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 Perdus dans le temps.

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MessageSujet: Perdus dans le temps.   
Jeu 8 Aoû - 1:54


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Origine : Zoulou
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Jeremiah N'Boué

    Le vacarme de la rue le dérangeait. La matière noire et lisse qui recouvrait le sol lui donnait une sensation étrange, ou peut-être était-ce ses chaussures blanches à gros lacets ? Il n'avait jamais vu un tel accoutrement et avait du se faire violence pour réussir à le mettre, mais ainsi, il se fondait dans la masse. Le tissu, qu'il identifiait comme du coton, grattait sa peau malgré sa légèreté troublante. Le tokoloshe avait l'impression d'être nu et pourtant, personne dans la rue ne le dévisageait. Était-ce des sorciers ? Ou bien des moldus ? Jeremiah ne voulait pas prendre de risque et préféra viser sur sa tête une sorte de couvre chef moulant avec une visière longue, qu'il se vissa jusqu'au yeux, quitte à ne plus rien voir. Il avait passé la nuit à observer la petite boite noir où son double minuscule évoluait au milieu de la nature, et il avait finit par comprendre. C'était en fait comme une sorte de photographie sorcière élaboré, qui durait une quarantaine de minutes, et où il faisait des commentaires sur la survie dans la nature. « Wizard VS wild » à chaque début de ces photographies spéciales. « Présenté par Jeremiah N'Boué. » Lui-même. Il eut quelques frissons alors qu'il commença à marcher dans les rues, regardant ses pieds, se fiant à ses sens pour ne pas percuter les passants qui se pressait sur le trottoir. Tout était tellement différent. Il avait eu le temps de lire son « livre », des sortes de mémoires où il venait d'apprendre tout de sa vie qu'il n'avait pas vécu, mais il n'y avait dedans rien de son statut de tokoloshe, il y parlait même de son enfance, chose qu'il n'a jamais eu. Il ne savait pas quoi penser et encore moins quoi faire, ni même qui aller voir. Il ne pouvait pas vraiment se vanter d'avoir eu beaucoup d'amis en 1888 et il ne savait pas qui contacter. Il en aurait eu l'idée qu'il ne savait pas si cette personne était ici, maintenant ou bien quelques siècles dans le passé.

    Il eut d'abord du mal à reconnaître le chemin qui menait au ministère, mais finit par trouver les cabinets publics où quelques hommes dans une sorte de costume sombre, loin des excentricités de la nouvelle ville, faisait la queue au rythme de la chasse d'eau. En quelques instants, le tokoloshe se retrouva en quelques instants dans la petite cabine et fut assez surpris de voir que ceux-ci n'avait pas réellement changé, à quelques détails près. Rassuré, il mit ses deux pieds dans l'eau claire avant de lever le bras et d'abaisser la petite chaînette, se sentant aspirer dans le conduit étroit des toilettes mais pourtant, en quelques secondes, il eut à peine le temps de sentir le souffle chaud des cheminées sorcières remonter le long de ses jambes qu'il était déjà arrivé au ministère de la magie. Il eut presque les larmes aux yeux de découvrir l'atrium, toujours inchangé. Il pouvait apercevoir à sa gauche la fontaine de la fraternité magique. Les carreaux noirs qui ornait les murs et le sol lui donnèrent confiance et il osa enfin enlever son chapeau ridicule avant de se diriger vers le bureau de sécurité, où il espérait qu'on le renseigne enfin. Mais qu'allait-il dire au juste ? Peut-être ferait-il mieux d'aller directement au département des accidents et catastrophes magiques, ou bien demander directement à voir un supérieur s'il ne voulait pas qu'on l'envoi directement à Sainte Mangouste. Il n'eut pas le temps de prendre une décision qu'il percuta un homme de plein fouet, ce qui le fit reculer de quelques pas. « Excusez-moi monsieur... » Il laissa sa phrase en suspens alors que le visage de l'homme s'imposa à lui. Il eut une révélation qui l'aurait fait bondir de joie. « Harlington, Adonis Harlington ! » dit-il d'une voix fluette, se retenant de crier. Il s'approcha de lui pour lui serrer vivement la main. « Vous vous souvenez de moi ? Jeremiah N'Boué, vous m'aviez abordé au marché au troll, enfin je vous étais malencontreusement rentré dedans mais j'étais la personne que vous cherchiez enfin... » il se retint de dire le mot créature de peur qu'on l'entende ou qu'on le reconnaisse. Il tenait à préserver sa réputation du futur, si, par malheur, il avait à rester ici. Son regard, empli de désespoir, s'accrocha aux yeux bleus d'Adonis alors qu'il tenait toujours la main de l'agent du ministère dans la sienne. Il était hésitant. « Vous vous souvenez de cette époque monsieur Harlington ? »
 
MessageSujet: Re: Perdus dans le temps.   
Sam 10 Aoû - 5:47


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Adonis S. Harlington

    Le temps avait joué un tour à l’homme du ministère. Il avait fait un saut de 117 ans dans le temps se retrouvant à une époque bien différente à la sienne. Pourtant, il semblait avoir vécu tout ce temps. Son corps était le même comme s’il avait été figé.  Il n’y comprenait plus rien. Sa vie s’était abruptement arrêtée pour renaître dans un monde improbable à son humble – charmant – avis.  Un monde où il avait une petite-amie.  C’était tout une nouvelle qu’il n’était pas prêt d’assumer. Le fait de se retrouver en compagnie d’une femme qu’il aimait possiblement l’horrifiait. Comment avait-il pu craquer pour une femme ? Un monstre ? Un suppôt de Satan ? Une créature ?  Comment avait-il pu être ensorcelé se laisser berner par le sentiment d’amour ? N’avait-il pas assez gouté pour  ne plus jamais se rapprocher de son bonheur complètement absurde et faux ? Les femmes finissaient toujours par venir voler, tuer et surtout blesser à mort l’âme des hommes se laissant succomber par ses succubes.  Il était tout de même persuadé qu’Oona avait usé de magie pour le faire venir à elle de la sorte. Comment avait-il pu se laisser amadouer de cette manière ? Il avait même été incapable de lever la main sur cette demoiselle qui lui avait manqué grandement de respect.  Non, elle lui faisait des beaux yeux à chaque fois. Saloperie, elle savait ce qu’elle faisait depuis le début ! Elle avait tout planifié depuis le début avec Aelys et Cruz. Ils avaient voulu le mettre à l’écart pour ne plus jamais leur causer du tort. Espèce de Morpions satanique ! Il voulait leur faire payer, mais avant il devait trouver le moyen de ne pas craquer vis-à-vis les grands yeux d’Oona. Ô combien il se sentait mal lorsqu’elle sortait cette arme ultime. Elle était fort mignonne ainsi que son charme sans fin. Que faire pour être vache avec cette femme qui détenait un certain pouvoir sur sa petite personne ? Saleté de femme.

    Il était temps de redécouvrir le travail.  Adonis avait transplané jusque dans la petite ruelle qui autrefois accueillait les quelques agents du ministère afin de pénétrer dans leur lieu de travail. Heureusement, le système était le même. Il n’avait aucunement demandé quelques informations importantes à Oona la boudant par ce fait même. Il ne voulait parler à cette succube.  Il devait garder les yeux ouvert pour se souvenir des moindres détails afin d’avoir l’air un idiot complètement perdu qu’une seule fois. Il tenait à être un homme respectable ; c’était là la clé de son succès en 1888, même s’il n’avait eu beaucoup de succès auprès d’Aelys et surtout du peuple gitan.  Il avait su mettre son travail sur le premier plan sur sa vie personnelle. Sa richesse personnelle avait pris beaucoup d’ampleur, mais il avait toujours été si malheur et si misérable dans ses relations interpersonnelles.  Il s’était juré de ne jamais partager sa vie avec un monstre suceur de sang alias la femme.  Elle lui prendrait tout jusqu’à ses derniers vêtements. Elles étaient là pour détruire l’homme ; franchement, elles réussissaient très bien leur rôle.  Marchant  dans l’atrium en reconnaissant quelques détails déjà existants à l’époque. Il prenait bien soin de s’imprégner les quelques temps qui avaient changé depuis 117 ans. Le ministère n’avait pas effectué énormément de  changement.  Bien, il était heureux d’apprendre qu’il n’aurait pas l’air d’un idiot dans l’atrium pour l’instant. Perdu –  dans tous les sens possibles de ce mot -  un homme fonça tout droit sur sa personne. Il baissa les yeux pour tomber nez à nez avec la créature Jeremiah.  Peut-être qu’il se trompait après tout  ce ne serait pas si étonnant au fond. Incrédule, il regardait l’homme en face de lui.  « Excusez-moi monsieur.. » Il avait la bouche grande ouverte. Bon sang ! Il se remémorait sa rencontre en milieu ennemi avec un certain Tokoloshe. «  Harlington, Adonis Harlington ! » Toujours abasourdi, il regardait l’homme lui serrer la main sans une quelconque émotion. Il était sous le choc de l’émotion. Quelqu’un se souvenait de lui outre la celte ! « Vous vous souvenez de moi ? Jeremiah N'Boué, vous m'aviez abordé au marché au troll, enfin je vous étais malencontreusement rentré dedans mais j'étais la personne que vous cherchiez enfin... » Adonis cligna des yeux revenant peu à peu sur terre. Il était enfin reconnu par une créature qu’il avait connu autrefois. Il se sentait bien moins seul. Peut-être serait-ce un allier de taille ?  Il pourrait peut-être l’envoyer faire du mal à la saleté de Oona et ses grands yeux ! «  Vous vous souvenez de cette époque monsieur Harlington ? »  Adonis eut un petit sourire carnassier. Il venait de reprendre ses airs de cette époque. Les traits d’un homme désespérément perdu avait perdu toute trace.  « Je suis bien Adonis Harlington qui se souvient de l’époque où je t’ai connu … en territoire ennemi soit près de celui des gitans. Je ne suis plus là pour marchander avec toi, mais pour tenter de comprendre le fonctionnement de cette époque de fou. J’ai l’air de toi… un loufoque ! »  Il tenait contre lui un dossier  qu’il ne connaissait pas, mais sur lequel il travaillait apparemment. Enfin, il discutait en ce moment. «  Dieu sait, comment j’aimerais ne pas te ressembler Jeremiah. Être au niveau d’une créature  pas du tout humaine ne m’intéresse pas. Au moins, je ne suis pas une femme. Sauf que voilà… à mon réveil ce matin…. J’étais à côté d’une CELTE ! Mais quel horreur !!! mais quel horreur !!! Je n’aime pas ça du tout. On a voulu me punir, j’en suis persuadé. »
 
 

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