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 Master of Puppets. (pv)

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MessageSujet: Master of Puppets. (pv)   
Mar 27 Aoû - 5:07


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Beck E. Bones



Master of Puppets


La nuit tombait doucement sur Londres, mais dans le quartier du Marché aux Trolls, c’était toujours la nuit. Le soleil n’avait jamais pointé ici sans quoi bon nombre de ses habitants seraient morts sur le champs. Beaucoup d’entre eux étaient des reclus, des marginaux. De ceux qui avaient voulu se mettre dès le début au ban de la société. Ce n’était pas exactement mon cas. Je n’étais ni marginal, ni exilé. J’avais un métier, j’avais une vie de famille somme toute normale. Mon problème dans le fond ? La cupidité. Ce n’était pas faute de le savoir ou de me l’avoir fait entendre de nombreuses fois, mais dans le fond, il fallait bien que je le reconnaisse : j’étais cupide au possible. J’aurais pu vendre mon frère, ma femme comme un de mes enfants, pourvu que ça rapporte gros.
Ce n’était pas sans raison que j’avais acheté dix ans auparavant l’Arène à un ancien mafioso partit depuis la retraire, les deux pieds devant, entre quatre planches. Une retraite anticipée, comme on appelait ça sur le Marché, fort méritée. J’avais ainsi hérité des clefs de l’Arène, et de son entière propriété. Les papiers n’étaient que paperasses administratifs, rien de bien intéressant, rien de finalement convainquant pour le premier troll ou gobelin passant. Tout le monde ici se fiche bien de savoir si oui ou non, tout ça, c’est à moi. La seule chose qu’il voit, c’est que c’est moi qui commande.

Il est dix heures quand je quitte le petit appartement, après avoir dérouiller Emma. Elle m’observe partir, l’oeil bleu. Elle me déteste en ce moment, et ça tombe bien, car je ne suis pas d’humeur à être aimer. Pas du tout, même. Je passe la ruelle, me dirige aussi vite que je file droit, avant de pénétrer le Marché. Je ne suis plus, ici, Beck Bones, le petit commis de Sainte Mangouste, celui qui dissèque et analyse les cadavres des sorciers pour savoir pourquoi bon dieu ils ont réussi à crever d’autre chose que de vieillesses. Des faibles, des putains tout au plus. De précieux pantins avant tout.
C’est pour ça que j’avance dans l’obscurité ce soir. Car j’ai besoin de ces pantins, mais les morts par années sont ridicules, trop ridicules pour que je m’y attarde. J’ai besoin de plus, sur le champs. J’ai besoin que tout s’accélère. J’ai surtout besoin d’aide, car me salir les mains n’a jamais vraiment été une option envisageable.

Rapidement je débouche sur une ruelle sordide, sans personne, silencieuse. J’avance plus loin avant de débouler sur l’Arène. Je connais le chemin par coeur, comme si je l’avais forgé de mes propres mains. Je n’ai rien fait de tout ça. A la place, je l’ai popularisé. Je l’ai fait grimpé comme l’attraction principale de la semaine. Le petit truc qui réchauffe le coeur du nain en perdition. Jeudi, jeux contre les créatures. Avez-vous déjà vu un centaure dérouillait un lycanthrope ? Vous devriez. Vendredi, combat en free fight, sans armes, juste avec les mains. Déteneur du record ? Boris, de la famille du tristement célèbre Knut. La famille de base n’était pas aussi dégénérée, pas violente pour un sous. Je me souviens bien de Knut d’ailleurs, un brave type, un gars un peu simplet, et sympa. Des demi-géants patauds...Boris, c’est différent. Boris est une sorte de grand hachoir, une faux même, qui tomberait systématiquement sur la plus part de ces êtres là. Boris est un demi-géant qui tient plus du géant dévoreur de chair que du demi Knut. Et c’est justement ce qu’il me faut pour faire l’attraction.

Mes yeux passent sur la foule en délire, qui parierait père et mère pour gagner le pactole. Ils auraient mieux fait d’aller bosser, mais quand on est un marginal, bosser semble la dernière des réalités.

Derrière le capuchon noir et sombre qui cache mon visage, je m’efface comme une ombre et rentre dans un couloir non éclairé et étroit. C’est la Venelle du Pendu, et elle donne sur la Place du Veuf-Sans-Tête. Au milieu d’ailleurs, c’est bien ça qui est représenté, une sorte d’homme sans tête tenant une femme morte entre ses doigts. Tragique scène. La fontaine tout autour laisse un flot écarlate jaillir des orifices creusées dans la pierre. C’est finement ciselée, et c’est signé Aldea, à même la pierre. Jamais connu. Jamais vu.

Mon bureau se trouve entre deux marchands. L’un est arabe et son magasin est un refourgueur d’oeufs en tout genre. Des raies-rouges, des dragons, des phoenix, tous en sale état. D’ailleurs sa boutique n’intéresse personne tant il travaille mal. C’est sans doute de lui que l’on sort l’expression : un travail d’arabe. De l’autre côté de mon entrée, un russe, un grand type avec une moustache à la Lénine et au visage plus proche de Staline que de Groutchev. Un drôle de type avec un fort accent. Au Marché, été comme hiver, sur la Place du Veuf, il fait 35°. Et ce type là, été comme hiver, porte sa putain de chapka, son cache-oeil noir sur l’oeil gauche, et son manteau en peau de loups et de renards cousus mains. Il t’arracherait la tête avant même que tu n’es osé lui demander pourquoi. Un drôle de type, donc, un habitant du Marché plus largement.

Je ne m’arrête pas et fonce jusqu’à la porte d’ébène. Elle est à peine décorée, rien de très voyant, tout au plus la tête de chacal, les oreilles dressées, qui attend qu’on lui caresse le nez pour pousser son hurlement funeste. Pour moi, pas besoin. Ses yeux brillent à mon approche - deux billes d’onyx grossièrement taillées - et la porte s’ouvre d’elle-même.

« Bonsoir Beck… Bienvenue au bercail... » ricane la porte derrière ses crocs d’ivoires.

Je ne la salut pas. Pas l’temps. Pas aujourd’hui.
Je grimpe de soixante-six marche qui m’emmène au sous-sol. Il n’y a pas d’étage. Il n’y a pas de maison. Seulement un sous-terrain éclairé par des torches. Tout en bas, une seconde porte attends, double celle-ci, mais toujours du même bois noir d’ébène. Elles s’ouvrent elles aussi à mon approche, et la même voix suraiguë me salut. Je secoue la main, d’un air agacé.

« Salut patron... »

Le mec derrière les deux portent, c’est mon gardien. Un Cerbère. Derrière cette gueule d’ange, on n’croirait pas une seule seconde que ce type est un vampyr asservi, pas vrai ? C’est fou ce que les apparences sont trompeuses. D’ailleurs, en parlant d’apparence, j’en attends une qui de toute évidence va peut-être chambouler mes plans, en bien.
Je me faufile à l’intérieur du bureau, pousse le chat qui jusqu’à maintenant pioncer sur mon siège et m’y installe. Enfin ! semble crier mes pompes qui n’en peuvent plus. J’en ai marre de courir après les cadavres. Faut que j’paye quelqu’un pour faire ça à ma place.

Et ce quelqu’un, il doit venir, ce soir.

 
MessageSujet: Re: Master of Puppets. (pv)   
Mer 28 Aoû - 2:38


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Shaylee Holmes




    Par toutes les trolls prostituées de leur mère sur dix générations. Oui ! J'adore inventer des insultes qui n'ont ni queue ni tête mais, qui ont le don pure et simple de me soulager brièvement. Je suis en vie, mon cœur bat dans ma poitrine, j'inspire. Tout va bien ! Je me le répète constamment comme une ritournelle qui prends des sonorités obsessionnelle. Cela doit vouloir dire que Kurt a survécu au changement d'époque ou alors tout simplement que la malédiction est levée...Je prends mes rêves pour la réalité. Je ne suis pourtant pas du genre à me bercer d'illusion et les faits doivent me ramener à la vérité. Le tatouage continue de s’enrouler lentement, il continue de vibrer au rythme des battements de son cœur. Trop faible pour être vigoureux. Je me mords violemment l'intérieur de la bouche, comme un rappel à l'ordre. J'ai l'habitude de me poser des questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Ce n'est pas pour autant que je vais me laisser allée, il faut agir et en toutes circonstances, le reste du monde n'attends pas.

    J'ai rendez vous aujourd'hui. Encore un truc mystérieux et pas très net. L'époque ne change rien à ça et une fois de plus je ne sais pas réellement dans quoi je m'embarque. Je sais que j'ai besoin d'argent, pour mes recherches, pour avancer, pour survivre aussi. Je n'ose pas retourner à la banque, qui sais ce qu'il pourrait se passer. C'est de liquide dont j'ai besoin et pas de la fortune dormante et convoitée que j'ai héritée de mon père. Ma langue claque contre mes dents alors que je quitte le tabouret sur lequel je trône depuis trop longtemps. C'est le moment de me mettre en route. Baguette et dague en poche, j'enfile ma cape grise foncée et quitte l'appartement. Je regarde derrière moi tout en ne sachant même pas si cela s'avère encore nécessaire. Les vielles habitudes.

    La marché au troll est un endroit que je connais bien et cela malgré le fait que j'y passe toujours la tête baissée. Je n'ai pas manqué de me couvrir le visage de ma cape. Ce n'est pas le genre d’endroit ou j'ai envie d'attirer l'attention, je fais profil bas. Le nom de Holmes...je me demande si on le murmure encore en ces lieux. Je ne vais certainement pas posé la question. J'accélère le pas tout en fixant le pavé. Je me rends peut être vulnérable mais je suis aux aguets du moindre bruit et du moindre mouvement. J'ai toujours été une proie largement sous estimée et j'ai appris à en tirer mon avantage au fil des années. Je me répète mentalement l'adresse du rendez vous alors que mes pas me mènent devant une porte faite d'un bois aussi noir que la nuit. Je ne vois pas cela comme un mauvais présage mais je me sens plutôt soudainement excitée et curieuse de découvrir ce qui m'attends. J'ai largement besoin de me distraire et d'oublier un peu tout ce qui me préoccupe.

    Je m'approche de la porte et alors que j'effleure à peine le bois, elle s'ouvre devant moi en m'invitant poliment à entrer. Je m'exécute sans me faire priée. L'inconnu, le danger, cela ne me fait pas vraiment peur. Je sais pertinemment que ma vie tiens à un fil à chaque souffle qui quitte mes lèvres. Je sais aussi que je ne suis aucunement en mesure de maîtriser quoi que ce soit et lorsque l'on prends réellement conscience de tout cela seule la fierté reste une entrave. Le chemin devant moi est une évidence...pas de choix possible. Je m'enfonce donc entre les torches. Pas mal. J'approuve l'entrée pour moi même et accélère à nouveau le pas. Qu'on en vienne donc au fait.

    Il me semble deviner une seconde porte qui se dessine devant moi .Je chasse ma capuche vers l'arrière et sors ma chevelure blonde foncée de la cape. A l'instant ou je relève la tête, je me retrouve face à un homme aux traits angélique. Je fais un pas en arrière, surprise, avant de me reprendre.

    Shaylee - Bonsoir ! Je...j'ai rendez vous.

    Je crois le voir me sourire mais, je n'en suis pas certaine. Cela pourrait tout aussi bien être de l’indifférence. Je hausse les épaules pour moi même et passe la porte qui s'ouvre devant moi. Je pénètre dans un bureau et je ne m'attarde aucunement sur la décoration ou tout autre détail. J’aperçois un homme derrière le bureau et mon regard se fixe automatiquement droit dans le sien. Je le fixe, je ne baisse pas les yeux. Seul son regard existe et le mien dans le sien. Oh ce n’est pas un comportement particulier que je lui réserve mais ma façon à moi d’établir le contact avec tout autre être humain. Tout se passe dans le regard. Je cligne des paupières mais ne cesse de le fixer. Je m'avance et tends la main vers lui de manière solennelle. Ce n'est pas fait pour moi tout ça.

    Shaylee - Shaylee Holmes. Enchantée.

    Je secoue légèrement les épaules. Je semble mal à l'aise si l'on se fie à ma main qui se crispe mais, mon regard lui transpire d'assurance et de contrôle. Ce n'est pas de la comédie. C'est un conflit interne tout simplement ! Je n'ajoute rien. J'estime que la balle n'est pas dans mon camp.


 
MessageSujet: Re: Master of Puppets. (pv)   
Dim 1 Sep - 0:09


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Beck E. Bones


Le vampire a sourit en la voyant. Peut-être parce qu’il trouve ça toujours un peu drôle et amusant de voir des jeunes filles se perdrent dans le bureau de Beck, pour on ne sait quelle raison. Une fois sur trois, ce n’est pas pour une bonne, mais ça, on est pas forcé de le savoir, pas vrai ? Surtout pas forcé de le dire à Emma quand parfois elle passe à l’improviste. En général c’est toujours ces jours là que la porte résiste et ne veut pas s’ouvrir. Étrange, et pourtant tellement évident.

Il laissa les portes se refermaient derrière elle, derrière lui. Son regard s’attarda sur les marches, et finalement il croisa les bras. La nuit allait être longue.

De l’autre côté de la porte, Beck posait son regard sur la blonde. Shayley Holmes était comme on la décrivait. Belle, avec ce petit air dangereux qui, sur les femmes, faisait toujours son petit effet. Quoi de plus cliché encore que la femme fatale ? Beck le savait, il en avait crée une de ses propres mains, il avait façonné Emma Donovan à sa façon, laissant ressortir toute la haine qui s’était accumulée au fond d’elle. C’était ainsi que naissaient les diables et les démons. D’hommes et de femmes qui un jour s’étaient ouverts au monde, avaient abandonné toute morale, toute éthique, pour ne plus faire qu’un avec la masse noire et informe du néant. Ils étaient néants. Elle et lui formaient deux néants distincts, et pourtant si proche en soit.

« Shayley Holmes. Enchantée. » Beck se leva et tendit sa main, serrant la sienne avec une poigne forte qui révélait un homme à la fois dur, droit et autoritaire. Un chef, somme toute. « Et moi donc Shayley. Beck Bones. Prenez une chaise, n’hésitez pas à vous mettre à vos aises… SINISTER ! »

La voix forte de Bones fit se réveiller le chat persan dans un sursaut, descendant sitôt de la chaise pour se carapater sous une bibliothèque. La sale race qu’était ce chat n’était qu’à la hauteur du coeur noir du Bones. Il était sûr que cette saloperie avait la rage, mais il n’allait quand même pas l’étrangler pour si peu ? Lui-même l’avait, la rage, et pour autant il n’était pas mort pour ça. Pas encore.
Il reposa ses miches sur le vieux voltaire qui lui servait de siège. Un beau voltaire du 16ème siècle environ, à la garniture de velours bordeaux. Son bureau également était français. Des pièces de bois sombre, du chêne sans doute, où le chat avait usé cent fois ses griffes sur les pieds jusqu’à qu’il semblait que les mites soient passés par là. Rien qui ne semblait pourtant noircir l’humeur du maître du lieu qui n’y portait plus aucune attention depuis longtemps.

Derrière lui, magiquement, deux lourds rideaux couvraient une fenêtre. Sous-terre il n’y aurait rien du y avoir, mais pourtant on voyait l’extérieur et dans le fond un jardin, et une mare surplombée d’un grand saule pleureur à l’allure triste mais aux feuilles encore éclatantes. Ce n’était pas un endroit quelconque, mais ça personne n’aurait pu s’en rendre tout de suite compte. C’était la vue qu’il avait de la baie vitrée du bureau de son Manoir. Un sortilège tout bête qui lui permettait de garder à l’oeil sa propre résidence.

Il posa son regard sur elle, l’air calme.

« Je vois que vous avez bien reçu mon invitation. C’est plutôt sympathique d’y avoir répondu si vite et de vous êtres déplacés. » Le chat se glissa sur les cuisses de son maître, cherchant la caresse de sa paluche d’homme. « J’ai par tout hasard quelques plans qui dans le futur devrait porter leurs fruits. Pour l’instant seulement mon métier de légiste ne m’apporte pas toujours toute la satisfaction que je devrais en retirer, et je dois bien avouer que du commerce des corps, j’en trouvé peu de représentants sur la voie publique. Des oreilles m’ont fait parvenir quelques rumeurs, quelques on-dits, et je devais vérifier par moi-même si… si c’était vrai, tout simplement.. »

La main de Beck glissa dans le poil blanc et soyeux de la créature. La bestiole ronronnait sous eux, alors que Beck posait sur Shayley un regard franc et sincère. Il n’était pas le genre d’homme à tourner très longtemps autour du pot. C’était même plutôt quelqu’un de franc. De trop franc.

« J’aurais besoin de cadavres frais. De quelques heures, environ. En quantité. Pas qui se voit, et pas non plus à laisser derrière soit des pistes qui remontent trop vite vers l’employeur. Je paye cher, très cher pour ce genre de chose, mais je paye au cadavre, pas à l’heure. Je me fous de savoir comment, où, pourquoi. Tout ce que je veux, tout ce que je dois savoir, c’est combien. Votre boulot est relativement simple en soit… »

Un nouveau silence tomba, pesant, dans la pièce. Beck Bones avait parlé, et sa voix semblait hantée la pièce… ou était-ce le ronronnement insolent du persan ?


- burn burn baby burn -
Certains hommes sont sans but logique. On ne peut les acheter, les intimider, les raisonner ou négocier avec eux. Certains hommes veulent juste voir le monde brûler.
merci ♥ silver lungs

 
MessageSujet: Re: Master of Puppets. (pv)   
Dim 29 Sep - 17:08


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Shaylee Holmes



    Beck - Et moi donc Shaylee. Beck Bones. Prenez une chaise, n’hésitez pas à vous mettre à vos aises… SINISTER !

    Je sursaute à ce haussement de ton impromptus. Je vois le chat qui dormait tranquillement sursauter lui aussi et déguerpir sous une bibliothèque. Il sait qui est son maître, pas de toute la dessus. Mon regard glisse sur Beck, je le fixe quelques secondes avant de hausser les épaules. Je pose ma cape sur le dossier de la chaise sur laquelle je m'installe.  

    Beck - Je vois que vous avez bien reçu mon invitation. C’est plutôt sympathique d’y avoir répondu si vite et de vous êtres déplacés.

    J'esquisse un bref sourire de convenance. Sympathique?!? Si il tiens à voir les choses de la sorte, car moins je qualifierais plutôt ma rapidité à répondre à sa requête comme de l'intérêt. Qu'elle est exactement le rôle que tiens la sympathie dans les affaires? Si ce n'est d'enrober le tout pour mieux obtenir ce que l'ont désire. Je hausse à nouveau les épaules et , je ne le fais pas discrètement mais, sans ajouter le moindre mot. Qu'il interprète cela comme il en a envie.

    Beck - J’ai par tout hasard quelques plans qui dans le futur devrait porter leurs fruits. Pour l’instant seulement mon métier de légiste ne m’apporte pas toujours toute la satisfaction que je devrais en retirer, et je dois bien avouer que du commerce des corps, j’en trouvé peu de représentants sur la voie publique. Des oreilles m’ont fait parvenir quelques rumeurs, quelques on-dits, et je devais vérifier par moi-même si… si c’était vrai, tout simplement..

    Je cesse de jouer les nonchalante. Mon regard brûlant se fixe sur Beck et j’analyse ses paroles à mesure que je les entends. Des plans...porter leur fruits...des cadavres. Ouais, ça ne sonne pas joli tout ça. Je plisse les yeux à l'évocation de ses sois disant on dits...Que peut il bien avoir entendu? Je me doute du plus gros mais, me méfie tout de même de la différence qu'il peut posée entre vérité, élucubration et ragots.

    Beck - J’aurais besoin de cadavres frais. De quelques heures, environ. En quantité. Pas qui se voit, et pas non plus à laisser derrière soit des pistes qui remontent trop vite vers l’employeur. Je paye cher, très cher pour ce genre de chose, mais je paye au cadavre, pas à l’heure. Je me fous de savoir comment, où, pourquoi. Tout ce que je veux, tout ce que je dois savoir, c’est combien. Votre boulot est relativement simple en soit…

    Mon poing se serre, mes ongles s'enfoncent dans la paume de main. Mon visage lui ne trahis pas la moindre émotion. Me prends t'il pour un larbin? Me croit il désespérée au point de faire n'importe quoi pour de l'argent? Si c'est le cas il a frappé à la mauvaise porte...même si c'est moi qui viens de frapper à sa porte..enfin...SOIT ! Des cadavres frais et dont il se fou de l'origine...il paye cher...Je ne suis pas stupide!!! Que peut on vouloir faire avec des cadavres? Mutations? Inferis? Etude? Je ne sens rien de bon qui puisse découlé de ce genre de chose. Je suis simplement intriguée, je me demande pourquoi il ne fait pas le sale boulot lui même. Je me mords l'intérieur de la joue. Il est le genre de personne que je préfère surveiller....Je sens également que ce type de missions serait mieux gérée entre mes mains que entre celle du premier psychopathe venu. S'il se fou de savoir d'ou viennent les morts et bien moi, ce n’est pas mon cas. Tué n'est pas un problème pour moi mais je respecte toujours mon propre code. Survie et justice. MA JUSTICE. Je veux qu'entre les mains de Beck ne se trouve que la vermine de l'humanité et pour que cela devienne une réalité future c'est moi qui doit m'en charger ! Tout en me laissant le temps d'enquêter subtilement pour savoir ou lui même veut en venir et quel est ce fameux projet qui devrait porter ses fruits. Je sais maintenant quel chemin suivre pour moi aussi parvenir à mes buts.

    Shaylee - Ah oui très simple en effet...enfin tout dépends de la valeur que l'on accorde à une vie bien évidement mais, ce n'est qu'un détail.

    Je laisse échapper un rire qui se veux ironiquement surfait et futile. Je me penche vers l'avant et du bout des doigts, je redessine le bord du bureau finement taillé. Je penche la tête sur le coté.

    Shaylee - J'imagine que vos projets ne regarde que vous. Je ne serais que le moyen de parvenir à vos fins tout en vous évitant de faire le sale boulot vous même...Pas que ça ne me conviens pas mais, je préfère que les choses soient claires dès le départ...

    Je relève la tête et le fixe à nouveau. De combien de corps peut il avoir besoin pour que la morgue ne lui suffise pas ? Morgue, légiste...Un éclair de génie me traverse l'esprit. Il pourrait lui aussi m'être utile au passage.

    Shaylee - Je me sent tout à fait qualifiée et en mesure d'accomplir ce travail si vous décidez de m'en confier la responsabilité.Je prendrai le prix que vous en offrez puisque vous estimez vous-même que vous êtes bon payeur. Je demande seulement une petite chose. Ces cadavres quoi qu'ils deviennent...serait t'il possible pour vous d'en prélever un peu d'os...et de m'en faire de la poudre?

    J'affiche un large sourire avant de me laissé retombée sur le dossier de ma chaise.


 
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