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 Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)

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MessageSujet: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Mer 4 Sep - 0:57


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Lord James A. Grey


Lie cheek to cheek in your cold embrace


Après avoir passer les barrières de sécurité et la vigilance de tout Azkaban, la première chose que James avait faite était de s’échouer, en pleine nuit, sale encore de crasse et de sang, sur la tombe de son père. Elle était encore si fraîche dans sa mémoire et pourtant les ronces indiquaient qu’elle était depuis longtemps scellée. Il fondit en larmes là et y resta quelques longues heures avant que l’aube ne pointe et que le bruit ne l’effraie. Là il s’était réfugié sur le Marché aux Trolls qu’il connaissait de l’époque des mangemorts, un endroit aussi damné qu’intéressant. Il retrouva Audrey Blake dans une vieille auberge et passa la nuit chez elle pour se remettre les idées en place. Elle lui rendit sa baguette et lui donna de quoi s’habiller chaudement, des habits qui étaient les siens. Depuis Azkaban, il avait un peu grandi et tout autant maigri que les autres prisonniers, alors elle avait du cherché une autre chemise et un autre pantalon. Il avait attendu la matinée, à moitié endormi dans un fauteuil, mais l’instinct toujours actif. Elle avait posé sur ses genoux ses affaires, et la Gazette. Nul part son nom n’était donné. C’était comme si James Grey n’avait jamais existé, ne s’était jamais dérobé d’Azkaban la Terrible. Dans le fond, c’était peut-être mieux que personne ne sache. D’un autre côté, ça se saurait tôt ou tard.
Il prit ses habits et déjeuna avec Audrey qui lui raconta tout ce qu’il avait perdu, tout ce qu’il ne savait pas. Des potins aux nouveautés, en passant par la dernière mode et les dernières inventions. Elle décrivit tout sur tout, comme elle avait toujours fait. En tant que vieille de la vieille, et plus fidèle à son amant qu’elle ne l’avait été à Heinrich, elle lui décrivit également la situation actuelle des Mustang. Le mot était mal passé dans la gorge du Lord mais dans le fond, il comprenait. Il pouvait excuser à des vauriens d’allemands, mais pas à son meilleur ami. Pas ça. La discussion continua sur les trois enfants de James. Audrey les décrivit en bonne santé et de belles allures, bien tenu et vifs d’esprit. C’était la première fois qu’il reparlait de ses rejetons et si par un pur hasard une amertume vint goûter sa langue, il n’en fit pas part avec la Blake. Elle se faisait elle-même passer pour morte et préférait de loin revêtir l’accoutrement d’une riche héritière d’Islande, à savoir la jolie Astrid Baldwin. Elle en avait le visage, mais James remarquait que son caractère n’avait pas changé d’un pouce.

A quatorze heures de sa nouvelle vie, il s’engagea dans une ruelle de Londres, cherchant quelque chose, ou plutôt quelqu’un. S’il n’avait pas demandé d’adresse à Audrey et encore moins de renseignement, c’était surtout car la personne qu’il allait voir était aussi secrète que lui. Pour cause, elle avait une partie de son sang, un sang si commun qu’il en aurait été malsain et pourtant… Pourtant sans même vraiment s’en rendre compte, juste après avoir penser à sa famille et avant d’avoir penser au reste, il avait pensé à elle. Il l’avait imaginé travailleuse, derrière un établis ou à trafiquer on-ne-sait-quoi. Il s’arrêta devant la maison. Derrière ses boucles brunes, le commun des mortels, les moldus, ne semblaient y voir que du feu. Il n’était qu’un mirage, un parfait inconnu pour eux. Si seulement ils savaient…

Il sonna en bas, mais quand on répondit, ce n’était ni Ana, ni qui que ce soit qu’une vieille mégère qui l’envoya se faire, littéralement, foutre pour avoir oser la déranger. Voilà qui était… surprenant. Lord Grey haussa un sourcil, imaginant très bien la scène du côté des sorciers, mais ça ne semblait pas vrai. Sa réputation, aussi sinistre fut-elle, inspirait au moins une once de respect. Pour de mauvaises raisons, oui, mais dans la vie, il n’y a que la finalité qui compte, n’est-ce pas ? Finalement il retourna au Marché aux Trolls. Là, Audrey l’attendait et lui tendit une carte, avec ce sourire espiègle qu’ont les femmes qui savent mais qui n’en disent pas un mot. Elle eut aussitôt disparu qu’il retournait la carte où était griffée une adresse et en plus petit, un bonne chance. Bonne chance ? Le monde semblait se jouer d’un homme qui n’avait pourtant pas le temps ni l’envie pour ce genre de jeu.

James prit le trafic moldu, passant inaperçu, et calmement s’enfonça dans la campagne anglaise. Il lui fallut plus d’une heure pour trouver le petit coin de paradis où vivait Ana, petit coin qui ressemblait plus à la maison de Madame tout-le-monde qu’à la fille d’une Grey et d’un Souvorov par ailleurs.

« Absolument.. » Un petit sourire moqueur quoi que tendre patina le visage du Lord « charmant.. »

La voiture garée sous un arbre, silencieusement Grey approcha du muret qui entourait la maisonnette. Un petit cottage tout ce qu’il y a de plus anglais, recouvert et entouré de fleurs et de fleurs et de fleurs. Il ne doutait plus vraiment à voir le paysage qu’elle avait embrassé la carrière de sa mère avant elle, ou de peu. Il poussa la barrière. Ses yeux passèrent sur la boîte aux lettres qui indiquait deux noms, écrit à la main. Le sien, et celui d’un homme. James fronça sensiblement les sourcils avant qu’un petit quelque chose ne lui touche les mollets. Quand il baissa les yeux, c’était un adorable petite boule de poil, un chat à n’en pas douter, qui lui minauder devant le nez, enroulant sa queue autour de ses jambes pour mieux quémander une caresse ou un câlin. Le mage se pencha, attrapa la petite chose par le cou avant de la caler contre lui, caressant sa tête en écoutant le ronronnement de ce qui devait s'appeler Minouche en vu du nom écrit sur son collier.

« Absolument charmant, mh.. »

Plus il avançait, plus les choses lui semblaient décalées. De la maison toute simple jusqu’aux fleurs poussant dans le jardin, là où les filets au diable avaient laissé placé à des hortensias, des jonquilles ou encore des roses, dans un pêle-mêle adorable - à l’anglaise - tout était de plus en plus surprenant. Pendant quelques instants, il se prit même à apprécier ce lieu, à y trouver une délicate beauté, un petit quelque chose de tout à fait… charmant.
Finalement il s’arrêta à hauteur de la porte et toqua trois fois, tenant toujours contre son sein le petit chat miaulant et ronronnant contre lui. Sage comme une image. Terriblement sage.



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Dernière édition par Lord James A. Grey le Sam 21 Sep - 4:46, édité 1 fois
 
MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Mer 4 Sep - 20:52


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Ana Souvorov

feat. John Jones



John et Ana étaient un petit couple charmant. Ils avaient même réussi à arracher un merci à la vieille du bout du chemin, une pie revêche qui jetait des cailloux sur les chats et les gamins qui passaient à vélos devant chez elle. Lui, était musicien d'après ce qui se disait. Il n'était pas encore célèbre mais on aurait donné le bon Dieu sans confession à sa petite bouille angélique. Toujours le sourire, toujours la main tendue, toujours une blague ou un mot réconfortant. John avait été le premier à se faire adopté au village. Il avait aidé Mike Pesley à refaire sa toiture l'été dernier et avait rattrapé le chien des Cobbs juste avant qu'il ne se fasse écrasé. Oui. Tout le monde aimait John Jones et son drôle de nom à Merry Hollow.

Pour Ana ça n'avait pas tout de suite était une évidence. Ana n'était pas du tout comme John. Plus réservée, elle aimait faire des confitures et faisait pousser les plus beaux légumes du comté ce qui lui avait valu de se faire une ou deux ennemies d'entrée de jeu. Et en plus la première année, elle n'avait pas voulu participer aux différents concours de la meilleure pâtissière, jardinière, cuisinière, etc. Par contre, quand elle faisait sa fameuse confiture d'églantine, elle préparait un petit pot pour tout le monde. Pareil pour les tartes à la violette et autres sucreries délicieuses. Il n'y avait guère que Maisie Gibbons pour continuer à la regarder de travers. Les enfants tout au contraire l'adoraient et trouvaient qu'elle ressemblait à blanche neige avec ses lèvres rosées et ses cheveux très noirs.

Bien sûr, personne ne savait que John et Ana avaient un petit secret. Pour éviter d'attirer les soupçons, John avait même fini par convaincre Ana de rater une confiture de temps en temps, de participer aux concours annuels de cuisine. Tout ce qu'il n'avait pas réussi à faire c'était la convaincre de laisser ses rosiers dépérir l'hiver. Leur adorable petite maison en était couverte et les variétés fleurissaient à l'année comme si de rien était. C'était le seul truc vraiment suspect et quand on la questionnait, Ana répondait que c'était une variété nordique qu'elle avait un mal fou à tenir l'été. C'était bien évidemment totalement faux.

Ce jour-là, Ana était justement allée faire le marché. Malgré tout, elle ne s'était pas vraiment fait d'amies mais ça ne semblait pas lui pesait. Ils avaient par ailleurs, des couples d'amis et les amis de John. Ana était plutôt du genre à se contenter de sa famille et de ses vieilles amies de Poudlard. John était donc seul à la maison quand on frappa à la porte. Il venait de se payer une sieste sur le canapé et avait encore la marque de l'oreiller qui lui barrait la joue. Tranquillement, il alla se prendre une bière au frais et alla ouvrir dans son élégant short hawaïen, ses tongs qu'il portait toujours avec des chaussettes de foot et son t-shirt des Dogs tout délavé :

« Bonjour, je peux vous aider ? », fit-il en avisant l'homme qui avait déjà adopté Minouche.

Généralement les gens qui aimaient les animaux inspiraient confiance et puis il n'y avait absolument aucune raison de se faire un bad flip en allant ouvrir non ?





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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Jeu 5 Sep - 14:17


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Lord James A. Grey

Beaucoup moins charmant que la petite maison du village pittoresque de Merry Hollow, c’était John Jones. Ce jeune premier au regard clair et brillant, des gens trop bêtes et trop gentils. De ce type de personne qui le répugnait. James eut un sourire pourtant, un sourire calme. Il n’allait tout de même pas le tuer, là, dans l’entrée, avec Minouche dans les bras ? Et puis, s’il faut, il n’était qu’une sorte de colocataire feignant...

« Bonjour, je peux vous aider ? »

Un petit sourire. James sembla jeter un regard à l’intérieur de la maison, fugace, avant de reposer toute son attention sur ce petit bonhomme - car oui James était grand comparé à lui, plus d’une tête facilement - de rien du tout. Comment est-ce qu’il allait commencer le dialogue ? Je veux voir Ana, et si t’es son copain, je risque de t’égorger comme un porc sur le sol jusqu’à que mes pieds soient noyés de ton sang dégueulasse ? Ahah.. Non. Quand même pas.

« Je suis un vieil ami d’Ana. On m’a dit qu’elle avait emménagé dans le coin, et… sur la boîte aux lettres, il y a son nom. Alors comme je reviens d’un long voyage, je me suis dis que ça serait peut-être sympa de passer faire un… coucou. »

James ne cillait pas. La colère n’était pas encore là car jusqu’au dernier moment, le doute subsistait. Elle n’avait pas pu lui faire ça, pas vrai ? Non. Elle était la seule chose qu’il lui restait. Elle était à lui. Terriblement à lui… Et pas à ce jeune minet sans éclat, à ce jeune banal. Il était meilleur que lui. Elle n’aurait pas pu faire dans le médiocre et osait avec cette chose, pas vrai ? Non...


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Jeu 5 Sep - 22:17


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Ana Souvorov
« Je suis un vieil ami d’Ana. On m’a dit qu’elle avait emménagé dans le coin, et… sur la boîte aux lettres, il y a son nom. Alors comme je reviens d’un long voyage, je me suis dis que ça serait peut-être sympa de passer faire un… coucou. »

L'autre type avait une sale gueule. Le genre qu'on en fait pas rentrer chez soi en fait. On aurait dit une reproduction d'un vieux tableau, le genre de tableau qu'on pouvait d'ailleurs trouver chez les parents d'Ana. John n'avait jamais trop fréquenté la haute. La famille d'Ana était sympa dans l'ensemble malgré la petite soeur complètement weird, le frère handicapé du sourire et la mère qui avait l'air bientôt plus jeune que la fille. Mais le père était franchement sympathique. Mais bon, ça ne changeait pas le fait que ce n'était pas son univers :

« Ah euh... ouais bonne idée. Ça lui fera plaisir. », John se grattait l'occiput, ne sachant pas encore trop quelle attitude adopter, « C'est bizarre, je crois pas qu'elle m'ait déjà parlé de vous. Vous avez dit que vous vous appeliez comment déjà ? »

Méfiant John ? En fait il avait une mauvaise impression. Sans vraiment savoir pourquoi. Bon après, il lui dirait son nom et John n'en tirerait probablement rien du tout. Et il n'allait pas le bombarder de questions.

« Pour le moment elle n'est pas là, mais elle ne devrait plus tarder... »



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Jeu 5 Sep - 22:35


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Lord James A. Grey

Le regard sombre du mangemort glissait sur ce tout petit être. Il l'aurait sans doute poussé et tué avant, mais ça, c'était avant. Il ne fallait pas que son nom soit marqué dans un journal. Pas avec les mots durs de Brivael. S'il devait être marqué sur une Gazette, ça serait en héros, pas en zéro. Pas à partir d'aujourd'hui. Il se racla la gorge, comme la petite chose ne voulait pas tout bêtement déguerpir.

« Ah euh... ouais bonne idée. Ça lui fera plaisir. C'est bizarre, je crois pas qu'elle m'ait déjà parlé de vous. Vous avez dit que vous vous appeliez comment déjà ? »

La petite chose était coriace, vive d'esprit. Plus qu'il n'en avait l'air. James eut un petit sourire fin, piquant. Il aurait aussi bien pu le pousser... ou revenir plus tard, aussi. Minouche minaudait entre ses pieds, et il ne pouvait pourtant pas penser à autre chose qu'à la voir.

« Pour le moment elle n'est pas là, mais elle ne devrait plus tarder... »

Et malgré sa confiance, il cherchait à coopérer. Sa satané aura n'avait pas du le lâcher, pas depuis Azkaban... pas depuis ses premières années. Le Maître Corbeau eut un sourire amusé, un peu moqueur. Non, clairement. Ana n'aurait jamais pu se satisfaire d'un petit con dans son genre. Et puis, les Dogs, qui les avait écouté après le mariage de Nothing ? Ils étaient morts depuis trop longtemps pour oser encore porter un de ses sweat trop grands.

« James Grey. Je suis James Grey, au fait. Je suis de la famille. Ca ne m'étonne pas vraiment qu'Ana ne vous ait pas parlé de moi, je suis parti huit ans en voyage. Et c'est long huit ans. Surtout sans une seule lettre... »

Le regard de James était sombre. Étrangement sombre.

« Et vous êtes ? Un colocataire ? Un ami de Poudlard, peut-être ? Il ne me semble pas vous avoir connu sur les bancs... »

La question était insidieuse. Il fallait qu'il sache. Il le fallait, et au plus vite, sans quoi il aurait sans doute un ulcère et il faudrait à expliquer à Ana, entre deux coups de couteau, pourquoi il hurlait aussi de douleur. Le tableau était aussi ridicule que la marque de l'oreiller sur la tronche du mec.



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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 8 Sep - 13:34


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Ana Souvorov
« James Grey. Je suis James Grey, au fait. Je suis de la famille. »

John tiqua. Il n'avait pas besoin que Grey précise d'avantage qui il était. Tout le monde savait qui il était et plus particulièrement ce qu'il avait fait. La réaction la plus censée à ce moment-là aurait été de trouver un moyen de l'éconduire poliment mais John se disait que s'il lui fermait la porte au nez, il allait le regretter.

« Ça ne m'étonne pas vraiment qu'Ana ne vous ait pas parlé de moi, je suis parti huit ans en voyage. Et c'est long huit ans. Surtout sans une seule lettre... »

John réfléchissait à une vitesse folle pour trouver comment se sortir de ce mauvais pas. Il avait toujours cru que Grey en avait pris pour perpète mais visiblement on l'avait laissé sortir. Inutile de poser des questions sur son soit disant voyage et de jouer les hypocrites. Pour autant John refusait obstinément de mettre les doigts dans la prise et de jouer carte sur table avec Grey.

« Pas une lettre c'est... surprenant de la part d'Ana. Vous n'étiez peut-être pas en si bons termes. Ça expliquerait aussi qu'elle n'ait pas parler de vous. Parfois Ana peut se montrer très butée... », expliqua le jeune homme en espérant que ça suffirait pour faire comprendre à Grey qu'il n'était pas le bienvenu.

« Et vous êtes ? Un colocataire ? Un ami de Poudlard, peut-être ? Il ne me semble pas vous avoir connu sur les bancs... »
« Ana et moi on s'est connus après Poudlard. Je lui ai offert un verre, elle m'a dit qu'elle n'était pas ce genre de fille et au final ça fait quatre ans qu'on est ensemble. »

Il était plutôt fier de lui en racontant ça parce qu'Ana ne lui avait vraiment pas facilité les choses. Elle avait visiblement vécu un truc moche avec un autre mec avant lui et ça l'avait plus que sacrément refroidie. Elle n'avait jamais voulu en parler mais petit à petit John l'avait guéri de ses appréhensions. C'était sa petite réussite personnelle...



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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Sam 21 Sep - 5:14


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Lord James A. Grey
« Pas une lettre c'est... surprenant de la part d'Ana. Vous n'étiez peut-être pas en si bons termes. Ça expliquerait aussi qu'elle n'ait pas parler de vous. Parfois Ana peut se montrer très butée... »

Un petit rictus grimpa sur les lèvres de James alors que ses yeux se rembrunissaient à vue d’oeil. Oui. C’était vrai… Ils n’avaient jamais vraiment été ensemble, mais jamais vraiment insensibles. Tout du moins c’était ainsi que James l’avait perçu. Il avait commencé à l’observer en silence lors des bals que tenaient des connaissances en commun. Il avait sourit devant cette petite figure qui, si elle n’avait pas été de sa famille, lui aurait sans aucun doute fait exactement le même effet. Les premiers bals avaient été un ravissement, puis il y avait eu le retour de la médaille. La langue claquante de Honoria rappelant à l’ordre son époux qui, même s’il n’avait jamais été vraiment fidèle, n’avait jamais osé regarder une autre en public et s’était toujours montré des plus galants. Là, il ne l’avait pas été. Il l’avait observé toutes ses soirées jusqu’à en apprendre par coeur le visage, et il ne fallait pas être idiot que sa retenue n’avait tenu qu’à son statut d’homme marié et de cousin. S’il en avait parlé à ses parents avant même d’être marié, personne, de toute façon, n’aurait dit oui. Parce que la consanguinité, ça n’avait jamais été vraiment permis chez les Grey, et encore moins entre deux branches si rapprochées.
A partir de ce moment là, il s’était détesté. Sa vie de couple était à fiasco à vingt ans, et ce malgré ses trois enfants qu’il aimait plus que de raison, sa vie professionnelle battait de l’aile à cause d’un Heinrich devenu de plus en plus distant à cause de sa satané voyante, et lui restait là, au milieu, sans plus savoir quoi faire. Tout s’étiolait. Et il se rendait compte huit ans plus tard que les choses avaient changé, mais pas vraiment en mieux.

« Ana et moi on s'est connus après Poudlard. Je lui ai offert un verre, elle m'a dit qu'elle n'était pas ce genre de fille et au final ça fait quatre ans qu'on est ensemble. »
« Non, c’est vrai. Ana n'est pas ce genre de fille. Ana a toujours été… différente... »

Le ton était devenu plus acerbe, macabre également. Elle ne l’avait pas attendu, mais avec une peine comme la sienne, avait-elle seulement eu le choix ? Le petit coeur de James Grey sembla se réactiver. Il commença à battre, puis doucement à envoyer toutes ses petites piques dans le creux de son ventre, fourmiller dans le bout de ses doigts. Les mots se répétaient dans son crâne. Ensemble. Ensemble.
Ensemble ? Comment… Le regard de James changea du tout au tout. Le garçon un peu moqueur était redevenu celui que la presse avait vendu comme le pire mangemort de son époque, ou tout du moins l’un des pires. Sa main immense se posa finalement sur le haut de la porte et la poussa brutalement sans que John n’y ait pu faire quoi que ce soit. Le fait d’avoir été depuis son plus jeune âge une boule de nerf incontrôlable avait favorisé certaine chose, notamment d’être excellent au duel - à toutes sortes de duel.

« C’est bien, John. Tu as gagné. »

James entra dans la maison et leva aussitôt les yeux au ciel en voyant le gamin partir comme un dératé pour chercher une baguette qu’il avait sans doute oublier dans un coin. Un simple coup dans la cheville et un crac plus tard et il tombait sur le sol, le tibia plié en deux. James prit tout de même soin de fermer la porte derrière lui. La maison sembla s’assombrir à son passage, ou était-ce le ciel qui était soudain devenu gris ? Aucune question ne traversait l’esprit du Lord à ce moment, juste une seule pensée hantée son front : comment allait-il le tuer ?
Bien sûr il s’était juré en quelques sortes de ne plus tuer inutilement et sans raison, d’essayer de trouver un quelque chose, un brin de rédemption, mais dans le fond, on ne chasse jamais véritablement le naturel, pas vrai ? Un loup est un loup, James ne le savait que trop bien.

« ON NE BOUGE PAS ! »

Comme John avait tenté de ramper, un sort cassa brutalement de nouveau ses os, à savoir l’humérus. La chaire à vif jetait sur le sol des gerbes de sang écarlate qui dessinaient des arabesques étranges, fantasmagoriques. James maintenant se souvenait des sensations, des frissons qui l’avaient toujours étreint à chaque fois. De cette impression de puissance et de pouvoir. Il avança de quelques pas, passant au dessus de John qui hurlait comme le dernier des putois sa douleur, en espérant que quelqu’un arrive, mais hélas, il n’y aurait personne.
Le regard de James se posa sur le visage livide du pauvre gosse qui devait sans doute se rendre compte qu’il n’en aurait pas pour longtemps. Il pouvait bien aussi se douter de pourquoi James Grey était si énervé, ou tout simplement se dire que ce type là était le dernier des psychopathes… Avoir peur pour Ana ? Non. James n’aurait jamais toucher un seul cheveu d’Ana. Quand bien même elle avait été avec ce petit con pendant quatre ans, il ne lui en voulait pas. Dans le fond, c’était ce type qui était allé la chercher à sa place, c’était ce type qui l’avait invité à boire un verre et qui l’avait sans doute suriner pour qu’elle tombe amoureuse. Ce type là, ce gosse, ne valait pas mieux que le dernier des moldus que James Grey avait pu égorger.

Il l’attrapa par la tignasse et finalement le traîna sur le sol, le nez haut pour chercher un endroit avec un peu plus de place et surtout une arme. Il lui fallait une arme. Un quelque chose… Il cilla en voyant la cuisine et finalement relâcha ce dernier dans l’encadrement de la porte pour aller prendre le premier couteau du coin. Pas besoin de baguette pour une besogne comme celle-la et rien de mieux que de trancher dans le lard pour se venger d’un tel affront.

Quand James se retourne, le gamin n’était plus là, mais une traînée de sang disparaissait quelque part. Les sourcils froncés, le Lord sortit de la cuisine, couteau en main. Il trouva John recroquevillé dans un coin de la pièce, pleurnichant comme le dernier des chiots paumés. Un rire malsain ponctua la bouche du criminel qui approchait.

« Sssch… ssch… John, John… Il faut que tu sois fort... » Il attrapa sa tignasse et le poussa à s’allonger sur le sol, déposant la lame du couteau sur son menton, la laissant glisser, sinueuse, le long de sa gorge. Les yeux dans les yeux, James reconnut cette expression : celle de la terreur. « Ana n’a pas besoin de toi. Ana n’a pas besoin d’un mec qui se laisse butter aussi facilement. Ana est à moi. Tu entends ? Ana est à moi. C’est… la mienne… »

John éclata en sanglots mais c’était trop tard. James lui planta tout simplement le couteau en travers de la gorge, prenant soin dans un geste vif de toucher les deux artères principales, et finalement se leva. John Jones le fixait, le couteau toujours plané. Le Lord eut un sourire malsain en le voyant là, hésitant entre retirer la lame et mourir vite ou agoniser avec l’espoir que quelqu’un arrive, mais pas Ana, non, car il ne voulait sans doute pas qu’Ana soit elle aussi en danger.
Quel danger cependant, ça…

James resta là, quelques longues minutes, à le regarder, à l’observer, se tordre, s’étouffer dans son sang, le recracher, se noyer dedans, et petit à petit, chaque seconde, chaque minute, souffrir.
Il fallait qu’il regrette. Il fallait qu’il maudisse Ana. Et pourtant le pauvre garçon ne baissait pas les yeux. James grimaça. Il penserait à les lui arracher ensuite…


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 29 Sep - 23:14


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Ana Souvorov
Passé un certain seuil de douleur, pour John, seule la fin importait. Il ne pensait même plus à Ana et d'ailleurs, à aucun moment il ne se dit que tout cela était de sa faute à elle. Peut-être parce qu'il souffrait trop. Peut-être, plus probablement, parce qu'Ana n'y était pour rien. Qu'importait, tout ce que voulait John, c'était une fin rapide, presque indolore, pour remplacer cette insupportable agonie que James Grey avait plantée dans sa gorge.

Voilà à quoi cela servait d'envoyer des fous comme Grey à Azkaban. A rien du tout. Avait-il changé d'un iota après son séjour sur l'île. De toute évidence non. Il était le même fou, sadique et narcissique que la presse avait décrit à l'époque.

« Ana n’a pas besoin de toi. Ana n’a pas besoin d’un mec qui se laisse butter aussi facilement. Ana est à moi. Tu entends ? Ana est à moi. C’est… la mienne… », avait-il dit avant de le condamner.

Faiblement, John finit par se décider. Sa main se referma sur la poignée du couteau et il tira d'un coup sec. Il aurait été difficile de dire si ce fut la douleur qui lui arracha un dernier râle douleur ou simplement ses poumons gorgés de sang qui abdiquaient qui causèrent la mort. Mais la main de John Jones retomba mollement sur son torse. Il cligna des yeux une ou deux fois, puis, ses pupilles se fixèrent, accusatrices, sur son meurtrier tandis que lui, quittait complètement son corps mutilé. Sa dernière pensée fut pour Ana. Pourvu qu'elle ne rentre pas. Jamais.

La porte finit à nouveau par s'ouvrir pourtant, une ou deux heures plus tard. Lorsque le portillon grinça, Minouche ne montra pas le bout de son nez.

Ana fronça les sourcils mais ne s'en formalisa pas. Les chats avaient tous un peu leur caractère c'était bien connu. Et par ailleurs, elle avait les bras chargés de commission qu'elle ne pouvait pas soulever d'un coup de baguette de peur qu'un voisin ne l'aperçoive, ce qui l'encouragea vivement à reporter le cas Minouche à un peu plus tard.

Elle finit par atteindre la porte. La première chose qui l'intrigua c'était une odeur forte qui venait de l'intérieur. Une âpre odeur de sang qu'elle connaissait mal et ne reconnue d'abord pas. Mais lorsque la porte s'ouvrit...



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Mar 1 Oct - 0:47


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Lord James A. Grey
Il avait choisi la facilité. La mort rapide… Il avait abandonné Ana. Les paupières ouvertes, James le fixa, jusqu’à la dernière seconde. Il devait lire en lui, voir cette âme qui s’éteint, ce souffle amer. Peut-être qu’il pourrait capturer son âme et la conservait ? Il fronça les sourcils en voyant que le corps reposait à présent mou contre le mur. Il grimaça d’autant plus qu’il y avait à présent beaucoup de sang sur le sol, tellement que ça serait difficile de tout nettoyer rapidement. Il siffla et se redressa. James n’avait jamais été un sentimental, un tendre, et ça ne commencerait pas aujourd’hui. Il tendit sa baguette devant lui et lança cinq sectumsempra brutaux. Si en temps normal chez un sorcier moyen un tel sort ne faisait qu’entamer profondément la chaire, chez James, le sectumsempra était d’une rare violence et, comme se nourrissant de cette immense puit en lui d’obscurité, finissait toujours par trancher en deux tout corps rencontré. Rapidement ainsi, John Jones se retrouva sur le sol en plusieurs morceaux, l’estomac coupé en deux montrant ses intestins encore rose et ses organes flambants neufs. Là, pourtant, on pouvait voir un de ses poumons quelques tâches plus sombres, plus brunes, chose que le démon sombre mettrait sur le compte du tabac et non pas d’une quelconque violence.
James fit de nouveau claquer sa langue sur son palais en se rendant compte qu’hélas, il n’y avait plus rien autour de lui. Il se retrouvait au piège avec un cadavre et aucun sac. Il leva les yeux au ciel et se mit à fouiller, au hasard, dans la cuisine afin de finalement trouver un rouleau noir de sac opaque. Parfait ! c’était la seule pensée qui jusqu’alors lui perçait le front, parfait. Il se dirigea à grande enjambée dans le coin et ramassa finalement le cadavre sanguinolent et le fourra sans trop de vigilance - et avec une grande dose d’expertise, on voyait bien là l’habitude dans le moindre de ses gestes - dans les sacs, un à un. Par expérience, il savait combien un corps était bien plus transportable découpé en cinq ou en six que d’un seul poids.

Il se recula, et jaugeant les six paquets qui attendaientt sur le sol. Il doutait ironiquement que ce genre de cadeau ne plaise véritablement à Ana, aussi il fit le choix de les sortir par la porte de derrière, à l’abri des regards. Il prendrait le premier pécore du coin, lui jetterait un impero et finalement, le corps serait retrouvé dans le congélateur du coin, et le type écroué par la police moldue. Parfait ! l’esprit malade ne vaquait plus qu’à une seule occupation alors, comment se débarrasser de John Jones, et s’il se disait “parfait!” c’était car tout, jusqu’alors, se passait dans le bon ordre.

Le temps de sortir les poubelles à l’extérieur et de revenir, il avait déjà perdu une bonne heure. Fallait dire que ce n’était pas de tout repos de tuer et de débiter un type, même aussi petit que John Jones… James grimaça en jetant un regard à la mare de sang qui tâchait toujours le sang, sans plus faire attention au sang qui l’avait éclaboussé lui également, à ce genre qui tâchait sa gueule vipérine et ses mains recouvertes de l’objet du délit. Autant de preuve accablante qui serait autant de chose à expliquer à la personne qui venait d’ouvrir la porte.

Quand James se tourna, il allait lancer un sort, rien que de part le regard. Ces yeux étaient sombres et son air effrayant, mais aussitôt Ana aperçue, son coeur rata un battement car la jeune fille qu’il avait laissé à l’entrée d’Azkaban était devenue la plus jolie des fleurs. Une rose à la Grey avec ce petit air… effrayée. James haussa un sourcil et reposa son regard sur le sol, puis sur ses mains, avant d’oser un petit : « Je vais t’expliquer Ana… » Mais à en voir son visage, elle ne l'écoutait plus vraiment.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 6 Oct - 19:13


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Ana Souvorov
Les yeux d'Ana embrassèrent d'un seul regard la scène. Ses sacs de courses lui tombèrent des bras. Le peu de couleurs dont la nature l'avait gratifiée la quittèrent comme s'il y avait eu assez de rouge dans la pièce pour ne pas venir en ajouter avec celui de ses lèvres.

« John... », souffla-t-elle d'une voix étranglée sans même poser le regard sur James.
« Je vais t’expliquer Ana… »

Elle n'écoutait pas. De toute façon il n'y avait rien à expliquer. John était mort et tout ce qu'il restait de lui, probablement, se trouvait dans cet affreux Guernica qui imprégnait les murs, le sol, le tapis, la chemise de James, et son visage en peinture de guerre.

Ana serra les dents. Plus jeune elle aurait probablement fondue en larmes comme elle l'avait d'ailleurs fait lorsque la justice avait rattrapé James même en sachant que c'était la seule chose morale à faire.
En rencontrant John, elle avait tourné cette sombre page de son histoire mais tout semblait la rattraper à présent. Y avait-elle seulement cru un instant à cette petite vie sans soucis dans un village au nom improbable où tout semblait fait de sucre et d'ouate moelleuse ? Probablement que oui même si par moment elle s'était assise à la fenêtre en se disant que ce n'était pas elle tout ça. Dans ces moments-là, elle avait été rendre visite à Kirill et était revenue l'esprit tranquille.

Désormais, c'était quelque chose qu'elle ne connaîtrait plus.

« M'expliquer quoi ? Ce que j'ai fait pour mériter ça ? Tu ne le connaissais pas, tu ne pouvais rien avoir en particulier contre lui... », déduisit-elle en s'attendant à venir compléter le tableau de son rouge à elle.

Si tel était vraiment le projet de James, elle n'entendait pas se laisser faire et déjà, sa baguette glissait entre ses doigts même si le plus inquiétant restait son air sévère. Un air que James n'avait encore jamais vu mais il l'avait quittée encore adolescente. Aujourd'hui elle était une femme, peut-être pas aussi forte que son illustre mère mais elle avait de quoi répondre malgré tout.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Mer 9 Oct - 21:08


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Lord James A. Grey
Il la regarde, et il croit voir quelque chose qui ressemble au paradis, ou peut-être est-ce une Madonne ? Elle est si belle… Il a du mal à croire que l’oisillon qu’il avait laissé avait grandi sans lui, et pourtant il doit avouer ne pas regretter d’être resté pendu à ce rêve insensé d’arriver à se faire aimer d’elle comme il avait pu être aimer d’autres. Il ravale difficilement sa salive, sa gorge se sert car il imagine assez mal à présent quoi lui dire à propos des sacs poubelles derrière la maison qui contiennent des morceaux de son copain … Autant de reproches qui seraient légitimes en soit. Autant de reproches qu’il serait à présent capable d’encaisser tant elle est belle.

« M'expliquer quoi ? Ce que j'ai fait pour mériter ça ? Tu ne le connaissais pas, tu ne pouvais rien avoir en particulier contre lui... »

Elle avait l’air tellement… étrange… En colère ? Sans doute l’aurait-il était aussi si on avait tuer sa femme sans son avis et son accord… Il l’observa et ses yeux se posèrent sur la baguette de la sorcière. Il ne put s’empêcher d’avoir un sourire amusé, pas inquiété. Quand bien même elle l’attaquerait, elle était à peu de chose prêt la dernière chose qui lui restait, et il lui importait peu de souffrir de sa main à elle. Après tout, il l’avait faite et la faisait souffrir. Ça n’aurait été qu’un juste retour des choses.
Cependant, une chose lui crevait l’âme, et il fallait bien le dire, ça se voyait sur son visage d’homme mûr, ce petit froncement des sourcils, ce petit air de reproche, presque peiné.

« Tu penses véritablement que je suis venue pour… te tuer ? » Les yeux serpentins du Grey se posèrent dans ceux céruléens de la jeune femme. Un fossé s’était creusé entre eux. Azkaban n’avait pas seulement détruit le bon fond du gamin colérique qu’il avait été. Azkaban lui avait permis de méditer sur ce qu’il avait été et ce qu’il aurait pu devenir. Aujourd’hui tout lui semblait lointain, tout lui semblait terminé. La rédemption elle-même lui cracherait dessus si elle en avait eu l’occasion. « Ne sois pas stupide Ana, comment pourrais-je te faire du mal ? … il faudrait déjà seulement que j’arrive à le vouloir, et c’est une chose, hélas, qui me semble bien difficile… Même s’il semble que tu ne m’as pas vraiment… attendu… »

Les mots se font graves, profonds, presque trop. Comme s’il avait du mal à articuler. Ou peut-être est-ce simplement qu’il réalise combien il lui semble difficile, même à l’heure actuelle, de se dire que John Jones, ce petit être ridicule, a pu lui donner ce que lui n’avait jamais réussi à lui construire : un avenir harmonieux.

Il secoua la main de ce petit air agacé, la bête en lui reprenant si vite le dessus qu’il était difficilement perceptible de savoir à quel moment exactement James avait été calme et à quel moment il s’était soudainement montré agacé.

« J’aurais… aimé que ça se passe autrement… Mais il était à une place… à MA PLACE ! » Chasser le naturel il revient au galop. James venait de vociférer dans la petite maison, et avec ce visage tacheté de sang ça ne rendait finalement l’être que plus étrange, que plus effrayant. « A ma place, avec la dernière chose qu’il me reste, que je veux, et… Et tu oses me dire qu’il ne m’a rien fait ? Qu’il ne méritait pas ça ? Que je n’avais rien en particulier contre lui ? J’AVAIS TOUT CONTRE LUI ! HUIT ANS ! HUIT ANS ENFERMES DANS AZKABAN A NE PENSER QU’A TOI, QU’A NE ME TENIR QU’A TON IMAGE ET LUI… LUI…. »

La colère reprenant le dessus, le pied du nobliau - et seul dieu savait qu’il se tenait si bien en public ! - alla frapper la table de bois qui se retourna aussitôt. Les colères noire de James Grey n’étaient pas là que pour noircir le tableau déjà sombre de sa réputation, mais ça avait été d’aussi loin que s’en souvienne les membres de sa famille sa plus grande faiblesse - et c’était à présent sa plus grande arme.
James Grey était plus tenace que la peste et le choléra, et énervé, aurait fait plus de ravage que les deux réunis.

« JE LE HAÏS ! »

Un nouveau coup de pied venait et envoyait s’éclater plus loin une chaise qui, frappant dans une armoire qui s’ébranla… et des assiettes tombèrent, de répandant en milles morceaux sur le sol. James Grey s’arrêta, le souffle court, les poings encore serrés. Ses yeux fixaient le sol et ses morceaux. Il releva le regard sur Ana, sa face changeant aussitôt. Lunatique comme l’était encore sa mère.

« Ana… ça va ? Tu es blessée ? »

Il ravala sa salive, difficilement.


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Dim 13 Oct - 0:39


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Ana Souvorov
« Tu penses véritablement que je suis venue pour… te tuer ? »

Ana ne cilla pas. James Grey avait fait tant de choses dans sa si courte vie qu'au final, elle le savait capable de tout et ne savait plus à quoi s'attendre de sa part. Aujourd'hui elle avait bien grandi et avait laissée quelque part en chemin l'adolescente assez candide pour croire que l'épouse de Lord James Grey était réellement décédée d'un malheureux incident domestique.

Ça ne reviendrait pas sur le tapis. Ana n'avait jamais aimé Lady Honoria et ses manières pompeuses. Elle avait toujours été à ses yeux une énormité, et ça n'avait rien à voir avec son impressionnante surcharge pondérale. Cela avait uniquement tenue à sa vanité, à son agressivité, à ses mauvaises manières en général. Ana avait juste été trop bien élevée pour en faire par ouvertement à l'époque.

« Pourquoi pas ? » répondit-elle par pure provocation.

Ce n'était probablement pas la chose à faire mais Ana était si en colère malgré son calme apparent. Elle ne s'autoriserait probablement un moment de relâche qu'une fois seule. Quand elle nettoierait tout ce sang et qu'elle plierait ses valises pour laisser définitivement derrière elle sa petite vie tranquille et parfaite à Merry Hollow, avec John Jones.

« Ne sois pas stupide Ana, comment pourrais-je te faire du mal ? … il faudrait déjà seulement que j’arrive à le vouloir, et c’est une chose, hélas, qui me semble bien difficile… Même s’il semble que tu ne m’as pas vraiment… attendu… »

Ses doigts se crispèrent sur sa baguette comme ils auraient pu se serrer autour d'une gorge. Celle de James Grey. Son absence avait réduit sa candeur à néant. Sa présence suffisait à étouffer ce côté profondément bon et bienfaisant qu'elle avait hérité de son père. Où était-ce seulement sous le coup de l'épreuve qu'il lui imposait ? Elle eut un petit rire nerveux.

« Tu as attendu mon avis pour te précipiter tête baissée malgré toutes mes mises en garde et mes suppliques ? Tu aurais voulu que je prenne le voile et que je me morfonde jusqu'à la fin de mes jours parce que nous avons danser quelques valses adultères et qu'à l'époque j'étais trop amoureuse pour y voir clair ? », souffla-t-elle, mauvaise.

C'était la première fois qu'il était ouvertement question d'amour entre eux. Malheureusement, du moins pour Ana, cela semblait se conjuguer au passé. Oh, qu'il ne vienne pas lui dire qu'il n'avait pas eu le choix. Il avait fait son choix, des années auparavant. Et il ne l'avait pas choisi elle, ni la voie de la raison.

Ana n'était pas le genre de femme à exiger quoi que ce soit. C'était une jeune femme d'ordinaire sereine, mesurée et très juste. D'ordinaire...

Présentement, elle n'était pas là pour conter fleurette à son amour d'enfance. Présentement, il n'y avait plus que John qui occupait ses pensées, et John n'était plus là pour les recueillir, ni pour essuyer ses larmes et inventer le rayon de soleil qui manquait à son ciel gris depuis que James avait fait ses choix. Quoiqu'à la réflexion, James n'avait jamais été un rayon de soleil, mais elle, l'avait toujours suffisamment été pour deux.

« J’aurais… aimé que ça se passe autrement… Mais il était à une place… à MA PLACE ! »

Pour la première fois, la petite maison tranquille de Merry Hollow tremblait sous les grondements d'une voix. John et Ana s'étaient souvent disputés sous ce toit mais pourtant, cela finissait toujours par des éclats de rire.

Ana dévisageait James, le regard froid comme l'acier. Elle ne semblait pas avoir peur de ses colères. A moins qu'il ne faille attribuer ça à la résignation.

Le visage de James, barré de sang, était déformé par la haine. L'idée qu'elle ait pu appartenir à un autre semblait lui faire horreur, le rendre fou. Des meubles commencèrent à voler. Ana eut un brusque mouvement de recul comme elle s'était laissée surprendre par l'accès de rage de James.

« A ma place, avec la dernière chose qu’il me reste, que je veux, et… Et tu oses me dire qu’il ne m’a rien fait ? Qu’il ne méritait pas ça ? Que je n’avais rien en particulier contre lui ? J’AVAIS TOUT CONTRE LUI ! HUIT ANS ! HUIT ANS ENFERME DANS AZKABAN A NE PENSER QU’A TOI, QU’A NE ME TENIR QU’A TON IMAGE ET LUI… LUI…. JE LE HAIS !»

Quand la tempête Grey retomba, Ana était en retrait, entre le battant de la porte et le plan de travail de la cuisine, comme si elle s'était abritée là en attendant que les choses se tassent.

« Ana… ça va ? Tu es blessée ? »

Un long silence passa avant qu'elle ne réponde :

« C'est tout toi ça James. Tu détruis tout et c'est seulement après que tu te demandes quels dégâts tu as pu faire. », cette phrase résumait bien l'ensemble de leur relation. Elle ne semblait pas avoir peur de lui, mais elle restait invariablement distante, « Qu'as tu fais de son corps ? Je veux le voir. », demanda-t-elle d'un ton placide en détachant son regard de lui.

Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec James. Surtout parce qu'elle ne voulait surtout pas savoir si sous les cendres froides de leur histoire, un peu de chaleur subsistait. Dans le fond, Ana se connaissait très bien. Toujours à soupçonner une voie possible vers le bien même chez le pire des monstres. C'était un aspect de sa personnalité qu'elle avait fini par mépriser avec le temps à défaut de pouvoir s'en débarrasser.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Mer 16 Oct - 19:59


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Lord James A. Grey

Il lui faisait peur. A la vérité, James Grey aurait fait peur à n’importe qui. Même Aloysius avait ravalé sa salive, lourdement, en voyant cet homme qui était si loin d’être comme son oncle Brivael, et de qui pourtant il tenait cette tête brune et ses yeux d’un bleu saisissant. N’était-ce pas ironique que les seules créatures qui n’est jamais eu peur de lui était sa soeur et sa fille ? Ana aussi. Elle n’avait pas peur avant. Peut-être était-il devenu laid… Non. Non, il n’était pas laid. Pas physiquement laid. Il était juste pourri jusqu’à la moëlle de tout ce sang qui avait coagulé sur sa peau, formant comme une carapace purulente. C’était horrible, invisible, mais il la sentait. Tous les jours il se réveillait avec cette impression d’avoir été plus sale que la veille.
S’il continuait ainsi, il deviendrait fou. A moins qu’il ne le fusse déjà ?

« C'est tout toi ça James. Tu détruis tout et c'est seulement après que tu te demandes quels dégâts tu as pu faire. »

Il émit un petit grognement, de contestation, mais ses lèvres n’auraient pas eu la force de la contredire là dessus. Il le savait. C’avait toujours été son défaut. D’être… destructeur. C’était peut-être pour ça que Calixte l’avait aimé jeune. Il l’avait aidé à détruire, il avait fait ce qu’il n’avait pas voulu faire, il s’était sali les mains. Et puis quand ses destructions avaient pris trop d’ampleur, le petit nobliau avait préféré se carapater, la queue entre les jambes, vendre ses collègues. Il s’était lavé les mains de la situation. Il l’avait abandonné. Il l’avait abandonné et avait choisi de s’enticher de ce petit pédé de Sven Mustang.
L’ironie de la situation était que malgré tout, malgré la rancoeur, c’était son ami… C’était son seul ami, comme Ana avait été sa seule étoile dans la nuit noire.

Il recula finalement d’un pas, jetant un oeil à la vaisselle. Un oeil furieux à cette oeuvre qui ne faisait que lui jetait à la gueule le petit con qu’il était resté. Il siffla comme une vipère.

« Qu'as tu fais de son corps ? Je veux le voir. »
« Non, tu ne veux pas voir. »

Il répondit au tac au tac. Après tout, à la seule réaction qu’elle avait eu du sang sur les murs, il ne fallait pas s’imaginer le meilleur à voir son mari découpé en six dans des sacs poubelles prévus à cet effet. Pas vrai ? Personne n’aurait bien réagit. Lui le premier.
Il se racla la gorge, baissant les yeux, se penchant pour relever la chaise à laquelle il manquait à présent un pied. Physiquement, sa force ne l’avait pas quitté malgré qu’il fut un peu plus maigre qu’il ne l’était déjà. Une grande perche - les nerfs avaient au moins sauvé cette partie de son anatomie, ses muscles et son mental.

« Tu m’en veux déjà assez comme ça, ce n’est pas la peine de m’enfoncer. Il vaut mieux que tu ne le vois pas. C’est pour toi. Il vaut mieux que tu en gardes une… belle image. Ce n'est jamais beau, un mort. » Il remit en place la table, méthodique, ailleurs. Il n’avait pas envie de la voir, comme un enfant pris en flagrant délit et fuyant le regard terrible de sa mère.  « Tu m’as manqué. Tu m’as… atrocement manqué. »

Il avait prononcé ses mots bien plus bas et même s’il imaginait bien qu’elle n’avait plus véritablement à faire de qui que ce soit maintenant que son copain attendait derrière la maison dans ses sacs, il devait bien le dire. C’avait toujours été quelqu’un d’honnête, James Grey. Trop honnête sans doute.

En attendant, loin de reposer ses yeux sur elle, il rangeait en silence les assiettes dans le vaisselier, tout du moins les dernières encore intactes.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 20 Oct - 12:57


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Ana Souvorov
« Non, tu ne veux pas voir. »

Ana le regarda longuement. Il avait très probablement raison. Mieux valait qu'elle ne voit pas, qu'elle ne sache pas. A l'époque elle n'avait qu'eut les échos des exploits de James dans la Gazette. Quelques détails sordides glissés au détour d'une phrase bien tournée. Elle se rappelait parfaitement bien quand elle avait commencé à avoir des doutes et le jour où elle avait osé lui poser la question. En ce temps-là, elle avait été assez naïve pour imaginer qu'il allait accepter sa proposition de tout plaquer pour se placer sous la protection et l'influence positive des Souvorov.

« Tu m’en veux déjà assez comme ça, ce n’est pas la peine de m’enfoncer. Il vaut mieux que tu ne le vois pas. C’est pour toi. Il vaut mieux que tu en gardes une… belle image. Ce n'est jamais beau, un mort. »

Surtout un mort comme celui-là, pensa-t-elle, clairement sardonique. Elle ne poussa cependant pas jusqu'à partager ce petit moment de cynisme avec James. Elle n'avait pas envie de jouer les veuves éplorées ni de s'attirer la pitié de James si tant était qu'il ait pu être capable d'une telle chose... Le regard fuyant, son cousin faisait mine de remettre les choses en place, comme si ça avait valu le coup.

« Tu m’as manqué. Tu m’as… atrocement manqué. »

Le visage d'Ana se referma un peu plus. Elle aurait pu lui balancer à la figure qu'il n'avait pas le droit de se plaindre de ce qui était arrivé, qu'il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Il fuyait toujours son regard, continuant de se réfugier dans le rangement. A ce moment-là Ana sentit comme un déclic en elle. A promener son regard sur les assiettes brisées, le petit intérieur coquet que John et elle avaient aménagé avec soin et que James avait complètement bousillé avec ses conneries... elle serra les dents, approchant d'un vaisselier laissé intacte par la folie de James. Tout à coup, sans prévenir, Ana renversa le meuble, achevant le peu de choses que James avait épargné sur son passage.

« ARRÊTE CA MERDE !! Ça sert à quoi de ranger ? Tu crois que je peux encore vivre ici ? Ça sert à quoi de me dire que je t'ai manqué ?! Je t'ai manqué ? Tu crois que tu as été le seul à souffrir ? que je me suis retrouvée moins seule que toi ? »

C'était la première fois de sa vie que James entendait Ana monter le ton. La première fois qu'il lui voyait des yeux noirs et qu'elle ne se mettait pas à pleurer. La petite princesse anglo-russe avait bien changé, elle avait troqué ses rondeurs délicates contre une force de caractère peu commune. Il fallait dire qu'elle était tombée une fois au fond du trou et qu'elle en était revenue, du moins, jusqu'à aujourd'hui, elle l'avait cru.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 20 Oct - 16:32


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Lord James A. Grey
Il regarde le meuble qui s’écrase sur le sol, et son sourire s’éteint, disparaît. Un instant, il se dit que c’était ça sa rédemption, qu’une putain de tentative qui n’aura jamais d’aboutissements. Que c’est un peu aussi sa vie. Là il tire la gueule, et ses yeux céruléens se reposent sur sa douce, celle qui le fixe, le regard plein de courroux.

« ARRÊTE CA MERDE !! Ça sert à quoi de ranger ? Tu crois que je peux encore vivre ici ? Ça sert à quoi de me dire que je t'ai manqué ?! Je t'ai manqué ? Tu crois que tu as été le seul à souffrir ? que je me suis retrouvée moins seule que toi ? »

Il fronce les sourcils, la fixe. Il lui jetterait bien à la gueule qu’elle était avec lui et que lui était tout seul, et qu’elle n’a pas le droit de lui dire ça, pas après huit ans d’Azkaban, pas après le froid et l’eau qui s’était infiltré dans ses poumons. Pas après tout ça. Il sert le poing, serrant les dents alors que son aura sombre semble s’étendre à toute la pièce comme deux immenses ailes de corbeau. Il a l’air si effrayant, James Grey, que l’on se demande si le pire était le père ou bien le fils.
A bien y réfléchir, James a toujours été doué à dépasser les gens. Pas dans le meilleur des sens hélas.

« C’est toi » siffle t-il comme la dernière des vipères, la pointant d’un index aussi long que maigre « c’est toi qui disait que ça servait à quelque chose d’essayer de réparer, que ça servait à quelque chose d’essayer de ranger ce que l’on avait défait. C’est toi qui a essayé de te ranger avec Joooones pendant que MOI je souffrais, pendant que MOI j’étais seul ! J’ai été seul ! J’ai été diablement seul pendant huit putain de longues années alors ne me dis pas QUE TU AS ÉTÉ PLUS SEULE QUE MOI ANA SOUVOROV ! »

De nouveau la colère grimpe et il frappe du pieds dans le vaisselier brisé au sol, finissant ce qui a été déjà bien entamé dans un bruit sec de chaussure. Son pieds vient de travers la cloison de bois, coincé à l’intérieur. James baisse les yeux sur ce pied emprisonné, alors que sa tête se secoue sous l’excès d’agacement qui le submerge.

« Parfois je me demande pourquoi j’essaye… »

Il l’a murmuré, un peu plus bas que le reste, à peine audible. Il faut dire qu’essayer est difficile pour James, si difficile que la plus part du temps, personne ne se rend compte à quel point il tente de se maîtriser, à quel point à ce moment-là, chaussure coincée dans le vaisselier, il ne trésaille pas et ne s’agace pas davantage alors qu’en temps normal, il aurait sans doute détruit le meuble entier sous la colère, jusqu’à lui mettre le feu sans aucun doute. Comme il avait pu le faire à des êtres humains sans cligner des yeux, par la colère simplement.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 20 Oct - 23:14


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Ana Souvorov
A partir de là, le ton ne ferait que monter, elle le savait, elle le lisait dans son regard, mais à aucun moment pourtant, la vraie peur ne vint la prendre aux tripes. Elle était trop entière à sa colère pour avoir cette pensée superficielle que son psychopathe de cousin pourrait bien changer d'avis et trouver que le guernica qu'il avait peint sur les murs n'étaient pas encore suffisamment sanglant. Pour dire vrai, Ana n'avait jamais eu peur de James. Ce dont elle avait peur réellement, c'était que toute cette tourmente la rattrape juste comme elle s'en croyait enfin sortie.

« C’est toi »

Il la pointait d'un doigt accusateur. Ana fronça les sourcils. Voilà que ça allait être de sa faute maintenant. Il allait lui falloir faire un effort exceptionnel pour ne pas lui jeter à la figure qu'elle ne lui avait pas mis le couteau sous la gorge pour aller signer chez Lord Voldemort et ses petits copains à capuche.

« c’est toi qui disait que ça servait à quelque chose d’essayer de réparer, que ça servait à quelque chose d’essayer de ranger ce que l’on avait défait. C’est toi qui a essayé de te ranger avec Joooones pendant que MOI je souffrais, pendant que MOI j’étais seul ! J’ai été seul ! J’ai été diablement seul pendant huit putain de longues années alors ne me dis pas QUE TU AS ÉTÉ PLUS SEULE QUE MOI ANA SOUVOROV ! »
« NE VIENS PAS ME REPROCHER JOHN!! Surtout pas! Tu crois que je n'ai pas été seule moi aussi ? C'est vrai, quoi de plus facile que d'aller expliquer à mon père, à mon frère que je me rendais malade pour... Et merde quoi ! »

Elle balaya d'un revers de main le joli vase qui tremblait depuis tout à l'heure sur le plan de travail et tourna le dos pour se mettre à la fenêtre. Il n'avait pas idée. Il n'avait absolument aucune idée de ce que ça avait pu être pour elle.

« Comment tu peux être aussi naïve Ana ? Comment tu peux "aimer" ce monstre, tu ne peux pas, tu es trop jeune, ce n'était que de la poudre aux yeux... Ca va aller mon coeur, il n'en vaut pas la peine, tu mérites bien mieux que ça ? Et tu sais Ana les arbres généalogiques en cercle de toute façon... », le pire de tout c'était encore qu'en répétant toutes ces phrases, elle ne pouvait qu'admettre qu'elle était pleine de bon sens, « J'aurais préféré être vraiment seul tu vois. Dans les pires moments je ne te souhaitais que que nos places fussent échangées. Il a fallu que je coupe les ponts. Tu sais ce que c'est être seul ? Vraiment seul ? Je ne parle pas de solitude physique et je sais que tu sais de quoi je parle... alors viens pas me dire - viens pas me reprocher John. Surtout pas. C'est grâce à John si t'as encore quelqu'un pour te gueuler dessus aujourd'hui putain. »


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Mar 29 Oct - 23:34


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Lord James A. Grey
Il ne cilla pas, pas même quand le vase s’écrasa sur le sol. Il était mitigé. Entre la peine et la joie. C’était une sensation étrange. Comme s’il savait qu’il était mal de se réjouir du malheur des autres, mais pouvait-on être triste quand on avouait avoir été malade comme lui avait pu l’être de se voir priver de ce visage pendant huit ans ? Huit longues années où il s’était donné pour mot d’ordre de ne pas l’oublier.
Bien sûr son image s’était terni, bien sûr sa voix s’était étiolée, mais pour autant il n’avait jamais lâché prise. Elle avait été sienne, pendant de longues minutes, de silence, de repos. Un silence médicinal qui avait soigné ses plaies. Et là, elle venait de faire cicatriser la dernière de ses blessures, profonde, au bord du cœur.
Il eut un sourire, un peu bête, son regard glissant sur elle comme le regard d’un prédateur.

« Comment tu peux être aussi naïve Ana ? Comment tu peux "aimer" ce monstre, tu ne peux pas, tu es trop jeune, ce n'était que de la poudre aux yeux... Ca va aller mon coeur, il n'en vaut pas la peine, tu mérites bien mieux que ça ? Et tu sais Ana les arbres généalogiques en cercle de toute façon... J'aurais préféré être vraiment seul tu vois. Dans les pires moments je ne te souhaitais que nos places fussent échangées. Il a fallu que je coupe les ponts. Tu sais ce que c'est être seul ? Vraiment seul ? Je ne parle pas de solitude physique et je sais que tu sais de quoi je parle... alors viens pas me dire - viens pas me reprocher John. Surtout pas. C'est grâce à John si t'as encore quelqu'un pour te gueuler dessus aujourd'hui putain. »

Il se rapprocha, en silence tout d’abord, mais les morceaux de vase et d’assiettes se crispaient sous ses bottes. Ses doigts se posèrent de chaque côté de la fenêtre et l’obscurité plongeait petit à petit la pièce dans une ambiance de noir condensé. C’était James qui jaillissait sur les murs. C’était James et sa gueule recouverte de sang. C’était James partout à présent. Il n’avait fallu que quelques minutes pour que James soit à nouveau tout dans cette maison. Il avait repris une place qu’il pensait être la sienne, et si elle n’était pas du meilleur effet, au moins suffisait-elle à lui redonner un semblant d’importance.

« Si tu avais été à ma place à Azkaban, je serais venu te libéré. J’aurais souffert de te voir souffrir, je n’aurais pu supporter l’idée de ton cœur pur dans cette prison et je me serais sans doute tuer à la tâche… Je ne regrette pas. Ni Azkaban, ni le reste… Je ne regrette qu’une chose, Ana… » Ses doigts se posèrent délicatement sur sa joue, l’effleurant, l’imaginant fragile et encore farouche. « C’est de t’avoir abandonné sans un mot. J’aurais aimé. J’aurais tellement aimé… te voir… Mais les visites, tu sais, c’est… Azkaban est une vieille prison… Les gens ne sont pas censés vouloir venir te parler quand tu es là-bas… » Il eut un petit rire, ironisant l’enfer qu’il avait vécu là-bas, à ne voir personne, à ne parler à personne. A n’être personne. « J’ai été seul aussi. Seul pendant huit ans. A ne croiser personne qu’aux heures des douches. A manger seul. A respirer seul. A pleurer seul… à pleurer d’avoir tout perdu… de t’avoir perdu… »

Ses doigts effleurèrent de nouveau la joue de la jolie Grey, glissant, puis finalement reculèrent, comme par pudeur, ou par respect. Le corbeau ramena ses ailes et recula d’un pas, ou de deux, il ne savait plus compter quand Ana Souvorov était à ses côtés. Il se racla la gorge, tentant de détourner le regard mais elle était si splendide dans la faible lueur du soir venant que c’en était presque pénible de se retenir. Huit ans, c’est long. Surtout quand on est seul.

« Je suis désolé pour John. » Il leva le regard comme il mentait et que ça lui coûtait, lui qui avait, malgré ses défauts, une propension à toujours dire la vérité. « Je ferais en sorte que tu n’aies pas besoin de le reconnaître et qu’il soit découvert, afin qu’il est… une sépulture… »

Le mot lui arrachait la gueule, mais au moins, il était sincère.
La plus part de ses cadavres n’avait jamais – fort heureusement pour lui – était retrouvé.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Sam 2 Nov - 12:10


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Ana Souvorov
La voix de James remplissait la pièce comme la supplique d'un long violon monocorde et Ana ne disait plus rien. La tempête semblait retombée pour laisser place à une obscurité terrifiante et pourtant si familière. Que pouvait-elle faire de tout ça désormais ? Ses illusions lui retombaient une nouvelle fois sur les bras, inutiles et vaines.

Elle n'écoutait pas vraiment ce que disait James, peut-être pour s'en protéger. L'adolescente un peu naïve se serait probablement laissée prendre au piège de jolis mots et de phrases bien tournées qu'elle savait sincère car James n'avait jamais été un menteur. Mieux valait ne pas écouter dans ce cas. Dehors, la pluie s'était mise à tomber en fin crachin, jetant un voile gris sur le paysage. Les roses courbaient la tête sous le poids de l'eau comme si même pour elles c'en était trop.

Elle le laissa effleurer sa joue sans rien dire, se rappelant comme John le faisait lui aussi. Ana ferma les yeux. Ça n'était pas le moment.

« Je suis désolé pour John. »
« Tu l'es au moins pour moi. », corrigea-t-elle sachant très bien que la mort de John ne lui laisserait aucun remord. Ce n'était pas ce qu'elle avait lu dans la presse à l'époque qui le lui faisait dire. C'était ce qu'elle connaissait de lui.

« Je ferais en sorte que tu n’aies pas besoin de le reconnaître et qu’il soit découvert, afin qu’il est… une sépulture… »
« Merci. » souffla-t-elle, le regard toujours sur le jardin en pleurs.

Elle attendait qu'il parte désormais. Elle avait besoin de se retrouver seule, de pleurer John et les moments passés ensemble et de dire adieu à cette drôle de vie.

« Il faut que ça change James. Tu ne peux pas continuer comme ça à agir en dépit de toute morale juste parce que les choses ne vont pas dans ton sens. La vie ce n'est pas comme ça. », conclut-elle en se retournant vers lui.

Ça n'était pas tout à fait une porte ouverte mais ça n'était pas non plus une porte fermée.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Sam 2 Nov - 13:55


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Lord James A. Grey
« Tu l'es au moins pour moi. »
Il lui jeta un regard sincère. Il l’était. S’il avait fait ça dans les règles de l’art, il l’aurait sans doute évincé ce petit John Jones, du bout du doigt. Aussi peu gâté par la nature fut-il, James Grey avait toujours eu un charisme fou, un charisme sombre certes mais un charisme tout de même qui lui avait vu offert les plus belles compagnies de la jeune société de l’époque. Encore aujourd’hui, laquelle n’aurait pas fixé ses yeux sur ce drôle de bandit aux airs de dandy sans se poser la question de ce que pouvait être qu’une partie de jambe en l’air avec lui ?
Pour autant, il l’avait tué. Il inspira profondément, calmant ses derniers relents, ses dernières électricités.

« Je ferais en sorte que tu n’aies pas besoin de le reconnaître et qu’il soit découvert, afin qu’il est… une sépulture… »
« Merci. »

Il hocha la tête sans rien ajouter. Il l’observait, la dévorait d’un regard aussi protecteur qu’amoureux. Il aurait pu passer la nuit à la voir, à graver cet adorable visage dans sa mémoire, car il ne lui avait pas été donné depuis des années de voir si belle chose si bas. Il ignorait si c’était moral ou non, mais il l’aimait véritablement comme il n’aurait jamais aimé aucune autre.
Il s’était attaché à Audrey Blake à une certaine époque, à ce petit côté fou et déluré qu’elle pouvait avoir, mais s’il avait aujourd’hui encore à choisir, il n’aurait pas hésité à se sacrifier pour ne plus avoir qu’Ana pour lui, et lui seul. Le faible oisillon un peu rêveur et ingénu était devenu un phénix pour autant, un drôle de phénix à côté d’un drôle de corbeau.

« Il faut que ça change James. Tu ne peux pas continuer comme ça à agir en dépit de toute morale juste parce que les choses ne vont pas dans ton sens. La vie ce n'est pas comme ça. »

Il la fixa, reculant d’un pas pour lui laisser de l’air, de l’espace aussi.
Il détourna les yeux, puis finalement se décida :

« Je vais me mettre tous les mangemorts à dos Ana… La vie est comme ça, pour les gens comme moi. A quoi bon la morale ? Est-ce que ça a aidé mon père, la morale ? Est-ce que ça a aidé qui que ce soit que d’être bon ? » Il la fixait, révolté à l’intérieur, contre tous ses efforts qui étaient réduis en poussière par quelques abrutis dans son genre. Non. La loi du talion avait toujours été la plus forte. « Non… Je ne peux pas me le permettre. Pas maintenant. S’ils savent, s’ils s’imaginent que je suis faible, que je me suis… rangé… comme mon père… » Il détourna la face, reculant de deux pas. Son visage était déjà mué d’une certaine agressivité. Comme s’il fallait une fraction de seconde pour que James Grey ne change d’humeur. « … ils feront du mal aux gens que j’aime. A Brivael et Symphony, à mes enfants… » Ses yeux bleus glissèrent en silence sur le visage de la jolie Ana, d’un air terrible. « …à toi. »

Ses yeux finalement se détournèrent de nouveau comme il faisait, méthodiquement, le tour de la même maison. Rien de bien particulier. Aucun système de défense, rien. Il renâcla, avant de lâcher un petit :

« … Tu comptes rester ici ? »

Son air était sceptique.
Maintenant, on ne pouvait plus faire marcher arrière.


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MessageSujet: Re: Lie cheek to cheek in your cold embrace (pv)   
Dim 24 Nov - 14:16


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Ana Souvorov
Comme toujours ils croyaient faire un bout de chemin ensemble et se rendaient compte très rapidement qu'ils faisaient route vers des destinations opposées. Enfin, cette fois-ci Ana n'espérait pas grand chose.

« Je vais me mettre tous les mangemorts à dos Ana… La vie est comme ça, pour les gens comme moi. A quoi bon la morale ? Est-ce que ça a aidé mon père, la morale ? Est-ce que ça a aidé qui que ce soit que d’être bon ? »
« Ça a aidé ma mère! Regard où ça l'a menée. Ton père n'y est venu que trop tard c'est tout. Tu n'es pas obligé de reproduire ses erreurs! », répondit-elle un peu vivement, lasse de voir qu'après tout ce temps il continuait de tirer sur la corde comme un mulet récalcitrant alors que tout ce qu'elle essayait de faire c'était de lui éviter le précipice.
« Non… Je ne peux pas me le permettre. Pas maintenant. S’ils savent, s’ils s’imaginent que je suis faible, que je me suis… rangé… comme mon père… »
« Alors quoi ?! Pour être tranquille il faut que tu sois le prochain Lord Voldemort ?!!! Non mais tu entends ce que tu racontes James ?!!!! », pourquoi s'escrimait-elle à vouloir le sauver malgré lui? Elle aurait eu toutes les raisons de le pousser à continuer dans cette voie pourtant, avec tout le sang qu'il avait sur les mains et celui de John qui était encore frais.
« … ils feront du mal aux gens que j’aime. A Brivael et Symphony, à mes enfant … à toi. »
« Alors débarrasse toi de ceux qui savent et disparaît. Ne fais pas de vague. Rien ne t'oblige à jouer les martyrs James. A quoi ça sert un père ou un frère une fois qu'il est mort tu peux me le dire ? Tu n'as qu'à faire le ménage de ce qui t'empêche de changer et ensuite tu n'auras plus aucune excuse. »

Elle était dure peut-être, arrêtée, très certainement. C'était ce que n'importe quel membre de sa famille à elle aurait fait. Kirill le premier. Lilith. Mais aussi son père, elle n'en doutait pas une minute.

Le silence retomba, comme un épais manteau de neige qui aurait cherché à étouffer toute l'angoisse et la colère qui régnait sur les lieux.

« … Tu comptes rester ici ? »
« Je n'ai plus rien ici. A part Minouche... », fit-elle en prenant le chat dans ses bras.

D'une certaine façon, elle était déjà en train de partir. Il lui importait peu de ce qu'il adviendrait de cet endroit à présent. Elle ne voulait pas en faire un sanctuaire de chagrin. Un autre.


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