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 Sneaking the devil out

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MessageSujet: Sneaking the devil out   
Ven 9 Aoû - 15:23


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Siobhán Mc Gill Fhaolain


Sneaking the Devil Out


Siobhán grimaça. Ce coup-ci il n'y était pas allé de main morte. Elle ferma les yeux un instant le temps que son crâne cesse de résonner. Être auror ce n'était que le prestige de la plaque et les courses poursuites effrénées à travers les rues de Londres bonnes pour la frime et la ligne. C'était aussi se prendre des tartes et parfois passer son weekend à Ste Mangouste. Depuis qu'elle avait intégré l'équipe d'Ansgard s'était arrivé relativement peu souvent. Il fallait dire que le chef avait tendance à attirer l'attention sur lui. Mais cette fois-ci, Mustang ne pouvait pas s'y coller.

Cela faisait deux mois qu'ils collaient au train de Mace Moriarty, un gros bonnet du marché aux trolls, frappe-gallions de son état. Bien sûr Moriarty était bien trop malin pour laisser des traces derrière lui. Jusque là, à par le meurtre d'une secrétaire dans un quartier bon chic bon genre de Londres, que les aurors le soupçonnaient d'avoir commandité, son dossier était vide. Il y avait quelques semaines ils avaient eu une occasion de l'arrêter dans une chambre de passe mais Ansgard n'avait pas voulu en entendre parler. S'ils le coffraient pour un délit mineur, il en prendrait pour un jour symbolique au frais dans les locaux des aurors avant qu'un avocat véreux ne vienne lui donner un ticket de sortie.

Ils avaient donc dû monter un plan bien ficelé. Jusque-là, tout se passait à merveille en dehors des tartes que Siobhán prenait depuis vingt bonnes minutes. Moriarty n'avait pas été difficile à lancer, prétentieux comme il était. C'était un truc qu'elle et Ansgard avaient remarqué lors d'une planque et qui leur était revenu en salle de debriefing. Il n'y avait vu que du feu quand ses hommes étaient tombés sur cette sale petite fouineuse blonde, pas très fute-fute, qui exhibait fièrement la plaque des aurors. Quand elle avait commencé à lui parler du dossier que le bureau des aurors avaient monté contre "son boss", il s'était enflammé et avait répliqué que le boss c'était lui. Après quoi, il ne lui avait pas fallu plus d'un quart d'heure pour tout déballer à cette petite dinde qui se dandinait ligotée sur sa chaise au milieu d'un entrepôt où on s'apprêtait justement à couler le béton du sol.  

Selon le plan, Ansgard devait débarquer avec le reste de l'équipe dès que Moriarty aurait balancé quelques noms et (de préférence) avant que Siobhán ne finisse par faire partie des sales petits secrets de cet entrepôt. Il était prévu qu'elle donne le signale ou qu'il débarque s'il estimait que ça prenait un peu trop de temps.

« ... quel dommage que le bureau des aurors n'aient rien d'autre à faire que d'envoyer de si jolis petits lots au casse pipe. Je t'aurais bien gardée, avec le jambes que tu as tu m'aurais rapporté quelques gallions. Des vrais bien sûr... Tu n'imagines pas tout le beau monde qui sollicite mes services pour des filles... »

Siobhán prit sa plus jolie expression de surprise.

« Maintenant vous allez essayer de me faire croire qu'au ministère on bouffe à tous les râteliers. Arrêtez votre char cinq minutes... »
« Ah oui? Et de qui tu crois que je les tiens les planches pour fra-»

« YEW!!! HO-LY MOTHER-FU-CKING CUN'!!! »

La tête de Moriarty venait de lui tomber sur les genoux...





 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Ven 9 Aoû - 20:38


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Emir
Attendre qu'elle ne rentre du boulot avait quelque chose de particulièrement insupportable pour Emir. S'occuper quand on ne dort pas, ou quand on a une éternité pour faire tout un tas de choses devenait rapidement une tâche ardue. Surtout quand ce que vous avez envie de faire ou de voir à une durée limitée dans le temps. A cette pensée, s'il pouvait respiré, il aurait sûrement pousser un long et un grand soupir à fendre l'âme. Emir ne voulait pas vraiment la transformer, car il ne voulait pas la dénaturer... Mais en même temps, savoir que, peut-être l'amour de sa vie, n'allait avoir qu'une durée éphémère face à la longévité de la sienne avait quelque chose de détestable, de triste. Rapidement, il tira un de ses livres écrits dans un arabe depuis longtemps éteint, et se mit à lire pour passer le temps, mais surtout, pour tenter de se changer les idées. Une chose qui n'était pas une masse à faire face à ce sujet de pré-occupation majeur.

Emir était tranquillement installé sur son lit. Vêtu d'un pantalon noir, d'un tee-shirt à longue manche de la même couleur, il tournait les pages avec lenteur (pour lui) se délectant des écrits qui glissaient sous son regard, lui rappelant des faits d'une autre époque, d'un autre temps, allant parfois jusqu'à coincider avec ses souvenirs afin de renouer avec le passé, avec l'histoire, son histoire. C'était peut-être le seul bon côté du poids des années qui commençait à faire sur ses épaules fortes et fières. Se dire que l'on avait connu ça, et qu'aujourd'hui, seulement une poignet devait réellement s'en souvenir avait quelque chose de profondément gratifiant, poussant la chose jusqu'à de la prétention mal placée sur les autres espèces vivantes. Le visage d'Emir s'éclairait de temps à autre dans cette pièce cachée du soleil. Son regard était rouge vif, il s'était nourri, mais n'avait plus tué personne depuis sa nuit avec Siobhán. Il n'avait pas osé la revoir directement, afin de lui laisser le temps dont elle avait besoin. Voulant aller la voir la semaine qui venait, Emir du mettre de côté ses plans lorsqu'il sentit son coeur se broyait dans sa poitrine.

« Siobhán. »

Ce fut la seule chose à laquelle il pensa, car il savait qu'en ce moment précis, quelque part dans Londres, elle avait besoin d'aide. Qu'une situation devait sûrement lui échappé, et qu'il fallait qu'il vole vite à son secours, afin d'éviter le même drame qu'il avait connu avec Sashka. Il posa son livre, et guidait par son cœur, il brava les rayons du soleil grâce à son anneau enchanté, et il se dirigea dans Londres.

(...)
Quelques minutes après, il arriva devant une étrange bâtisse. Sans chercher à comprendre, Emir explosa les grandes portes de fer de plusieurs coups de poings, puis, il se dirigea vers Siobhán. Il balaya l'entrepôt du regard, et là, il le vit celui qui causait toute cette douleur, cette peur chez Siobhán. Avec sa rapidité, il passa derrière lui, plantant ses crocs dans sa carotide avec une force titanesque, le vidant en quelques secondes pour ensuite porter ses mains à sa tête qu'il arracha d'un coup.

« YEW !!! HO-LY MOTHER-FU-CKING CUN' !!! »
Emir lâcha la tête du bonhomme par terre, tombant au sol, roulant jusqu'au pieds de Siobhán. Ses lèvres dégoulinaient du sang du suspect de Siobhán, désormais victime d'Emir, et il murmura, lorsqu'il perçut enfin qu'en faites, elle surjouait ses sentiments pour duper la personne qu'il venait de décapiter : « Je pensais que tu étais en danger, je suis désolé, Siobhán. » Mais déjà du bruit se faisait entendre autour d'eux.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Sam 10 Aoû - 0:34


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Siobhán et Emir restèrent cinq secondes à se regarder en chien de faïence. Ce n'est qu'en sentant la tête de Moriarty rouler de ses genoux pour aller se fracasser au sol dans un bruit mat et humide que Siobhán ferma les yeux. Elle n'allait pas vomir mais le dégoût se lisait clairement sur son visage. Ça plus le fait que c'était fichu pour tirer des aveux à qui que ce soit pour le coup.

« Merde! », jura-t-elle.

Deux mois de travail venaient de s'envoler ou plutôt de se vider sur ses genoux...

« Je pensais que tu étais en danger, je suis désolé, Siobhán. »

Elle soupira puis un sourire pointa le bout de son nez. Elle secoua ses longs cheveux blonds et se releva sans peine puisque pendant le petit délire narcissique de Moriarty, elle s'était habilement employée à défaire ses liens. Son mini short était ruiné. Elle avait les cuisses toutes collées de sang. Sans parler de son visage et de ses cheveux. Ansgard allait la tuer. Mais tout au fond d'elle, elle ne pouvait pas lui en vouloir.

Elle posa ses mains sur ses hanches et le regarda comme si elle s'apprêtait à lui faire la leçon.

« Et qu'est-ce que je vais dire à mon patron ? Oups mon petit ami vampire a "accidentèlement" arraché la tête du suspect, mh? » Le pire c'était qu'elle allait vraiment devoir trouver quelque chose à dire à ses coéquipiers qui eux, n'allaient pas craquer pour son adorable bouille maculée de sang et passer l'éponge comme ça. « On ne peut même pas dire qu'il est tombé dans les escaliers. »

Elle lui sourit et ramassa la tête de Moriarty. Siobhán avait toujours eu le coeur bien accroché, elle le mettait sur le compte de son sang écossais.

« On en reparlera. Laisse moi gérer ça tu veux. », lui demanda-t-elle avec un petit sourire qui disait bien qu'elle ne lui en voulait pas. Elle était juste dans la merde pour aller expliquer ce qu'un civil foutait là et ce que c'était que tout ce sang, et ...

Elle entendit la voix d'Ansgard dans son dos et il lui fallut bien quatre secondes pour se retourner avec la tête de Moriarty dans les mains. Disons que là, la tête avait déjà tout dit ou presque :

« Hey... », fit-elle avec un petit air de me frappe pas. Sans qu'elle s'en rende compte, sa tête rentra légèrement dans ses épaules.

Elle se tenait entre son chef et Emir comme si elle avait espéré pouvoir le cacher. D'un autre côté, pour une fois, celui des deux qui avaient une tête à faire peur ce n'était pas le vampire mais bien la fille...







 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Sam 10 Aoû - 21:16


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Origine : Anglo-Germanique.
Préférence Magique : Vieille Magie.
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Ansgard Mustang
La tête d'Ansgard lorsqu'il vit la scène du crime, désormais, devait être d'anthologie, car jamais, ô grand jamais, dans toute sa carrière d'Auror, il n'avait vu pareil situation. L'entrepôt semblait mettre l'accent sur la scène car seule l'endroit où Siobhán et l'étrange homme de la dernière fois, étaient illuminés de sortes à ce que l'on ne voit qu'eux, et que l'on comprenne que l'évènement se passait ici, et nul part ailleurs. Ansgard, baguette au poing, s'approcha des deux personnes, tout en demandant aux autres de son équipe de sécuriser le secteur et d'appeler la scientifico-magie, ainsi que la brigade afin qu'ils ne viennent compléter, eux aussi, leur dossier sur Moriarty. L'homme aux yeux étranges tourna son visage vers lui, et Ansgard semblait ne pas croire à ce qu'il voyait. Il était tellement surpris que l'idée même de le mettre en joug ne lui avait même pas traversé l'esprit. Siobhán était devant lui, sans rien faire, les jambes ensanglantés par l'assassinat de Moriarty, la tête qui avait du joncher le sol quelques dizaines de centimètres plus loin, avant qu'elle ne la ramasse.

« Je ne sais vraiment pas quoi penser... » Il reposa son regard sur Siobhán, puis sur le vampire, puis sur elle, et enfin sur lui. Tout un tas de questions lui traversaient l'esprit, mais aucune ne parvint à sortir de ses lèvres. Que devait-il faire quand un Vampire venait de tuer votre suspect ? Devait-il l'arrêter et le mettre aux aveux directement ? Peut-être qu'il n'avait agit uniquement que pour protéger Siobhán dont il semblait éperdument amoureux ? S'il avait été à sa place, c'est ce qu'il aurait probablement fait. Mais là, il était chef d'équipe au sein des Aurors, responsable de l'enquête, de la scène du crime, et il se devait de réagir, de prendre une direction. Surtout que le vampire restait là, posant son regard sur lui, puis sur Fiona. Ansgard nota un adoucicement de ses traits lorsqu'il contemplait Siobhán. Finalement, il le vit s'essuyer les lèvres avec sa manche, puis le coin des lèvres. Ansgard mit les mains sur ses hanches, contemplant une nouvelle fois la scène. Il n'y avait rien de tout cela dans le petit auror pour les nuls sur comment gérer ce genre de situation. Une première.

Pourquoi, diable, fallait-il que ça tombe sur lui ?

Ansgard finit par ouvrir sa bouche. « Ouais, euh... Pour le coup, je ne sais vraiment pas quoi faire. » Il se gratta les cheveux, avant de regarder le Vampire d'un drôle d'air. « Cache-toi, le temps qu'ils nettoient l'endroit... On va bien inventer quelque chose pour sauver les apparences. Vu la tête de Fiona, je suppose qu'il a failli la tuer, et que, de peur, je suis intervenu et lui ai malencontreusement coupé la tête. » Il se passa une main sur le visage, observant l'état du corps. Il leva ses sourcils, regardant Siobhán, puis le vampire dont il ignorait toujours le nom.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Dim 11 Aoû - 20:10


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Emir
Lorsqu'il vit le sourire de Siobhán, il sourit à son tour, se détendant tout doucement. Emir avait tellement peur de l'effrayer, de la faire fuir, qu'il n'était à l'aise, que lorsqu'il la voyait à l'aise. Il avait conscience que son statut de vampire (et ses façons de faire) pouvait la repousser, voir la dégoûter de lui. Ce qu'il comprenait lorsqu'il essayait de penser comme l'humain qu'il était il y a sept siècles et non comme le vampire qu'il était depuis ce même laps de temps. Emir la trouvait si belle avec ses cheveux blonds que l'on pourrait confondre à l'une de ces cascades dorées lui descendant jusqu'en bas du dos. Il se sentit comme un adolescent face à elle. Il ne savait plus vraiment quoi penser, si ce n'est qu'il pourrait la contempler pendant des heures et des heures sans bouger, sans parler, juste en la regardant, là, devant lui, observant sa poitrine se levait aux rythmes de sa respiration, ou à son sourire qu'elle affichait lorsqu'il la couvait un peu trop longtemps de son regard.

« Et qu'est-ce que je vais dire à mon patron ? Oups mon petit ami vampire a "accidentèlement" arraché la tête du suspect, mh ? » Emir éclata de rire. On avait l'impression qu'il avait mangé un bol de mûres comme un enfant de cinq ans avec tout ce sang autours de ses lèvres. « On ne peut même pas dire qu'il est tombé dans les escaliers. » Elle lui sourit, ramassant la tête de Moriarty dont il ne connaissait le nom qu'à travers les pensées de Siobhán. « On en reparlera. Laisse moi gérer ça tu veux. » Emir ne dit rien, tournant déjà son regard vers la silhouette d'Ansgard Mustang, le chef de Siobhán, qui apparaissant dans l'encadrement de la porte de fer qu'il avait explosé à coups de poing pour rentrer. Il fit un léger signe de tête à la jolie blonde avant qu'elle ne se retourne pour l'accueillir d'un : « Hey... » pas très rassuré.

L'Auror resta un long moment sans rien dire. Emir comprit rapidement qu'il ne lui ferait aucun mal, et qu'il éviterait à Siobhán d'avoir à s'expliquer quant au faites qu'elle sortait avec un vampire. Au final, après avoir mis les mains sur ses hanches, et se passait une main sur son visage comme s'il restait devant une équation beaucoup trop compliquée, sans qu'il ne puisse y trouver une solution, il prit la parole : « Je ne sais vraiment pas quoi penser... » Emir esquissa un sourire compatissant. Il avait agi à la va-vite, il fallait se l'avouer. Il conserva son silence, Siobhán semblait faire de même. Quelques instants après, il reprit : « Ouais, euh... Pour le coup, je ne sais vraiment pas quoi faire. » Ansgard le regarda, puis continua : « Cache-toi, le temps qu'ils nettoient l'endroit... On va bien inventer quelque chose pour sauver les apparences. Vu la tête de Fiona, je suppose qu'il a failli la tuer, et que, de peur, je suis intervenu et lui ai malencontreusement coupé la tête. » Emir eut un sourire après s'être essuyé les lèvres. Il s'approcha de Siobhán, lui embrassant le front, avant de s'incliner poliment devant Ansgard. Il se retourna vers la jolie blonde et il lui dit : « Je ne reste pas loin, j'attends que vous ayez fini, Siobhán. » Puis, il disparut dans l'obscurité.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Lun 12 Aoû - 13:53


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
L'expression de Siobhán se faisait le parfait miroir de celle de son chef. Pour la première fois de sa vie, elle voyait Ansgard Mustang pris au dépourvu et c'était si inhabituel qu'elle en oubliait les bajoues de la tête qu'Emir avait arrachée qui s'enfonçaient mollement entre ses doigts tandis que l'idée d'un cou bavait à grosses lampées sur ses chaussures.

« Ouais, euh... Pour le coup, je ne sais vraiment pas quoi faire. »

Si Ansgard n'entrait pas dans une colère noire, ça ne signifiait pas pour autant que leurs ennuis étaient terminés. Bien qu'elle se soit, par simple précaution, placée entre son chef et son amoureux, c'était bien avec Ansgard que Siobhán faisait équipe et, sauf s'il la lâchait sur ce coup-là, ils allaient devoir écoper ensemble.

« Cache-toi, le temps qu'ils nettoient l'endroit... On va bien inventer quelque chose pour sauver les apparences. Vu la tête de Fiona, je suppose qu'il a failli la tuer, et que, de peur, je suis intervenu et lui ai malencontreusement coupé la tête. »

Siobhán ne sourit pas. Mais à l'intérieur, elle sentit comme une chaleur réconfortante. Un baiser posé sur son front et Emir disparut. Ce serait beaucoup plus simple s'il n'était pas là. Si elle n'avait à se soucier que de faire place nette et de rédiger un rapport qui tienne la route.
Elle se retourna vers Ansgard, lui adressa un long regard et un signe de tête entendu. Elle n'oublierait pas de si tôt ce qu'il venait de faire pour elle.

« Bordel mais vous avez fait quoi là dedans ? »

L'équipe magicolégale venait d'arriver. Siobhán alla au devant d'eux, finissant de défaire ses liens. Elle n'allait pas laisser Ansgard tout gérer. Peu à peu, l'entrepôt fourmillait d'agents du ministère. Chacun faisait son travail comme autant de petites fourmis très occupées avant de tout ramener au ministère.

Siobhán s'occupa de descendre le corps à la morgue et de remplir les formalités et la paperasse. Quand elle en eut fini, elle remonta au bureau des aurors et frappa doucement à la porte d'Ansgard :

« Je rédigerai le rapport, tu n'auras qu'à le relire pour y mettre la dernière main si tu veux. », elle n'en menait pas large. Cette affaire était d'une importance capitale et Moriarty avait été jusque là leur seule piste vraiment fiable. Là, ils repartaient quasiment de zéro. Elle avait malgré tout réussi à grappiller quelques informations, et quatre noms de rivaux mais elle n'était pas sûre que ça leur permettrait de démanteler la filière. Demain serait un autre jour, et elle aurait tout le temps de s'y repencher. Là, ça n'était plus le moment ni l'heure. « Ansgard... merci. », fit-elle avant de quitter le bureau.

Le sang qui avait séché sur son visage et ses cuisses tiraillait sa peau et l'odeur l'indisposait. Il fallait qu'elle prenne une douche. Elle tourna à l'angle du chemin de traverse et de l'allée des embrumes, pour trouver un coin tranquille et isolé.

« Emir ?», appela-t-elle après quelques secondes de silence. La fatigue lui retombant sur les épaules, elle commençait à avoir froid et se sentait un peu ridicule à parler toute seule dans le noir. Elle allait repartir quand elle sentit une présence dans son dos. Elle sursauta. Il était là. « Ne surprends pas un auror dans une ruelle sombre, il pourrait t'arriver des bricoles. », conseilla-t-elle. Elle baissa les yeux une seconde. Tout ça était fou. Complètement fou. « Viens. Il faut que je prenne une douche pour enlever tout ce sang. On discutera après... »

Elle lui prit la main et transplana. L'instant d'après, ils se retrouvaient dans la chambre de Siobhán, bien loin de là, en Écosse. Siobhán s'arrêta devant la psyché à côté de la grande armoire. Son visage était barré d'une traînée de sang. Il y en avait sur ses cheveux. Sur ses vêtements. Ses cuisses. Elle n'était pas vraiment sensible à ce genre de choses d'ordinaire, c'était surtout l'image que le miroir lui renvoyait qui prêtait à réflexion. Est-ce qu'elle finirait par ne plus trouver ça choquant du tout ? La mort, tout ce sang... tout ce qui faisait son quotidien à lui en somme. Il ne lui avait qu'une seconde pour arracher la tête de Moriarty.

Elle passa la main sur sa gorge, mal à l'aise. Une seconde. Il suffisait qu'il perde le contrôle une seule fois et tout pouvait se finir en une seconde.

Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale. Dans le miroir, son regard croisa celui d'Emir...





 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Lun 12 Aoû - 20:53


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Emir
« Emir ?» Il sentit l'appel, et il ne lui fallut que très peu de temps pour apparaître derrière elle, dans son ombre, avec un sourire tendre. Siobhán sursauta, avant de le mettre en garde : « Ne surprends pas un auror dans une ruelle sombre, il pourrait t'arriver des bricoles. » Il eut un sourire. Emir ne put s'empêcher de la trouver profondément sexy dans cette tenue, avec ce sang partout sur elle. Il se mordit la lèvre, ne prononçant toujours aucun mot. Elle n'était pas bien, elle semblait perdue, comme si elle oscillait toujours entre le rêve et la réalité. Il y avait été un peu fort tout à l'heure. Il commençait à le percevoir, mais il fallait qu'elle se le dise : Il était vampire, pas licorne. Emir réagirait souvent comme ça, surtout s'il y venait dans la peur de le perdre, et qu'il lui fallait éliminer rapidement la menace avant qu'elle ne soit profondément blessée, au risque de la perdre. Il s'approcha d'elle, tandis qu'elle lui tendait la main. Il la saisit avec la même délicatesse que leur première nuit (pour elle), avant de l'entendre dire : « Viens. Il faut que je prenne une douche pour enlever tout ce sang. On discutera après... »

Il voulut lui dire que son apparence était loin de lui déplaire, mais elle risquerait de mal le prendre. Quelques instants plus tard, il se sentit aspirer dans il-ne-savait-quoi pour réapparaître chez elle, dans sa chambre. Emir balaya la pièce d'un regard, avant de s'asseoir sur le rebord du lit. Il posa ensuite son regard vers Siobhán qui s'observait dans le miroir. Elle était tellement belle, qu'il s'en retirerait les crocs si elle le lui demandait. Il ne dit rien, la contemplant de ses yeux rouges, fraîchement hydratée de ce liquide vermeil qui faisait battre son cœur quelques instants avant de maintenir son corps chaud pour quelques heures. L'ayant presque sucer jusqu'à l'os avant de lui arracher la tête, il se sentait en pleine forme, et capable de tenir une bonne semaine sans avoir à remanger. L'âge devait y jouer, sans aucun doute.

Il croisa son regard lorsqu'elle se passa la main sur son cou, comme si elle avait peur qu'il ne perde le contrôle de sa personne en sa présence. Emir eut un sourire tendre, compréhensif. Il se leva du lit, s'approcha d'elle pour passer ses bras délicatement autours de sa taille. Là, il lui murmura : « J'ai sept cents neuf ans. À mon âge, on sait se contrôler... Puis je ne te ferais aucun mal... Je t'ai cherché pendant deux siècles... » Comme s'il s'agissait de l'ultime argument, il posa ses lèvres sur son cou, comme pour l'apaiser. Certes, il sentit sous ses lèvres la pression de son sang qui fusait vers son cerveau, mais il ne fit rien de particulier, ne ressentant aucun besoin particulier. Emir se recula de quelques dizaines de centimètres, retirant son tee-shirt. Il le lança au pieds du lit, avant de la prendre de nouveau contre lui.
« Viens... » Il l'amena vers la salle de bain, en la tenant par la main, avant de refermer la porte derrière lui.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Lun 12 Aoû - 22:33


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Elle baissa le regard après quelques secondes. Ça la gênait de se poser ce genre de questions, et plus encore devant lui. Il lui semblait qu'il pouvait lire en elle et si ça ne l'avait pas du tout dérangée la veille quand elle n'était que ronron et câlin, là, c'était différent. Elle n'avait pas envie d'avoir peur de lui, d'une part parce qu'elle était d'une fierté monstre mais surtout parce qu'à sa place, elle en aurait été blessée. Et son coeur amoureux estimait qu'il ne méritait pas cela.

Il passa son bras autour de sa taille avec douceur et cela suffit à lui faire battre le coeur.

« J'ai sept cents neuf ans. À mon âge, on sait se contrôler... Puis je ne te ferais aucun mal... Je t'ai cherché pendant deux siècles... »

Elle sourit tendrement, glissant une caresse sur ce bras qui l'entourait d'amour tandis que lui, l'embrassait dans le cou avec une infinie douceur. Ça n'avait rien à voir avec la façon dont il avait mordu à pleins crocs dans la gorge de Moriarty. Absolument rien. Siobhán se retourna pour le regarder enlever son t-shirt. Un nouveau sourire passa sur ses lèvres comme une caresse comme elle pensait au soir précédent et qu'elle n'avait rien perdu de ses envies de la veille et elle n'avait pas vraiment besoin de lire dans ses pensées pour se douter qu'elle n'était pas la seule.

« Viens... »

Il semblait connaître ses appartements, ce qui n'avait rien d'étonnant compte tenu de ce qu'elle avait vu mais Siobhán avait encore du mal à intégrer cette partie-là de leur histoire. Pour elle ça n'était que leur deuxième rendez-vous.

Oubliant le sang qu'elle avait sur le visage, elle retira son t-shit et son short en le regardant fermer la porte. Elle n'attendit pas qu'il revienne vers elle et vint se lover contre son dos, posant un baiser sur son épaule et une main sur son torse.

L'eau se mit à couler d'elle-même derrière eux, ajustant par magie la température à ce dont Siobhán avait l'habitude. La jolie blonde, se hissa sur la pointe des pieds, tout contre le vampire. Sa peau n'était pas roide comme la veille, elle était chaude, et souple. Presque comme la sienne.

« Tout est différent avec toi. Je suis sûre de nous, de ce que je ressens, même si ça paraît fou... », souffla-t-elle sur ses lèvres juste avant de l'embrasser. Elle ne voulait pas qu'il en doute, elle l'aimait de tout son coeur malgré toutes les questions qu'elle se posait.

Doucement, elle l'attira avec elle sous la douche sans encore rien faire pour le déshabiller :

« ... mais il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre l'un de l'autre. »

L'eau lissait ses cheveux et entraînait avec elle, le sang qui avait séché sur sa peau.




 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Mer 14 Aoû - 19:01


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Emir
Emir n'avait pas besoin d'aller plus loin pour sentir son envie, son désir qu'il ressentait également de tout son être. Elle en avait envie. Son regard était devenu plus mutin, plus subtile, ses yeux luisant d'une vive lueur. Il sentait les pulsations du cœur de Siobhán lorsqu'il prit lui prit la main, et son sourire qu'elle lui avait fait lorsqu'il avait retiré son tee-shirt montrait un changement chez Emir qui devenait beaucoup plus félin, laissant ressortir son côté prédateur. Il savait ce qui allait se passer, mais il savait également qui lui faudrait réfréner ses ardeurs quasi-bestiales. Il ne pourrait la mordre, pas avec ce qu'il venait de faire devant elle. Siobhán semblait mal à l'aise, presque effrayée lorsqu'elle apercevait ses canines entre ses lèvres. Des canines d'une taille honorable, juste ce qu'il fallait pour ne pas avoir l'air d'un de ses tigres arpentant les jungles à la recherche de leur proie. Mais il comprenait, tout du moins, il semblait comprendre car elle comptait beaucoup pour lui, et ses intentions à son encontre n'auraient probablement jamais rien de mortelles. Il serait son garde du corps, la suivant dans l'ombre, la protégeant de tout, y compris d'elle et de sa malchance légendaire. À cette pensée, il ferma la porte de la salle de bain derrière lui.

Emir se mordit la lèvre, sentant son corps ployé sous son propre désir lorsqu'il sentit Siobhán se lovait contre lui, l'entourant de son bras avant de poser un baiser sur son épaule. Il recula sa tête de sorte à toucher la sienne, et lorsqu'il se retourna, qu'il la vit nue, avec tout ce sang sur elle, une lueur telle un éclat jaillit dans ses yeux. Elle était affreusement belle, et peut-être pour la première fois de sa vie de vampire, il allait le faire par amour. Il était tout excité, malgré cette curieuse soif qui lui prenait le ventre. Elle n'était pas comme d'habitude, car il avait bu, mais... Peut-être était-ce son amour pour Siobhán qui lui faisait cela à ce moment-là, étant donné qu'ils allaient enfin concrétisé ? Fallait dire que cela faisait presque deux siècles qu'Emir en avait envie. Certes, cette première fois ne serait pas comme il espérait, mais il comptait tout de même en profiter.

Tandis que l'eau se mettait à couler derrière elle, dans la douche, elle se mit sur la pointe des pieds, laissant son souffle s'échappait de ses lèvres pour aller caresser les lèvres du vampire. Il se passa le bout de la langue sur les lèvres avant de se mordre légèrement la lèvre inférieure, comme s'il s'en délectait déjà. « Tout est différent avec toi. Je suis sûre de nous, de ce que je ressens, même si ça paraît fou... » Lorsqu'elle posa ses lèvres sur les siennes, Emir fit un effort surhumain pour ne pas la projeter dans la douche, tout en la suivant avec rapidité pour l'enlacer et l'embrasser mille fois. Il fallait qu'il la laisse guider les choses pour qu'elle soit tranquille, ne surtout pas la brusquer. Il serra sa mâchoire lorsqu'elle se retourna, l'attirant à elle, en l'amenant sous la douche. « ... mais il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre l'un de l'autre. »

Il rentra dans la douche, toujours vêtu de son pantalon. Le contact de l'eau sur sa peau , la vapeur de l'eau chaude, le regard de Siobhán. Il s'approcha d'elle, la bloquant contre le mur tandis qu'il lui prenait les poignets de ses mains, tout en les maintenant contre ses jambes. Il posa son front contre le sien, son nez contre le sien. Ses yeux étaient clos, il savourait l'instant présent, ne se forçant plus de rien. Il sentit à plusieurs reprises des crépitements étranges au niveau de son palpitant mort, tandis qu'il respirait son odeur. Le sang suintait de ses cheveux, de sa peau à travers l'eau qui leur coulait dessus, et lorsqu'il ouvrit les yeux, elle semblait encore plus magnifique qu'elle ne l'avait jamais été. Il inclina légèrement son visage, déposant un baiser sur ses lèvres, avant d'approcher les siennes de son oreille, où il lui murmura : « J'ai tout mon temps... » Il déposa un baiser dans son cou, tandis qu'il lâchait ses mains pour retirer son pantalon. Une fois fait, il colla son corps au sien, et l'embrassa entre ses seins, avant de remonter tout doucement jusqu'à son oreille, où il lui murmura de nouveau : « Seni sonsuza kadar öperdim...* » Il recula son visage, pour la contempler une dernière fois, avant de l'embrasser passionnément.


*Je t'embrasserais jusqu'à l'éternité.


uc.
 
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Mer 14 Aoû - 22:06


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Le bruit de l'eau éveillait tous les sens de Siobhán. Il lui semblait qu'elle pouvait saisir chaque goutte d'eau au moment où elle frappait la peau ambrée d’Émir et elle n'avait qu'un regret : ne pas pouvoir toutes les goutter. Quand il la plaqua au mur, elle sentit quelque chose en elle s'affoler, comme s'il la mettait au défi de le conquérir quand il prenait le dessus. Sans s'en rendre compte, elle captura son regard dans le bleu profond du sien, comme elle le faisait quand elle était face à un dragon sauf que bien entendu, ses intentions étaient toutes différentes. Pour l'instant ils se jaugeaient encore l'un l'autre, Siobhán cherchant à attraper les lèvres qui se refusaient à elle pour une seconde.

« J'ai tout mon temps... », souffla-t-il à son oreille. Elle sourit, savourant ces quelques mots autant que le son de sa voix. Elle libéra une main, puis l'autre, les glissant dans sa nuque tandis qu'il retirait son jean. Quand il se colla contre elle, le corps de Siobhán se cambra naturellement épousant parfaitement l'anatomie d’Émir :

« Seni sonsuza kadar öperdim... »

Elle se calma un instant pour le regarder, apaisée et curieuse de lui. Elle passa son pouce sur ses lèvres, cherchant du regard le sens de mots si doux, si chantant. Peut-être pour la première fois de sa vie, elle comprenait ce que Moony pouvait trouver à tout ce qui avait une saveur d'ailleurs. Ou peut-être n'était-ce que parce que c'était lui.

Elle ne dit rien. Elle se colla encore un peu plus contre lui comme il l'embrassait. Il ne lui fallut qu'une seconde pour savoir qu'elle n'y tiendrait pas une seconde de plus. Doucement, elle laissa glisser ses mains en aveugle sur le corps de son bel amant. Sous ses doigts, elle sentait quelque chose cogner avec force de temps à autre, sans prévenir. Plus bas, le dessin de ses muscles affolaient son imagination. Plus haut, sa bouche, gourmande, échappait à celle d’Émir pour aller soupirer une caresse charmante au creux de sa gorge. Curieuse inversion de leurs rôles.






 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Jeu 15 Aoû - 0:39


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Emir
Ce qu'il avait sous-estimé quand il pensait pouvoir se contrôler, c'était l'amour qu'il lui portait. Emir l'aimait si profondément, que sa condition de vampire, en intensifiant tout ça, rendait son contrôle de lui-même beaucoup plus dur qu'il ne l'aurait imaginé. Se laisser aller oui, mais c'était loin d'être facile, sentant la bête, le prédateur qu'il était, faire rage en lui pour qu'il ne plante ses crocs dans sa jugulaire, et se délectait de son sang. Il serra sa mâchoire avec force, avant de finir par expirer un air qu'il n'avait pas vraiment. Mais cela ne le décourageait pas, il en avait réellement envie, tout comme elle. Car lorsqu'elle se mit à l'embrasser dans le cou, Emir leva la tête, retenant un soupir de plaisir. Elle inversait les rôles, et c'était quelque chose qu'il aimait beaucoup. Si elle avait eut des crocs, il aurait volontiers accepté qu'elle le morde. Sa façon qu'elle avait de réclamer ses caresses, de lui toucher le torse, Emir parvint à se détendre, et ses lèvres retrouvèrent rapidement le corps de Siobhán. Ses mains parcourant son corps dans des caresses douces et délicates, accompagnés de la chaleur de l'eau.

Au bout de quelques minutes, il laissa glisser ses mains jusqu'aux fesses de Siobhán, les serrant avec douceur, puis, il lui souleva les jambes de la belle avant coller son bassin au sien, la plaquant totalement contre le mur de la douche. Il se stoppa presque instantanément lorsqu'il sentit un liquide chaud sur sa virilité, et une odeur de sang parvint à ses narines. Comment se faisait-il qu'elle soit encore vierge à son âge ? Il ne s'en était même pas rendu compte, persuadé qu'elle l'avait déjà fait. Il se mordit les lèvres jusqu'au sang, avant de chercher les lèvres de Siobhán, qu'il embrassa avec fougue et passion, lui donnant de son sang sans même s'en rendre compte, se liant un peu plus à elle, lui donnant une fougue nouvelle, lui donnant une force et une capacité physique développée, capable de rivaliser avec lui. Ses mouvements de reins, ses lèvres cherchant ses seins, il se rendit compte à ce moment-là, que son sang coulait le long du corps de Siobhán. L'envie de le suivre de sa langue, qu'il finit par suivre, il posa genou à terre, continuant de l'embrasser de sa langue sur son corps chaud et torride. Lorsqu'il arriva au niveau de l'artère fémoral, il se mordit de nouveau la lèvre, embrassant l'endroit où il l'aurait mordu normalement, avant de se redresser tout doucement, afin de continuer ses mouvements de va-et-viens, avec un peu plus de rythme, cherchant de ses lèvres les siennes avec ce besoin brûlant qu'il ressentait à vouloir à tout prix l'envie de l'embrasser jusqu'à en mourir.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Jeu 15 Aoû - 11:52


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Siobhán n'avait jusque là jamais ramené aucun de ses copains chez ses parents. Elle n'en avait dans la plupart des cas pas eu le temps et pour le reste, elle avait toujours estimé que ce n'était pas la peine de les présenter à ses parents. Avec Émir elle avait franchi ce cap sans y réfléchir et même mis de côté sa règle des trois rendez-vous.

Il la serra un peu plus fort, la soulevant pour qu'enfin leur deux corps s'embrassent parfaitement et plus intimement que jamais. Ils observèrent le même temps d'arrêt comme Siobhán se crispa légèrement. Ça n'était pas vraiment possible. Il fallait être vierge pour que ce genre de choses arrivent et elle, ne l'était pas du tout. Elle n'eut même pas le loisir de se demander si Émir avait remarqué... pour quoi allait-il la prendre maintenant ?

Ça n'était pas le moment de se poser la question. Ils chassèrent ce drôle d'évènement d'un baiser fougueux. Siobhán sentait le goût du sang sur ses lèvres mais ça ne la dérangea pas le moins du monde. Dans un autre contexte, elle aurait sans doute trouvé ça "gore", comme elle le lui avait dit le soir où elle l'avait rencontré.

Ses jambes nouées à la taille du vampire, elle le serrait dans ses bras tantôt avec vigueur tantôt plus tendrement. Quand à force d'allées et venues fiévreuses, elle ne sut plus où s'arrêtait son propre corps et ni où commençait celui d’Émir, elle s'abandonna complètement, les yeux clos. Ses reins se cambrèrent pour porter leur plaisir à son paroxysme. Alors elle prit son visage entre ses mains et le ramena tout contre elle, pour qu'il soupire tout contre son cœur dans la langue de l'extase.





 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Jeu 15 Aoû - 13:46


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Emir
Lorsqu'elle prit son visage entre ses mains, pour lui, ce n'était pas censé se finir ainsi. Il n'avait qu'une chose en tête, c'était de la mordre amoureusement dans le cou, afin de prendre réellement son plaisir comme il se devait de le faire. Mais il ne pouvait faire pareil chose, et en ce moment précis, cela ne relevait plus de l'effort que de se contenir, mais d'une souffrance qu'il ne saurait expliqué à Siobhán si elle lui demandait quoique ce soit. Il avait la tête contre son sein, son oreille collée contre son torse, entendant chaque battement de son coeur qui sonnait comme un appel à la morsure dans sa tête. Il ferma les yeux avec force avant d'approcher ses lèvres du cou de Siobhán. Il n'y arriverait pas, il allait le faire sans qu'elle n'ait pu lui donner son accord. Lorsque ses lèvres s'ouvrirent, il eut l'impression que c'était maintenant ou jamais, qu'il lui fallait sortir la tête de l'eau, sinon, elle risquerait de lui en vouloir toute sa vie. Ne sachant pas vraiment quoi faire, la première idée qui lui vint à l'esprit fut de donner un grand coup du plat de la main contre le mur à quelques dizaines de centimètres de la tête de Siobhán. Sa frustration, son désir le plus violent, son amour aussi, peut-être tout ça, il traversa le mur de sa main.

L'effort qu'il dut faire pour ça semblait ne rien lui avoir coûté. Pourtant, ça lui permit de se calmer un peu. Conservant sa main dans le mur, il déposa un dernier baiser sur l'épaule nue de Siobhán, puis il la retira avant de la prendre dans ses bras pour la mener dans sa chambre où il l'allongea sur le lit. Il lui fit un sourire, déposant un baiser sur ses lèvres avant de s'allonger à côté d'elle. Emir mis une de ses jambes sur les siennes, tandis qu'il mettait sa tête en appuie sur sa min. Il la caressait de l'autre, jusqu'à ce qu'il soit enfin apaisé. C'est à ce moment-là qu'il entendit deux battements de coeur. Ils battaient à l'unisson, mais il y en avait bien deux. Alors il se redressa, tendant l'oreille, aux aguets, comme s'il s'attendait à surprendre quelqu'un qui les espionnait, avant de sentir une étrange sensation dans sa poitrine. Son propre coeur battait comme celui de Siobhán, lui qui était censé être mort. Il se tâta le sein gauche, avant de se toucher le visage, puis les crocs. Quelque chose avait changé, il ne savait pas quoi. Son torse semblait se lever, puis redescendre comme s'il respirait.

Une étrange sensation le parcourut, avant qu'il ne murmure tout doucement : « Qu'est-ce que tu m'as fait, Siobhán ? » Une légère inquiétude dans la voix, son regard était en alerte. Il se leva d'un bond, s'approchant du miroir comme pour observer ses changements. Ses yeux étaient noisettes, ils semblaient avoir perdu leur teinte sanguine. Il se retourna, se rapprochant de Siobhán, toujours aussi rapidement. Il mit un genou à terre, lui prenant les deux mains dans les siennes, et il lui murmura tout excité : « J'ai l'impression de vivre ! Regarde ! » Quelques secondes après, il se retrouvait à côté d'elle, allongée. Emir l'attira contre son sein pour qu'elle pose son oreille sur son torse, et qu'elle entende son coeur battre. Il eut un léger sourire, soupirant. Il porta sa main libre contre ses lèvres, sentant un étrange souffle sortir de sa bouche. C'était à ne plus rien y comprendre. Pouvait-elle le rendre humain ? Tant de questions lui traversaient l'esprit...

« Tu l'as senti ? Regarde mes yeux, ils sont comme ils étaient avant que je ne meurs ! » Emir était tout excité. S'il pouvait vieillir à ses côtés, tout allait alors changer. Emir se redressa, se mettant sur elle, un sourire sur ses lèvres. Il l'embrassa alors. Pour un peu, il lui dévoilerait ses sentiments à son égard, tout de suite, là, sur le lit. Mais c'était trop tôt, beaucoup trop tôt, surtout pour un vampire. Il la laisserait lui dire en premier, quand elle serait prête de vivre leur relation aux grands jours... Ou plutôt aux grandes nuits. Emir inversa de nouveaux les positions, la mettant sur lui, sentant son odeur avec un sourire statique, perdu dans d'étranges pensées amoureuses.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Jeu 15 Aoû - 21:06


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Au moment de toucher le ciel du bout des doigts, Siobhán rouvrit les yeux. Elle sentait que quelque chose n'allait pas mais dans le même temps, les baisers et caresses d’Émir l’enivraient à tel point qu'elle n'arrivait pas à s'y soustraire. Sans parler du fait que quelque chose en elle n'avait aucune envie que ça s'arrête.

Elle ne cilla même pas lorsque la main d'Emir traversa le mur de la salle de bain. Il n'en fut pas de même pour sa mère qui se trouvait justement de l'autre côté en train de classer ses meilleures recettes de cuisine dans le petit salon d'à côté. Aileen sursauta, avisant une main non identifiée et la voix de sa fille qui :s'exerçait à de doux vocalises...

« Rhooo Siobhán... », protesta la mère en retirant ses lunettes pour jeter un sort d'insonorisation.

De l'autre côté du mur, Siobhán serrait Émir de toutes ses forces. Quelques derniers gémissements de plaisir suppliant s'essoufflaient sur ses lèvres. Elle posa son front contre le sien puis il la souleva, tout en douceur, pour aller la déposer sur le lit.

Elle le dévorait des yeux, le corps encore atone de plaisir. Elle caressait ses cheveux en rêvant encore de sa tendresse quand il se redressa un peu soudainement. Prenant appui sur ses coudes, elle se redressa pour le regardait faire ce drôle de manège. Il s'inspectait comme si quelque chose n'allait pas et finit par souffler d'une voix blanche :

« Qu'est-ce que tu m'as fait, Siobhán ? »

Il n'en fallait pas plus à Siobhán pour paniquer. Si quelqu'un était bien capable de tuer un vampire en faisant l'amour c'était elle ! Elle voulut le retenir, voir ce qu'il avait, mais il lui échappa pour aller se regarder dans le miroir. Ca ne dura que cinq secondes mais pour Siobhán, ce fût comme si son coeur s'était arrêté de battre sous le coup de l'angoisse. Elle était devenue livide en une fraction de seconde. Enfin il se retourna, tout plein d'un feu qu'elle ne comprenait pas mais qui suffit à balayer l'expression angoissée de son visage.

« J'ai l'impression de vivre ! Regarde ! », Elle fronça les sourcils sans vraiment comprendre alors il l'attirait à nouveau contre lui dans le lit pour qu'elle écoute battre son coeur. Pas un battement cahoteux et incongru comme ça l'avait été les quelques fois où elle avait pu surprendre ce petit miracle. Le battement était sûr et régulier. Comme s'il avait toujours là. Elle se redressa, un large sourire sur ses lèvres mais elle ne comprenait pas comment s'était possible, « Tu l'as senti ? Regarde mes yeux, ils sont ...»
« noisette... »
« ... comme ils étaient avant que je ne meurs ! »
« tu as des yeux magnifiques ... », répondit-elle cherchant toujours une réponse.

Sa peau était souple et chaude. Son teint était doré, clair mais plus terne. Ses yeux étaient magnifiques. Sa bouche légèrement rosée, comme si elles revenaient à la vie. Elle prit son visage entre ses mains, savourant cette expression de bonheur sans tâche qui l'éclairait. Il était fou de joie.

« Tu es... mais comment c'est possible ?! », la joie se laissait entendre également dans la voix de la jeune femme. Elle posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, le gratifiant d'un éclat de rire quand il la renversa.

Pour l'instant, elle ne mesurerait pas entièrement l'étendu de cette miraculeuse résurrection. Pour elle cela signifiait déjà qu'il n'aurait pas à la quitter au petit matin, et qu'ils pourraient passer ensemble autant de temps qu'ils le souhaitaient. Leur amour était tout jeune pour elle, elle n'en avait pas encore éprouvé les frustrations. Elle ne s'était pas encore projetée suffisamment loin pour voir ses rêves d'enfants dépérir dans l'obscurité de la nuit, pour frissonner d'horreur à l'idée de l'enchaîner à elle, condamné à regarder sa beauté faner et sa force péricliter...

Pour l'instant il n'y avait que lui et l'instant présent. Elle ne savait même pas encore exactement tout ce que ça impliquait que d'aimer un vampire...







 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Ven 16 Aoû - 21:48


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Emir
Elle semblait toute aussi ravi que lui. Mais son euphorie était tel que cela lui empêchait de lire dans ses pensées avec toute la facilité qu'il avait habituellement. Il était comme un enfant lors du matin de Noël, comme s'il avait reçu ce qu'il avait commandé au père noël. Il ne disait plus rien, ne cessant de se toucher le corps, se rappelant d'antiques souvenirs de sa lointaine et courte vie passée. À chaque fois qu'il se touchait une partie de son corps, son autre main touchait ses canines de vampire. C'était un non-sens ! Comment pouvait-il vivre, et en même temps être un vampire ? Qu'est-ce que c'était... Il se mordit la lèvre, tournant son visage vers Siobhán, son regard débordant d'un amour sincère et intense. Non, il ne l'aimait pas uniquement pour ça... Il l'aimait depuis, semblait-il, toujours. Néanmoins, ce qu'il venait de se passer là, semblait être l'un des plus beaux cadeaux qu'elle aurait pu lui faire, et cela le toucha au plus profond de son être.

Elle aimait ses yeux, lui réchauffant un peu plus son cœur, son corps, son amour. Elle le toucha à son tour, le constatant plus vivant que jamais, avant de lui prendre délicatement le visage entre ses mains chaudes pour lui dire : « Tu es... mais comment c'est possible ?! » « Je n'en sais rien mon amour, je te le jure, c'est la première fois que je vis ça, je... » Il l'embrassa avec amour, avec la timidité que l'on a généralement lors du premier baisé, avant de se reculer de quelques instants. Puis, sans prévenir, il porta son avant-bras à ses lèvres qu'il mordit d'un bon coup de dents. Aussitôt, son sang coula sur lui, et Siobhán. Il était moins foncé, plus clair. Il l'observa de nouveau, toujours aussi ravi, avant de l'embrasser à nouveau. « Tu es plus qu'une simple sorcière, c'est obligée... Qu'est-ce que tu es Siobhán ? » Il la dévorait des yeux, tandis que sa blessure se refermait peu à peu.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Ven 16 Aoû - 23:47


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Ce qu'elle avait sous les yeux était tout simplement impossible. Merveilleusement impossible. Siobhán n'était pas comme sa petite soeur Moony sur ce point là. Elle ne s'émerveillait pas si facilement. Elle n'était pas sensible à l'extraordinaire. Elle ne cherchait d'ailleurs pas quelque chose d'extraordinaire, bien au contraire. Pourtant c'était ce qu'elle avait avec Émir : de l'extraordinaire à chaque instant.

Ce n'était pas pour cela qu'elle l'aimait. Le mot pouvait paraître démesuré compte tenu du fait que ce n'était que la deuxième fois qu'ils se voyaient. Mais il ne l'était en rien. Elle avait beau ne rien se souvenir de ce qu'il avait montré, elle savait qu'elle ne se trompait pas sur ses sentiments. Elle ne le connaissait même pas vraiment même si quelque chose en elle lui criait qu'ils se connaissaient de tout leur être. Quoi qu'il en soit, si Siobhán aimait tant Émir, ce n'était pas pour l'extraordinaire. C'était pour tout ce qu'il y avait dans son regard quand il posait les yeux sur elle. C'était pour son sourire, pour le ton de sa voix, pour cette façon qu'il avait de la contenir sans même la toucher, et même pour tout ce qu'elle ne connaissait pas de lui. Elle était curieuse de lui. Insatiable. Et quand il était près d'elle, il lui semblait qu'elle n'avait besoin de rien d'autre. Le monde pouvait s'arrêter de tourner.  

« Je n'en sais rien mon amour, je te le jure, c'est la première fois que je vis ça, je... »

Elle rougit légèrement, un charmant sourire fleurissant sur ses pommettes. Il venait de l'appeler mon amour et ça n'était pas sans faire son petit effet sur son coeur d'artichaut. Elle dissimula une seconde l'expression délicieusement transie d'amour et de mièvrerie qui devait sûrement s'être invitée sur son visage, juste le temps de se refocaliser sur ce qui était le plus important. Cela lui valut un baiser délicatement posé sur ses lèvres.

C'est là que sans prévenir, il se mordit l'avant-bras. Siobhán eut, par réflexe, un geste pour le retenir mais trop tard. Il saignait abondamment. Pas comme les fois d'avant, quand il s'était mordu la lèvre sous la douche un peu plus tôt, ou quand il lui avait fait boire son sang...  il était fluide cette fois-ci, presque comme son sang à elle.

Ils regardaient l'un et l'autre ce petit phénomène et quand leurs regards se rejoignirent pour partager leur étonnement, il demanda :

« Tu es plus qu'une simple sorcière, c'est obligée... Qu'est-ce que tu es Siobhán ? »
« Mais... », elle éclata de rire, qu'est-ce que c'était cette question, « ... Rien. Je suis... juste une auror. », elle eut un petit sourire navré. La réponse était un peu décevante à côté de la question. Elle lui prit la main, « Je suis juste une auror, Émir. D'ailleurs, à ce propos, j'aurais peut-être dû en parler avec toi dès le premier soir mais, ce n'est pas un métier de tout repos. Ça risque d'arriver relativement souvent que je revienne avec ... des bleus, un bras cassé ou... je sais pas, n'importe quoi. Mais c'est rien. Je rentrerai toujours le soir quand tu te réveilleras. Comme une grande. Si tu n'étais pas... toi, ce serait même mon rôle de te protéger. Pas le contraire. », elle passa son index sur sa joue et posa un autre baiser sur ses lèvres, « Et sinon pour terminer de répondre à ta question je ne suis qu'une simple sorcière qui n'en revient toujours pas de t'avoir, qui court après des mages noirs et des dragons pendant que tu dors. Tout ce que j'ai de vraiment extraordinaire, c'est toi. », elle semblait réellement amusée par l'idée que l'état dans lequel il se trouvait puisse réellement venir d'elle. « Peut-être que... depuis quand t'avais pas... tu sais... », demanda-t-elle un peu gênée de poser la question.

Elle ne voyait que ça de son côté. C'était sans commenter leurs ébats de tout à l'heure...





 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Sam 17 Aoû - 15:31


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Emir
« Mais... » Siobhán éclata de rire. Emir sentit son coeur s'accélérait, sentant comme une espèce de bouffé de chaleur, rougissant, visiblement. Il baissa le visage, gêné, avant de relever son regard noisette vers Siobhán. « ... Rien. Je suis... juste une auror. » Emir plissa ses yeux comme s'il se doutait qu'elle lui cachait quelque chose. C'était autre chose. Jinan, aussi, l'était, et... Non, mauvais exemple. Il était en formation, et en plus, il était à demi-djinn. Emir inclina doucement la tête vers la gauche, l'observant toujours avec ce même regard amoureux. « Je suis juste une auror, Émir. D'ailleurs, à ce propos, j'aurais peut-être dû en parler avec toi dès le premier soir mais, ce n'est pas un métier de tout repos. Ça risque d'arriver relativement souvent que je revienne avec ... des bleus, un bras cassé ou... je sais pas, n'importe quoi. Mais c'est rien. Je rentrerai toujours le soir quand tu te réveilleras. Comme une grande. Si tu n'étais pas... toi, ce serait même mon rôle de te protéger. Pas le contraire. »

Emir eut un petit sourire, lui saisissant l'une de ses mains avec les siennes. Tout était chaud, il sentait sa propre chaleur contre la peau de Siobhán, déjà bien chaude. Il ne pouvait pas la laisser croire pareille chose pour la simple et bonne raison qu'il était descendant d'un grand peuple où la femme n'avait pas cette position. Certes, il avait vu la position de la femme évoluée par rapport à l'homme dans certaines sociétés occidentales, comme en Angleterre, par exemple, mais Emir restait profondément proche de ses origines sans qu'il ne s'en rende compte réellement. Il secoua négativement la tête, comme pour la contredire, avant de dire : « Non, c'est à moi, de te protéger, quand bien même, tu traques des mages noirs, ou ce que tu veux. » Elle posa son index sur sa joue, il leva sa main pour attraper la sienne, avant qu'elle ne l'embrasse sur ses lèvres. On aurait dit un imbécile heureux tant il passait son temps à avoir son sourire niais et amoureux sur ses lèvres, ce que Sashka aurait sûrement dit, en le voyant ainsi.

« Et sinon pour terminer de répondre à ta question je ne suis qu'une simple sorcière qui n'en revient toujours pas de t'avoir, qui court après des mages noirs et des dragons pendant que tu dors. Tout ce que j'ai de vraiment extraordinaire, c'est toi. » Les Dragons ? Quelque chose l'interpellait, mais il ne savait pas quoi. Emir avait cette désagréable impression de savoir quelque chose à propos de ces créatures mythiques, sans pour autant se rappeler de quoi. Sashka avait sûrement du lui en parler lorsqu'elle était encore sorcière. Maintenant, rester à se souvenir ce qu'elle avait bien pu lui dire ces derniers siècles. Car des choses, elle lui en avait dit. Non pas qu'elle soit une véritable pipelette, mais disons qu'en quatre siècles d'existence pour cette dernière, Sashka et lui avaient eut bien des conversations. « Peut-être que... depuis quand t'avais pas... tu sais... » Emir éclata de rire, mais il refoula l'idée de Sobhán d'un revers de la main. « Ca fait peut-être deux siècles que je ne l'avais pas fais... Faut dire que quand t'as disparu, j'ai dormi pendant quarante ans, avant de me relever beaucoup plus sombre, taciturne et perdu que je ne l'étais avant. » Il leva une de ses mains de la main de Siobhán pour aller lui remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Il s'approcha d'elle, l'embrassa de nouveau, avant de se laisser tomber à côté d'elle sur le lit. Emir lança un regard vers la lune à travers les rideaux. Il devait être déjà quatre heures du matin. Il retourna son visage vers Siobhán, une main sur son propre torse. Il fallait qu'elle dorme, dans moins de quelques heures le soleil allait se lever, et elle devrait reprendre une partie de sa vie auquel il n'avait pas accès. Une pointe de jalousie, il se redressa au dessus d'elle pour l'embrasser passionnément.


uc.
 
MessageSujet: Re: Sneaking the devil out   
Dim 18 Aoû - 0:09


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
Visiblement la question le faisait rire. Siobhán n'insista pas même si elle était aussi sérieuse qu'on pouvait l'être.

« Ça fait peut-être deux siècles que je ne l'avais pas fais... Faut dire que quand t'as disparue, j'ai dormi pendant quarante ans, avant de me relever beaucoup plus sombre, taciturne et perdu que je ne l'étais avant. »

Il lui avait déjà parlé de cette "disparition" inexplicable et l'idée que ça puisse se reproduire lui faisait froid dans le dos. Elle le dévisagea longuement sans rien dire. Savourant chacune de ses attentions. Une caresse sur ses cheveux. Un baiser.

Il se laissa tomber à côté d'elle, contemplant la lune par la fenêtre. Siobhán vint se lover contre son épaule, sentant le sommeil lui tomber dessus. La chaleur que leur deux corps entretenaient était sécurisante. Juste avant de sombrer complètement elle finit par répondre :

« Mais tu m'as retrouvée et je ne vais plus disparaître. Je resterai près de toi. Toujours. »




 
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