir, lui, se sentait plus légitime. On pouvait comprendre pourquoi, et à plusieurs titres.

« Si t'as le moindre soucis, tu sais où m'appeler, hein ? J'ai pas confiance en ton... »

Siobhán esquissa un sourire bien qu'elle se sentait déjà coupable de lui mentir pour aller faire l'école buissonnière avec son amoureux alors que lui, s'inquiétait pour elle. Elle voulut lui dire qu'il pouvait avoir toute confiance en Emir pour la protéger mais le principal intéressé avait déjà pris les devants et en moins de deux, il raccompagnait Ansgard vers la sortie sans trop y mettre les formes d'ailleurs.

« Est-ce que ça va ? Parce que tu n'avais pas l'air d'aller y a cinq minutes. Le pauvre facteur a pris l'intégralité de ton repas de la veille sur la gueule. »

Siobhán leva les yeux au ciel tout en se redressant. Il faudrait bien qu'elle se traîne jusqu'à sa baguette pour prendre la deuxième moitié de ses pastilles. Dans ses souvenirs, les pastilles de gerbe étaient si puissantes à l'époque où les frères Weasley les avaient inventées qu'il fallait avoir un sacré coup de bol pour espérer que la moitié violette, l'antidote, arrive jusqu'à votre estomac. Par change, depuis Poudlard, les petites merveilles de la boîte à flemme de Siobhán avaient largement perdu de leur pouvoir...

« Ferme ta bouche, s'il te plaît, ça sent pas la rose. »

Siobhán éclata de rire tout en pensant et toi tu m'embrasses quand même. Elle se dépêcha d'aller à la salle de bain prendre ses antidotes et se brosser les dents avant de revenir avec une explication :

« J'ai rien du tout, arrête de t'inquiéter. Ce sont des pastilles de gerbe... périmées. Quand j'allais encore à Poudlard j'avais une boîte à flemme en cas d'extrême urgence du genre "cours d'histoire de la magie". », elle avait un petit sourire chafouin, « Je ne me rappelai plus pourquoi j'avais pris tous les autres trucs avant les pastilles de gerbe... »

Sans commentaire. Elle se planta au milieu du salon, les mains sur les hanches.

« Bon. Je te préviens, c'est bien la première et la dernière fois que je mens à Ansgard pour faire l'école buissonnière. », elle vint s'asseoir sur ses genoux, face à lui, nouant ses mains autour de son cou. Sa peau était encore délicieusement chaude, « Alors ? De quoi tu as envie ? »





 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Mer 18 Sep - 18:41


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Emir
« J'ai rien du tout, arrête de t'inquiéter. Ce sont des pastilles de gerbe... périmées. Quand j'allais encore à Poudlard j'avais une boîte à flemme en cas d'extrême urgence du genre "cours d'histoire de la magie". » Emir ne laissa rien paraître, mais déjà, depuis le temps de Sashka, lorsqu'elle n'était encore qu'une sorcière en Hongrie, Emir trouvait la magie particulièrement étonnante, fascinante. Il se rappelait combien de temps il avait passé à regarder Sashka faire le moindre tour de magie dans sa petite maison pour tout mettre en ordre. Le simple fait de faire léviter une plume avait suffit à le maintenir près d'elle plus d'une heure. Emir n'avait jamais compris pourquoi il ressentait pareil fascination pour cet art qui apportait plus de mal que de bien. Les sorciers semblaient passer plus de temps à se la pointer dessus qu'autre chose. Preuve en est, ils n'avaient toujours pas mis leur magie au service du bien, comme il le disait, en interrompant des guerres inutiles, des conflits d'une futilité flagrante, voir même la famine dans le monde. Non, ils préféraient la jouer comme dans son temps, s'en servir d'armes à la manière du glaive qu'il tirait pour l'abattre sur des valaques, pourfendant des têtes, coupant des bras, plantant les quatre pouces d'acier dans le torse de ses victimes.

Mais la magie dont elle venait d'user lui était totalement inconnue. Comme une potion qui lui avait changé son état dans un claquement de doigts. Rapidement, tout comme ses faibles battements de cœur qui continuaient de persister dans son torse à mesure que le sang de Siobhán se consumait en lui, Emir en vint à penser à une potentielle potion pour lui redonner son humanité. Alors, Siobhán put lire une étincelle d'espoir dans ses yeux rougeoyants, avant de le voir baisser le visage, de peur qu'elle ne le voit dans son âme, qu'elle voit à quel point il était monstrueux. Emir esquissa un léger sourire, tandis qu'elle reprenait : « Bon. Je te préviens, c'est bien la première et la dernière fois que je mens à Ansgard pour faire l'école buissonnière. » Il releva son regard, levant une de ses mains pour lui mettre une mèche derrière l'une de ses oreilles, la regardant comme s'il s'agissait d'une des sept merveilles du monde. Emir ne lui répondit pas, mais il n'en pensait pas moins, et quelque part, elle devait s'en douter également. Ce ne serait pas la dernière fois qu'elle le ferait, car avoir une relation avec un vampire vous changeait au plus profond de vous, mais avec un vampire aussi capricieux, machiste, et jaloux qu'Emir, c'était comme se mettre un boulet au pieds. Disons que, pour sa défense, il était plutôt beau, et que ça valait bien tous ses désagréments.

Siobhán s'assit alors sur ses genoux, lui faisant face, avant d'enrouler ses mains derrière sa nuque. « Alors ? De quoi tu as envie ? » Emir eut un petit rire joueur, répondant du tac-o-tac.
« Vraiment ? Tu me poses encore cette question ? » Il vint lui voler un baiser après ce sous-entendu on-ne-peu-plus-compréhensible, tout en posant ses mains sur ses fesses, puis ses cuisses. Il se redressa d'un coup, se levant de tout son long. « J'ai envie d'aller marcher, d'aller me promener avec toi dans Londres. J'ai pas vu le Soleil depuis un moment maintenant, et le voir dans tes cheveux me rendrait heureux, Siobhán. » Il l'embrassa alors avec amour, avant de la lâcher. Il la serra contre lui quelques longs instants, avant de lui murmurer : « Amène-moi là où tu as toujours voulu emmener celui qui serait à tes côtés pour le restant de tes jours. Quoique... » Il pencha légèrement son torse en arrière, avec un petit sourire, il ajouta : « Quoiqu'il faudrait d'abords que tu manges un truc, parce que ton ventre crie famine. Pauvre facteur... » Emir eut un petit rire avant de l'embrasser de nouveau.


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MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Jeu 19 Sep - 0:57


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
« Vraiment ? Tu me poses encore cette question ? »
« Alors là! Ne comptes pas sur moi tant que je ne saurais pas ce qui te fait cet effet-là chez moi. », annonça-t-elle en posant sa main sur son coeur qui battait toujours.

Il fallait au moins qu'elle sache si c'était dangereux pour lui. Si ça l'était pour elle, elle savait pertinemment que ce n'était pas Ce qui allait l'arrêter. C'était complètement irrationnel comme façon de réfléchir mais c'était tout à fait elle.

« J'ai envie d'aller marcher, d'aller me promener avec toi dans Londres. J'ai pas vu le Soleil depuis un moment maintenant, et le voir dans tes cheveux me rendrait heureux, Siobhán. »

Elle ronronnait littéralement sous ses yeux. Dès qu'il portait son attention sur elle, elle se sentait comme le centre de l'univers. La seule femme du monde. Et c'était une sensation indescriptiblement plaisante.

« Je suis pas sûre pour Londres rapport au boulot... Et si tu veux voir un peu de soleil... »
« Amène-moi là où tu as toujours voulu emmener celui qui serait à tes côtés pour le restant de tes jours. Quoique... »

Elle allait pratiquement lui répondre du tac-o-tac (oui, l'endroit où emmener l'homme de sa vie... c'était typiquement le genre de question que Siobhán amoureuse malmenée en série, se posait), mais le "quoique" la coupa dans son élan. "Quoique" quoi? D'instinct sa petite cervelle de piaf se mit à chercher ce qu'elle avait fait de mal pour que leur relation tourne déjà court et qu'il ne soit plus question de rester ensemble jusqu'au restant de ses jours à elle... D'ailleurs cette façon de tourner les choses la fit tiquer mais elle ne devait mettre le doigt sur ce qui la déranger vraiment que bien plus tard dans leur relation.

« Quoique... ? », demanda-t-elle mi-hésitante mi-dragonne prête à mordre.
« Quoiqu'il faudrait d'abord que tu manges un truc, parce que ton ventre crie famine. Pauvre facteur... »

Le sourire revint immédiatement. Et là elle put lui faire sa réponse. La réponse spéciale "où aimeriez vous passez une journée de rêve avec l'homme de votre vie?", ou du restant de vos jours en l’occurrence...

« Ah mais figure-toi que l'un n'est pas incompatible avec l'autre... », répondit-t-elle en l'enlaçant complètement.

La seconde d'après, ils se retrouvaient exactement dans la même position, à ceci près qu'il n'y avait pas de canapé pour soutenir Emir qui se réceptionna, les fesses dans un sable fin et ocre, Siobhán toujours en amazone entre ses mains.

Ils étaient dans un endroit magnifique. Une plage d'ocre et de sable ou plutôt une crique, complètement déserte. Le soleil semblait se lever là, à l'horizon, rien que pour eux, révélant petit à petit des couleurs toutes d'or et de turquoise. L'air marin, revigorant, fleurait bon quelque chose d'épicé. Pas encore tout à fait oriental ni berbère... mais pas non plus tout à fait occidental.

« Voilà. Du soleil rien que pour mon amour... », fit la jeune femme en s'asseyant à côté du vampire pour profiter aussi du lever du jour.

Très vite, l'astre rayonnant se trouva haut dans le ciel et Siobhán se sentit l'estomac dans les talons. Au début, elle voulait simplement prendre un café ou un sandwich. Non pas parce qu'elle n'avait pas assez faim mais parce qu'elle ne voulait pas gâcher la journée d'Emir en lui imposant de la regarder manger en subissant les effluves qui à ses sens vampiriques rappelaient plus les principes du recyclage naturel du vivant que les plaisirs de la table...

Mais après qu'il a fortement insisté, ils se retrouvaient tous les deux dans un charmant petit restaurant, dans un village portugais qui se trouvait tout proche, Siobhán devant une belle tranche de gigot no tacho - puisqu'il fallait qu'elle mange de la viande après la nuit qu'ils avaient passée - accompagnée d'oranges et de figues confites et de pommes de terres rissolées, et lui, devant un verre de vin.

Il n'y avait guère qu'une écossaise pour prendre ça à 8h du matin et d'ailleurs, le restaurateur - qui n'était à la base pas ouvert avant midi mais allez savoir pourquoi il voulait bien faire une exception pour eux... - regardait l'étrange couple avec de grands yeux étonnés.





 
MessageSujet: Re: Yumuşak ısırık.   
Jeu 19 Sep - 21:45


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Emir
Emir afficha un sourire amusé, dévoilant alors toutes ses dents. Ses canines brillaient d'un vive éclat lorsqu'elle vint se blottir contre lui. L'espace de quelques instants, ils se retrouvèrent sur une plage qu'il n'avait jusqu'alors jamais vu. Le jour se levait à peine, et rapidement, ses yeux firent le tour de l'endroit paradisiaque dans lequel elle venait de le mener. Ce genre d'endroit qu'un vampire ne pouvait voir que de nuit, là où Lune n'éclaira jamais suffisamment pour déceler toute la beauté des lieux. Emir se sentit privilégier, parmi les vampires, et son regard se posa alors sur Siobhán qui se levait alors pour observer le pire ennemi d'Emir se levait. Il esquissa un sourire, remerciant Dieu de son cadeau malgré tout ce qu'il avait fait au cours de sa longue vie, avant de se redresser à son tour, glissant sa main dans celle de Siobhán. Ils croisèrent leur regard, et Emir l'embrassa alors. Chaque baiser, lorsqu'elle le surprenait comme elle venait de le faire, était timide, comme si c'était leur premier à chaque fois. Il baissa alors la tête, pour la redresser quelques instants plus tard pour voir percer les rayons du Soleil. Rapidement, sous cette petite brise fraîche, et le bruit des vagues s'étalaient sur le sable fin, le Soleil se leva, les inondant de sa lumière orangée. Il ferma alors les yeux, sentant doucement sa chaleur l'envahir. Emir esquissa un sourire. Il était sûrement le plus heureux des vampires. « Emir... Emir... Emir... »

L'ancien général ottoman ouvrit ses yeux, tournant son visage vers Siobhán tout en lui demandant : « Oui ? » Mais visiblement, elle n'avait rien dit. Il eut un petit sourire, secouant la tête, avant de lui dire qu'il était temps d'aller déjeuner pour elle. Elle refusa d'abords, mais il insista. Finalement, il parvint à la convaincre, et ils se dirigèrent vers un petit village non-loin de là, qui devait être particulièrement touristique en cette période de l'année. Ils cherchèrent rapidement un restaurant ouvert, puis, finalement, ils s'arrêtèrent. Le gérant leur annonça qu'ils n'étaient pas encore ouvert, mais la persuasion d'Emir fit mouche, et quelques minutes après, on les installa sur la terrasse, à l'étage, pour profiter de la lumière du Soleil. Il lui demanda de commander de la viande, ce qu'elle fit, avec un sourire qui lui faisait perdre tous ses moyens. Ils parlèrent de tout et de rien, continuant toujours de se dévoiler l'un et l'autre, jusqu'à ce qu'on vint lui poser son assiette devant elle. On lui servit un verre de vin, qu'il ne boirait probablement pas.

L'odeur du plat de Siobhán ne semblait pas le déranger. Il renifla l'air plusieurs fois, comme pour s'en assurer avant d'écarquiller les yeux de plaisir. Emir se pencha sur la table, trempant son doigt dans la sauce de la viande, avant de l'amener à ses narines. Il renifla doucement, comme s'il avait peur d'en être dégouté, mais ce ne fut pas le cas. Il esquissa alors un léger sourire, posant une de ces lèvres sur la sauce, avant de s'essuyer le doigt sur une serviette qu'on leur avait porté. Du bout de sa langue, il s'essuya la lèvre, avant d'avaler. On le vit faire une drôle de grimace, avant de finalement se détendre. Il murmura : « C'est... Bref, c'est de la viande morte. » Il disait cela comme s'il voyait un vautour mangeait. Il n'afficha aucun dégoût sur son visage, mais il n'en pensait pas moins. Emir y voyait une amélioration, ceci étant, car il n'était pas dégouté par la présence de la nourriture. Il pouvait donc parler plus facilement, sans qu'il n'est d'odeur désagréable sous ses narines. Leur repas de Siobhán se passa alors, tandis qu'il lui demandait ce qu'elle aimait, ce qu'elle préférait manger, ce qu'elle n'aimait pas, lui avouant alors ce qu'il adorait manger quand il était vivant, des choses que Siobhán n'avait probablement jamais vu de sa vie, hormis dans une lunchbox peut-être, et des pâtisseries qui, même en étant Vampire, le faisait parfois saliver alors que leurs goûts lui revenaient en mémoire malgré le nombre de siècles passait.

Un peu plus tard dans le repas, le gérant vint leur poser l'addition. Il s'apprêtait à les quitter lorsqu'Emir l'interpella. Le gérant s'inclina alors, et Emir posa sa main sur son épaule, lui parlant presque dans l'oreille. Il posa alors son regard sur Siobhán avec un sourire amoureux puis, il tourna son visage vers le gérant. Leur regard se croisèrent, et Emir inclina légèrement la tête vers la droite. Aussitôt, le gérant sembla se détendre. Emir esquissa à nouveau ce petit sourire amusé, une fois qu'il l'avait sous son contrôle, puis, il posa son regard sur Siobhán, et parla : « Tu vois, je ne pense pas que nous paierons ce repas. Elle est tellement belle, regarde son sourire... Son sourire qui te prend les entrailles, te les retourne sans que tu n'es pu penser ne serait-ce qu'un compliment pour elle. Et ses yeux... Regarde les, plonge dans ses yeux océans. Vois la beauté de son âme qui te regarde, te mettant à nue comme un pauvre homme que tu es. Comment as-tu pu avoir l'audace de lui demander de te payer quoique ce soit quand le monde peut lui appartenir juste en prononçant trois mots. » Il parlait en son nom, lui faisant une véritable déclaration d'amour à demi-mots. Emir était conquis par son visage, par sa voix, par son rire, par son sourire, par son regard amoureux qu'elle avait lorsqu'elle le voyait.

Emir esquissa un sourire tendre, avant de reposer son regard sur l'homme qui tendait son oreille, buvant ses paroles comme s'il s'agissait d'un croyant écoutant son Imam. « Excuse-toi d'avoir mal agi, excuse-toi d'avoir été désagréable tout à l'heure lorsque nous t'avons demandé si nous pouvions mangé. Et va donc chercher une rose pour le Soleil de ma vie, avant que je ne te montre ce que je suis capable de faire. » Le gérant se répandit en excuse, avant de partir dans la foulée. Emir posa alors son regard sur Siobhán, lui murmurant doucement : « Cela fait parti de mes trucs de vampire, Siobhán. » Son sourire étincela sous la lumière du Soleil sur ses dents blanches. Il était sûr qu'elle n'allait pas franchement apprécié ce qu'il venait de faire, mais Emir s'en fichait. Il était, et serait toujours comme ça.


uc.
 
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Yumuşak ısırık.

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